You make me sick because I adore you so ✻ Leïla

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You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 13 Mai - 14:48 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

C’était une erreur d’être venu la voir, d’avoir accepté de la rencontrer alors qu’il aurait dû se douter d’un coup fourré, lui qui avait habituellement le flair pour ce genre de connerie. Plutôt que d'accepter de cesser ses enfantillages et retourner auprès de lui, sa femme lui avait posé un ultimatum dont l’issue serait le divorce, et ce n’est pas parce que ce cruel marchandage était digne d’une Wilde qu’il n’en avait pas des terminaisons nerveuses grillées. Elle n’avait pas le droit, elle n’avait pas le droit de prendre leur amour en otage. Il avait voulu prendre sur lui, se persuader de son indifférence, fermant les yeux sur ses organes internes complètement retournés, alors Farell était reparti travailler. Il n’avait décroché un mot à personne, plongé dans ses écrans, les dents serrées, le cœur aussi. Il resta tard, comme s’il redoutait de rentrer, parce qu’il redoutait de rentrer. Sa femme se plaignait de ne pas être prise au sérieux, mais elle non plus, elle ne le prenait pas au sérieux. Leïla ne le connaissait pas vraiment, il ne lui avait jamais montré le pire de lui, si bien qu’elle prenait pour acquis qu’il y avait des limites que son mari ne dépasserait pas avec elle. Il fut un temps où elle aurait raison. Farell l’avait toujours protégée de son insensibilité barbare dans ses moments de colère, de son indifférence glaçante sur le sort de ceux qui lui causent du tort. Dernièrement, elle l’avait mis dans des états de fureur rares durant lesquels n’importe qui d’autre de sa famille aurait eu peur de traverser un mur ou voir sa tête tomber. Encore heureux pour tout le monde, elle était la seule capable de mettre sa contenance à genoux, de détruire les barrières de son détachement. En rentrant chez lui précisément ce soir là, dans sa maison vide d’elle, il venait d’atteindre son point de rupture. La lumière resta éteinte, les lieux plongés dans le silence et l’obscurité. Farell baignait dans la tourmente et le néant. Il retira sa veste de costume, le sang bouillonnant, et repartit en claquant la porte. L’homme avait promis des représailles si elle passait cette nuit loin de lui. Ne l’ayant pas écouté, croyant naïvement qu’il attendrait le lendemain que ce soit la fin, c’est ce qu’elle comptait faire. La petite peste avait clairement indiqué avoir déjà pris le temps de voir son avocat et de rédiger ce foutu divorce à l’amiable, ça non plus, ce n’était pas tombé dans l’oreille d’un sourd. L’amiable, cette ironie.

Il prit la route direction Haywood Hill. Après s’être garé devant chez elle, Farell frappa calmement à la porte, les muscles douloureusement contractés pour garder de la retenue, pour ne pas s’emporter et tambouriner à s’en saigner les phalanges et défoncer le battant. En l’attendant, il ferma un court instant les yeux et posa son poing douloureusement serré à l’encadrement de la porte. Il n’existait plus aucune place de scrupule, de décence, de paix dans lequel il ne pourrait puiser. Sa femme lui ouvrit, alors que le soleil était couché, qu’elle ne devait pas attendre de visite et que le voisinage devait déjà être au courant qu’elle vivait seule. Son imprudence lui refila un coup de sang supplémentaire, comme s’il ne contenait pas assez de chaos dans son corps. Jamais de sa vie Farell n’avait regardé Leïla avec ce vide dans le regard, cet abysse dangereux de froideur. Peut-être était-ce qu’il ne la voyait pas réellement, il voyait rouge. L’homme posa la main sur le bas de sa gorge et la fit reculer, fermant la porte derrière lui de l’autre. « Je pensais avoir été clair », murmura t-il avec un calme inquiétant, celui qui annonçait l’orage, ou plutôt le cataclysme. Farell la toisa un court instant, comme s’il pourrait trouver dans les yeux de son amour quoi que ce soit capable de le retenir. Mais rien, la rage était sourde. Farell l’écarta violemment du passage. L’appartement était assez petit, basique. « Donc, c’est ça » Il semblait que sa femme travaillait avant son arrivée, en tout cas son PC était ouvert sur le bureau que Farell renversa violemment. L’ordinateur se fracassa au sol. « C’est ça la vie que tu choisis ? » Le sang lui tapait dans les oreilles, aucun éclat de voix ne lui parvenait. En trois mouvements, il avait à peu près foutu tout le mobilier en l’air, ce qui avait rétamé leurs contenus, entre fringues, livres, feuilles volantes, et même aliments du frigo éventré au sol. Plutôt étriqué cet endroit, son claustrophobe de frère en aurait fait des crises d’apoplexie. Farell attrapa fermement les bras de Leïla, et l’obligea à lui faire face : « Puisque ça ne marche pas quand je te le demande, cette fois je te l’ordonne : tu vas rentrer avec moi immédiatement. Ne t’avise même pas de lutter » Il lâcha un bras et tira l’autre vers la sortie.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 13 Mai - 15:30 )


You make me sick because I adore you so.
Je n'ai pas réussi à rentrer chez moi après ça. Je ne voulais pas tourner en rond comme un lion en cage, à regarder ce bout de papier que je devrais ramener chez Farell demain et je ne peux pas m'empêcher de me demander. Est-ce que je ne m'entête pas trop? Est-ce qu'il n'aurait pas raison finalement? Je souris en rentrant chez moi à pieds. Exactement comme je m'étais rendue au restaurant. Voilà ce qui arrive quand je passe un peu de temps avec Farell. Il me retourne le cerveau et je me laisse faire. S'il n'était pas aussi en colère contre moi et s'il n'avait pas fini par me soumettre tant physiquement que moralement, je suis certaine qu'il aurait réussi à me persuader. C'est exactement comme ça que ça marche entre nous depuis le début, alors je ne devrais pas m'en étonner. J'ai Farell dans la peau. Je ne peux pas mentir sur ça.

Je soupire en donnant un coup de pied dans un caillou sur la route et je pense à son visage, juste avant de partir. L'idée de lui faire du mal me déchire de l'intérieur. Je me déteste pour ça et bien que je connaisse la solution, je n'arrive pas à m'y résoudre. Parce que j'ai besoin qu'il fasse ce pas. J'en ai réellement besoin. Il s'attend sûrement à ce que j'aie confiance sans. Sans cette preuve que je demande mais c'est impossible d'avoir à nouveau aveuglément confiance en lui. La confiance est restée coincée dans les découvertes que j'ai faite à son sujet. La confiance est loin et oubliée. Je fais en sorte qu'elle revienne mais j'ai conscience que je n'y arriverais pas seule. C'est exactement dans ces moments là que je regrette de n'avoir que la famille de Farell comme personnes proches dans ma vie. Jamais, ô grand jamais je n'oserais les appeler pour demander qui de nous deux a raison quand je finis par me le demander moi-même. Comment pourrais-je leur demander un avis à ce sujet? Je pourrais appeler ma soeur mais elle serait loin d'être objective. Quant à mes parents, ils n'attendent qu'une chose. Que je le vire.

Alors je ne peux décidément rien faire d'autre que ruminer seule. Je pousse la porte et je jette un coup d'oeil au morceau de papier. Aux verres de vins laissés en vrac sur ma table après l'apéro dinatoire avec Eleonora. Je regarde à gauche. Rien d'autre que le vide encore une fois et je me laisse tomber sur le fauteuil dans un long soupir. La décision m'appartient. Elle m'appartient entièrement et c'est dingue d'avoir l'impression que,  mis à part dans ma vie personnelle, c'est la toute première fois que ça m'arrive. Je décide que le vin, ça suffit pour ce soir alors je mets le tout de côté avant de glisser mon ordinateur sur la petite table et de me remettre au boulot. Quitte à arrêter de penser à Farell, autant le faire ne bonne et due forme. En étant productive. Ce n'est que bien plus tard, beaucoup plus tard que j'entends quelqu'un cogner à la porte. Je sursaute et pensant que c'est Eleonora qui passe pour discuter, je me précipite, les pieds nus vers la porte pour ouvrir. Surprise. C'est Farell et j'ouvre grand les yeux quand il glisse directement sa main sur le bas de ma gorge pour me faire reculer. J'ai un mouvement de recule et je pousse un cri de surprise. Quand il me relâche, l'étonnement prend la surprise sur le reste. "Te gêne pas surtout. Fais comme chez toi." Je pourrais fléchir et m'inquiéter, d'ailleurs, intérieurement, je suis morte de trouille. S'il vient pour me tuer, je ne l'aurais vraiment pas vu venir celle-là. Je parle fort mais sans crier, je n'ai aucune envie que les voisins alertent la police. Farell a besoin de tout sauf de la police dans sa vie en ce moment. Il me repousse pour entrer dans l'appartement et je pose une main, juste là où il vient de poser la sienne, comme pour vérifier que ce contact était aussi cruel que ce que je pense et je demande un peu plus fort. "Ca quoi?" Je suis complètement perdue. Je ne suis pas certaine de ce qu'il raconte jusqu'à ce que mon ordinateur en fasse les frais et que je m'entende hurler. "NON!" Tout, sauf mon ordinateur. Je m'entends faire parce que j'ai la désagréable impression d'être dans un cauchemar. La personne dans mon appartement n'est pas Farell. Ce n'est pas lui. Et je sursaute à chaque fracas sur le sol mais cette fois, je ne pleure pas. Je crois que je suis tétanisée à la place. Tétanisée, c'est le mot. Je ne l'ai jamais vu ainsi et je n'aurais jamais cru le voir ainsi. Les mots de Seth me parviennent de loin, comme dans un monde parallèle. Un homme blessé et en colère. Mais rien ne vient. Rien d'autre que, au secours, quand est-ce que ça va s'arrêter? Je ferme les yeux pour éviter de voir le carnage, pour essayer de me réveiller. Il faut que je me réveille. A présent, je pense juste à aller voir ce que je peux récupérer de mon ordinateur, comme pour occulter le fait que l'homme de ma vie est en train de tout détruire mais mon corps ne veut pas réagir alors j'attends. J'essaie un "Arrête ça... Farell... Je t'en prie..." Mais je crois qu'il ne m'entend pas. Sa rage l'a rendu sourd et alors que j'arrive enfin à me mouvoir pour récupérer les vestiges d'un long travail, je sens sa main de fer se refermer sur mon bras, puis l'autre alors qu'il m'oblige à lui faire face. "TU me quoi?" Me l'ordonner. C'est pile le moment que je choisis pour me réveiller et même si je ne suis pas de taille, je l'oublie, bien trop en colère avant de me mettre à hurler. "Tu es complètement fou Farell! Tu n'as pas à m'ordonner quoi que ce soit, je ne suis pas ta fille ni même un de tes employés! Tu n'as pas le droit de débarquer dans mon appartement et de tout saccager, de casser mon ordinateur!" J'essaie de tirer mon bras en arrière de me libérer de sa main. "Avec tes bêtises, les voisins risquent d'appeler la police, c'est ce que tu veux? C'est vraiment ce que tu veux?" Pour moi, la réponse semble évidente, peut-être parce que je n'ai pas conscience de la force de sa colère. "Alors lâche moi!" Je le fusille du regard même si je dois me rendre à l'évidence. Le sien est plus qu'effrayant et je ne peux pas le reconnaître. Pas une seule seconde. Sans le savoir, je m'arrête alors le temps de ses quelques secondes de me débattre. Juste deux. J'ai traversé une multitude de sentiments en moins de temps qu'il n'en faudrait pour dire ouf. La surprise, la peur et la colère. Une colère sourde qui ne m'habite pas moi mais, lui. Clairement. Je cherche à le retrouver en dans un moment de désespoir, je me demande: Seigneur, c'est moi qui aie fait ça?

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Lun 14 Mai - 20:49 )




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Farell & Leïla

Certes il n’avait pas le droit. Mais il n’avait pas non plus le droit d’escroquer ses concitoyens, ce n’est pas pour autant qu’il se gênait de le faire. « Fais moins de bruit avec ta bouche », rétorqua t-il, désinvolte. Farell avait complètement abandonné l’idée de discuter avec elle. Leïla avait décidé de tenir tête, de continuer à prendre de la distance, elle n’avait plus qu’à en assumer les conséquences, ce n’était pas faute de l’avoir prévenue. Farell lui avait dit qu’il n’était pas intègre, il lui avait dit qu’il lui ferait regretter. Oui il était fou à cet instant, très probablement, très certainement, à se dire en prime qu’il avait toujours eu trop d’égard pour elle. « Avec tes bêtises, les voisins risquent d'appeler la police, c'est ce que tu veux? C'est vraiment ce que tu veux? » Piètre méthode de dissuasion. Farell y vit là une menace dissimulée, ce qui n’était pas habile de sa part à cet instant précis. L’homme la tira d’un coup sec devant lui alors qu’elle exigeait qu’il la lâche. Saisissant les cheveux à la base de sa nuque d’une main, l’autre se plaqua fermement sur sa bouche pour la forcer au silence. Il maintint fermement la tête et l’obligea à reculer, jusqu’à ce que son poing serré sur sa nuque s’écrase contre la porte encore fermée. « Et toi Leïla, c’est ce que tu veux ? » provoqua t-il avec un sourire amer, son regard mauvais planté dans le sien « Ça t’arrangerait que ça se produise, non ? Tu n’aurais même pas besoin de faire de manière pour avoir ce divorce ». La main plaquée sur sa bouche l’empêchait de pouvoir lui envoyer une réplique bien sentie, et tant mieux car le moment n’était clairement pas propice pour jouer avec ses nerfs. Farell resserra sa prise sur ses cheveux, la mâchoire contractée. « Tu voulais de la vérité. La voilà, ta vérité ». Farell relâcha sa bouche et son poing s’abattit contre le battant, proche du visage de sa femme. C’est qu’il devait lui rester un peu de raison, ou trop d’amour, pour retenir les coups de s’abattre sur elle malgré sa colère sourde et son aveuglement. Farell prit une légère inspiration qui ne sut chasser la moindre once de colère en lui. Ce n’était pas l’entière vérité, c’était le pire de lui, destruction, revanche, violence. Mais avant, souvent, Leïla faisait aussi ressortir le meilleur, tendresse, dévotion, amour. Il lui aurait pardonné ce pouvoir qu’elle avait sur lui, si elle ne s’était pas jouée de sa vulnérabilité.

« Si un de tes voisins se met sur ma route, je le brise », murmura t-il en détachant ses mots, avant de préciser non sans une totale indifférence « homme ou femme », et pourtant Farell n’était pas de ceux qui frappent les femmes. Il malmenait la sienne sans jamais franchir ce pas, encore que Leïla avait le don de le pousser au bord du précipice. Ce soir, il y était tombé. Et qu’elle ose ne pas le prendre au sérieux à nouveau… qu’elle ose croire qu’il n’était pas capable de démolir quiconque souhaitant intervenir. De toute façon, face à cet homme massif, il n’y avait jamais beaucoup de volontaires. « Heureusement pour ces gens-là, tu es bonne comédienne, n’est-ce pas chérie ? » ajouta t-il moqueusement. Farell saisit fermement sa main, ouvrit la porte et la tira dehors, laissant l’appartement dans le même état de chaos que ses sentiments. Il l’entraina hors du bâtiment sans même un regard pour ce qu’il y avait autour de lui, encore moins pour l’inconnu qui interpella Leïla. Si cette personne avait quelque chose à dire, qu’elle s’avance ! Farell amena son épouse jusqu’à la Ford, ouvrit la portière et appuya fortement sur son épaule pour l’obliger à s’y asseoir. Farell se pencha ensuite. Sa main se glissa dans ses cheveux presque tendrement cette fois tandis qu’il déposa le front contre sa tempe. « Ne sors pas de cette voiture Leïla » lui dit-il, la menace dans son ton bas et grave était à peine dissimulée. Il claqua la portière, contourna le véhicule et monta à son tour. La Ford quitta l’allée. « Puisque je ne peux compter sur ta confiance ni sur ton amour pour te garder, je ne vais compter que sur moi-même » dit-il cyniquement. Ses doigts se liaient et se déliaient nerveusement sur le volant. Sa voix demeurait un flot calme lors même que son coeur hurlait. Cette maudite femme l’avait trainé plus bas que terre en distillant du désarroi et de la peine dans ses veines.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Lun 14 Mai - 21:46 )


You make me sick because I adore you so.
Le massacre continue et j'ai bien plus l'impression d'être une spectatrice que d'être actrice. C'était comme si j'avais été violemment balancé dans une dimension autre que la mienne. Une dimension où Farell n'était plus l'homme doux et aimant que j'avais connu mais rien d'autre qu'une brute épaisse. Un amas de brute, de colère et de frayeur. Si j'étais maligne, moins colérique et un chouïa plus calme, j'aurais compris que lutter était vain. Je n'aurais même pas essayer, de peur que les choses s'empirent. Exactement comme elles viennent de le faire quand Farell me répond froidement de faire moins de bruit avec ma bouche. Comme s'il parlait à une moins que rien. Une merde. Mais ce n'est rien, rien à côté de la main glaciale qui s'abat sur ma nuque et me fait frissonner. Cette fois pas de plaisir, non, de peur. Je ne le reconnais pas et il est, à mes yeux, totalement imprévisible. A tel point que je n'imagine pas ce qu'il pourrait faire. Le comble étant sûrement que je m'estime heureuse qu'il pose son autre main sur ma bouche plutôt que de la voir s'abattre en plein milieu de mon visage comme je l'ai cru quand je l'ai vu s'approcher. Je croise son regard et je fronce les sourcils en essayant de balancer la tête, en vain. Evidemment que non. C'est bien la dernière chose que je souhaite, quoiqu'un doute, léger m'habite quand je vois les yeux qu'il me lance. Et si je préférais milles fois la police finalement? Et il me soumet, me fait mordre la poussière. Je le laisse me balader comme une poupée de chiffon, incapable de faire quoi que ce soit d'autre alors que j'ai envie de le frapper, de le mordre, d'hurler. Je suis une boule de nerfs à peine contenue et lui en veux à en mourir d'agir ainsi. J'étouffe un sanglot contre sa main quand il parle de vérité avant de me laisser respirer, enfin.

