Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth]

 :: cap harbor is my home :: Southport Road
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
avatar
NEW IN CAP HARBOR !

❝ Family don't end with blood ❞
‹ NEW IN CAP HARBOR !
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 76
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.
›› more about me

Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Jeu 10 Mai - 13:03 )


Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.
La porte claque dans mon dos. Violemment et j'accuse le coup. Si je ne pensais pas si fort que je le mérite au fond. Si je n'étais pas aussi dépendante de Farell. Si je n'avais pas cette mauvaise tendance à dire Amen à chaque paroles qui sort de ses lèvres, je l'aurais tué. Il aurait été n'importe qui d'autre et je l'aurais tué. Il m'a jeté. Expulsé complètement de notre propre maison. Il m'a mise à la porte comme une malpropre et je me retrouve devant la porte, prête à tomber, à m'effondrer mais je ne lui ferais pas ce cadeau. Je me mords les lèvres et je m'avance vers la voiture, tout en me félicitant de m'être déplacée pour rien finalement. Sinon me faire descendre par Farell, au moins une bonne dizaine de fois. Je mets le contact, je m'éloigne enfin. A ce moment là, j'ai le sentiment que je ne reviendrais plus jamais ici. Que tout est fini et c'est seulement après avoir dépassé le carrefour, après que ma voiture soit hors d'atteinte ou de vue de mon bourreau préféré que je m'effondre. Je sais que je ferais mieux de me garer mais conduire me calme. M'apaise. J'ai envie d'arriver dans cet appartement et d'essayer de me rappeler les raisons pour lesquelles je fais tout ça. Parce que oui, moins d'une heure avec Farell a suffit à me faire croire que je n'avais vraiment aucun argument valable. Même si je lui ai prouvé tout le contraire. Même si j'ai tout fait pour lui tenir tête. C'est bien ce qu'il a réussi à faire. Encore une énième fois. J'essaie de respirer pour calmer mes pleurs et sans doute ai-je fermé les yeux une micro-seconde lorsque j'entends un crac, puis un boom parfaitement inquiétants qui me forcent à m'arrêter en catastrophe. Je sors immédiatement de la voiture en imaginant le pire. Des animaux, un enfant mais je fronce les sourcils en voyant un gros tas de ferraille sous ma roue et en tentant de l'identifier. Je regarde autour de moi tout en cherchant un enfant ou n'importe qui puisque ça m'a bien l'air d'être un jeu téléguidé. Ou alors, ce serait plus que ça? Autre chose?

Je tourne sur moi-même en séchant mes larmes mais je ne vois rien. Jusqu'à ce que je l’aperçoive et que je me demande si c'est une blague. Une grosse blague. Un Wilde. Si je me mets à voir la famille Wilde au complet, j'interpréterais cela comme un signe et il ne le faut pas. Il ne le faut vraiment pas. Surtout que ce Wilde là est l'un de mes préférés. Je penche la tête et je sens immédiatement la tristesse et la pression remonter avant d'exploser complètement alors qu'il s'approche. Je crie un petit "Seth!" en me jetant dans ses bras. Le pauvre ne va rien comprendre. Absolument rien et je sais bien qu'il ne fait pas partie de MA famille et que je ne devrais pas avoir le droit d'aller pleurer avec lui quand c'est moi qui demande à partir mais je ne suis qu'une simple petite humaine qui adore Seth de tout son coeur quand je le vois. Je ne suis plus dans cette guerre et je suis encore moins dans un camp. Je suis juste Leïla, incapable de mentir alors que Seth sait lire en nous tous comme dans un livre ouvert. Alors je pleure, je pleure et je m'accroche à lui même s'il ne comprend pas, même s'il ne sait peut-être rien. Je pleure à chaude larme et j'attends de me calmer pour pouvoir le lâcher et le laisser respirer.

Lorsque ça arrive, lorsque je renifle et que je me recule pour le regarder et lui dire enfin. "De toutes les personnes sur qui ça aurait pu tomber, il fallait que ce soit toi hm?" Je devrais m'en étonner mais je ne le suis qu'à moitié parce que Seth est toujours là quand la famille en a besoin. J'essaie de reprendre contenance, de ressembler à quelque chose et je balance la tête. "Je suis désolée... Je dois être affreuse.". Je le regarde alors droit dans les yeux et je me mords la lèvre inférieure, toujours incapable de mentir, toujours incapable de faux-semblant. "Je viens d'avoir une violente dispute avec Farell et..." Je sens les larmes revenir alors je balance la tête, je donnerais plus d'explications plus tard, peut-être même un autre jour. Je respire, je sais qu'il n'y a que comme ça que j'aurais une chance de m'en sortir et je désigne du bout du doigt le gros métal sous ma roue. "C'est à toi?"
.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wilde Gang

❝ Family don't end with blood ❞
♚ Wilde Gang ♛
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 21/02/2018
›› Commérages : 54
›› Pseudo : Laure
›› Célébrité : Robert freakin' sexy Downey Jr.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Jeu 10 Mai - 23:33 )




Je suis une cruche, percée de plus.

J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.

Seth & Leïla

Il venait de manquer à la règle Numéro Un de vie communautaire qu’il s’était imposée : ne jamais répondre à ses voisins. En sortant son cellulaire de sa poche, Seth avait vu le nom trop tard. Ce qui devait arriver arriva : la personne au bout du fil lui cria dessus. Seth éloigna aussitôt le combiné de son oreille. Apparemment, Mme Turner avait retrouvé un drone chez elle, qui lui avait cassé du mobilier qui plus est. Après sa longue tirade, Seth rétorqua nonchalamment : « Mais si vous avez réussi à le chasser, pourquoi vous m’appelez ? ». Il se fit à nouveau hurler dessus avant de se faire raccrocher au nez. Bon et bien… il n’y avait plus qu’à attendre la facture. Seth était tellement un boulet pour ce quartier qu’il n’était pas étonnant que certains en soient rendus hystériques. N’empêche, il avait encore laissé la cave ouverte. Tous ses malicieux drones avaient pu prendre la poudre d’escampette, quel cauchemar ! Il angoissait à l’idée qu’une personne mal intentionnée ait pu s’en prendre à Friday, son petit bijou, son drone d’élite, intelligent, serviable, brouilleur d’onde, décodeur, hacker, cracker… soit doté de toutes les qualités bienveillantes et malveillantes qu’un Wilde puisse espérer d’une création réussie. Pourvu qu’il ne lui soit rien arrivé ! Alors qu’il se rendait chez son fils Lucas, Seth fit demi-tour au pas de course pour revenir près de chez lui. Il entendit un crissement de pneus, un lourd bruit de fracas, et tourna à l’angle pour voir une voiture arrêtée à peu près devant sa villa, avec un drone écrabouillé. Homicide involontaire, c’est ce qui manquait au tableau de Seth tiens. Heureusement que l’accident n’avait pas l’air bien grave. L’ingénieur s’en approcha prudemment et lâcha une exclamation interloquée en reconnaissant sa belle-sœur. « Leïla tu n’as rien ?! » s’inquiéta t-il en accourant vers elle. Elle était effondrée, tétanisée, c’était plus grave qu’il ne pensait ? Il n’avait rien vu, juste entendu. Seth passait tellement sa vie à faire des boulettes qu’il eut le réflexe de lever dramatiquement les mains en s’arrêtant devant elle « Je peux tout expli… ! » « Seth! » Leïla se jeta dans ses bras ouverts durant sa tentative de justification et la fin de sa phrase fut noyée par sa stupéfaction tandis qu’il ouvrait de grands yeux. Alors qu’il l’entourait de ses bras en lui caressant affectueusement le dos, Seth leva les yeux pour regarder la route qui s’étendait derrière la voiture. Si on la suivait un certain moment, on arrivait chez Farell et… il devina la suite. Ou plus justement, il devinait ce qui avait précédé. Voir son amie sangloter de la sorte lui fendait le coeur. Elle s'était peut-être retenue devant Farell et n'explosait que maintenant. Seth refusait de croire que son petit frère aurait toléré de la voir ainsi sans s'excuser le plus platement, ou au moins la réconforter. Farell était de loin le plus impitoyable de la famille certes, mais nom d'un chien, pas avec ce petit bout de femme, son petit bout de femme... ! « Leïla, s'il-te-plait, si tu continues de pleurer comme ça je vais pleurer aussi ... » marmonna t-il piteusement.

Farell n’ébruitait jamais ce qui n’allait pas (il n’ébruitait pas grand chose), si bien que si Nancy n’avait pas dit ce qui se tramait à Lucas, qui n’avait  pas répété ça à son père, Seth ne serait au courant de strictement rien quant au conflit Leïrell. Pas plus tard qu’il y a deux jours, les deux frères volaient une voiture avec Lucas et Andy à l’arrière : un mercredi à peu près normal chez les Wilde, somme toute. En ne se fiant qu’à Farell, Seth serait loin d’imaginer tous les problèmes qu’il trainait en coulisse, notamment avec sa femme. Leïla s'éloigna un peu, Seth lui tenait toujours les bras, comme en soutien. « De toutes les personnes sur qui ça aurait pu tomber, il fallait que ce soit toi hm? » « J’espère que ce n’est pas un reproche ! » se défendit-il mollement avec une moue un peu contrariée proprement Andrésienne. « Je suis désolée... Je dois être affreuse » « Je te rassure là-dessus, une femme charmante le reste quoiqu’il arrive…  tu as seulement l’air bouleversée. J’en suis navré. » « Je viens d'avoir une violente dispute avec Farell et... » Seth hocha la tête, les lèvres pincées, le regard un peu plus grave, compatissant. « Je m’en suis douté », avoua t-il. De tous les dangers publiques de la famille Wilde, il y en avait deux avec qui Seth n’aurait pas le cran d’être en conflit, c’était bien Marlon et Farell. Deux hommes avec un bon fond, des valeurs certaines, mais capable de briser n’importe qui par les mots, ou par les gestes. Seth était étonné de l’instinct de ces deux là, à avoir porté leur choix sur des femmes qui avaient une force de caractère assez phénoménale pour partager leur vie, des perles rares. L’inventeur interprétait l’éloignement de Leïla comme une sorte d’essoufflement, et un besoin de s’arrêter un peu avant de reprendre la course. Il n’imaginait pas qu’il puisse y avoir une réelle séparation. Farell avait beau être peu démonstratif, l’affection qu’il avait dans le regard chaque fois qu’il était question de Leïla était aussi flagrante qu’un troupeau d’éléphant traversant le carrefour de Woodbridge avenue. Aussi, le divorce n’existait pas vraiment dans leur famille, c’était surtout la mort qui séparait les couples, encore que même au bout de trente ans, Seth n’avait pas fait son deuil.