J'ai besoin que l'air passe, le plus possible, sinon je vais étouffer. Dans ma haine, dans ma peur et dans mon combat. Mais ce moment dure à peine quelques millième de seconde quand Farell me prévient pour la survie des voisins. C'est de moi-même que je pose une main sur cette bouche finalement. Pour l'empêcher de dire des choses que je pense, pour l'empêcher de n'en faire qu'à sa tête et pour éviter que je ne pleure. Je bloque tout, absolument tout. Sauf le regard. Le regard que je lui lance est mauvais. Il est de ce que je ne fais qu'à mon pire ennemi et c'est ce qu'il est pour la première fois de ma vie. Je ferme les yeux en pensant à Eleonora. Pitié, faîtes qu'elle ne soit pas chez elle. Ma prière est silencieuse et heureusement, le ciel n'est pas sourd, en général. Et la moquerie est loin d'être la bienvenue. Elle est accueillie par un "On est deux." glaciale qui n'est là ni pour le faire réagir. Ni meme pour montrer mon entêtement. C'est juste ce que je pense sincèrement. Que toutes ses années, Farell n'a été qu'un maître comédien avec moi et que ce soir, j'ai droit à son vrai visage. Je suis à deux doigts de craquer, à un même. De le supplier, de lui demander d'arrêter. De lui avouer qu'il me fait peur. Qu'il me fait mal mais rien ne vient. Je crains même surtout pour les voisins.

Malheureusement, Eleonora est bien là et je suis incapable. Incapable de lui sourire quand Farell tire sur ma main pour m'amener vers la voiture. Mon geste de la main est censé la rassurer. Je l'espère. J'y crois et je suis même soulagée quand je vois que ça marche et qu'elle ne me suit pas. J'allais m'asseoir, bien-sûr que je n'allais pas prendre le risque que mon amie pense que je ne veux pas suivre Farell et se mette en danger. Même si j'aurais réellement dû sourire pour ça mais Farell et son contrôle étouffant me dépasse en appuyant sur mon épaule. Mes fesses rencontrent le siège agréable de sa voiture que j'ai toujours aimé. Que j'aimais. Le souvenir marquant m'enlève toute envie d'y penser encore, à cet amour. Je me mords la lèvre inférieure quand il s'approche de moi pour me demander de ne pas sortir de la voiture. Je suis caractérielle mais pas complètement folle. Je tiens à la vie de mon amie. La porte claque, je manque un battement de coeur et je sursaute. Je préfère ne rien dire. Non, je ne dois absolument rien dire ou je risque d'hurler à Farell que je le déteste. Et ce ne serait pas vrai, n'est-ce pas? Et je le regretterais amèrement. Mais à ce moment précis, je ne pense pas aux regrets. Je ramène mes jambes contre moi quand la voiture démarre et que je l'entends me parler de sa logique sans queue ni tête. Je resserre mes bras autour de mes jambes en me laissant aller contre le siège de la voiture et je jette un coup d'oeil vers lui. J'observe ses mains et je penche légèrement la tête, pensant que je ne m'en remettrais jamais. Jamais. Que je ne lui pardonnerais jamais. Que je lui ferais payer. Je tourne la tête vers la fenêtre de mon côté et je me terre dans le silence. S'il pense avoir réussi à me soumettre, il se trompe mais il a réussi à me faire peur. Pour ce soir au moins et je n'imagine pas jusqu'à quand. J'ai peur de parler. La tête sur les genoux, j'observe avant de fermer les yeux et d'attendre. Arrivés devant la maison, j'ouvre la porte, sors de la voiture et attends en croisant les bras sur ma poitrine. Je n'ai rien pour rentrer dans ma propre maison et je m'en moque car, dans ma tête, les dès sont jetés. Cette maison n'est plus la mienne. Quand Farell arrive à ma hauteur, je lui dis juste, pour qu'il soit au courant et qu'il ne s'imagine pas me faire entrer comme il m'a fait sortir.  Je marche bordel. "Je te déconseille de poser encore la main sur moi Farell... Je te le déconseille fortement!" Parce que cette fois, je mordrais. De toutes mes forces. La peur ne m'arrête pas. Elle ne m'handicape pas. J'ai toujours pensé qu'il fallait que je sois à terre pour ne pas me relever et cette fois là ne fera pas exception. J'oublie juste de prendre conscience que, sans me l'avouer, lorsque je serais seule. Lorsqu'il ne me regardera plus, je serais par terre, avec peu de chance de me relever. "Et je prends la chambre d'amis!" Ce n'était pas une question. "Je ne veux pas te voir. Je ne veux pas que tu m'approches. Du tout." Et les mots sortent difficilement parce que je ne les pense qu'à moitié. Parce que c'est uniquement à cause de ce soir et que je ne vois que ça en ce moment, pourtant je rajoute dans un souffle, les yeux sur le sol. "Plus jamais."



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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mar 15 Mai - 13:38 )




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Farell & Leïla

Sur le trajet, ils ne décrochèrent plus aucun mot, ni l’un, ni l’autre. Son pied forçait facilement l’accélérateur au départ, mais la tension de Farell sembla redescendre un peu durant la route, ce qui était certainement dû à la présence de Leïla à côté de lui. Les choses avaient toujours plus de sens, quand elle était là. Depuis que sa femme était partie, Farell semblait avoir perdu des repères, bien que rien ne l’empêcherait de garder la face devant sa famille. Et peut-être qu'il s'en voulait plus à lui-même, de l'aimer trop, qu'il n'en voulait à Leïla de ne pas l'aimer assez. Peu certain de rentrer la voiture dans le garage sans péter un rétro vu son humeur, il préféra s’arrêter devant chez eux. En coupant le moteur, Farell tourna la tête vers Leïla et son cœur se serra en la voyant recroquevillée sur elle-même. C’était une honte pour lui, que sa femme ne soit pas rassurée par sa présence, qu’il ne lui offre pas un sentiment de sécurité, même si elle ne voulait plus de lui comme mari, même si elle considérait que ce n’était plus son devoir. Farell avait échoué, une fois plus parmi des centaines.

« Je te déconseille de poser encore la main sur moi Farell... Je te le déconseille fortement! » Farell entendit qu’elle comptait rester docile et ne fit aucun mouvement. Il ne supportait pas de voir cette lueur de peur dans ses yeux, cette peur de lui, l’homme s’efforça de l’ignorer pour ne se concentrer que sur celle de colère. Il l’observa un court moment avant de reprendre les mots qu'elle avait utilisés elle-même, bien loin de son ton révolté cela dit, et qui ne reflétait qu’une profonde lassitude: « Sinon quoi ? » Il n'était même pas certain lui-même qu'il s'agisse d'une provocation. Farell se demandait ce qu’elle était prête à faire, jusqu’où elle pourrait aller afin de lui échapper. Courir et demander asile ailleurs, vraiment appeler la police ? Farell n’en avait cure, d’être arrêté. Il préférait d’ailleurs être séparé d’elle pour cette véritable excuse, plutôt que toutes celles invalides qu’elle avait osé lui sortir et qui n’en étaient pas à ses yeux. Acceptant de ne pas la toucher, il fit un signe de tête vers chez eux pour l’inciter à passer la première. « Et je prends la chambre d'amis! Je ne veux pas te voir. Je ne veux pas que tu m'approches. Du tout. » Marchant à côté d’elle, Farell l’observa du coin de l’œil tandis qu’elle lâchait ses derniers mots à peine assumés dans un murmure. Plus jamais, mh? Farell n’ayant pas verrouillé la porte en partant (c’était un peu la dernière chose à laquelle il aurait pensé), il actionna seulement la poignée, poussa le battant et entra en premier. « Tu n’es plus en position de marchander Leïla ». Ce n’est pas parce qu’il commençait à avoir conscience de son excès de violence et de zèle que Farell ne comptait pas l’assumer. Il n’était même pas question qu’elle prenne la chambre d’amis, celle de Nancy, ou du pape. Il se tourna vers elle, inclinant la tête pour chercher son regard. « Ce n'est pas une discussion. Tu vas dormir dans notre chambre, dans notre lit, c’est là qu’est ta place… vais-je devoir t’y étendre moi-même ? » interrogea t-il en haussant un peu les sourcils, comme s’il allait prendre en considération sa réponse. Évidemment non.

Il détourna un instant le regard et jeta négligemment ses clés de voiture sur la commode de l'entrée. Pas à un seul moment, il n’alluma la lumière. Farell préférait se contenter du clair de lune offert par les grandes baies vitrées du double séjour. Cela l’arrangeait de ne pas la distinguer clairement, de ne pas voir le regard qu’elle portait sur lui, son mépris, son dégout, sa peur. « Je ne t’ai pas amenée ici pour que tu prennes tes distances. Je ne compte pas poser la main sur toi, si c’est ce qui t’inquiètes » Pourtant, dans le fond, il y avait bien un geste envers elle dont même sa colère et sa rancune le détournait difficilement. Dans le fond, il voulait la prendre dans ses bras, lui demander pardon, lui dire qu’il ne recommencerait pas, qu’il ne lui ferait plus de mal. Hélas il avait trop de rancœur, et pas assez de scrupules.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mar 15 Mai - 17:15 )


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Le regard toujours très sombre, empli de colère que je lui lance ne suffit par à répondre à sa demande. J'en ai bien conscience mais je n'ose pas lui dire tout ce que j'imagine pour le lui faire payer. Par peur, parce qu'il pourrait très bien s'énerver à nouveau et surtout parce que je ne veux pas avoir à regretter des paroles dîtes sous l'impulsion de la colère. Je tourne la tête vers la porte, soulagée de voir que son ton est plus calme et je me félicite presque d'être restée muette dans la voiture au lieu de lui hurler ma haine et ma rancoeur. Presque. Etonnée de le voir ouvrir la porte non vérouillée, j'avance un peu perdue et je m'arrête quand il passe devant moi. L'idée se promène sans cesse dans ma tête juste pour que je comprenne ce que ça peut sous-entendre. La porte était ouverte. Jamais Farell ne laisse la porte ouverte. Prête à me diriger vers la chambre, m'y enfermer et respirer un bon coup, loin de toute cette tension, Farell m'arrête avec un simple regard. Je ne bouge plus en l'entendant parler de ma position puis de "ma place". J'ai du mal à cacher à quel point je déteste quand il me dit ça et je recule légèrement quand il pose sa question. Prête à un nouvel assaut mais ce n'était qu'une question. Pour le moment. J'ai toujours les bras croisés, signe d'une protection et position de défense continue alors je m'incite à les lâcher pour me rendre dans la cuisine et me faire un thé. J'ai entendu ce qu'il m'a dit, très clairement et je ne compte pas bouger d'ici malgré tout. Je sursaute encore en entendant les clés et j'ai envie de lui sauter à la gorge pour m'avoir rendu parano au moins pour le mois à venir. Pour si peu. Je reste cloitrée dans ce silence de mort, les paroles de Farell et la bouilloire étant les seuls sons qui résonne dans la maison. Je ne compte pas poser la main sur toi si c'est ce qui t'inquiètes sons les derniers mots avant le tac de la bouilloire et le son de mon petit rire désabusée. Et même, je dois l'avouer, nerveux. Je vide doucement l'eau avant de ramener la tasse contre mes mains.

"Pourquoi alors? Pourquoi tu m'as amené ici? Pour que je dorme avec toi Farell? Après ce qui s'est passé, tu penses que je pourrais?" Je me retourne pour le regarder, heureuse qu'il ne me glace pas de son regard. Mon ton est froid et monte crescendo. Mon coeur, vide.  "Ne te fais pas plus idiot que tu ne l'as déjà été. Tu parles d'une position. Une position de marchander, c'est bien ça? Mais marchander quoi Farell? Mon droit de choisir? De vivre comme je l'entends? Ce n'est pas à toi de décider si je peux marchander ou pas et ce n'était sûrement pas ton rôle de m'obliger à revenir. Si tu pensais obtenir quoi que ce soit de moi de cette manière... Je déteste ce que tu nous a fait, ce que tu m'as fait, je te..." Je me retourne, la tasse se cogne contre la magnifique table de travail en céramique que j'aime tant et de l'eau en vole alors que je ferme les yeux en retirant vivement mes mains. J'ouvre l'eau froide pour les mettre en dessous et reprendre, plus calmement pour éviter d'hurler, alors que je meurs d'envie d'hurler. "... Je ne veux rien dire que je pourrais regretter demain. Tu me refuses la chambre d'amis, parfait. C'est la tienne de toute façon. Je resterais ici. Laisse moi juste respirer Farell. Il faut que tu me laisses respirer!" Dis-je un peu plus fort, en insistant la dernière fois. Ou je risque de frôler la crise de folie, doublée d'une crise existentielle, même si ça signifie encore lui faire perdre tout contrôle de lui-même. Je prends appui contre l'évier après avoir refermé l'eau et je ne me retourne plus, cette fois, le ton de ma voix n'est qu'un souffle dans la nuit, un murmure à son encontre. "Je n'irais nulle part. Mission accomplie commandant, j'ai peur de toi. J'espère que ça te fait plaisir." Une main se pose sur mon visage, sur mes yeux que je garde volontairement fermés alors que je soupire. "Va dormir Farell. Je n'irais nulle part."

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mar 15 Mai - 21:41 )




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Farell & Leïla

« Pourquoi alors? Pourquoi tu m'as amené ici? Pour que je dorme avec toi Farell? Après ce qui s'est passé, tu penses que je pourrais? » Très précisément, oui. « Ce n’est pas comme si tu avais le choix » Et ça la rendait folle, sa tendre et odieuse épouse, de se faire priver de choix, surtout à une période de sa vie où elle ne demandait qu’à se libérer de lui. C’était pourtant de bonne guerre, elle l’avait bien rendu fou en premier. A s’agiter en rejetant la faute de tout ce qu'il se passait ce soir sur lui, un sourd, sa femme se brûla avec son thé. Elle aurait dû interpréter cela comme un signe du ciel qu’elle se taise, en conseil d’ami, mais elle ne saisit pas cette opportunité de garder le silence. Tandis qu’elle se rinçait les mains à l’eau froide, Farell se plaça à côté de Leïla, les mains appuyées sur le plan de travail. Il tourna la tête vers elle en silence au départ, tandis qu’elle lui réclamait de pouvoir respirer. Belle ironie, ça faisait combien de temps qu’elle l’avait quitté et qu’elle respirait, qu’il l’avait laissé faire parce qu’il avait trop d’indulgence encore ? Ça lui donna l’envie de rire et pourtant il ne le fit pas. Il se contenta de l’observer. Peut-être que son âme riait aux larmes, lui se sentait plutôt vide à l’instant. Leïla arrêta l’eau et s’appuya sur l’évier en s’obstinant à ne pas le regarder malgré sa proximité, la tête basse. Mais si son amour avait réellement peur de lui comme elle le prétendait, elle aurait obéi, or elle s’entêtait encore. Farell laissa planer un silence tout en la contemplant, hochant même la tête comme pour marquer une acceptation. Un leurre. C’était un hochement de tête indiquant simplement qu’il avait bien entendu. Dommage pour elle, ce n’est pas parce qu’il l’avait entendue qu’il comptait lui obéir. « Je crois que tu n’as pas saisi… », commenta t-il posément, presque doucereusement. Un autre silence. Puis la tasse s’écrasa contre le mur, éjectée d’un revers de main parti comme un coup de feu. Farell n’était même pas certain d’éprouver de la colère à ce moment, peut-être seulement un besoin de se faire justice. Il avait des torts, mais pas contre elle à en mériter son rejet, du moins l’estimait-il, pourvu de son absence complète d’objectivité. Ils s’étaient dit à la vie à la mort, elle n’avait peut-être aucune parole mais lui avait encore la sienne.