« C'est à toi? » Seth jeta un coup d’œil à son drone en pièces avant d’adresser une petite grimace désolée à Leïla. « Oui, j’ai encore oublié de verrouiller la cave en partant, c’est l’enfer… » dit-il en ramassant le cadavre de son enfant de métal qui, à son grand soulagement, n’était pas Friday. En revanche, il dramatisait la situation alors qu’il avait en face de lui une femme qui venait de se prendre un scud d’un avion de chasse de compétition. Ce n’était pas très délicat de sa part. « Enfin, non, ce n’est pas l’enfer, c’est juste… ennuyeux. Ce n’est pas la première fois que mes créations se font la malle » expliqua t-il en calant maladroitement les décompositions de plaques métalliques sous son bras. « Je te prie de m’excuser, tu n’avais vraiment pas besoin de ça. Viens à la maison, il te faut un petit remontant, je ne peux pas te laisser dans cet état » Seth s’arrêta un instant en voyant qu’elle était un peu en retrait. Il jeta un coup d’œil à la voiture, qu’il aurait laissé en plein milieu de la route sans complexe, quelques secondes plus tôt. « Laisse, je m’en occupe » dit-il en balançant les déchets robotiques proche de la benne à ordure sur le trottoir. Seth rangerait plus tard, choisissant de prioriser son invitée. Il s’installa ensuite au volant de la voiture de celle-ci et la gara devant son garage. « J’y jetterai un coup d’œil avant que tu partes. A première vue tout va bien » Posant une main réconfortante sur son épaule, Seth l’emmena avec lui directement au bar de son séjour. L'ingénieur soupira de soulagement quand il vit que Friday gravitait lentement dans la pièce avec Scrat, son drone tête chercheuse. « Friday, rappelle tous tes copains, qu’ils rentrent aux labo » Le système de localisation était une excellente idée, Seth s’en auto-félicitait. Tous les drones furent rappelés grâce à cela, le génie pouvait entièrement se consacrer à Leïla. « Je sais combien Farell peut manquer de tact et de scrupules… mais quoiqu’il ait pu te dire, tu lui es très chère, sois en certaine. Je suis persuadé que ça va s’arranger » tenta t-il de la rassurer tandis qu’il sortait deux verres pour y verser du Jack Daniel’s (le fameux remontant). Il en tendit un à Leïla.



Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
NEW IN CAP HARBOR !

❝ Family don't end with blood ❞
‹ NEW IN CAP HARBOR !
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 76
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Ven 11 Mai - 9:33 )


Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.
Je sais que ça peut sembler étrange mais je suis heureuse de voir Seth. Au delà de toute cette colère, tristesse et frustration, je n'en veux pas à mort à toute la famille. J'en veux un peu à Lucas de ne m'avoir rien dit parce que je pensais être son amie et je pourrais en vouloir à Seth également parce que je suis certaine qu'il est au courant. Mais ma relation avec Seth est bien différente de celle que j'ai avec les autres Wilde. C'est celui qui m'a fait me sentir chez moi, entière dans la famille alors que je n'étais qu'une petite jeunette de 20 ans. C'est le seul qui comprenait toujours le mieux mes états d'âme et même si j'en attendais autant de Farell, c'était toujours agréable de savoir que Seth, lui ne changerait pas à ce sujet. Sans compter qu'il était un père formidable pour ses enfants que j'adorais. Un oncle formidable pour la mienne et l'homme le plus attachant de la planète. Alors quand il m'avoue que si je ne sèche pas mes larmes, il se mettra à pleurer également, je ne peux retenir un rire gêné en plus de me forcer à arrêter. Il est hors de question que je fasse du mal à Seth. J'en ai bien assez fait pour aujourd'hui à la famille Wilde. "J'arrête. Promis." Et je ne fais pas de promesses en l'air en général.

Je prends une profonde inspiration pour balayer tout ça. Les mauvais souvenirs de la dispute sont impossible à effacer mais je suis assez forte pour y repenser plus tard. Beaucoup plus tard. Je balance la tête avec force quand il me demande si c'est un reproche. Tellement pas. Je lui souris. "Au contraire. Ca ne pouvait être que toi... J'aurais juste dû venir de moi même plutôt que de tomber sur toi par hasard." Mais demander de l'aide n'est pas mon genre, encore moins du soutien. Alors, même si je le pense, je sais bien que c'est quelque chose que je ne ferais jamais. Tout comme attendre du frère de Farell qu'il soit d'accord avec moi. Je ne pourrais jamais le mêler à cette histoire mais son sourire, ses bêtises et son écoute me suffisent amplement. Par sa seule présence d'ailleurs, Seth parvient à me calmer. Je balance tout doucement la tête quand il me qualifie de femme charmante en toutes circonstances. "Tu es gentil mais j'ai une sale tête. Je le sais." Je fronce un peu les sourcils quand il précise qu'il s'en est douté et je finis par me demander de quoi il est au courant au juste? En tout cas, de mon côté, je n'ai rien laissé paraître. A personne. Je n'ai même rien dit. Je pense à Nancy et à sa langue pendante et je grimace.

Les yeux grands ouverts, je l'entends me dire que ce drône lui appartient. Je viens de tuer une de ses machines. "Oh non, désolée Seth..." Voilà, c'était exactement pour cela que je n'aurais pas dû prendre le volant en sortant de chez Farell. Je venais tout juste de commettre un meurtre. "Mais si, tu as raison, c'est l'enfer. Tu arriveras à le réparer?" Bien-sûr que ça devait être le cadet de mes soucis mais je n'étais pas assez insensible pour que ça le soit. Seth, lui, par contre, n'avait pas l'air de trouver cela si grave. En plus, ce que je ne lui dis pas, c'est que finalement, ça me permet d'oublier que je viens de me faire jeter de chez moi par l'homme de ma vie. Alors pourquoi pas? Je croise les bras sur ma poitrine et je m'apprête à lui proposer mon aide. Retrouver des amis drônes, ça, ça ferait passer le temps mais il me propose un remontant à la place et là, je sais que j'en ai outrageusement besoin. L'idée me paraît alors beaucoup plus alléchante que n'importe quoi. Je le regarde alors déplacer la voiture et je lui suis plus que reconnaissante de prendre les choses en main alors que je réfléchis à peine de manière censée, sur le moment. Je regarde encore une fois le pauvre déchet et je me dis que cette culpabilité n'est rien à côté de l'autre, finalement. Mais c'est de la culpabilité quand même.

Entrer chez Seth. Dans cet espèce d'univers parallèle d'inventeur me fait toujours un bien fou. Bien-sûr, ça ne parvient pas à refermer le trou béant que j'ai au fond du coeur mais ça aide, quand même. Je l'entends parler à un de ses drônes et j'arque un sourcil. J'ai presque envie de les saluer mais je sais que ce serait ridicule alors je me hisse sur la chaise du bar en le remerciant quand il me tend le verre. Je le regarde droit dans les yeux quand il me parle de Farell. Je le trouve bien maniéré et tout de bienséance quand je l'entends dire que Farell manque de tact. C'est un faible mot. Aujourd'hui, c'en est un en tout cas. Aujourd'hui, c'était un bulldozer. Mais il est bien sûr hors de question de dire cela à son frère. Je regarde le verre avant de le porter à mes lèvres et quand il rencontre le bar à nouveau, je réponds. "Je sais." Enfin, je crois que je le sais. Je ne suis juste pas sûre d'être la seule à qui il tient ou même de savoir encore à quel point. "C'est juste... Quand on est comme ça, c'est si facile de l'oublier." Je lève les yeux au ciel avant de me décider à dire la vérité à Seth. Lever les yeux au ciel, ça aide à ne pas pleurer. "Merci Seth. Pour sa défense, il a des raisons d'être hors de lui aujourd'hui. J'ai demandé le divorce... Trois fois." Peut-être même quatre. Je grimace et bois un peu plus avant de froncer les sourcils. "Est-ce que tu connais la fille qu'il dessine sur ses carnets toi? Celle du café? Je suis certaine que tu connaissais son activité aussi d'ailleurs. Je n'aime pas qu'on me mente Seth. Je ne le supporte pas. Toi aussi, tu l'as fait pour me protéger? Parce que c'est ce qu'il dit." Je fais tourner le verre entre mes doigts et je baisse les yeux. "Est-ce que c'est déjà arrivé, avec ta femme que vous ne vous compreniez plus? Ou que tu aies l'impression qu'elle te trompe? Ou même qu'elle ne t'aime plus. Ou plus assez. Pire. Que l'amour ne suffise plus?" Je lui demande à lui, alors que ce serait bien la dernière personne à devoir me répondre parce que j'ai rarement connu un amour aussi pure que celui qu'il porte à sa femme. Je lui demande à lui parce que si ça leur ait arrivé, il y a peut-être une chance infime que Farell et moi, on surmonte cela. C'est bien de l'espoir que je cherche inconsciemment puisque Farell vient de briser tous les miens avec une main de fer.
.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wilde Gang

❝ Family don't end with blood ❞
♚ Wilde Gang ♛
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 21/02/2018
›› Commérages : 54
›› Pseudo : Laure
›› Célébrité : Robert freakin' sexy Downey Jr.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Sam 12 Mai - 21:53 )




Je suis une cruche, percée de plus.

J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.

Seth & Leïla

« Oh non, désolée Seth... » Il paniqua un peu qu’elle se sente responsable alors que c’est lui qui avait fait la boulette de la cave. En général, il avait le chic de ne jamais reconnaître ses bêtises, mais Leïla était bien trop attristée pour qu’il accepte qu’elle mette sur son dos la perte d’un drone. « Qu’est-ce que tu racontes ? Je viens de te dire que c’est ma faute ! » Il se plaignit, comme il aime si bien le faire, et Leïla ne lui en tint pas rigueur. « Mais si, tu as raison, c'est l'enfer. Tu arriveras à le réparer? » « Non il est fichu, mais ce n’est pas grave, j’en ferai un autre » qu’il dit avec un haussement d’épaules indifférent avant de jeter le tas de ferraille à la casse et s’occuper de la voiture de sa belle-soeur. Chez lui, les deux partagèrent un verre, elle pour se remonter le moral, lui parce qu’il adore le whisky. Seth n’était pas tout à fait d’accord avec elle. Il trouvait que le caractère de Farell, quand il était bien merdique, constituait une piqûre de rappel de son amour. Toutefois, entre frères, on fonctionnait beaucoup à l’amour vache, on ne pouvait donc pas vraiment comparer. « Merci Seth. Pour sa défense, il a des raisons d'être hors de lui aujourd'hui. J'ai demandé le divorce... Trois fois. » « Ah… », répondit débilement le génie, manquant de mot sur le coup. Un moment silencieux, Seth baissa les yeux. « J’ai déjà vu Farell en colère mais … en colère et blessé, ça… » Ça Seth était bien content de ne pas en avoir été témoin ! Il devait refiler des sueurs froides, même si le petit frère avait toujours été bien plus doux avec Leïla qu’avec le reste du monde. Doux, oui, même si ça semblait dur à croire. « Est-ce que tu connais la fille qu'il dessine sur ses carnets toi? Celle du café? Je suis certaine que tu connaissais son activité aussi d'ailleurs. Je n'aime pas qu'on me mente Seth. Je ne le supporte pas. Toi aussi, tu l'as fait pour me protéger? Parce que c'est ce qu'il dit » Piège ! Parmi toutes les activités, de laquelle parlait-elle ? Leïla savait pour la voiture volée ? Les divers sabotages, actes pyromanes et autres cas de force majeur, c’est-à-dire toutes les vengeances contre individu ayant porté atteinte à l’intégrité d’un Wilde ? Seth était vraiment dans le flou, car il ne savait pas que son petit frère était faussaire à temps plein, Il était juste au courant qu’il avait déjà fait de la contrefaçon et connaissait donc ses plus grandes escroqueries. En plus, l’inventeur ne savait pas non plus faire la distinction entre ce qui était mal-très-mal, et normal-un-peu-mal-mais-pas-trop. En ce moment, il était en train de chercher une aiguille dans une botte de foin et il ne serait pas très malin de sa part de vendre des méfaits de Farell alors que Leïla parlait d’un truc qui n’avait rien à voir. Cerise sur le gâteau, Seth ne savait pas non plus le degré d’ignorance de Leïla sur l’ensemble.