« Ce n’est pas une discussion. », rappela t-il, il n’y aurait pas d’échappatoire, de compromis. Farell saisit le bras de son amour et la tira sans ménagement vers les escaliers. Il aurait été plus simple de la porter, mais ce serait trop d’honneur. Il voulait la trainer comme elle trainait son cœur dans la merde, alors c’est ce qu’il fit, sèchement, sans lui laisser un moment de répit. Dans leur chambre dont il poussa brusquement la porte, Farell lui attrapa les bras et la souleva pour lui écraser le dos contre le lit. Il bloqua ses poignets sur le matelas avec fermeté, posant le genou près d’elle tout en la surplombant. Finalement, il avait bien fallu que Farell l’y étende de lui-même. Pff, il aurait dû le voir venir, elle n’était pas si imprévisible que ça, sa tête de mule d’épouse. « Ça fait des semaines que tu respires » fit-il froidement remarquer. Des semaines où il avait redouté qu’elle s’habitue à la distance, à ne plus l’avoir dans sa vie. « Qu’est-ce que je t’ai fait, Leïla ? Qu’est-ce que je nous ai fait ? Et qu’est-ce qu’il reste de nous ? Tu m’as abandonné. Je me moque des raisons, de ce que tu penses, de ce que tu veux. Ne t’attends pas à de la compréhension, ou à la moindre considération » Sa prise se resserra sur ses poignets à lui faire mal. On disait que la violence ne résolvait rien, mais ce soir, elle lui donnerait gain de cause. Leïla passerait la nuit avec lui, quitte à garder les yeux ouverts, et n’en point dormir, et à le maudire. Sa décision était prise, elle ploierait. « Tu sors d’ici, je te ramène par la tignasse » énonça t-il à demi-mots. Il n’y avait même pas d’animosité dans son regard, seulement de l’avertissement. Farell l’avait prévenue : il n’y aurait pas de discussion. Il appuya le front contre le sien, fermant un court instant les yeux. « Tu as raison là-dessus, tu n’iras nulle part, Leïla… Ne me hais pas. » Libérant ses poignet, Farell se redressa et s’assit à côté d’elle. Il retira ses chaussures l’une après l’autre, les dents serrés. Sa femme n’aurait même pas à faire de même, il l’avait trainée hors de chez elle sans lui laisser le temps d’en enfiler.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mar 15 Mai - 22:40 )


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Ne pas avoir le choix. Ne pas être libre de choisir, est-ce que c'était réellement le pire? J'étais à mille lieux d'imaginer que non. Sûrement parce que j'avais toujours cette confiance aveugle et naïve envers Farell. Une confiance, non pas envers ses paroles. Les mensonges m'en avaient dissuadé dernièrement. Mais une confiance sur ses actes malgré tout, malgré ce soir. J'avais tort. Bien qu'il enlève toutes possibilités de choix en un seul mot, il n'en reste pas là. Un cri s'échappe alors de mes lèvres en entendant la tasse s'écraser contre le mur avant de le regarder, de le cherher parmi toute cette boule de colère. Même une once de lui mais je ne vois rien. Soit aveuglée par mon entêtement et ma propre colère, soit parce qu'il n'en reste rien ce soir. Le rappel sur l'avis que je devrais taire, sur le fait que ce n'était pas une discussion est glaçant. Terrifiant.  Je recule instinctivement encore, parce que je m'attends au pire et je ne me débats pas quand il me traîne pas le bras. Certaine qu'il me lâchera ainsi mais je me trompe parce que je m'entends murmurer un "Farell, non..." Quand il m'agrippe sur le lit. Non ne recommence pas ai-je envie de lui dire mais les mots restent bloqués au fond de ma gorge jusqu'à ce que je l'entende. Froid. D'ailleurs, glacé, mon sang l'est quand je l'écoute jusqu'au bout. Qu'est-ce qui me fait le plus mal? Le fait de savoir qu'il se demande ce qu'il reste de nous ou le fait qu'il clame que je l'ai abandonné, ne mentant qu'à moitié. Les deux premières questions, je les oublie. J'en fais de la bouillie. Je pourrais y répondre aisément. Je l'ai fait plus d'une fois depuis le début mais comment oser après un tel aveu. Plus de considération. Plus de compréhension.

« Tu sors d’ici, je te ramène par la tignasse ». Classe. J'aime mes cheveux et je ne suis pas réellement emballée par le fait qu'il s'en serve comme laisse pour la deuxième fois de la soirée. Au contraire de lui, je garde les yeux bien ouverts lorsqu'il se rapproche pour me donner raison sur un point. Evidemment, pas celui que je préfère. Je détaille chaque parcelles de son visage le temps de ses petites secondes, essayant d'y trouver l'erreur. Après cette discussion pourtant, j'ai l'impression qu'à ses yeux, l'erreur c'est de ne pas m'avoir renvoyé à la figure le coup du miroir de notre discussion, il y a peu. L'erreur, c'est moi. A ce constat, je murmure simplement un "Tu me fais mal..." en essayant de mouvoir mes poignets et je pousse un soupir de soulagement quand il me libère enfin. Et au delà de tout ce que je prends comme de la haine profonde envers ma personne. Au delà de tout ce capharnaüm. Il faut qu'il me lance cette phrase. En apparence, dénuée de tous sentiments mais qui n'a rien à faire là. Je veux me persuader du contraire mais je connais bien Farell et sa dernière phrase fait tâche. Je ne me rappelle pas à quelle vitesse je me suis redressée en me retrouvant accroupie, face à lui ni même comment mon petit poing, minuscule poing a pu s'abattre sur le torse de Farell. Endroit bien évidemment peu stratégique pour le faire souffrir mon homme. Un poing puis deux. "Ne me hais pas!" Je suis peut-être devenue réellement hystérique finalement. "Ne me hais pas?!?" Idiot de mari qui n'a pas le droit de me demander une chose pareille dans une situation pareille. Je ne compte pas combien de fois je frappe, ni même ne prends réellement conscience que si quelqu'un va avoir mal à la fin, ce sera moi. "Crapule! Imbécile! Brute épaisse! Dictateur! Fasciste!" Non, plus d'insultes hors de ma classe ne sortiront de ma bouche parce que Farell me fait perdre la tête. Les poings s'arrêtent et je les laisse sur lui en le poussant un peu, mes yeux dans les siens. Il ne bouge pas évidemment, je suis ridicule. "Comme ça m'aurait facilité la vie..." Et mes poings glissent, rencontrant le matelas, se détendant alors que je baisse les yeux. "Toi. Tu me détestes?" Parce qu'au fond, c'est ce que je pense. Sinon, pourquoi me traiter ainsi? Et il pensera qu'il m'avait prévenu mais pour ma défense, je n'en croyais pas un mot. L'erreur est humaine et j'y ai droit, comme tout le monde. Le pire, c'est que je ne suis même plus sûre d'avoir droit à une question à l'heure qu'il est.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mer 16 Mai - 13:15 )




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Farell & Leïla

Alors qu’il retirait un bouton de sa chemise tout en virant sa deuxième godasse du pied, Farell releva le visage en un mouvement de recul car le poing de Leïla s’abattit sur lui – encore que c’était un grand mot. Il pinça les lèvres d’agacement qu’elle s’agite. Cependant, soit elle manquait de force, soit elle manquait de vice, en tout cas, ce n’était pas de cette façon qu’elle lui ferait mal. Leïla répéta ses mots à peine murmurés qui lui avaient échappé, qu’il avait espéré qu’elle intériorise mais ne relève pas, car ils étaient l’expression d’une crainte à peine assumée. Oui, elle avait le droit de le haïr après la façon dont il l’avait traitée, violentée, mais il n’avait pu s’empêcher de réclamer que ça n’arrive pas, qu’elle garde un peu d’amour, juste assez pour un jour le pardonner. Farell avait l'audace de l'espérer. « Ça suffit, Leïla » pesta t-il. Apparemment non, ça ne suffisait pas, elle lui colla des synonymes de Hitler que sa famille lui avait déjà attribué avant elle, et avec plus de suite dans les idées que ça. Autant dire qu’il ne se vexa pas. Farell saisit ses poings et les bloqua contre son torse. Il attendit patiemment qu’elle se calme, affrontant son regard d’un air neutre, imperturbable, et relâcha ses poignets sitôt qu’elle relâcha la pression. Les mains de son amour s’échappèrent. Il entendit l’expression d’une approbation et d’un regret, qu’elle ne le haïssait pas, même si cela aurait été plus simple, cela apaisait un peu son cœur meurtri. Farell ignorait si c’était volontaire de sa part, de le rassurer, ou si c’était arrivé malgré elle. Pourquoi aurait-elle à cet instant quelconque égard ? « Toi. Tu me détestes? » dit-elle sans même le regarder. Farell secoua légèrement la tête d’exaspération. Avait-elle sincèrement la bêtise de croire qu’il s’accrochait désespérément à ce mariage s’il ne l’aimait pas ? Qu’il l’obligerait à passer la nuit avec lui juste par châtiment, quitte à se châtier lui-même par la même occasion ? Même l’empereur des cons ne s’encombrerait pas de la présence d’une indésirée, aussi belle fut-elle. Pour quelqu’un qui remettait facilement en question l’intelligence de son mari, Leïla devait pourtant avoir un défaut de fabrication dans ses capacités de réflexion. Farell l’avait prévenue de n’attendre aucune considération, et pourtant malgré lui, ses doigts effleurèrent sa joue. « Tu n’es pas vraiment une lumière non plus, parfois… », soupira t-il, avant d’abaisser la main. Et dans cette moquerie, il n’avait su refréner le brin de tendresse dans sa voix, discrète, mais bien là. Ça le fit chier qu’elle puisse l’adoucir aussi aisément, il s’en serait brûlé des morceaux d’âme de regret.

Et comme à chaque fois qu’il se montrait injuste et impitoyable, Farell agit comme si tout était normal, banal. D’une certaine façon, pour lui, ça l’était. Les Wilde avaient enduré bien pire de lui. Il continua de déboutonner sa chemise et fit un signe du menton vers leur salle de bains. « Va laver ça, tu es sale » dit-il en poussant doucement le mollet de Leïla de son genou. Son amour avait été trainée pieds nus dans son immeuble, puis dans la rue, elle n’allait pas les foutre dans leur lit, dégueulasses comme ça. Oui, il avait ce culot d’exiger non seulement qu’elle dorme auprès de lui, mais aussi qu’elle nettoie avant la crasse qu’il avait lui-même provoquée. Et alors ? Farell espérait qu’elle soit plus docile cette fois, ça commençait à être ennuyeux de lui montrer le chemin à chaque fois. « Allez » Farell se leva. Il posa la chemise sur la chaise de bureau, puis enfila un maillot de corps. En l’occurrence, la salle de bains, c’était aussi son chemin, elle n'y échapperait donc pas. « Il doit y avoir des lames de rasoir qui trainent encore, ça te laisse un moyen de fuite. Ne rate pas la jugulaire, amour » dit-il cyniquement, en y allumant la lumière. Alors qu’il lui adressait un petit sourire qui se voulait narquois, mais qui ne respirait rien de plus que l’amertume, ses yeux interceptèrent les marques violacées sur les poignets de son amour. Les marques qu’ils lui avaient faites et qui lui rappelleraient le mal qu'il avait fait à sa femme, tout le temps, jusqu’à ce qu’elles s’effacent d’elles-même. L’homme détourna le regard de honte. Il était allé beaucoup trop loin. Pour sa défense, Farell avait bien plus que des bleus, au cœur.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mer 16 Mai - 14:26 )


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Selon lui, ça suffisait, c’était peut-être trop à ses yeux ? Peut-être que le geste l’exaspérait. Que devrais-je dire des siens ? A quel moment m’avait-il donné la possibilité de dire stop. D’avoir un message d’alerte lorsqu’il avait dépassé les bornes. Je n’avais pas eu droit à ça, j’avais subi bien pire pourtant, ce ne serait rien du tout face à un Farell qui pourrait m’annoncer de but en blanc qu’il me hait. Les blessures physiques ne seraient qu’une infime poussière à côté, ce qui était idiot à penser quand on est actuellement la femme qui demande le divorce. Ce que je suis clairement. Le soulagement est immense. Je ne pensais pas qu’il le serait autant jusqu’à ce que Farell me reproche de ne pas être une lumière. Je plaide coupable, pas dans ces moment-là, pas face à lui. Je penche légèrement la tête essayant de garder ses doigts contre ma peau mais le contact se fait léger et rapide. Peu m’importe. Il ne me déteste pas et il aurait pu le dire sous n’importe quelle forme. Je m’éclaircis la vois quand sa main s’éloigne et je réponds, avec le peu d’humour qu’il me reste pour la soirée. « Ça arrive même aux meilleurs, tu sais. » Je ne vais plus lui faire la guerre ce soir, elle est perdue d’avance. La chambre est ma prison dorée, Farell, le bourreau. Une chance pour moi que ce soit une véritable suite parentale de luxe parce que j’ai besoin d’un bain, chaud, bouillant, de ma crème de nuit, de mon pyjama en soie parce que celui en polyester me grattait. J’espère juste que j’y ai droit et je m’apprête même à le demander.