« ... je ne dis pas que je ne sais rien mais… je ne suis pas certain de comprendre à quoi tu fais référence. Quelle activité, ça a un rapport avec la fille du café...? Que je ne connais pas soit dit en passant. Je l’ai toujours vu dessiner quelqu’un dans les environs, c’est-à-dire un de mes enfants. Ou alors Nancy et toi » il marqua une légère pause, observant Leïla d’un air un peu sceptique. Elle n’était quand même pas jalouse tout de même ? Même s’il était sympa, son frère était pas mal snob. Il y avait de grande chance qu’il ait croisé la fille cinquante fois sans même avoir daigné la saluer à un seul moment. « Je doute que tu aies de la concurrence, Leïla. Farell n’est pas très sociable. Pour te dire, je me rappelle même combien ça avait été une révolution pour nous quand on avait appris qu’il courait après toi, à l’époque. Et s’il doit y avoir une autre révolution dans la famille, je suis assez certain que mon frangin passera son tour », assura t-il avant de boire quelques gorgées de sa boisson. « Est-ce que c'est déjà arrivé, avec ta femme que vous ne vous compreniez plus? Ou que tu aies l'impression qu'elle te trompe? Ou même qu'elle ne t'aime plus. Ou plus assez. Pire. Que l'amour ne suffise plus? »

Seth regarda le fond de son verre, dont il fit un peu tournoyer le contenu, mélancolique malgré lui, malgré les années qui avaient passé depuis la perte de sa femme. « Jamais. Je lui faisais entièrement confiance, mais c’est différent, on était dans la même école et on a ensuite été associés. On était toujours ensemble, ça ne laisse place à aucun doute. Et puis, nous étions très jeunes…» Il était attristé d’apprendre la méfiance de Leïla vis-à-vis de son frère et il espérait que ce ne soit pas précisément ça qui était en train de fissurer leur couple. Les garçons partageaient les mêmes valeurs sur ce point. « Mon frère a comme nous tous beaucoup de défauts, mais ce n’est pas un infidèle. Son amour pour toi est une des dernières choses que je remettrais en question… et, je m’avance peut-être un peu vite, mais il n’a pas dû excessivement apprécier que tu le fasses, si c’est ce qui s’est produit » Seth avait interprété que les questions que Leïla lui avait posées, avait été posées à Farell juste avant. Il y avait des chances que la réponse de celui-ci ne lui ait pas convenue. « Ne te méprends pas, je ne dis pas que ça l’excuse, loin de là ! » Le pauvre Seth était assez maladroit quand il s’exprimait, au point de mettre les pieds dans le plat tout en cassant parfois des assiettes. Rebalancer ce mauvais épisode, sans connaître ce qui s’était réellement passé, était probablement un manque de tact mais ça encore, on avait l’habitude (Farell et lui n’étaient pas frères pour rien) « Tu sais… perdre quelqu’un d’aussi cher, on ne s’en remet jamais. J’ignore ce qu’il s’est passé entre mon frère et toi, je ne peux pas prétendre qu’il ne le mérite pas, mais en tout cas, je ne le lui souhaite pas. Et je pense... que tu ne le lui souhaites pas non plus… évidemment, tu ne peux pas te sacrifier pour son bonheur » Seth posa les coudes sur le bar, un regard soucieux tourné vers Leïla : « Est-ce que toi, tu l’aimes… moins qu’avant… ? »




Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
NEW IN CAP HARBOR !

❝ Family don't end with blood ❞
‹ NEW IN CAP HARBOR !
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 76
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Dim 13 Mai - 12:22 )


Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.
Je regarde le drône voler dans les déchets en grimaçant. Au revoir pauvre innocent. Dégât collatéral de notre dispute. Navrée. Je regarde Seth s'accuser et je fais un petit sourire. Ce n'est pas le frère de Farell hein? Il y en a forcément un qui a été adopté à la naissance. C'est bien de ma faute, je ne regardais pas où je roulais et même si les drônes se sont enfuis, ça n'excuse en rien le fait que je l'ai écrasé parce que j'ai fermé les yeux. Je l'ai tué mais Seth ne m'en tient pas rigueur. Juste parce qu'il voit que je suis triste. Ce n'est donc pas difficile de le suivre gentiment chez lui et d'accepter un remontant. Ce n'est pas ça qui risque de m'aider à me remettre mais Seth peut y arriver sans problème. Son côté gaffeur et calme m'apaise toujours. Je le fixe en arquant un sourcil quand il parle d'un Farell en colère et blessé. Evidemment,ça se tient. Je ne suis juste pas assez objective pour y avoir pensé plus tôt. Pour y avoir pensé quand ça aurait pu m'aider. Je lui souris franchement pour une fois et je secoue doucement la tête, sûre de moi. "Tu n'as pas envie de voir ça."