J’arque un sourcil en entendant Farell me lâcher que je suis sale. Il se moque de moi ? Je ne le dois qu’à lui et ce n’est rien à côté des marques intérieures. Qu'importe, l'envie de ce bain prend le dessus sur tout, absolument tout. « Avec plaisir. » Je lui lâche donc non sans un regard en coin. Je recule quand il me pousse avant de sauter du lit. Hourra. Je m’arrête net en le voyant retirer sa chemise et je bloque un moment avant de m'inciter à détourner les yeux et de foncer tête baissée dans mon dressing. Lorgner sur Farell est une très mauvaise idée. Je sais combien je suis attirée par lui et ça, c’est viscéral. Même après toutes les sottises et toute la colère envoyée dans toute sa splendeur ses dernières semaines, c’est bien plus fort que moi. Avec un soupir de soulagement, j’attrape mon pyjama short en soie et je le ramène sur mon visage. Bonheur absolu. Je regarde mes crèmes hors de prix, je pique celle du soir en la respirant au passage. Une année de salaire ne suffirait pas à me refaire une garde-robe de cette trempe et ça me fait grimacer d’imaginer que je veux tout laisser à Farell avec facilité. Juste pour être tranquille. Je retourne vers la salle de bain avant de me rendre compte qu’il y va aussi et j’y entre plus doucement que prévu cette fois. J’essaie d’agir comme si ça ne me gênait pas alors que si, atrocement. Le plus dur, c’est sûrement de ne pas pouvoir passer à côté de lui en le touchant, en recherchant ses bras. De l’avoir dans ma salle de bain, sans rire avec lui. Non, sa salle de bain, j’ai à peine le temps d’y penser qu’il me propose la lame de rasoir comme échappatoire et m’arrache ce sourire finalement, faisant fi de son ton amer. « La tienne ou la mienne ? Si c’est de toi qu’on parle, ne me tente pas. » Comme si je pourrais lui faire le moindre mal de manière volontaire. Surtout juste après avoir entendu que je lui en ai fait, malgré tout. Malgré moi. Boule moussante, eau chaude dans ma baignoire, habitudes bien implantées m’occupent alors, m’évitant de regarder ce que mon mari fait en attendant. Mais le jet n’est pas rapide et je dois bien m’arrêter à un moment et patienter alors je m’assieds au bord de la baignoire en y glissant une main, tâtant la température et demandant doucement, sans m’énerver. « Tu… Tu vas me suivre partout maintenant ? Je dois aller bosser demain. Tu le sais ça. Tu dois bosser toi aussi Farell. » Je remarque alors la marque sur mon poignet et je vérifie l’autre. Bien, peut-être pas demain mais le jour d’après, avec des manches longues. Je laisse glisser mes vêtements sur le sol, remontant mes cheveux dans un chignon imparfait et je ferme les yeux en glissant mon corps entier sous l’eau, jusqu’au cou. Je ferme l’eau, les yeux et je me détends, ressentant enfin chaque endroits douloureux, tendus et mon cœur, que j’entends presque. Tout ça ne vient que d’une personne. Farell. Beau à damner une sainte. J’ouvre un œil pour confirmer mes dires et je croise son regard. Je lui fais un petit sourire. « Toi aussi, tu es sale ? » Sous-entendant qu’il m’attend peut-être et que manque de peau pour lui, ça risque de durer une plombe, parce que ce bain, j’en ai affreusement besoin.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mer 16 Mai - 19:36 )




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Farell & Leïla

« La tienne ou la mienne ? Si c’est de toi qu’on parle, ne me tente pas » « C’est bien de la mienne dont il est question » rétorqua t-il naturellement - il ne craignait pas grand chose. Toutefois, en attentant à sa propre vie, Leïla ferait d’une pierre deux coups. Déjà qu’il crevait lentement mais sûrement alors qu’elle habitait à quelques kilomètres à peine, dans la même ville, il ne ferait pas long feu si elle n’était plus de ce monde. Mais on n'allait pas se la faire à la Roméo et Juliette : le Montaigu avait buté son cousin qu'elle n'avait pas pour autant demandé le divorce, elle. Ils étaient d'un niveau supérieur. Se désintéressant de Leïla au départ, il saisit sa brosse à dent électrique et y mit du dentifrice. Leïla fit couler l’eau de son côté. Il y avait comme un semblant de normalité dans l’air, pour lui tout du moins, à ceci près que même propre comme un sous-neuf,  il aurait pris ce bain avec elle. Puis, la voix de Leïla couvrit celle de l’eau. « Tu… Tu vas me suivre partout maintenant ? » Farell cracha le surplus de dentifrice et lui jeta un regard sceptique, jusqu’à ce qu’il se rende compte que non, elle n’était pas spécifiquement en train de lui reprocher de se brosser les dents en sa présence. Elle parlait de l’après, comme une façon de dire qu’elle ne pouvait pas rester prisonnière éternellement, qu’elle avait des échappatoires. « Je dois aller bosser demain. Tu le sais ça » « Et ? » Si ça lui chantait, grand bien lui fasse, quoiqu’il préfèrerait qu’elle prenne sa journée, ou au moins sa matinée. T’as pas idée d’aller bosser un samedi après t’être faite trainer comme une serpillère sur près d’un kilomètre par ton mari. « Tu dois bosser toi aussi Farell. » Une once d’amusement traversa ses traits. « Tu connais la vérité, alors oublie ce que tu sais de mes horaires », répondit-il avec indifférence. Effectivement, ce faussaire ne passait pas cinquante heures par semaine à travailler exclusivement pour Ford. Qu’à cela ne tienne, il était un cadre dévoué. « Et non, je n’ai pas l’intention de te suivre » Implicitement : puisque je sais que tu vas revenir. Et plus implicitement encore, une menace baignait là-dessous. Alors qu’il comptait également se raser après s'être rincé, puisqu’il n’aimait pas s’en charger le matin, sa main ne trouva pas les fameuses lames. Le bruit de froissement de vêtements l’avait un peu détourné de son objectif, pour ainsi dire. Il tourna la tête vers elle.

Son regard glissa lentement sur son corps, ce corps si désirable qu’il avait l’impression de ne pas avoir contemplé, de ne pas avoir touché depuis une éternité. Se mordillant la lèvre inférieure sans la lâcher des yeux, Farell oublia ce qu’il venait de faire, ce qu’il était supposé faire ensuite. Il se fit atrocement violence pour ne pas arrêter Leïla et l'entraîner à nouveau dans la chambre pour s’ajouter une erreur de plus à sa longue liste. Cette envie d’elle le déchirait en deux, du sternum jusqu’au bas ventre. Et son corps s’échappa de sa vue, se glissant dans la baignoire. Son mari n’en resta pas moins figé, à la contempler. Des idées de luxure gravitaient dans sa tête, mais aussi ses mots contradictoires, qu’il ne poserait pas la main sur elle. Farell les pensait quand il les avait dit, dans la colère, dans la rancune et le mépris… Leïla croisa son regard, c’était un flagrant délit, il ne détourna pas les yeux, et elle ne le rata pas : « Tu es sale toi aussi ? » lors même qu’elle savait qu’il était du matin pour ça. Il esquissa un sourire vaguement amusé, reconnaissant qu’elle avait touché une corde sensible en épinglant sa contemplation. Hors de question qu’elle ne se prenne pas les pieds dans son jeu cependant. Farell s’approcha et s’agenouilla proche de la baignoire. Croisant les bras sur le rebord, il posa le menton dessus, le visage tourné vers le sien : « Tu es consciente que cela ressemble à une invitation ? » demanda t-il avec un léger haussement de sourcils. Il ne s’invita pas pour autant, conscient qu’elle avait sa dose de lui pour ce soir. Il baissa le regard, suivant la trajectoire de sa main qui plongeait dans l’eau pour trouver la sienne. Nouant leurs  doigts entre eux, Farell la porta à ses lèvres et déposa un long baiser sur la marque qu’il lui avait infligée, trahissant malgré lui les regrets qu’il s’était interdit d’avoir. Comme il aurait préféré être odieux, détestable, jusqu’à avoir le sentiment de lui avoir rendu la monnaie de sa pièce... Pourtant elle était là, chez elle, enfin, se prélassant dans son bain comme autrefois. Alors il ne pouvait s’y résoudre. Farell espérait sans doute une gifle ou un geste de dégoût pour lui rappeler la distance qu’il lui devait.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Mer 16 Mai - 20:27 )


You make me sick because I adore you so.
Comme si je pourrais réellement l'atteindre à la gorge avant qu'il ne m'ait broyé tous les doigts. Comme si j'avais une seule chance de réussir mon coup. Peut-être en passant derrière, peut-être en le prenant par surprise mais sûrement pas de face. Mais des images de Farell blessé me parviennent en y pensant et je détourne les yeux de son beau visage pour éviter d'imaginer les pire scènes. Je ne le blesserais jamais. Mais je sais aussi maintenant que je ne suis pas la seule à éprouver de la rancune envers sa personne et que si, moi, je suis bienveillante parce que je l'aime, ce n'est pas le cas de tout le monde. Je balance la tête en chassant ses idées oppressantes. "Hm, oublie ça va. Ta jugulaire est très bien intacte." N'en parlons plus. Plus de jugulaire en sang, plus de Farell blessé, je ne veux même pas l'imaginer. Faire promettre à Seth de m'en parler s'il lui arrivait quelque chose était déjà assez éprouvant. Y rajouter ses scènes sanguinolentes ne m'aide pas. Je suis surprise et je lève la tête quand il me lâche un "Et?" plein d'indifférence. Avec l'évidence qui me saute en plein visage. Il ne m'empêche pas d'aller bosser parce qu'il sait que je ne prendrais pas la peine de fuir à nouveau, ni dans mon appartement, ni chez quelqu'un que je mettrais en danger. Je fronce les sourcils dérangée par cette idée et ça ne s'arrange pas quand il me rappelle les mensonges sur ses horaires interminables. Je lâche un rire cynique, court. "Ha oui... Alors tu n'as jamais bossé les Samedis?" Je vais finalement l'utiliser cette lame quand je pense aux heures qu'il y passait. "Tu... Tu n'y passais pas tous tes Samedis quand même?" Les doutes qui reviennent me collent à la peau et même si je sais que c'est une mauvaise idée, je n'y peux rien. Et quand il me répond qu'il ne me suivra pas, je sais qu'il dit la vérité et j'ai déjà compris pourquoi.

Je l'observe s'approcher alors qu'il a laissé tomber sa brosse à dent depuis un moment et je ne peux que me nourrir de ce regard qui m'a manqué. Celui qui n'a rien à voir avec la rage, la destruction ou l'autorité et j'ouvre grand les yeux quand il me signale que ma question sonne comme une invitation. Je rougis mais je suis certaine que c'est dû à l'eau bouillante. "Non. Enfin oui maintenant que tu le dis mais..." Je me pince les lèvres et alors que je m'apprête à continuer, quelque chose comme mais ce n'était pas ça ou mais pas question que tu le fasses, je me perds dans mes pensées, dans cette contemplation. Je le bouffe du regard, déjà depuis un moment, bien malgré moi et c'est tout naturellement que finalement, je cherche des yeux ce sur quoi sont posés les siens. J'entends mon coeur s'accélérer et j'ouvre mes doigts instinctivement quand ils trouvent ceux de Farell. Ils s'accrochent même, ses traîtres de doigts. Il approche alors mon poignet de ses lèvres et je pense sincèrement que je vais frôler la crise cardiaque, à coup sûr. Qu'est-ce qu'il me fait? La blessure ne peut pas disparaître sous ses lèvres, sous ce contact qui me fait frissonner alors que l'eau est bouillante et pourtant, c'est l'impression que j'ai. Je me sens aussi idiote que ses femmes qui se font taper dessus par des brutes et qui restent par amour. Je sais que je dois retirer ma main, que c'est la meilleure chose à faire mais j'en suis incapable. Au même titre que je ne peux détacher mon regard de ses lèvres, de son visage. Je reprends alors plus doucement. "... Mais c'est aussi ta baignoire alors tu peux bien faire ce que tu veux. Invitation ou pas."
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Jeu 17 Mai - 12:57 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

« Hm, oublie ça va. Ta jugulaire est très bien intacte. » Vu combien il avait la nausée de lui-même pour de malheureuses marques sur ses bras, il voulait bien comprendre que même par la parole, elle n’osait s’en prendre aussi violemment à lui. « Ha oui... Alors tu n'as jamais bossé les Samedis? » « Ça… même mon DG l’ignore », commenta t-il en guise d’approbation. Farell avait produit beaucoup de ses copies illégales au travail, alors effectivement, il se retrouverait souvent au bureau le samedi sans vraiment y bosser. Ça ne se remarquait pas pour autant sur ses projets toujours rendus en temps et en heure, parce qu’il était trop productif pour le commun des mortels. Enfin, en réalité, il était surtout passionné, autant par son travail légal que par l’autre. Que Leïla n’aille pas lui dire que ses samedis de labeur leur volaient du temps ensemble puisqu’elle aussi, elle travaillait. « Tu... Tu n'y passais pas tous tes Samedis quand même? » Il haussa les épaules. « Non ». Farell aurait pu développer, dire ce qu’il faisait parfois à la place, sauver ponctuellement le cul d’un membre de sa famille, faire du bénévolat ou du retapage à l'orphelinat Wilde dont elle ignorait l'existence, mais par habitude il s’abstint, et se rinça la bouche en clôture de discussion.

Incapable de résister, il l’avait rejoint, agenouillé près de sa Leïla dont les joues avait pris une teinte rosée, peut-être à cause de la chaleur, peut-être à cause de la remarque de son mari. « Non. Enfin oui maintenant que tu le dis mais... » mais c’était le moment de lui dire d’arrêter, de reculer. Leïla ne le fit pas, et sa main trouva la sienne. Les lèvres sur sa peau, Farell releva les yeux vers les siens, comme incertain. Puis, il redressa le visage. « ... Mais c'est aussi ta baignoire alors tu peux bien faire ce que tu veux. Invitation ou pas. » La main toujours dans la sienne, il l’observa un moment comme s’il attendait qu’elle le fasse déchanter d’une seconde à l’autre. Seulement, elle ne plaisantait pas. Son regard neutre s’adoucit et il fit un léger signe négatif de tête, profondément exaspéré d’elle. Où était sa gifle, son rejet, son « dégage » ? Il l’avait menacée, il lui avait fait du mal, il la séquestrait dans leur chambre, elle aurait dû lui interdire de la toucher. Et pourtant elle l’invitait presque, quoiqu'elle en dise, autorisant leur corps à se retrouver... Diable, comme il crevait d’envie de céder à ce non-dit. Mais ce serait profiter d’une situation qu’il lui avait imposée, Farell tomberait encore plus bas qu'il ne l'est déjà à agir comme bon lui semblait. Alors il aurait dû fuir, être celui qui rompt le contact, mais il n’avait pas cette force pour le moment.

Détachant ses doigts des siens, Farell avança lentement les mains vers son visage, très lentement, comme s’il craignait de l’effrayer à nouveau. Il dénoua alors sa chevelure, l’élastique se perdit dans la baignoire et il glissa les doigts dans ses mèches brunes, l’incitant à s’approcher. Il redécouvrit en silence son visage. Son regard s’égara d’abord sur ses lèvres, remonta sur son petit nez, et retrouva ses grands yeux tandis que ses pouces tracèrent le contour ses pommettes hautes de biche. Et il se pencha vers elle. « Idiote… » souffla t-il contre sa bouche, cette insulte remplie de tendresse sonnait comme un Je t’aime. Farell couvrit ses lèvres des siennes et les embrassa doucement, longuement, retrouvant ce contact qui lui avait cruellement manqué et dont il s'enivrait à nouveau. Il se détacha un court instant, seulement le temps d’un soupir, avant de s’en emparer encore et les caresser davantage. Ses doigts couraient sur son cou, sur ses bras, n’osant s’aventurer plus bas. Qu’elle l’arrête, qu’elle le frappe, qu’elle se venge, il était en train d’imploser. Plus il prenait, plus il en redemandait, accro de ses lèvres, d’elle. Il l’avait toujours été, à en péter des plombs quand elle s’éloignait, comme un camé qui n’avait pas sa dose. Il s’était tenu éloigné de toutes les addictions, dans sa vie, mais avait succombé à la pire de toutes, à la plus capricieuse, la seule qui n'avait pas de cure. Et comme une drogue, Leïla était nocive, érodant ses sens, ses émotions, sa raison, elle serait la fin de lui.

Il se détacha de ses lèvres, le front contre le sien, plus de reproche dans les yeux que de reconnaissance, plus d’agonie que de comble. Puis, il saisit le haut de son maillot, prêt à le retirer, à céder à ses pulsions et la rejoindre, car après tout, ce n’était pas seulement la baignoire, mais également la femme à l’intérieur qui lui appartenait. L’hésitation passa, Farell se ravisa. Il lâcha son vêtement et ramena sa paume contre le visage de son amour. « Ce n’est pas l’envie qui manque… » reconnut-il dans un murmure. « ...mais je suis propre ». Cette vérité n’avait aucune valeur en tant qu'excuse, il lui indiquait juste qu’il ne le ferait pas. Cette décision lui retournait les entrailles, mais ce n’est pas grave, elle était là, belle comme toujours, foutrement belle.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Jeu 17 Mai - 17:45 )


You make me sick because I adore you so.
Retenir un toussotement quand il me précise que même son DG l'ignore n'est pas malin. Farell me connaît par coeur et s'il remarque, même un seul instant que je me sens mal en parlant des personnes au courant ou non de ses faits et gestes, il va tout de suite comprendre. Comme pour que ça semble moins suspect, je m'éclaircis la voix et je lâche un "Ah..." Tout bête, tout seul, perdu dans le néant de la culpabilité et je recommence à regarder la mousse parce qu'elle, au moins, elle ne me jugera pas. Je le vois me répondre que non, il ne passait pas tous ses Samedis à être un misérable faussaire et je comprends vite qu'il ne m'en dira pas plus. Il a ses activités et j'ai les miennes. Avant de tomber sur son carnet, ça ne m'avait jamais dérangé, bien au contraire. Je ne rajoute rien. Très loin d'être prête à repartir dans une guerre directe avec Farell ou à le questionner sur des choses qui pourraient ne pas me regarder. A la place, j'ai le plaisir, quand il s'approche de voir ce regard tant recherché tout au long de la soirée et auquel je n'ai droit finalement que lorsque je baisse les bras et que je laisse tomber. Ca devrait m'apprendre une leçon de vie assez simple à comprendre mais je suis bien trop entêtée pour m'y attarder. Bien trop obnubilée aussi et ça, ce n'est pas de ma faute. Je reprends un peu de force en me perdant dans ces yeux-là. C'est ceux que j'aime, ceux qui peuvent me faire croire que je suis la seule et unique chose qui compte dans sa vie et qui me font fondre. Littéralement.