Je m'en serais bien passée moi-même. J'ai déjà vu Farell en colère mais je ne crois pas l'avoir déjà réellement vu dans une colère noir. Encore moins aussi froid et intransigeant qu'un peu plus tôt. Il évite soigneusement ma question par la suite, ce qui me fait penser que soit il n'est réellement au courant de rien, soit il y a encore des cachotteries spécial Wilde auxquelles je n'ai pas eu accès. Peut-être que je ne sais encore rien, au fond. Je balance la tête, négativement. "La fille n'a rien à voir avec l'activité." Je réfléchis un moment avant de demander. "A quoi je fais référence Seth? Ca sous-entend que Farell me cache autre chose qu'une seule activité ça?" Je ne m'attends cependant pas à ce qu'il m'en parle avec des détails. Le pauvre, il n'est pas fou et je n'irais sûrement pas lui donner ce rôle. Ce serait terrible. Je lève les yeux au ciel quand il me parle de la révolution dans la famille lorsque Farell a commencé à me courir après. Si dans sa famille, c'était une bonne révolution, dans la mienne, c'était la troisième guerre mondiale. Leur petite fille si sérieuse et si studieuse, amoureuse d'un homme plus âgé. J'ai un sourire amusé en y repensant. Déjà, à ce moment, je savais que Farell serait une grosse montagne de soucis. Ca ne l'a pas arrêté cependant. "A cette époque, j'étais loin de savoir quel genre d'homme il était. J'ai juste... J'ai trouvé un carnet pleins de dessins d'une fille qu'il aurait rencontré dans un café et... Oui t'as raison. Je me fais sûrement des films." Mais ce petit "et si" qui me trottait dans la tête me rendait folle.

Lorsque je lui parle de sa femme, je vois immédiatement quelque chose s'éteindre dans le regard de Seth et je m'en veux d'avoir osé évoquer ce souvenir finalement. Je pose ma main sur la sienne quand il me répond. "J'adore cette histoire. J'adore votre histoire." Je l'écoute attentivement quand il revient sur Farell. Voilà pourquoi j'aime parler avec Seth. Si j'oublie que mon mari est un homme sensible, avec un coeur quand il agit comme un idiot, son adorable frère lui, est toujours là pour me le rappeler. Si, sur le coup, j'ai pu penser que Farell agissais comme ça parce qu'il était coupable. Grâce à Seth, j'admets sans aucune difficulté qu'il a peut-être agi ainsi justement parce qu'il ne l'était pas. Il précise rapidement que ça n'excuse pas son comportement et je suis d'accord mais au fond, je sais que si. Je connais Farell et je m'étonne de ne pas avoir réussi à y penser moi-même. Aveuglée par l'amour que je lui porte et la jalousie, j'ai juste préféré voir ce que je voulais. La suite me paraît limpide. Evidemment que je ne souhaite pas que Farell souffre comme Seth aujourd'hui. Jamais je ne pourrais souhaiter une chose pareille. Et sa dernière question me laisse sans voix. Je ne me suis jamais posée la question, parce que je sais qu'elle est inutile. Mais si lui se la pose. Si c'est ce que ça remet en question, est-ce que ça voudrait dire que Farell lui-même a pu imaginer que je ne l'aimais plus, ou moins? Je me promets intérieurement d'être claire à ce sujet la prochaine fois et je réponds à Seth. "Non. Il n'est pas possible d'aimer plus et je ne pourrais jamais l'aimer moins." Je lâche sa main et récupère mon verre pour le boire. Avec Seth, je peux être sincère. Il ne risque pas de s'en servir contre moi. "Farell est tout pour moi. Il l'a toujours été et il le sera toujours mais..." Parce qu'il y a un mais, c'est indéniable, sinon, je ne serais pas en face de lui en ce moment. " ... Je n'arrive plus à lui faire confiance. Farell a toujours décidé de pleins de choses pour nous et je l'ai laissé faire -la plupart du temps- parce que j'étais persuadée que c'était toujours lui qui savait ce qui était mieux pour nous. Aujourd'hui... Avec ses histoires d'activités illégales, ses absences à répétion, son comportement, j'ai tout remis en question. Je ne peux plus lui faire confiance et je ne peux pas laisser les choses comme elles sont parce que ce n'est pas bien." Je grimace. "Ca fait de moi une garce?" Parce qu'après ma discussion avec Farell, c'est ce que j'ai l'impression d'être. Je lui souris et je termine mon verre en jetant un coup d'oeil à son salon. "J'ai un truc à te demander. Si... Si on en arrivait à cet extrême Farell et moi. Si on divorçait. Je n'aurais plus le droit de te voir, hm?" Parce que ses enfants et lui me manqueraient terriblement mais je sais aussi que Farell sait se montrer persuasif quand il veut quelque chose. "Parce que si j'en ai toujours le droit, j'ai besoin que tu me promettes que s'il arrive un truc à Farell... N'importe quoi. Prison, maladie mais pas mariage. Surtout pas mariage... Enfin bref, tu me le diras. Je sais que c'est cruel de te demander ça à toi mais aucun de tes enfants ne le braverait pour moi."
.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Wilde Gang

❝ Family don't end with blood ❞
♚ Wilde Gang ♛
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 21/02/2018
›› Commérages : 54
›› Pseudo : Laure
›› Célébrité : Robert freakin' sexy Downey Jr.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Dim 20 Mai - 12:17 )




Je suis une cruche, percée de plus.

J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.

Seth & Leïla

« Je ne sais même pas ce qu’il te cache, Leïla. La seule activité qui me vient, c’est qu’il casse la figure de mon fils environ deux fois par semaine… pas de panique, Lucas est consentant ! » ajouta Seth en levant les deux mains en signe d’apaisement. Son garçon aimait se faire démonter depuis toujours. Petit, il était raide dingue de son prof de combat qui n’avait aucune pitié pour lui alors qu’il savait à peine se défendre, le pauvre garçon. Seth n’avait jamais su s’il fallait s’attrister ou se réjouir de son enthousiasme chaque fois qu’il revenait du sport avec des bleus partout… et des dents de lait en moins. En tant qu’ancien champion, Lu pourrait tenir la distance face à Farell. Le problème, c’est qu’il avait de la considération et de la retenue, quand son oncle, lui… en avait beaucoup moins. Seth avait le mérite d’être honnête, c’était la seule activité régulière qu’il connaissait de Farell en dehors de son job. Il aurait pu aussi citer "orchestrer le chaos" mais ça c’était un truc de famille, or Leïla n’en avait qu’après Farell.  « A cette époque, j'étais loin de savoir quel genre d'homme il était. J'ai juste... J'ai trouvé un carnet plein de dessins d'une fille qu'il aurait rencontré dans un café et... Oui t'as raison. Je me fais sûrement des films » « Assurément » rétorqua Seth sans même avoir besoin d’y penser. Son frère était un contemplateur désintéressé. Cela pouvait effectivement être gênant pour elle, mais quand on pensait à tous ses hommes mariés qui eux toisaient les femmes avec des idées pas nettes derrière la  tête, ça remettait un peu les choses en perspective. « Et… quel genre d’homme il est ? » ajouta t-il avec un peu moins d’assurance. En terme de facettes, Farell était un prisme, si bien que même Seth ne pouvait se targuer de complètement le connaître, d’autant qu’il était de loin le moins bavard de la famille. Il se demandait donc le "genre" qu’avait pu lui attribuer Leïla.

A sa demande, il parla de sa propre relation avec laquelle sa belle-soeur pourrait difficilement s’identifier. Il releva un regard bienveillant vers elle quand elle déposa une main réconfortante sur la sienne. Seth la saisit et y adressa une pression chaleureuse. Il fut toutefois un peu perdu quand Leïla lui dit qu’elle aimait Farell à un point qu’il connaissait lui-même pour aimer encore sa propre femme de la même façon. Il ne comprenait donc pas ce qui pouvait bien être si grave pour les séparer. Une "activité", juste ça ? Autre chose ? Autres choses. Absences, immoralité, dictature. Seth reconnaissait bien ça de Farell, qu’il était parfois une sorte de tyran. Il l’avait hérité de Marlon. « Ca fait de moi une garce? » « Mais enfin ! Tu es folle. Bien sûr que non. Tu as le droit d’être fatigué de tout ça… » « J'ai un truc à te demander. Si... Si on en arrivait à cet extrême Farell et moi. Si on divorçait. Je n'aurais plus le droit de te voir, hm? » « C’est moi le grand frère des deux », fit remarquer Seth avec une petite moue contrariée. Même s’il n’en avait pas du tout l’air vu combien il pouvait manquer de courage devant son petit frère quand celui-ci s’entêtait. Mais enfin, c’était un autre sujet, cette fois, un sujet important. « Ne t’en fais pas, tu feras toujours partie de cette famille quoiqu’il advienne. On pourra toujours se voir, que ça lui plaise ou non… » Il s’éclaircit la gorge avant d’ajouter un demi-ton en dessous : « même s’il vaudrait mieux qu’on s’en cache bien si ça ne lui plait pas » « Parce que si j'en ai toujours le droit, j'ai besoin que tu me promettes que s'il arrive un truc à Farell... N'importe quoi. Prison, maladie mais pas mariage. Surtout pas mariage... Enfin bref, tu me le diras. Je sais que c'est cruel de te demander ça à toi mais aucun de tes enfants ne le braverait pour moi » Seth étouffa une légère toux dans son poing après avoir avalé de travers. Le pessimisme dans ses paroles l’avait mis mal à l’aise. Il n’y avait aucune raison valable (selon lui) que son frère aille derrière les barreaux. « Bien sûr que je te le dirai mais… ne parle pas comme ça, rien de mal ne lui arrivera. Tu n’es même pas sûre de vouloir te séparer de lui. Leïla, s’il est vraiment tout pour toi, ça veut dire que tu perdrais tout à cette séparation non ? Certes, je veux le bien de mon frère, mais je veux le tien aussi, ne prends pas cette décision par colère ou par vengeance, prends-la uniquement si tu es certaine que c’est ce qu’il y a de mieux pour toi » Seth se resservit un verre et cette fois, c’était un remontant pour lui-même parce que cette conversation était d’une difficulté sans nom. Avoir de la peine pour deux personnes et pour soi-même d’être impuissant, ça commençait à faire beaucoup. « Si tu sens que tu seras plus heureuse au final avec cette séparation, fonce, divorce. Sinon, trouve une autre solution, parce ça ne vaut vraiment pas le coup. Tu n’es pas obligée de subir cette relation, tu peux l’améliorer, Farell t’aime, il est borné mais il n’est ni sourd, ni insensible » Seth prit une gorgée supplémentaire, avant de lâcher un soupir. « Je pense en tout cas que la famille peut plaider coupable pour ses absences. On a tendance à … souvent faire appel à lui, y compris moi-même, j’en suis vraiment navré… »




Mais que faire de son regard ?
Regarder vers le ciel me rend nostalgique et fixer le sol m’attriste, regretter quelque chose et se souvenir qu’on ne l’a pas sont tous deux également accablants. Alors il faut bien regarder devant soi, à sa hauteur, quel que soit le niveau où le pied est provisoirement posé.
©endlesslove.
Revenir en haut Aller en bas
avatar
NEW IN CAP HARBOR !