Je suis déçue qu'il finisse par lâcher ma main mais je pense aussi que c'est peut-être une bonne chose finalement. Dès que Farell s'approche avec ce regard et cet amour, je ne suis plus ni objective, ni pleine de bon sens. Je redeviens une boule de sensations et d'émotions. Une boule qui gravite continuellement autour de chaque parcelles de peau de mon mari. Attentive à chaque détails parce qu'il est bien plus expressif que loquace. A ce moment, il me donne d'ailleurs l'impression de s'être attendu à une toute autre réponse. Je fixe alors ma main que je ramène doucement dans le bain et je vois alors les siennes qui se rapprochent si lentement que je finis par croire qu'il n'osera jamais. Mes yeux se ferment automatiquement quand il passe ses doigts dans mes cheveux. Une caresse sublime sous laquelle tout mon corps s'engourdit. Il ne lui faut pas grand chose pour que je meurs d'envie qu'il entre finalement dans ce bain. Pour que j'imagine même le dire à voix haute et alors que je relève des yeux voilés de désir vers lui, je l'entends m'appeler Idiote. Je le sens aussi, contre mes lèvres avant qu'il ne m'embrasse avec toute la délicatesse du monde. Et il aurait pu s'arrêter là, avoir pitié de moi et de la dépendance sans limite que j'ai de lui mais lorsqu'il s'éloigne, ce n'est que pour me donner un bel espoir de répit. Très court. Lorsqu'il m'embrasse à nouveau, c'est pour me torturer. Oui, c'est forcément de la torture, sinon je gémirais pas sous ses lèvres, ni ne me tortillerais légèrement de plaisir sous ses caresses. Je ne finirais pas par m'accrocher à son cou lorsque ses mains frôlent mes bras, comme si j'allais m'effondrer sans cette attache et je n'aurais pas des jambes de coton.

Les frissons se sont multipliés mais c'est là encore sûrement dû au fait que je sois sortie à moitié de mon eau bouillante pour me rapprocher de lui et quand il finit par rompre le baiser, je me sens vide. Je ne le lâche pas immédiatement, je le vois prendre son maillot dans une main et je m'apprête à reculer pour le laisser faire mais il ne le fait pas. Quand il me murmure pourquoi, je ne peux retenir un "Alors viens..." Une prière plus du tout voilée parce que ça y est, il m'a ensorcelé mais il finit par refuser. Je pourrais me mentir et me dire, déprimée que Farell n'a plus envie de moi, que je ne lui fais plus aucun effet. Je pourrais redevenir parano, ce serait à portée de main mais ses baisers, ses caresses, ce regard eux, ne savent pas me mentir. Je mordille ma lèvre inférieure avant de le lâcher et de couler à nouveau dans ce bain, sans réussir à détacher mon regard de Farell. Sauf quand il me touche, quand sa main revient et que je relève la mienne, maintenant cette paume contre ma peau. Compensation ridicule devant les promesses sous-jacentes d'un baiser pareil à celui de Farell. Mais compensation nécessaire. Il me vole à nouveau un sourire quand il précise qu'il est propre et j'ouvre les yeux pour le regarder. Mes yeux se baladent. Marques violacées, Farell plein de douceur. Mon homme dans toutes ses contradictions, des extrêmes déconcertants en un seul homme. Voilà de quoi il est capable. Renoncer à prendre ce qui lui appartient de droit à ses yeux simplement parce que je lui ai intimé plus tôt de ne pas toucher, de peur de ne pas me respecter voire même que je regrette le lendemain. M'aimer au point de respecter même ce que je ne dis pas, à ses dépends. Et d'un autre côté, les marques, les flashs, la piqûre de rappel de mon appartement, de mon ordinateur. "Je vois. Laisse moi finir alors. Arrête de me déconcentrer." Je tourne légèrement la tête, glisse mes lèvres aux creux de la paume de sa main, immense. J'y dépose un doux baiser avant de me reculer et de récupérer mon éponge de bain. Il n'est plus question de me prélasser quand l'eau me rappelle les caresses brûlantes de Farell. A côté, le bain est fade. L'eau est glaciale. Je souffle malgré tout un petit "Merci" mortellement mitigé avant de passer l'éponge lentement, essayant d'oublier sa présence et de lui demander en me tournant vers lui. "Tu peux me prendre la serviette?" Je laisse l'eau de la baignoire commencer à couler avant de me lever, récupérer la serviette dans les mains de Farell et lui sourire à nouveau, gênée à souhait. Dire que ça fait 20 ans que je partage sa salle de bain et ce soir, j'ai l'impression de le faire pour la première fois. "Je dois encore me brosser les dents, m'hydrater, tu peux y aller. Il n'y pas d'issue de secours dans la salle de bain mon..." Je m'arrête, grimace et termine de m'essuyer. "...Farell. Je te rejoins. Promis." J'enfile enfin cette soie précieuse en poussant un soupir de contentement. C'est idiot qu'un tissu puisse me manquer à ce point. Short en soie, débardeur en soie. Une prière silencieuse pour leur existence mais ce n'est pas la seule prière qui me préoccupe. Je prie également pour qu'à mon retour, il dorme profondément. Pour qu'il soit lui aussi, épuisé finalement.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Ven 18 Mai - 20:20 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

Loin de le repousser, Leïla était prête à s’offrir. Il l’avait vu dans son regard, l’entendait dans ses soupirs, le sentait dans son corps tremblant cherchant le sien tandis qu’elle s’accrochait désespérément à son cou. Tout en elle trahissait cette envie de lui, ce manque de lui douloureusement réciproque, il ne demandait qu’à répondre aux désirs de cette femme insensée, et satisfaire les siens, mais il se l’était interdit. Ses baisers étaient déjà un manquement à sa parole, qu’elle lui pardonnait cependant, à n’en pas douter. La mort dans l’âme, il dut éteindre ce brasier. « Je vois. Laisse moi finir alors. Arrête de me déconcentrer » Elle déposa un baiser dans sa paume et il la retira. « Quoi, tu es pressée ? » rétorqua t-il avec un léger sourire amusé, tout en lui faisant gicler de l’eau au visage du bout des doigts d’un geste furtif. C’est qu’elle n’en avait pas l’air, en rentrant là-dedans. Farell y avait vu d’ailleurs un moyen de repousser au mieux le moment de dormir. Il se redressa néanmoins et la laissa tranquille, puisque son cerveau venait de lui rappeler ce qu’il était censé faire, avant que le corps nu de sa femme ne lui ruine toute forme de discernement. « Merci » il se figea un instant, un peu perplexe d’être remercié pour…quoi ? Laissant passer sans relever, Farell ne s’aventura pas à la regarder de nouveau, afin de ne pas se faire plus de mal que nécessaire. Parasité par une paresse monstrueuse, l’homme opta pour le rasoir électrique. Il terminait à peine sa besogne que sa femme réclamait déjà une serviette. Elle était donc vraiment pressée, tout compte fait. Farell lui jeta un regard sceptique, avant d’accepter de lui en tendre une. Il avait le sentiment d’être misérablement tombé dans un piège tandis que son regard parcourait inévitablement son corps à nouveau. Dès qu'elle l'eut saisit, il se détourna, vaillamment ou lâchement, et rangea son rasoir. « C’est la dernière fois que tu gaspilles tous ces litres d’eau pour cinq minutes », réclama t-il avec neutralité. Ce n’est pas parce qu’on passe une soirée de merde qu'on contribue au massacre de l'environnement, merci. Farell nettoya le lavabo et appuya les mains dessus en tournant le visage vers sa femme. « Je dois encore me brosser les dents, m'hydrater, tu peux y aller » L'intéressé s’exécuta, mais s’arrêta alors qu’elle refusa de laisser un surnom affectueux franchir ses lèvres. Il lui jeta un coup d’œil prudent par-dessus son épaule. « ...Farell. Je te rejoins. Promis. » Il acquiesça en silence et quitta la salle de bains.

Son haut étant encore trempé de l’étreinte avec sa femme, Farell le retira et déboucla sa ceinture afin de terminer de se déshabiller. Il tira les rideaux et se glissa ensuite sous les draps en se disant que, tout de même… quelle vie de chien. Distrait par le bruit de la salle de bains, il observait le plafond, les bras croisés derrière la tête, et il repensa à tout ça, à elle, à sa réaction étrange quand il avait parlé de son métier illégal. Il ne savait pas exactement pourquoi, ni à quel moment précisément, mais sa femme avait empesté la connerie Wilde à plein nez l’espace d’un instant. Connerie qu’il laisserait venir puisqu’il n’était pas meneur d’enquête. Il avait mieux à faire, d’autres pensées lui tournèrent ainsi en tête. Farell se serait volontiers endormi s’il le pouvait. Il ne doutait pas de l’honnêteté de Leïla, il imaginait bien qu’elle n’aurait pas la bêtise d’attendre qu’il dorme pour fuir. Ce n'est pas ça qui l'empêchait de fermer l'oeil. Depuis qu’il ne l’avait plus à ses côtés, l’homme souffrait d’insomnies, ce qui n’aidait pas à le rendre… serein et aimable. Et quand il l’entendit enfin se glisser dans le lit à son tour, après une éternité, un discret sourire se dessina sur ses lèvres. A ce moment, il savait que tout ce qu’il avait fait ce soir n’était pas une erreur. Et aucun reproche, aucune accusation n’aurait su le convaincre du contraire. Elle était là. Et puis, ce schéma n’était pas si différent d’autrefois. Elle n’était pas d’accord, il lui forçait la main, elle râlait, luttait, cédait, et au final, elle se rendrait compte qu’il avait eu raison. Farell tourna la tête vers elle. « Tu as fait une lessive aussi ? » ironisa t-il, puisqu’elle avait mis une plombe avant de venir. Farell l’observa un moment, la distinguant difficilement dans l’obscurité, puis ramena son regard vers le plafond. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, mais se contenta de profiter de ce qu’il avait déjà. Il n’aurait jamais cru combien une chose aussi stupide que le simple fait d’entendre sa respiration pouvait le combler à ce point. « J'imagine combien tu m’en veux de t’avoir ramenée… mais ça valait le coup », murmura t-il avant de fermer les yeux. Et qu’elle ne s’offense pas de ce brin de satisfaction, voire de suffisance, perçant dans ce ton sincère, presque soulagé. Il n’étouffait plus dans le silence de la nuit, enfin.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Ven 18 Mai - 23:23 )


You make me sick because I adore you so.
Bien sûr que Farell avait compris rapidement qu'il me serait impossible de le repousser même si je le voulais. Parce qu'il était lui tout simplement et qu'il me connaissait, la plupart du temps, mieux que moi-même. J'avais beau combattre corps et âme contre ça, je faisais toujours le même constat dérangeant : Il a toujours un train d'avance sur moi. "Hey!" Je crie en me protégeant le visage d'une vile attaque. Lui et son air d'homme qui sait tout me donne envie de lui sauter à la gorge momentanément. Me demander si je suis pressée alors qu'il vient de me mettre la tête à l'envers, c'est tout de même le comble. Toute ma peau ressent encore le manque de Farell et il en fait une vaste blague. J'essaie de ne pas rire avec lui, juste pour lui montrer que non, ce n'est pas drôle mais c'est peine perdue d'avance. Il a ce visage triomphant et je pourrais dire ce que je veux, je ne lui enlèverais pas. Mon corps a parlé à ma place. Je fais la moue en prétextant un faux. "L'eau s'est refroidie." Avant de me dépêcher et de demander enfin ma serviette. J'ouvre alors grand la bouche quand il me parle des litres d'eau. "Tu plaisantes j'espère? Maintenant que je sais ce que tu gagnes réellement, je vais m'en donner à coeur joie." Je hausse les épaules, comme si ça tombait sous le sens alors que non, je me connais, je n'y changerais rien. Si je le pouvais même, je le supplierais d'arrêter.

J'hésite fortement à lui demander de partir mais je suis finalement heureuse de trouver la tournure de phrase idéale quand je le vois s'éloigner. Il s'arrête mais c'est de ma faute, ma langue a faillit fourcher et je souffle quand il sort enfin. Ce n'est pas que sa présence me gêne, tout du moins, elle ne m'énerve pas mais il me trouble beaucoup trop. Je n'aurais pas survécu à un Farell qui me tournerait autour ou me fixerait pendant que j'essaie de m'offrir quelques minutes d'intimité féminine. J'en rougirais encore et ça, c'est hors de question, surtout à mon âge. Je me dirige vers le lavabo ou ma brosse à dent ne semble pas avoir bougé d'un iota. Je fronce les sourcils, sensible à ce constat et je prends tout mon temps en me brossant les dents. J'en prends presque le double à passer quelques gouttes de crème sur mes jambes et mes bras et je range chaque choses qu'il est possible de ranger ou de nettoyer, de plier avant de me décider enfin à le rejoindre. Je me pince les lèvres en le voyant bel et bien réveillé et je saute dans le lit avant de me glisser sous les draps. Cette sensation là aussi est plutôt sympathique. Je le ramène juste au desuss de mes lèvres et je rigole sincèrement quand il me pose la question sur la lessive. J'ai donc été aussi longue que je le voulais. Je rétorque rapidement. "Non, tu as une femme de ménage maintenant. N'est-ce pas?" Je me rappelle lui avoir conseillé d'engager une prostituée également mais ça, je n'en rigolerais pas. Sûrement pas. Je le fixe également, le cherchant dans cette belle obscurité mais sa voix suffit à l'éclairer et je lève les yeux au ciel. J'attends que sa respiration soit plus régulière. J'attends longtemps avant de me redresser pour essayer de voir s'il dort ou pas et puisqu'il ne bouge pas, je pose un un baiser sur ses lèvres avant de laisser tomber ma tête sur l'oreille en soupirant.

C'est à moi de fixer le les murs. Dos à Farell, je les fixe longtemps, pesant le pour et le contre, réfléchissant aux événements, à tout ce qui me gêne mais également à tout ce que j'aime et donc je ne veux pas me passer. Principalement Farell. Je me triture silencieusement les mains et je n'arrive pas à me décider. Je me sens beaucoup mieux ici, c'est vrai mais est-ce que je ne suis pas en train de m'illusionner? Est-ce que Farell n'est pas tout simplement en train de me manipuler pendant que je cours. Dans son sens, évidemment. Je balance la tête. Ce n'est pas que Farell. S'il finissait par m'avouer qu'il me haïssait ou qu'il ne voulait plus de moi, je serais brisée. Je ne serais plus que l'ombre de moi-même et c'est exactement ce que je lui ai fait. Je me voile la face en pensant que je sortirais indemne d'un divorce mais en même temps... Je triture encore mes mains, descend sur mes poignets. Je pousse un petit cri de frustration et j'enfonce ma tête dans mon oreiller pour essayer d'arrêter de penser, enfin. Je vois la lumière passer à travers une fenêtre et je me demande vaguement l'heure qu'il est. Je m'étire, me retourne pour voir mon géant de mari à côté de moi. Je souris bien malgré moi et je frôle son bras du bout des doigts avant de me lever pour prendre un café. Et puisque je suis certaine de ne plus pouvoir dormir, ça ne me coûte rien de nous préparer de quoi manger. J'ai la tête pleine et je décide rapidement d'envoyer un message pour prévenir que je ne viendrais pas bosser. Le manque de sommeil m'a achevé. Je termine le plateau d’œufs et de jus pressé pour Farell. Rien n'a bougé et je m'inquiète un peu qu'il ne se soit pas nourri en mon absence mais sa carrure n'a pas bougé d'un poil alors il s'est peut-être nourri ailleurs. Je glisse des toasts dans le plateau, me faufile comme une souris et dépose le plateau sur le lit avant de retourner sur ma chaise de bar, café et toasts en main, je fixe la porte. Et une seule question me perturbe: Qu'est-ce que je fais maintenant?

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Sam 19 Mai - 21:19 )




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Farell & Leïla

« Tu plaisantes j'espère? Maintenant que je sais ce que tu gagnes réellement, je vais m'en donner à coeur joie » Cette réplique de bourge avait le don de lui courir sur les nerfs. Chaque fois qu’il était question d’eau ou de nourriture, Farell avait une forte conscience de tous ceux qui n’en disposaient guère. « Ça m’agace quand tu fais ça », prévint-il assez froidement. Alors qu’il rinçait les passages de son rasage, il poursuivit nonchalamment : « La dernière fois que mon neveu a utilisé le fric comme excuse au gaspillage, je l’ai nettoyé au karcher dans son jardin tous les jours jusqu’au retour de Seth » Cela donnait à Leïla une forme d’idée sur le degré d’agacement dont il parlait. Beaucoup le traiteraient d’oncle indigne et psychopathe, mais quand Lucas avait raconté ça aux Wilde des années plus tard, la plupart en étaient morts de rire. Famille très singulière. En tout cas, que Lucas soit aujourd’hui plus écolo que son père, ça ne lui tombait pas de la main de Dieu.

Alors qu’elle le rejoignait enfin dans leur lit, sa femme laissa échapper un rire qui le laissa bouche bée, attentif. Ce son lui avait atrocement manqué. Une douce chaleur s’empara de sa poitrine, et le temps d’un silence, il fut le plus heureux des hommes. « Non, tu as une femme de ménage maintenant. N'est-ce pas ? » Elle exagérait. Farell balaya sa remarque d’un geste désinvolte de la main, le sourire aux lèvres. « Psst ! J’ai toujours embauché quelqu’un pour t’aider aussi quand c’était nécessaire, épouse ingrate » Que ce soit femme de ménage ou nourrice. Farell lui-même mettait la main à la pâte en terme d’entretien, mais s’il y avait bien une chose pour laquelle il s’était montré moins volontaire, c’était pour s’occuper de Nancy quand elle était petite. Leïla avait dû lui demander une seule fois de la récupérer à la crèche et changer sa couche, car elle devait rentrer tard, Farell lui avait répondu complètement perdu au téléphone : Tu ne peux pas me demander ça, bien qu’il avait dû s’exécuter, faute de choix. Il était assez misérable chaque fois que la nourrice partait en vacances, heureusement, l’homme avait réussi à mettre en place des plans de secours avec le temps. Peut-être que Leïla lui tenait rigueur de ça, également... elle ne le lui avait jamais reproché cependant. L’avoir à ses côtés l’apaisait comme jamais, il s’endormit en un temps record. Sentant les lèvres de Leïla contre les siennes, il ouvrit un bref instant les yeux, ayant l’impression d’être en plein songe, et fut à nouveau emporté par le sommeil.

Tourné vers sa femme, Farell avait posé la main sur sa taille dans la nuit. À sa décharge, il dormait comme une pierre et c’était la première fois depuis qu’elle était partie. Il rêva de rues désertes où il errait sans fin en appelant le nom de Leïla sans qu’elle ne lui réponde jamais. Quand il se réveilla, sa main était posée sur le matelas à une place vide. Les yeux à moitié clos, il redressa le visage. Un plateau se trouvait à la place de son amour. Dans le cirage, Farell se redressa en se frottant le visage, ses doigts s’arrêtèrent un instant sur ses lèvres où il avait l’impression de sentir encore le baiser de sa femme. Il observa à nouveau le plateau et eut un sérieux doute quant au fait qu’elle ait simplement eu de la prévenance pour lui, après ce qui s'était passé la veille. Il y avait des chances que ce cadeau soit une façon de dire au revoir. Soucieux, il quitta la chambre et la chercha du regard. Son cauchemar avait comme un relent d’anticipation. En entendant frapper, il descendit les escaliers, soupirant d’exaspération que la personne insiste en prenant sa porte pour un tambour. Ce devait être son neveu, et à bien y penser, la dernière fois qu’ils s’étaient tapés dessus commençait à vraiment remonter. « Salut tonton, tu… » Farell ne répondit rien. Le visage fermé, il se disait que c’était le monde à l’envers que Lucas soit levé avant lui. « as l'air d'avoir connu de meilleurs jours dans ta vie » « Et il ne fait que commencer » « Tiens, salut Leïla » Farell suivit le regard de Lucas en tournant vivement la tête. Une once de soulagement apaisa ses traits en voyant qu’elle était là. Leïla n’était pas partie. Lucas prétexta qu’Andy avait besoin d’une relecture et Farell ramena sur lui un regard noir pour oser sortir une excuse aussi bidon. Piètre menteur ce gamin. Andrés avait quelques privilégiés pour ses relectures, et aucune des personnes ci-présentes n’en faisait partie. Après un silence glaçant, Farell consentit à se montrer indulgent. « … il faut bien mettre toutes les chances de son côté, mh ? » répondit l’oncle avec un mince sourire qui sonnait aussi faux que le jeu de Lucas. Personne n’était dupe, mais quitte à ce que sa femme sorte pour respirer un peu de l’air dont elle avait besoin, ça arrangeait Farell qu'elle soit avec Lucas. Il avait confiance en son neveu.

Farell referma la porte derrière eux et retourna dans sa chambre pour faire honneur à ce que lui avait préparé sa femme. Après avoir mangé et fait un brin de rangement, pour le bien sa santé mentale, il enfila un jogging et alla se défoncer au footing dans le parc, puis à la salle, sans Lucas pour une fois. Il rentra ensuite chez lui trempé comme s’il ressortait du déluge et alla se décaper directement dans la douche. Il profita de son épuisement physique et de sa tête vidée pour rattraper le retard qu’il avait pris dans son travail à cause de sa femme. Ou plutôt à cause de lui-même en plein trouble obsessionnel. Plus le temps passait, plus sa concentration commençait à s’évaporer, un brin d’appréhension le gagnant de ne pas la voir rentrer. Farell n’aurait pas le cœur à chercher où elle se terrait pour l’en extirper à nouveau. Il releva la tête de son écran en entendant la porte s’ouvrir. Quittant précipitamment la chambre, il ralentit dans les escaliers. Leïla était rentrée. Farell eut un petit sourire en descendant les dernières marches pour la rejoindre. Il saisit doucement les mains de sa femme et les posa sur ses propres épaules avant d’enrouler fermement les bras autour de sa taille et la serrer contre lui, reconnaissant.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 20 Mai - 13:06 )


You make me sick because I adore you so.
Je cesse tout mouvements quand il parle d'agacement. Est-ce que le ton de la plaisanterie n'a pas été perçu correctement? En même temps, je peux le comprendre, c'est en effet le genre de remarque que je pourrais sortir en étant parfaitement sérieuse même si je ne le suis pas là. M'attacher à du matériel, à un tissu spécial, voir la différence entre du cachemire et du vulgaire synthétique, c'est tout moi. Maintenant, l'écologie, ça me parle tout au autant que lui au même titre que j'ai une sainte horreur du gaspillage. Il est vrai cependant que je n'y mets pas toujours un point d'honneur et que je n'en ferais pas une maladie si je manquais à mon devoir. Mes yeux se lèvent automatiquement qu ciel quand il parle de la punition qu'Andrès, si c'est bien d'Andrès dont il parle, a eu pour une remarque de ce genre. J'ai presque envie de lui répondre que c'est lui, à ce moment, qui a gaspillé de l'eau mais la volonté de l'agacer encore plus n'est pas si réjouissante alors je hausse simplement les épaules, signe que j'ai entendu et compris et peut-être que je m'en moque un peu aussi. Je ne dis pas que je le retiendrais cela dit. Je me connais assez pour savoir que c'est faux. La femme de ménage, qui était encore une blague, ne trouve toujours pas le bon chemin au cerveau de mon mari. Je me pince les lèvres en comprenant que ce soir, c'est plutôt mal barré pour aller sur le terrain de l'humour avec lui et je soupire un très gentil . "C'est vrai. Tu as toujours été un mari très attentionné et moi, une femme très ingrate." Parce que vrai, tout  ça l'est et que je n'ai pas la force de lui expliquer que je plaisantais, tout simplement.

La réflexion du lendemain, face à ce café a à peine le temps de démarrer que j'entends quelqu'un frapper à la porte. Je soupire, pas vraiment certaine d'être prête à voir quelqu'un mais lorsque je m'apprête à me lever pour y aller, Farell se dirige vers la porte. Pas un bonjour ni même le quart d'une salutation. Ce n'est pas que je sois en quête d'un quelconque bonjour ou signe de reconnaissance ou remerciement pour le plateau mais si, en fait si. Le signe de main que je fais à Lucas manque forcément de pep's mais c'est bien parce que je n'en ai pas. Farell me lance un regard que je déchiffre à peine et quand Lucas demande à ce que je vienne aider Andy pour un devoir, je saute de ma chaise pour aller me changer au même moment où les mots de Farell traversent ses lèvres. Je fais si vite pour me préparer que je me demande à peine ce que j'essaie de fuir alors que c'est évident et puisque Farell n'a pas dit bonjour, je file également rapidement sans dire au revoir.

Au retour de l'orphelinat, j'ai les idées complètement sens dessus dessous. Je remercie Lucas en l'embrassant et en sautant de la voiture, impatiente de retrouver Farell pour lui dire ce que je sais. Ce que j'ai vu. L'énergie qui me manquait le matin a refait surface. Je suis une pile et je ne tiens plus en place. Je lâche mes tennis devant la porte et je la pousse, elle claque. C'est si calme que je finis par me demander s'il est là ou pas. Je suis sur le point d'aller vérifier dans la chambre quand je le retrouve face à moi alors qu'un sourire complètement épanoui traîne sur mes lèvres, il m'emprisonne dans ses bras sans dire un mot. Je m'accroche, agréablement surprise mais surprise quand même. Est-ce qu'il a pensé que Lucas me laisserait m'enfuir si je lui racontais tout? Ce qui aurait été possible, d'ailleurs. Même si c'est sous-estimer son neveu en soi qui a fait des miracles aujourd'hui et qui a été bien plus honnête que lui ne l'a jamais été sur cette dernière période. Je glisse mon nez contre son cou, mes lèvres avant de reculer, juste un peu pour le regarder droit dans les yeux.
Il est clair que je meurs d'envie de lui raconter ma journée parce qu'en plus d'être mon mari, Farell est aussi mon confident. De mon côté en tout cas, j'aimais tout lui raconter. "Oh Farell, j'ai passé une journée merveilleuse! Je suis... Je ne tiens plus en place, je crois que je n'ai pas passé une aussi belle journée depuis..." Le diplôme de Nancy? Je n'en sais rien, je hausse les épaules. "Andy n'avait pas besoin de moi." Mais ça, Farell s'en doutait, comme le lui avait dit Lucas. "Si j'ai l'air d'une folle ou que je raconte n'importe quoi, ne m'arrête pas mais sache que tout est de la faute de Lucas, ok?" Ce qui est vrai. Tout arrive grâce à lui même. Je suis sur le point d'hurler et de sauter partout pour lui dire que je suis au courant pour l'orphelinat. De le taper un peu aussi pour comprendre pourquoi il me l'a caché mais quand j'y pense justement. A ce secret. L'envie de lui dire maintenant ce que je sais s'estompe. C'est pile à ce moment qu'une autre idée, très légèrement tordue me traverse l'esprit.

"On dirait que je t'ai manqué." C'est bien ce que je sors à la place, certaine que je ne me trompe pas, étant donné l'accueil chaleureux auquel j'ai eu droit. Je le regarde longuement avant de me libérer de ses bras, prenant ses mains dans les miennes pour l'attirer à la cuisine avec moi. Je monte sur une chaise de bar et je joue avec ses doigts, du bout des miens. "Tu m'en veux sûrement beaucoup d'être partie. Tu as de bonnes raisons de m'en vouloir, des raisons grosses comme une baleine et j'en ai aussi de mon côté, de la taille d'un cachalot mais j'aimerais bien que, juste pour ce soir, si tu l'acceptes on jette nos problèmes - ou mammifères marins - à l'eau. Le temps d'une soirée, qu'est-ce que c'est, au fond? On pourrait en parler, évidemment, mais pas de colère, pas de reproches ou de disputes..." Loin d'être à sa hauteur, je lève la tête et je glisse mon pied sur sa jambe. "Et... En fait, j'aurais deux faveurs à te demander si tu me laisses abuser. A l'issue de cette longue journée de réflexion, j'aurais 6 questions réellement importantes à mes yeux à te poser et j'aimerais le faire. Pas de mensonges ni même par omission sinon autant me refuser cette deuxième faveur maintenant." Je me redresse pour m'asseoir sur le bar, le rapprochant encore un peu de moi. Bien, là au moins, je peux m'accrocher plus aisément. "Mais ce serait génial que tu dises oui. Par curiosité déjà..." J'enroule mes jambes autour de sa taille. "Je nous ferais un super repas aux chandelles, un dessert à manger devant le feu et je pourrais même te masser. Evidemment, tu peux dire non à tout ça sans conséquences." Je souris pour bien lui montrer que ce sont bien des demandes, des envies et que, contrairement à notre dernière rencontre, je ne menace pas de divorcer s'il refuse. Je m'approche un peu et je souffle contre ses lèvres. "Je m'améliore en prostitution ou...?"

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 20 Mai - 15:07 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

La femme qui venait d’entrer dans cette maison n’était clairement pas la même que celle qui en était sortie. Leïla n’avait pas seulement l’air épanouie… elle avait l’air heureuse de le retrouver. Elle l’enlaça sans réticence. « Oh Farell, j'ai passé une journée merveilleuse! Je suis... Je ne tiens plus en place, je crois que je n'ai pas passé une aussi belle journée depuis... » Un sourire un peu crispé, Farell hocha la tête pour dire qu’il comprenait. Oui, depuis la nuit des temps, à cause d’un mari incapable de la satisfaire. Il n'avait rien à dire pour sa défense. « Andy n'avait pas besoin de moi » « Sans déconner » rétorqua t-il, vaguement narquois. « Si j'ai l'air d'une folle ou que je raconte n'importe quoi, ne m'arrête pas mais sache que tout est de la faute de Lucas, ok? » Farell pencha légèrement la tête vers elle, scrutant ses yeux un à un pour vérifier si ses pupilles étaient dilatées. Mh. Elle n’avait rien fumé, et elle n’empestait pas non plus l’alcool. Même si ça n’aurait pas ressemblé à Lucas, il n’avait aucune explication à son comportement pour le moment. « On dirait que je t'ai manqué » « Ça te surprend ? Et à moins que tu ne cherches à me rendre jaloux de mon neveu, ôte-moi ce sourire » dit-il avec un rictus amusé en poussant légèrement les lèvres de sa femme du pouce, avant d’enrouler à nouveau le bras autour d’elle. Il y avait un fond de vrai dans la plaisanterie. Le pouvoir que Lucas avait parfois sur les autres l’avait toujours impressionné, mais aujourd’hui, il s’en était servi sur sa femme. Farell était certes content de la voir comme ça, mais ça lui rappelait surtout qu’il n’avait pas su lui donner ce sourire depuis bien longtemps. Il la scruta un moment, essayant de percer ce qu’il y avait dans ses yeux, pourquoi elle avait tant changé en l’espace de quelques heures seulement. Leïla se détacha de lui en saisissant sa main sans qu’il n’ait trouvé de réponse.

Perplexe, il se laissa guider dans la cuisine et plissa légèrement les yeux en voyant qu’elle n’allait pas droit au but. En fait, elle avait même changé de sujet, même s’il ne fit aucun commentaire là-dessus. Leïla réclamait une trêve, il ne demandait que ça, et il n’aurait pas pu la lui accorder si elle continuait de vouloir vivre ailleurs. Pour l’instant elle était là, alors d’accord, il acquiesça. Son amour lui fit du pied, ce qui eut le don de le dérider un peu. Comment, tout ça pour six questions ? Qu’elle les pose, c’était facile d’être honnête, si ça lui tenait à cœur. Elle ne l’en croyait pas capable, mais ce n’est pas parce qu’il n’avait pas cédé au chantage qu’il ne l’avait pas entendue. Afin d’atteindre sa taille, son amour tricha et s’installa sur le bar. Farell s’approcha et l’enlaça avec un discret sourire prudent. Il se demandait, dans ce scénario splendide, où était le lézard. « Mais ce serait génial que tu dises oui. Par curiosité déjà… » « C’est beaucoup, six », répondit-il en levant légèrement le menton, pince-sans-rire, bien qu’une lueur amusé troublait son regard qui se voulait sérieux. Sa femme lui proposa alors un programme un peu trop beau pour être vrai, bien trop beau pour quelqu’un qui avait agi comme lui. Il en resta bouche bée, prêt à lui répondre qu’il plaisantait en disant que c’était beaucoup. Ses questions allaient ruiner sa vie, c’est ça ? « Je m'améliore en prostitution ou...? », ce murmure tentateur qu’elle glissa contre ses lèvres lui valut un long baiser aussi ardent que son désir pour elle. Il relâcha ensuite sa bouche et encadra son visage de ses mains. « Doucement amour, tu t’adresses à un homme en manque de toi » rappela t-il à demi-mot. Le manque était criant jusque dans le regard qu’il portait sur elle, mais allons donc, ce n’était pas l’ordre des choses : Leïla avait demandé ses faveurs la première. Et elle s’était tellement améliorée qu’il était complètement dépassé, le pauvre homme. La belle n’était même pas en train de ruser, il y avait une réelle énergie positive qui l’animait. Farell avait beau essayer de voir une part d’ombre derrière, il n’en trouvait aucune. Sa femme n’était de toute façon pas vraiment une bonne actrice… il n’y avait plus qu’à espérer qu’elle n’avait pas subi de lobotomie par son cinglé de neveu. « Où est ma vraie femme, usurpatrice ? » se moqua t-il « Ramène-la-moi, je vous aimerai toutes les deux », il vola un autre baiser à ses lèvres et son sourire se fana. Plus sérieusement. « Qu’est-ce que ces questions ont de si terribles pour que tu aies besoin de les vendre au prix fort, mh ? » Il trouvait ça d’autant plus étrange que le fait d’y répondre ne l’engageait à rien. Farell l’observa un court moment. Après le cataclysme qu’elle lui avait envoyé dans la figure avec ses exigences de divorce, ça lui semblait assez dérisoire. Bien qu’il flairait le piège quelque part, il décida de l’assumer : « C'est d'accord. Je t’écoute. »

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 20 Mai - 16:01 )


You make me sick because I adore you so.
Je lui tire la langue quand il répond à propos d'Andrès. Je vais finir par être vexée que ça ait semblé si évident à tout le monde à part moi. C'est un surdoué, j'en ai conscience mais les écrits, ça me connaît et même si ce ne serait que pour lui dire combien il est génial est immensément talentueux, j'aurais pu le lire. Du moins, c'est ce que je pense naïvement. Je perds immédiatement mon sourire quand il parle d'une pseudo jalousie envers Lucas. Je sais bien qu'il n'y pense pas vraiment mais je n'ai pas envie qu'il pense que je suis aussi heureuse uniquement à cause de lui. Farell a fait de ma journée ce moment parfait également sans le savoir. Sans le lui dire directement, je rétorque, amusée. "Tu n'as aucune raison d'être jaloux. J'ai pensé à toi 90% du temps et tu peux me croire sur parole quand je te dis que tu as contribué à ce que ma journée soit belle. Par la pensée..." Je précise vaguement pour qu'il continue à ne se douter de rien.

Je fais une petite moue quand il affirme que c'est beaucoup six. Je ne trouve pas, quoi que pour une seule soirée, ça peut paraître présomptueux de demander autant de sincérité ou même de lui prendre la tête avec mes pensées torturées et tortueuses de femme. "Pour 20 ans de loyaux service au contraire, c'est peu non?" Je demande, hasardeuse, espérant sincèrement qu'il acceptera d'y répondre au six et qu'il ne se mettra pas à marchander. J'en laisserais bien une ou deux tomber mais pas plus. Je me rapproche et je m'accroche à lui quand il capture mes lèvres après ma question et je ferme les yeux en me mordillant la lèvre quand il me demande d'être prudente. S'il est en manque de moi, je ne peux que plaider coupable également de mon côté. Un baiser et j'ai faillit en oublier mon objectif. Je souffle "Pardon..." Je me mets à rire quand il demande ce que j'ai fait de sa femme. Ce qui, malheureusement, me rappelle que je n'ai pas non plus été aussi douce et proche de lui depuis un moment. Je fais partie de l'équipe qui se prend ses erreurs en plein visage également ce soir et je penche la tête. "Je l'ai laissé à Lucas pour l'occuper un peu. Lui rayer sa voiture, tout casser dans sa maison, brûler les draps... Bref, la routine quoi!" Je le fixe quand il s'inquiète des questions que je souhaite poser et je balance vivement la tête. "Rien rien. Je t'assure. Il n'y a pas de piège. Presque pas." Et là encore, je comprends la différence immense entre cette approche pleine de sincérité et bienveillante. Tout le contraire de ce qu'était l'ancienne. Le chantage, Farell avait raison. Je fais un petit saut quand il accepte et j'enroule mes bras autour de son cou pour l'embrasser avant de sauter sur le sol. "Merci! Merci! Hm... Au repas pour les deux premières questions. Je t'appelle quand c'est cuit." Et je contourne la table pour aller fouiller dans nos réserves. Je referme le frigo en le voyant, toujours présent. "Tu peux... Faire ce que tu veux en attendant. J'aurais fini dans 1h je pense. Peut-être 1h30."

Lorsque je termine enfin, ayant même pris une douche express et enfilé une robe, j'allume les bougies du chandelier et je pose le poulet au four, pomme de terre et salade en accompagnement sur la table avant de sourire en voyant Farell de retour 1h pile après ce que je lui ai demandé. Je me mords encore la lèvre parce que j'adore savoir qu'il est pressé qu'on passe cette soirée ensemble et je me rends à peine compte du sourire débile qui s'y ajoute. Je tire la chaise pour lui et je pousse même jusqu'à lui servir ses morceaux préférés, un peu de salade et ses pommes de terre. Je me penche, pose un baiser sonore sur sa joue et je me pose à sa droite. "J'espère que ce sera bon... Oh attends, j'ai oublié!" Je fonce vers le frigidaire et je nous ramène deux verres de cocktails décorés. "C'est sans alcool." Je sais parfaitement qu'il n'en boit jamais et je lui tends avant de me servir à mon tour. "Hum... Alors, je te lance mes deux questions avant qu'on commence histoire de ne pas te couper l'appétit et s'il y en a vraiment une à laquelle tu n'as pas de réponses immédiatement, tu pourras y répondre plus tard." Je pense notamment à la deuxième quand je lui dis ça. "Hier soir, tu as demandé ce qu'il restait de nous. Je sais. Tu étais en colère et je peux le comprendre mais... J'aimerais te retourner la question. Qu'est-ce que tu en penses?" Je fais tourner le verre de cocktail entre mes doigts et je me concentre là dessus. "Attends hein. Je lance la deuxième tout de suite." Ou je risque de manquer cruellement de courage. Je bois une gorgée avant de reprendre, cette fois en essayant un regard vers lui. "Si... Si j'avais appris le jour où je suis partie, parallèlement aux découvertes faîtes sur toi que mon père trompait ma mère depuis plus de 30 ans et que j'avais... En quelque sorte, pris ma revanche sur toi en t'accusant à tort et à travers. En m'énervant sur toi à propos d'une relation extra-conjugale. A quel point ce serait pardonnable, selon toi?" Je bois une nouvelle gorgée avant de rajouter tout doucement, consciente que payer pour mon père ne sera pas l'activité préférée de Farell. "Pas de colère, pas de dispute hein... Tu, tu as accepté." Je le rappelle doucement, juste au cas où.
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Dim 20 Mai - 21:21 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

Farell voyait difficilement comment elle avait pu passer une bonne journée en pensant essentiellement à lui. S’il s’était comporté comme un parfait gentleman ses derniers temps, ça ne lui aurait pas semblé étrange, hélas, ce n’était pas vraiment le cas. Leïla était différente, espiègle et tendre comme autrefois. Qu’elle ne se méprenne pas, il avait effectivement autant d’amour pour elle que pour l’autre teigneuse partie en vacances avec Lucas. Il l’aimait toute entière, même si elle l’agaçait parfois toute entière également. « Pourquoi tant de hargne contre lui ? Il me ferait presque de la peine » Presque. En tout cas, Farell ignorait que son neveu s’était compromis auprès d’elle. Sa femme obtint gain de cause sans problème, Farell ne voyait pas d’inconvénient à une discussion honnête. Après tout, qu’est-ce qu’il pourrait récolter de pire qu’un divorce ?

Après l’avoir rapidement embrassé, elle se détacha et le congédia sans plus de cérémonie. Farell tourna un regard sceptique vers elle, dépassé par les raisons de tout ce mystère. Résigné, il s’éclipsa et retourna dans leur chambre afin d’y trouver son portable. Il appela immédiatement Lucas pour savoir ce qui était arrivé à Leïla. Attrapant également son PC, il s’installa sur le lit et l’ouvrit sur ses jambes étendues. Au téléphone, son neveu ne se fit pas plus pertinent que Leïla. Le pire étant que son silence n’était pas naturel comme ceux de Farell. C’était plutôt le silence d’une petite frappe qui fait le malin et qui se prendrait une claque derrière la tête si son oncle l’avait à portée de main. Farell raccrocha sans réelle amertume cela dit. Il alla plutôt sur la chaîne de Lucas. Celui-ci n’aurait pas eu le temps de poster son aventure avec Leïla, si tant est qu’il y en avait une. Cependant, Farell voulait vérifier ses dernières frasques et avoir sa petite idée sur ce qu’il aurait pu faire vivre à son épouse pour qu’elle prenne la situation à contre-pied. Il n’était même pas certain qu’elle avait changé d’avis sur ce divorce dans tout ça. Autant ne pas s’illusionner et tomber de haut d’ici peu. Certes, saut en parachute et course de vitesse, ça envoyait des doses d’adrénaline conséquente, mais ça ne changeait pas pour autant une femme. Farell appuya vivement sur espace pour mettre la dernière vidéo en pause quand sa femme entra dans leur chambre. Il n’assumerait peut-être jamais complètement qu’elle puisse le surprendre cautionner les bêtises de son neveu, et encore moins l’humour de celui-ci. Heureusement, elle ne posa aucune question et entra dans la salle de bains. Farell rangea son ordinateur et prit son nouveau carnet sur la table de nuit pour capturer en dessin l’image d’elle devant le miroir, depuis la porte entrouverte. Après la douche de celle-ci, il poursuivait précautionneusement sa tâche alors que Leïla entrait ensuite dans le dressing. Il la vit sortir avec une robe et réalisa qu’elle avait parlé de dîner aux chandelles. L’homme soupira et rangea son matériel pour aller lui-même se rendre plus présentable qu’en polo et bas de pyjama, même Ralph Lauren.

Il la rejoignit enfin, et Farell ne comprenait toujours pas son sourire dénué de ressentiment, simplement heureux. Il lui jeta un regard interloqué quand elle lui tira la chaise. Ce n’était pas une mouche, mais un frelon qui l’avait piquée, cette femme. « Tu te calmes » la réprimanda t-il avec un sourire d’amusement avant de déposer un baiser sur le bout de son nez. Il s’assit et coupa le poulet tandis qu’elle commençait à le servir. Farell se comportait naturellement mais il avait comme le sentiment qu’il y avait quelque chose de pas net derrière tout ça. Sa femme le servit et lui apporta même sa boisson. « C'est sans alcool » De toute évidence, elle le connaissait. « Je sais. Mais est-ce sans poison également ? » demanda t-il en haussant légèrement les sourcils d’inquisition. Il n’était pas inquiet, il était surtout en train de lui rappeler que son comportement était vraiment, vraiment étrange. Leïla s’installa pour entamer la discussion et il détourna aussitôt le regard à l’évocation de ce « Hier soir ». Bon, cela signifiait au moins qu’elle n’avait reçu aucun coup sur la tête et avait encore toute sa mémoire. Alors qu’elle attendait une réponse, Farell ramena un regard neutre vers elle. Il aurait imaginé cette première question un peu plus terrible. Elle soulevait un mauvais souvenir en effet, mais rien d’insurmontable. « C’est aujourd’hui que tu devais apporter la convention de divorce » rappela t-il posément. « Si je te force à rester, ça ne vaut pas mieux que si tu n’es plus là. Je pensais qu’il ne restait rien de nous, mais tu es revenue, alors je ne sais pas. Peu importe ce que j’en dis, la balle est dans ton camp. Il n’y a que toi qui peux répondre à ça maintenant » Il avait pour idée d’attraper ses couverts lors de la deuxième question, parce que tout ce beau repas allait refroidir, mais cela lui sortit complètement de la tête à son aveu. Il ne dit rien au départ, entendant au moins que Leïla reconnaissait avoir eu tort de ne pas lui faire confiance là-dessus. Farell était à peine navré pour la mère de celle-ci. Il n’avait pas vraiment de sympathie pour les gens qui s’étaient mis en travers de sa route, il était à la rigueur ennuyé que Leïla ait souffert de la vérité sur eux.

« J’ai l’impression que c’est davantage une justification qu’une question » releva t-il avec un mince sourire dénué d’émotion. Il fit un léger signe négatif de tête. « Je ne t'en veux plus pour ça. Je ne suis pas en colère, seulement déçu… pour me connaître, ce sont mes parents que tu aurais dû regarder, pas les tiens » Farell avait également un peu été élevé par son aîné Marlon, un autre homme d’une loyauté exceptionnelle. Il n’était que le produit de ceux qui l’avaient éduqué. « Celui qui trompe sa femme, chez nous, ce n’est pas un homme » Il venait d’insulter le père de Leïla, en effet, mais à cette occasion, il ne l’avait pas volé. « Et si tu me disais ce qu’il s’est passé avec Lucas ? »

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Lun 21 Mai - 12:01 )


You make me sick because I adore you so.
En fait, même si j'essayais très fort, il n'y a plus de hargne contre Lucas. Je n'oublierais jamais qu'à choisir entre se faire tuer par Farell en me disant la vérité ou me la cacher et rester dans ses bonnes grâces, il a choisi de me la cacher mais au delà de ça, je n'ai plus de rancune. Après tout, je ne peux pas mettre ma main au feu en affirmant que je n'aurais pas pris les même décisions que lui à sa place. Sans compter qu'il a équilibré la balance. Il m'a caché ce qui était mal mais m'a dévoilé ce qui était bien. "Je ne fais que l'occuper. S'il se trouvait une femme, je ne me donnerais pas autant de mal." Aujourd'hui, je peux me permettre de plaisanter. Farell est beaucoup plus apte à l'entendre que la veille.

A son retour, je souris encore plus bêtement quand il me demande de me calmer et je balance la tête. Impossible. Maintenant que je sais pour l'orphelinat, j'aurais besoin d'au moins quelques semaines pour cesser de sourire bêtement. "Désolée mais mon mari est beau et ça me fait sourire. Mon mari est canon même!" Le verre glissant ensuite de sa main à la mienne, je rigole quand il pense que je pourrais l'empoisonner avec une tête pareille. Il me connaît assez pour savoir que dissimule difficilement la vérité. Très difficilement. A moins d'éviter le sujet. "Tu crois que je serais capable d'y mettre autant de formes? Non... Ce matin, tu aurais pu te méfier du petit-déjeuner mais là, aucun danger." Et alors que je pensais que ma deuxième question passerait plus difficilement que la première, c'est finalement la réponse à la première que je digère difficilement. Lui, il ne sait pas. J'ai bien fait de poser la question. Je souris malgré tout, cachant ma déception.  Je pense aux papiers du divorce que Laurel a récupéré pour moi et je lui réponds, évasive. "Tu ne te mouilles pas vraiment sur celle-là." Mais peu importe, au fond, il a sûrement raison. J'attrape ma fourchette en jouant avec ma salade, pensant que je me suis faite avoir par ma propre question et je l'entends répondre à l'autre, comme prévu. "Les deux. Une justification et le besoin de savoir si elle pourrait trouver grâce à tes yeux." Je sais que Farell n'aime pas plus mon père que lui ne l'aime de son côté. C'est ainsi depuis le départ et le fait d'avoir payé pour lui peut être dérangeant. J'ouvre la bouche, vexée en l'entendant balancer que mon père n'est pas un homme et je souris. Je ne peux pas accepter qu'il insulte mon père, de par mon éducation. On insulte pas la famille. En plus, je l'ai déjà bien assez insulté pour deux, dans ma tête. "Non non. N'insulte pas mon père Farell. En plus, rien ne dit que c'est plus louable de mentir à sa femme que de la tromper. Je... Tu ne peux pas dire ça de lui. Même après la pire erreur, je ne dirais jamais de mal de ta famille." Bon, même si ça, c'est également parce que je les aime énormément et que j'ai passé la moitié de ma vie avec eux. Dans un ou deux ans, j'aurais d'ailleurs passer plus de temps avec eux qu'avec la mienne. "Pas plus que je ne laisserais mon père dire du mal de toi en ma présence. Tu es le père de Nancy et même en t'inventant, elle n'aurait pas pu rêver meilleur père. Moi, je peux t'insulter. Je t'insulterais jusqu'à la fin de ma vie." Je lui lance un regard plein de tendresse, ce qui promet bien autre chose que des insultes.  Je continue à sourire parce que je ne l'ai pas réellement mal pris, ce n'est que par principe, au fond. "J'aime cette idée cependant et je suis contente de savoir que tu ne m'en tiens pas rigueur." Je commence alors à manger, maintenant que mes deux premières questions sont lancées et je balance la tête quand il me demande ce que j'ai fait avec Lucas. "Ca t'intrigue hein? Ca m'étonne que tu n'aies pas encore demandé à Lucas lui-même tiens. On a visité un endroit merveilleux, créé par une personne formidable. J'ai appris pleins de choses et tu sais combien j'adore apprendre." En effet, il n'est pas question de lui en dire plus maintenant et je continue mon repas en le regardant amusé. "Tu sauras tout dans deux ou trois questions, ne t'en fais pas. Je te les poserais au dessert!" Je fais durer le mystère pour le plaisir parce qu'après tout, j'ai bien du attendre des années moi, avant de l'apprendre. Et même s'il insiste, je ne plierais pas, tout du moins, je crois.

Une fois le repas terminé et la table débarrassée, je lui propose d'aller m'attendre près du feu et je l'y rejoinds rapidement avec des fraises enrobées de chocolat glacé. Je pose une coupe pleine entre nous. "Est-ce que tu veux de la chantilly avec?" J'arrange ma robe pour qu'elle retombe sur mes jambes et je le regarde en reprenant mon jeu. "Bon. Troisième question: Si je te demandais d'arrêter ton activité en tant que faussaire, est-ce que tu le ferais? Autant par inquiétude que par acquis de conscience cela dit." Je me rapproche de lui en glissant une fraise devant les lèvres avec un sourire. "Et quatrième, sans me dire lesquelles, je n'y survivrais pas, est-ce qu'il y a d'autres activités que tu gardes secrètes dans le but de "me protéger"?"
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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Lun 21 Mai - 19:38 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

Et dire que cette femme le traitant de canon feignait l’insensibilité totale à ses charmes vingt années plus tôt. Preuve étant qu’elle savait se montrer fourbe, quand elle le voulait. « Selon une certaine croyance populaire, on épouse la personne qu’on mérite », répondit-il avec un mince sourire énigmatique. Ce qui semblait être un retour de compliment, était aussi un retour d’anciennes et nombreuses critiques, un retour de tout, en fait.

Sa première réponse ne semblait pas la satisfaire. Hélas pour elle, c’était la vérité. « Tu ne te mouilles pas vraiment sur celle-là. » « Tu m’as dit d’être honnête », répondit-il simplement. Il n’allait pas broder de la dentelle sur un sujet qui lui paraissait plus flou aujourd’hui que la veille. Dès que sa femme prit la défense de son paternel, Farell saisit l’occasion pour commencer à manger et manifester son ô combien grandiose intérêt sur le sujet. « Je ne fais que citer une devise familiale. Qu’elle soit insultante, ça je n’y peux rien » rétorqua t-il nonchalamment. Il releva les yeux vers elle. « Et tu ne peux pas comparer. Ma famille ne t’a jamais traitée comme une pestiférée » Il eut un petit sourire cynique quand sa femme prétendit l’insulter toute sa vie. Et si elle plaisantait, ce fut un peu moins le cas de Farell : « Je ne m’y risquerais pas si j’étais toi... ». Le mystère ridicule sur ce qu’il s’était passé avec Lucas commençait peut-être à l’irriter en tout cas, plus qu’à l’intriguer. « Ca m'étonne que tu n'aies pas encore demandé à Lucas lui-même tiens » Farell ne releva pas, mais une certaine exaspération traversa ses traits : Leïla le prenait vraiment pour un amateur. Elle consentit à lui laisser un indice mais Farell ne percuta pas du tout de quoi il en retournait. Aussi, il était à des années lumières d’imaginer que quiconque puisse le considérer formidable, surtout pas sa femme après tout ce qu’elle lui reprochait. « Si j’avais su que t’emmener à Disneyland aurait cet effet… » ironisa t-il, même s’il savait pertinemment que ce n’était pas ça, vu le timing de son retour. Ne lui faisant pas le plaisir de la presser ou de manifester davantage de curiosité, il finit son repas en restant taciturne. Il débarrassa ensuite avec Leïla et, comme convenu, alla s’installer sur le canapé face à la cheminée. Ou plutôt s’affaler sur le canapé, au point que sa petite femme était plus grande que lui quand elle s’assit à ses côtés.

« Est-ce que tu veux de la chantilly avec? » « Non merci. » « Bon. Troisième question: Si je te demandais d'arrêter ton activité en tant que faussaire, est-ce que tu le ferais? Autant par inquiétude que par acquis de conscience cela dit » Alors qu’elle portait une fraise à ses lèvres comme pour l’attendrir, il la saisit entre ses doigts en répondant de but en blanc : « Tu ne peux pas me demander ça » Ses mots furent marqués par un regard appuyé et un silence catégorique. Ça avait le mérite d'être clair, net et précis. À sa quatrième interrogation, il la dévisagea un court moment. Cette insistance sur ses parts d’ombre n’inspirait pas vraiment confiance. Il avait toujours lu sa femme comme un livre ouvert, mais avec son revirement soudain de comportement, et tout d’un coup ses questions apparemment cruciales qui s’orientaient sur ses méfaits, il craignait l’espace d’un instant que Leïla soit devenue une belle actrice et que tout ceci ne soit qu’un vaste piège. Même si un enregistrement était censé n’avoir aucune valeur au tribunal, dans les faits, ça n’influençait pas moins ceux qui devaient décider du sort de l’accusé. Pourquoi lui ferait-elle de cadeau ? Farell ne lui en avait fait aucun. Le truc qui ne collait pas, c’est qu’il avait bien eu Lucas au téléphone. Il avait donc la certitude que Leïla avait passé la journée avec lui et ne l’avait pas congédié après être sorti de la villa.

Dans tous les cas, il avait dit qu'il se montrerait honnête. « Il n’y a rien d’autre, en ce qui me concerne … mais si un délit se présente prochainement à ma famille de mafieux, je peux te le signaler avant d’y tremper » ajouta t-il avec un sourire vaguement amusé. Son ton suggérait qu’il s’agissait d’une plaisanterie… bien que ce n’en fût pas une, à part peut-être l’exagération du terme mafieux. Et encore. Farell dégusta une autre fraise et toisa sa femme avec attention un léger moment, le regard insondable. « Dis-moi, Lucas sait-il que je suis faussaire ? » demanda t-il alors en inclinant légèrement la tête sur le côté, feignant la curiosité.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Lun 21 Mai - 20:36 )


You make me sick because I adore you so.
L'ombre de ce compliment à peine voilé peut difficilement servir à me retirer ce sourire. Bien que j'ai menti sur sa raison dès le départ. Par omission, il paraît que ce n'est pas grave, dans la famille. D'ailleurs, je n'ai pas fait que mentir, Farell est diablement beau et ça me fait plaisir de le lui dire même si je ne m'attendais pas spécialement à ce qu'il puisse me retourner la gentillesse. Et évidemment, sinon ce n'est pas drôle, je ne vois absolument aucune critique dans cette remarque. Je suis bien trop obnubilée par ma propre joie pour le faire.

Même si, elle ne peut pas durer éternellement, face aux réponses parfois cruelles de Farell. Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit aussi intransigeant mais je ne devrais pas m'en étonner. En plus d'être un trait de caractère évident chez lui, je ne dois pas oublier que ça n'est peut-être pas si facile de faire fi de toute l'histoire de la veille. Encore moins du mois dernier. Pas avec une simple parole, en tout cas. J'apprécie son honnêteté, bien-sûr, j'apprécie moins qu'elle sous-entende que j'ai fait de notre couple de la chair a pâté. Je me concentre sur la nourriture en hochant la tête. "Je sais." Et j'assume mais je peux difficilement jouer la comédie en affirmant que cette réponse me fait sauter de joie. Je lève les yeux au ciel sur sa nuance et je me rappelle, rapidement, qu'il m'est difficile de passer une soirée avec Farell sans avoir envie de l'étriper une ou deux fois. Cette assurance doublée de sa nonchalance habituelle me rendent dingue. "Une devise. D'accord." Dis-je tout simplement pour éviter de partir sur un nouveau débat. "Non, c'est vrai. Ta famille a toujours été adorable avec moi mais si elle ne l'avait pas été, je ne l'aurais pas insulter quand même." Juste pour qu'il sache finalement puisque, si je m'en tiens à ce qu'il a dit, il n'a pas insulté mon père. Et même si je pense fortement "A d'autres!" Je m'abstiens. La salade devant la bouche quand il me menace de ne pas me risquer à l'insulter jusqu'à la fin de ma vie retombe dans mon assiette mollement alors que je referme mes lèvres. Il se moque de moi ou quoi? Je récupère ma salade et toussote avant de dire doucement mais fermement. "Je plaisantais!" Quoique maintenant que j'y pense sérieusement, je me le demande. Je me demande également s'il commence à s'agacer à cause de la discussion sur mon père ou si c'est plutôt le mystère qui plane sur ma journée mais je trouve qu'il vaut bien la peine, ce mystère de quelques heures. Comparé au mien, ce n'est rien. Je ne peux m'empêcher de rire quand il parle de Disneyland et je balance la tête. "Tu connaissais Walt Disney personnellement pour savoir qu'il était quelqu'un de formidable Farell ou c'est encore quelque chose qui a à voir avec une devise ou vielle pensée bien ancrée de la famille Wilde?"  Puisque j'ai oublié d'éradiquer le sarcasme de la soirée et que mon mari s'en donne à coeur joie, j'ai eu du mal à retenir celle-là.

Malheureusement, la troisième question n'arrange pas son humeur et je le vois me prendre la fraise des mains pendant qu'en reculant légèrement, je me laisse aller sur le dossier du fauteuil. "Tu ne peux pas me demander ça." Je grimace avant de souffler un. "Pourquoi pas?" Espérant qu'il ne finisse pas par me comptabiliser cette discussion comme une cinquième question parce que j'en ai une. Je tourne la tête vers lui en attendant, piquant une fraise plus pour jouer avec que pour la manger, attendant une réponse. Je balance doucement la tête quand il me parle de ses possibles délits de mafieux dans la famille et je souris. "Si ta famille est avec toi, je me ferais moins de soucis et si tu me le racontes, je risque d'être hystérique." Même s'il s'en doute sûrement et qu'il ne me dit peut-être ça que pour me faire plaisir. Je croque doucement dans ma fraise avant de m'étouffer et d'avaler de travers à sa question. Je glisse la main sur ma gorge et je tousse en le regardant droit dans les yeux, une fois ma respiration récupérée. "Tu... Devrais le savoir non? Enfin... Ce n'est sûrement pas moi qui lui ai dit s'il le sait donc... Il le sait?" Je hausse les épaules. A moins que mon mensonge ne soit longuement préparé, il est toujours aussi misérable que celui que je viens d'essayer de lâcher. Je termine ma fraise en regardant ailleurs avant de dire doucement, certaine qu'il en a marre d'attendre l'explication sur cette journée. "Je te poserais les dernières questions pendant le massage." Et ce n'est pas une question. Je pique encore une fraise, mon air espiègle refaisant rapidement surface. A croire qu'il faudrait un boulet énorme pour que ma bonne humeur s'en aille. Je ne doute pas que Farell en soit capable ceci dit. Il peut tout faire quand il est question de mon humeur et je lui demande alors, m'amusant comme une folle intérieurement. "Tu as fini?" Je me joue gentiment de lui mais je sais aussi que jouer avec le feu, c'est risqué, très risqué, alors je ne m'approche pas.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( Hier à 13:21 )




You make me sick because I adore you so

Farell & Leïla

Le sarcasme lui passa au-dessus. Walt Disney avait fait des choses formidables. Que ça n’en fasse pas forcément quelqu’un de formidable, effectivement, ça pouvait se discuter.  Farell ne retint que le nerf de tout ça. « Donc… c’est quelqu’un que tu connais personnellement », interpréta t-il. Après réflexion, Farell réalisa que ses mots s’appliquaient parfaitement à Seth, Lucas étant son fils, ça collait en toute logique, même si Farell n’était pas au courant des derniers investissements de son frère. Il trouvait néanmoins cela étrange qu’elle fasse des révérences au lieu de directement le nommer, ce qui lui laissa un doute quant à l’endroit et quant à la personne. L’orphelinat lui traversa bien l’esprit à un moment mais il doutait que cela puisse avoir un tel impact sur elle. D’autant que l’institut était affilié au nom de son philanthrope de frère, et Farell n’était pas certain que Lucas soit au courant sur la vérité. L’idée fut donc rapidement filtrée.

A sa troisième question, il trancha net : ce n’est même pas qu’il dirait non si Leïla lui demandait de cesser ses activités, c’est qu’il lui interdisait carrément de le lui faire la demande. Il n’était pas pour autant naïf, son entêtée d’épouse ne manquerait pas de le faire si elle choisissait de rester avec lui. A l’heure actuelle, rien n’était moins sûr que ce dernier point. « Pourquoi pas ? » Inutile de parler de sa passion pour l’imitation, s’il n’y avait que ça, l’escroc n’aurait pas besoin de vendre. Il répondit donc sans détour : « Il me faut cet argent ». Pour le reste, elle avait l’air de plutôt bien digérer les appels du devoir familiaux, ou alors peut-être ne l’avait-elle pas vraiment pris au sérieux. Farell n’allait pas chercher à savoir, ça reviendrait à se tirer une balle dans le pied. Alors qu’il se permit de renvoyer la balle en posant à son tour une question ciblée, sa femme s’étouffa avec son dessert. Il lui tapa dans le dos pour faire passer, un geste bienveillant malgré l’ombre qui se répandit peu à peu sur son humeur. « Tu... Devrais le savoir non? Enfin... Ce n'est sûrement pas moi qui lui ai dit s'il le sait donc... Il le sait? » Le regard de Farell se refroidit instantanément. Elle mentait. Elle savait que Lucas était au courant, elle en avait donc parlé avec lui. Or il y avait bien peu de chances que ce soit Lucas qui ait abordé le sujet. Farell décolla son dos du dossier et appuya les coudes sur ses cuisses, le regard baissé sur ses mains jointes. Les femmes et leur foutue langue pendue… il aurait dû mieux savoir. Leïla ne semblait pas se soucier qu’il venait de soulever une sérieuse problématique.

« Fini quoi ? » rétorqua t-il en relevant les yeux vers elle, irrité. « Laisse tomber le massage, ce n’est même pas dans ton intérêt, ça n’endormira pas ma conscience. Pourquoi est-ce que tu mens ? » Pour le coup, elle l’avait vraiment insulté, à s’imaginer qu’il pourrait la croire sur parole alors que même Seth baratinait mieux que ça. Et Seth était nul. « Tu oses exiger mon honnêteté… quand tu n’es même pas capable de répondre à une simple question sans bégayer. La vérité Leïla, à qui d’autre en as-tu parlé ? Qui d’autre sait ? » Tout compte fait, il avait bien raison de se méfier. Il était là, le lézard. Son mari saisit sa main. « Tes détours commencent à me fatiguer. Qu’est-ce que tu attends de moi ? Des raisons pour partir ? Des raisons pour rester ? » Farell avait bien dit qu’il pensait qu’il ne restait rien d’eux, et elle n’avait pas nié. Il n’avait pas été à ses côté cette journée, pourtant elle en revenait heureuse, soulagée, malgré leurs antécédents. Il la sentait, sa bienveillance, mais il commençait à croire que ça ne lui était destiné.

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Re: You make me sick because I adore you so ✻ Leïla ✻ ( )

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You make me sick because I adore you so ✻ Leïla

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