❝ Family don't end with blood ❞
‹ NEW IN CAP HARBOR !
Voir le profil de l'utilisateur

›› It's my life
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 76
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( Dim 20 Mai - 15:21 )


Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée.
Seth ne semble au courant de rien. Il ne mentirait pas si facilement, n'est-ce pas? D'ailleurs, comme me l'a fait remarquer Farell, il ne m'a pas menti directement. Dès que j'ai posé la question, il a répondu le plus sincèrement possible. Seth ferait pareil, j'en suis certaine alors il n'est vraiment au courant de rien du tout. J'ai juste faillit faire une grosse bêtise, encore. Je suis tout de même rassurée de ne pas être la seule Wilde mise à l'écart de cette histoire même si ça ne me rassure que moins. A part Lucas, qui sait alors? Je balance la tête et je lui souris. "Deux fois par semaine seulement? Je me demande si c'est suffisant pour lui remettre les idées en place." Evidemment, je plaisante. J'aime beaucoup Lucas même si je lui en veux toujours de n'avoir rien dit quand il en avait eu l'occasion, je trouve ça affreux d'imaginer qu'il se fait exploser sur un ring par mon mari. Je me crois difficilement capable de regarder ça. Seth ne cille pas une seule fois quand j'avoue être possiblement paranoïaque à propos de ce carnet. Il est sûr de lui et je jalouse un peu cette foi et cette confiance qu'il a en Farell en ce moment. Ca devrait être moi. Je devrais réussir à ne pas douter. Je souris quand il finit par demander quel genre d'homme est Farell. Il ne le fait que pour comprendre et j'en ai bien conscience quand je réponds. "Un maniaque du contrôle. C'est à ça que je pensais principalement quand je t'ai dit ça mais Farell, c'est aussi une montagne de contradictions. Calme mais nerveux, fidèle mais secret, direct mais réservé et j'en passe... Un truc à me rendre dingue." Je le regarde, Seth reste attentif, comme s'il attendait réellement de moi que je lui dise qui est Farell, tout juste quand je me mets à croire que je ne le sais pas moi-même à cause de tout ses secrets. "Et c'est surtout un mari très attentionné, dévoué, adorable, doux et incapable de me dire non sur des choses futiles. Ce qui, en général, me remplit de joie. J'avoue en avoir abusé plus d'une fois mais pour ma défense, le côté maniaque du contrôle prend beaucoup de place et j'ai appuyé du côté de ma balance avec ce que j'avais."

Je soupire. C'est un soulagement d'entendre que Seth ne me prend pas pour une garce de faire souffrir son frère. Je ne m'attends pas à ce qu'il soit d'accord avec moi, au contraire mais je suis certaine que je survivrais difficilement à un autre Wilde qui me juge, juste pour la journée. Encore moins si c'est Seth. La légitimité de mon ras le bol dans sa bouche est même plus que réconfortant et pourtant, j'attends un "mais" de sa part. Un "mais" qui aurait peut-être raison d'être. Je vais d'ailleurs de soulagement en soulagement quand il m'affirme que c'est lui le grand-frère, je ne l'oublie pas mais je pourrais quelque fois. Farell est difficile et je peux comprendre qu'il n'ait aucune envie d'argumenter ou de se battre avec lui. C'est tellement facile d'avoir l'impression de partir perdant quand on se bat contre Farell et je suis bien placée pour le savoir. "S'en cacher? Alors ne le dis à personne de ta famille." Je vois difficilement Farell enquêter mais je voix par contre facilement un des enfants de Seth faire une bourde. Je grimace en le voyant s'étouffer après, ce qu'il doit penser être de l'imagination débordante, puisqu'il ne sait vraiment rien. Je m'empresse de le rassurer à mon tour. "Je sais, je sais. Rien ne lui arrivera, c'est juste une précaution. Au cas où." Je soupire en le laissant terminer avant de répondre. "J'aurais bien évidemment une discussion avec lui avant Seth. Je ne le ferais pas sur un coup de tête mais je suis partie et crois moi... Ca l'a rendu sourd en quelque sorte." Totalement sourd à toutes demandes d'explications, besoin d'être rassurée ou même pitié. "Et insensible." Je rajoute assez sûre de moi en le revoyant me mettre à la porte et m'empêcher de partir avec mes affaires. Même ma vieille machine à écrire. "Si j'ai pu imaginer l'espace de deux secondes qu'il se plierait en quatre pour se faire pardonner pour une erreur qu'il a commise, j'ai déchanté très vite." Heureusement, je ne me suis pas réellement voilée la face sur des possibles excuses théâtrales. Sur un Farell à genoux ou un million de Lys dans la maison. Non, je ne m'attendais à rien et j'ai bien fait. Je hausse un sourcil quand il essaie de trouver des excuses à Farell sur ses absences et je balance la tête. "Ha Seth! T'es vraiment un ange. Tu me tues. Les absences? Juste un symptôme. Qui plus est, Farell est grand. Il est capable de dire non quand c'est possible ou de m'amener avec lui. Il est aussi capable de me dire où il va..." Je lève les yeux au ciel et je balaie l'idée absurde d'un petit geste de main. Je souris "Tu as des drones détectives privées Seth?" Une tentative ridicule pour changer de sujet. C'est possible. Peut-être que le calme et la tendresse de Seth m'adoucissent bien plus que la tête de mule qu'est Farell. Et peut-être qu'il est, du coup, bien plus apte à me faire douter de ma décision sans m'y forcer. "Ou un drone chien tiens...Ou un qui ferait le ménage et la nourriture pour que je mette juste mes pieds sous la table puis mes fesses dans mon lit quand je rentre? Lequel tu préfères?" Oui parlons de drone, noyons le poisson ensemble. Les moments avec Seth ont toujours été des moments précieux. Je termine mon verre et le glisse dans sa direction en lui tirant la langue. "Je t'ai vu t'en servir un deuxième égoïstement."
.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé

❝ Family don't end with blood ❞

›› It's my life
›› more about me

Re: Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth] ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

Je suis une cruche, percée de plus. J'ai la peau craquelé, depuis toi desséchée. [Seth]

SCREW DESTINY :: cap harbor is my home :: Southport Road
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération