Saving a Damsel in distress [Leïla]

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Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Dim 13 Mai - 19:59 )

Saving a Damsel in distress
Leïla & Lucas
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Lucas se disait qu’il y avait un truc de bizarre en se réveillant ce matin là. Pourtant, il se sentait très bien, en pleine forme physiquement. Peut-être trop en forme, il réalisa donc rapidement ce qui clochait. Il n’était pas allé à la salle avec son oncle cette semaine. Voilà ce qui justifiait son absence de douleur et de courbatures drastiques. Étrangement, cela lui manquait. Enfin, non, ce n’était pas étrange du tout, Lucas avait toujours eu un petit côté masochiste. Alors que lui-même n’oserait jamais se lâcher complètement contre un membre de la famille, en bon garçon qu’il était, son oncle pour sa part, frappait son neveu comme un fils de chien. Alors, en soi, Lucas aimait bien se faire casser la gueule, et il aimait d’autant plus que Farell ne lui fasse pas de cadeau, mais ce qui était plutôt gênant, c’était d’avoir l’impression d’avoir un oncle qui n’en avait rien à carrer de lui broyer les os. Lucas lui avait aisément trouvé des excuses : Farell traversait une période difficile, et il savait que Lulu avait été champion national en combat, il devait bien savoir qu’il était capable d’encaisser. En tout cas, le jeune Wilde avait besoin de sa dose de violence, il se leva ce samedi là en se disant qu’il était temps de remédier à ça. Son oncle ne bossait pas le week-end en plus, ça tombait à point nommé. Lucas se faisait un peu de souci pour lui. Farell avait beau garder son flegme habituel en sa présence, une fois sur le ring, il avait la patate d’un type qui n’a rien plus rien à perdre. Et ça n’avait pas toujours été le cas, cette envolée de brutalité était là depuis le départ de Leïla. Lucas n’était pas étonné que son oncle ait du mal à gérer la souffrance, puisque celui-ci n’était pas habitué à en ressentir, c’était ça le problème d’être un peu trop détaché. Lucas s’identifiait assez à lui là-dessus. Il avait peur de déchanter à son tour le jour où il donnerait son cœur avec entiereté et se ferait larguer. Son célibat actuel était peut-être d’ailleurs une forme de lâcheté.

Lucas sonna à la porte de son oncle, avant d’y toquer un petit rythme de batterie de ses deux mains. Il avait un sens du rythme à chier, mais au moins, Farell devait deviner de qui il s'agissait avant d’ouvrir. Lucas laissa retomber ses poings lorsqu’il apparut enfin. « Salut tonton, tu… » le reste de sa phrase lui resta un peu en travers de la gorge. Farell avait un truc dans les yeux tellement flippant qu’il fallait vraiment un kamikaze comme Lucas pour ne pas prendre ses jambes à son cou tout de suite. S’ils avaient un jour besoin d’une tête de tueur pour un remake de Scarface, il faudrait faire appel à lui. « as l'air d'avoir connu de meilleurs jours dans ta vie » termina t-il avec honnêteté, comme aucun mensonge décent ne lui était venu à l'esprit. Lucas se mâchouilla les lèvres en jetant un coup d’œil perplexe à l’intérieur et il eut un petit froncement de sourcils en croisant le regard de Leïla. Ce qu’il y lut l’inquiéta un peu, d’autant qu’il était parfaitement au courant qu’elle n’habitait plus ici. Lucas ne savait pas ce qu’il s’était passé ou ce qu’il était en train de se passer en ce moment même mais là… il avait comme le sentiment qu’il fallait lui offrir une échappatoire, à sa pauvre tante. Même si elle devait être encore furieuse contre lui qu'il ait été dans le secret du métier ilégale de Farell, il espérait qu'elle saisisse la main tendue. « Tiens, salut Leïla » dit-il avec un sourire « Tu nous as complètement oublié, non ? Il faut absolument que tu relises la nouvelle d’Andrés pour le concours littéraire d'Harvard, on approche de la deadline. Il est chez moi, t’es dispo là ? » Lucas s’était servi d’un contexte un peu vrai pour créer son excuse, bien qu’il ne fût pas parfaitement optimiste là-dessus. Même s’il voulait être subtil, il était en train de se mettre entre Rell et Leï, et ça, il n’était pas certain que son oncle l’accepte. Lucas resta un petit moment appréhensif, jetant un regard prudent à l’intéressé. Il retint un lourd soupir de soulagement de voir Farell accepter de s’effacer. Wow. Le Wilde junior n’était même pas sûr de si c’était un bon ou un très mauvais signe, cette attitude.

Il attendit patiemment que Leïla se prépare, enfile ses godasses, sans à un seul instant décrocher un mot. Vu combien Lucas était habituellement avenant, ça rendait la situation deux fois plus glauque et embarrassante –le pire étant que Lucas n’avait même pas osé entrer– mais tant pis. Il lui adressa un autre petit sourire quand Leïla le rejoignit et ils partirent ensemble. Toujours silencieux en marchant à côté d’elle au départ, il enroula un bras réconfortant autour de ses épaules : « Il s’est passé… un truc ? » demanda t-il finalement, super intelligemment.


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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Dim 13 Mai - 20:50 )


Saving a damsel in distress
Je crois que je n'arrive toujours pas à réaliser. J'ai toujours l'impression étrange que tout ce qui vient de se passer n'était que du vent. Que le fruit de mon imagination plus que débordante. Pourtant je suis là, recroquevillée sur cette chaise en attendant quelque chose. Autre chose que ce silence pesant et flippant. Je n'arrive pas à croire qu'il ait réussi à me trainer de force jusqu'ici sans aucun remord et qu'il ait tout, absolument tout cassé dans mon appartement. Je regrette surtout l'ordinateur sur lequel il y avait un mois entier de travail acharné. Je me demande si je pourrais y retourner pour vérifier si la mémoire est encore récupérable. Je me demande même si je pourrais sortir, en fait. Fatiguée et même lessivée, je ferme un moment les yeux, ce qui me permet d'éviter de croiser ceux de Farell par la même occasion. J'ai envie de lui demander s'il n'a pas de travail aujourd'hui mais je préfère encore mille fois me terrer dans le silence que de lui adresser la parole finalement. C'est sans doute le coup du destin quand la porte bouge et que j'entends cogner. Ou alors, c'est un signe qu'il faut que je me bouge et que je fasse quelque chose d'autre que de rester sur cette chaise, le regard dans le vide. Je regarde, sans aucune réaction, aucun entrain, Farell se déplacer vers la porte et lorsque je vois Lucas, je relève un peu la tête en me demandant ce qu'il va raconter à son neveu. J'arque un sourcil et je pince mes lèvres en l'entendant. Non, franchement, impossible que Lucas réussisse à me faire rire dans cette situation mais sa franchise à toute épreuve m'épate. Je passe mes mains sous mes yeux pour essayer d'étirer un peu des cernes évidentes et lorsque j'entends Lucas me saluer, je lève simplement la main. S'il suppose que je n'ai pas la force de faire plus, il supposera bien. Je fixe à nouveau la cuisine, avant d'ouvrir grand les yeux quand il parle de la nouvelle d'Andrès. J'ai vraiment très peu d'espoir que cela fonctionne. En fait, je n'en ai clairement aucun mais je regarde pourtant vers Farell, dans son dos, en espérant une réponse positive.

Peut-être alors pourrais-je glisser un mot pour l'ordinateur. Pour l'appartement. Pour tout. Je sais bien que je lui en veux toujours de m'avoir caché des choses à propos de l'activité illégale de Farell mais s'il me sauve, sur ce coup-là, je ne pourrais que lui être redevable. Un hochement de tête à peine perceptible de la part de Farell est suffisant pour que je saute de ma chaise, enfile des tennis, vite fait bien fait et parte sans demander mon dû. Je n'aurais pas idée de m'enfuir ou de retourner dans mon appartement. Le comportement de Farell la veille m'a bien trop effrayé pour que j'ose quoi que ce soit pour le moment. Pour le moment. Je n'ai pas besoin de fermer la porte derrière moi, je l'entends claquer et bien malgré moi, je sursaute encore avant de pousser un profond soupire. Quand je sens le bras de Lucas autour de mon épaule, je me retourne vers lui et je me rends compte qu'on a sûrement l'air de deux psychopates, Farell et moi. J'ai le coeur en miettes et je suis anesthésiée, sur le moment. Pourtant, je n'ai aucune envie de dire du mal de Farell malgré tout alors, à la place, je lance. "Je ne saurais pas par où commencer si je devais tout te dire Lucas. Ou alors si... Par le mensonge et la trahison." Aïe, ce n'était pas sympa ça, surtout que Lucas venait tout juste de me sauver le mise. Je balance la tête. "Oublie ça. On a juste eu... Un désaccord. J'ai besoin que tu fasses un truc pour moi, si possible. Je te le dis rapidement au cas où Farell changerait d'avis. Tu sais où j'habite. Quand tu m'auras déposé, fais-y un saut pour moi, récupères les miettes de mon ordinateur et vois si on peut faire quelque chose avec la mémoire du disque dur interne. Oh et fermes ma porte à clé s'il te plaît... Pour ce qui est du bordel, t'en fais pas." Je garde sous silence que le désaccord est bien plus terrible qu'il ne le pense. Bien plus terrible que je ne l'aurais jamais imaginer moi-même. Je lui fais un petit sourire et je pose ma tête sur son épaule en fermant les yeux. En fait, j'ai l'impression que c'est l'adrénaline qui me permet encore de tenir et que, lorsque toute la pression se sera envolée, je vais m'effondrer. Littéralement. "Merci Lucas. Mais... C'était une excuse j'espère hm? Parce que je ne suis vraiment pas en état de lire quoi que ce soit. Je risque de lui bousiller toutes ses chances si je fais ça aujourd'hui." Je jette un coup d'oeil vers la maison et je presse le pas, inconsciemment pour m'éloigner.

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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Sam 19 Mai - 11:25 )

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Lucas roula des yeux. Mensonge et trahison, tout de suite les grands mots là. « Oh arrête ton char », rétorqua t-il gentiment. « Tout ça pour quelques magouilles. On fait pire que ça dans la famille ! » dit-il en pressant chaleureusement son épaule. Il s’éclaircit la gorge. « hum… j’parle pas forcément de moi » ajouta t-il avec un petit regard en coin « En tout cas, je t’ai jamais menti, je ne t’en ai juste pas parlé, c’est différent » Même défense que Farell sur ce dernier coup là, encore que Farell ça marchait mieux, il était beaucoup moins bavard que Seth ou Lucas. En tout cas, il ne se foutait pas d’elle en traitant le sujet avec détachement. Ce n’était effectivement pas un drame d’avoir un oncle faussaire. Chez les Wilde, on avait une morale un peu loufoque. D’ailleurs, les membres au courant avaient plutôt tendance à trouver l’attitude de Farell louable, puisqu’il n’utilisait pas l’argent amassé pour lui-même. Et en plus… Lucas trouvait que les contrefaçons de son oncle étaient d’une classe sans nom, mais bon, Leïla n’avait pas trop besoin d’entendre ce genre de truc en ce moment. « Oublie ça. On a juste eu... Un désaccord » Elle aurait même dû rajouter « petit » avant désaccord, histoire de faire un euphémisme encore plus dantesque. Lucas fronça légèrement les sourcils tandis qu’il comprenait (ou du moins pensait comprendre) peu à peu la situation. Un ordi en miette, son domicile en bordel et bizarrement, Wilde junior qui la trouvait chez Farell… Son oncle avait peut-être débarqué en lui virant un peu brusquement le PC des genoux. Il imagina un scénario plus sympathique que la réalité car, alors qu’on se prenait facilement une torgnole pour un pet de travers avec Farell (on t’aime comme ça tonton), Leïla avait toujours été traitée comme une sorte de princesse en comparaison - en comparaison, hein. C’est pour cela qu’il ne se faisait pas énormément de soucis sur le moment. C’est qu’il mésestimait les effets dévastateurs de l’amour. « Je ne sais pas vraiment m’y prendre avec les ordi, mais mon père saura quoi faire, t’inquiète »

« Merci Lucas. Mais... C'était une excuse j'espère hm? Parce que je ne suis vraiment pas en état de lire quoi que ce soit. Je risque de lui bousiller toutes ses chances si je fais ça aujourd'hui » « Ah oui, c’était une excuse, Andy n’a pas besoin de toi pour gagner » répondit Lucas avec un haussement d’épaules. Le gosse était un surdoué qui avait déjà sa place à Yale de réservé, donc bon. « J’crois que tonton a cramé le baratin, c’est sympa qu’il ait laissé ça passer. Viens ». S’arrêtant devant sa maison, Lucas vérifia les clés de voitures qu’il avait dans la poche de son jean. Bugatti, elle était au garage celle-là. Il en ouvrit la porte automatique et invita Leïla à entrer. Il s’installa au volant et démarra. « Je propose qu’on aille le récupérer tout de suite, ton PC » dit-il en quittant le garage, la porte se refermant automatiquement derrière eux. « Ça te fera ça de moins, vu comment t’es tendue... Sans vouloir t’offenser. Je veux bien que tu m'indiques la route une fois à Haywood Hill, je ne sais pas exactement où tu habites ». La raison de cette tension, il ne tarda pas à la découvrir, quand Lucas poussa finalement la porte de chez elle. « Ah… » C’était donc ça qu’elle entendait par bordel. Lucas avait l’habitude d’un Farell certes parfois vicieux, mais également… un peu plus calme et droit au but. Il ne l’avait jamais vu hors de lui. En l’occurence, son oncle avait quand même pris le temps de retourner à peu près toute la baraque. Lucas repéra le PC et s’en approcha précautionneusement, en évitant les bris par terre. Il prit d’une main hésitante le cadavre électronique avant de jeter un coup d’œil un peu inquiet à Leïla. « Ça va, toi ? » demanda t-il avec embarras. Déjà que son couple avec Farell n’allait pas, ce devait être pire désormais. Le neveu imaginait que son oncle avait forcé sa femme à le suivre mais il refusait de croire qu’il lui avait fait du mal pour autant. Ils sortirent, Lucas ne sachant pas trop quoi penser. De base, il trouvait que Leïla avait eu tort de partir puisqu'elle aimait encore son mari, mais c’était trop subjectif. Après tout, Lucas avait été élevé par Seth et un peu par Farell, deux hommes qui, même quand c’est la merde, sont présents et y restent. Cet appartement, c’était bien la preuve que le départ de Leïla l’avait laissé dans un véritable désarroi, même s’il s’en cachait extrêmement bien devant les autres, devant lui.

De retour à la voiture, Lucas mit l'ordinateur dans le coffre et resta un moment silencieux au volant. « Je sais ce qu’on va faire » dit-il avant de démarrer, résolu.


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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Sam 19 Mai - 15:25 )


Saving a damsel in distress
Mon sang ne fait qu'un tour quand il prend cette histoire de "magouilles" de manière si zen qu'il donne l'impression que ce n'est réellement rien. Je pense surtout, Wilde un jour, Wilde toujours. Il n'y en a pas un pour rattraper l'autre. J'aime les hommes de cette famille mais bon sang ce qu'ils peuvent être agaçants quelque fois. Et maladroits. Et arrogants. Et.... Je m'arrête et je lui lance un regard noir. "Lucas, je ne m'attends pas à ce que tu comprennes vu la famille dans laquelle tu as grandi mais ce n'est pas RIEN et quand tu me dis que la famille a fait pire, en fait, tu ne me rassures pas, ok? Au contraire, tu as même raté une superbe occasion de t'abstenir." Je rigole mais ce rire sonne faux quand il me sort encore une nuance Wildotique. Mensonge par omission, n'est-ce pas? C'est en mensonge tout de même à mes yeux. "Tu me l'as caché Lucas. Y'a pas 30 000 façons de le dire." Je lui lance un regard en coin, bien que je sois encore vexée, je ne suis pas réellement capable de me fâcher longtemps contre la gueule d'ange de Lucas, je l'apprécie bien trop pour ça mais cela ne m'empêche pas de me permettre de me venger gentiment. "Tant pis. Je l'ai pris comme un coup de poignard dans le dos, je n'ai plus qu'à faire de même et on sera quitte." Je fais mine de réfléchir et je pointe soudainement mon doigt vers lui. "Je pourrais dire à Farell que tu m'as traîné dans un bar pour me saouler et que tu m'y as oublié. Ha!" Je lui tire la langue, reconnaissante au fond, qu'il n'insiste pas pour savoir ce qui s'est passé avec Farell parce que je n'aime pas spécialement mentir, de mon côté. Je finis par mourir dans les remords quand ça arrive. Etre intègre, c'est pesant. Je suis contente que ce soit Seth qui bidouille mon ordinateur, je suis quasiment certaine de récupérer mes données personnelles et je hoche la tête. "Merci."

Je balance la tête quand il me rappelle qu'Andrès est surdoué et qu'évidemment, je ne lui serais d'aucune aide. Sinon pour lui affirmer combien son écrit est parfait, génial et inspirant. Evidemment, c'était une excuse. Il note néanmoins que Farell a dû s'en rendre compte et je fais un petit sourire quand il précise que c'est sympa de sa part d'avoir laissé passer ça. Il faut dire que c'est vrai, il l'a été, ensuite. "Moui.." Juste pour confirmer ses dires mais pas trop. Je souris en voyant la Bugatti. "Un tour de voiture? Super, merci." Je lui lance ironique pour la taquiner et quand j'entends sa proposition, je me fige. Pas certaine du tout de vouloir retourner dans mon appartement, de revoir ce que Farell y a fait. Je le regarde. "Tu n'es pas obligé, tu sais." Pour éviter de répondre un, pitié non, surtout pas là-bas. Je souris, encore plus tendue justement quand il pense que ça risque de me détendre mais au fond, j'ai vraiment envie que mon ordinateur soit en sécurité avec lui et que mon appartement soit fermé. "D'accord." Je lui indique la route et je reste en retrait, à l'arrière quand on arrive enfin à destination. Son "Ah" est de circonstances et je m'appuie contre le chambranle de la porte en croisant les bras contre moi. Ma gorge se serre instantanément en me rappelant chaque détails de ce moment sordide et quand Lucas parle, je sors un moment de mes pensées pour le regarder et je balance la tête de gauche à droite en répondant malgré tout. "C'est moins pire que ça en a l'air alors ne t'en fais pas Lucas. Ca va..." Je glisse ensuite la main derrière la porte pour récupérer ma clé. "On peut y aller?" Je la referme derrière nous avant de faire tomber le trousseau dans ma poche, heureuse de refermer la porte sur cet évènement et le silence de plomb qui règne dans la voiture quand Lucas se pose à côté de moi est assez reposant. Tout à coup, il semble avoir une idée et je le regarde étonnée. Etonnée de voir à quelle vitesse il est capable de rebondir et curieuse de ce à quoi il pense. "Tu vas vraiment m'amener me saouler? Parce que je n'ai pas beaucoup dormi et je ne te coûterais pas très cher. Une glace? Oh... Non je sais, tu vas me mettre dans un avion pour la Floride? Bora Bora?"

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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Lun 28 Mai - 0:16 )

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« Tu me l'as caché Lucas. Y'a pas 30 000 façons de le dire » « Des clous ! C’est pas à moi de discuter de la vie de Farell avec toi. De la même façon que je discute pas avec lui de ce que toi tu fais » se défendit-il comme il put. « Tant pis. Je l'ai pris comme un coup de poignard dans le dos, je n'ai plus qu'à faire de même et on sera quitte » RAH. Les femmes ! « Mais t’es bornée ma parole », s’offusqua Lucas avec une petite mine inquiète. Y avait rien de pire que d’attendre la revanche d’une femme. Elles pouvaient être bien vicelardes ces bestioles. « Je pourrais dire à Farell que tu m'as traîné dans un bar pour me saouler et que tu m'y as oublié. Ha! » Vicelarde, c’était bien le mot. Elle comptait faire que Farell lui casse la gueule en dehors d’un ring, heureusement, son oncle le connaissait mieux que ça. « Pff ! » rétorqua le Wilde junior, pas du tout impressionné. « Il te croira jamais ». Il pourrait ajouter qu’il n’était pas un lâcheur, contrairement à certaines, mais il ne faisait jamais dans la mesquinerie le garçon. « Un tour de voiture? Super, merci. » C’est quoi ce ton ironique ? « Hé. Un peu de respect pour la Chiron, je te prie » Lucas caressa doucement la carrosserie de son véhicule. « L’écoute pas, elle y connaît rien » rassura t-il, avant de monter. Oui, il venait de parler à sa caisse. Enfin, ce genre de connerie, c’était surtout pour détendre un peu l’atmosphère. Atmosphère qui fut rapidement plombée à nouveau une fois arrivés à l’appartement de Leïla. « C'est moins pire que ça en a l'air alors ne t'en fais pas Lucas. Ca va... » Lucas n’osait pas trop insister. Farell avait le poing facile avec les hommes de la famille, mais il ne levait pas la main sur les demoiselles. Il avait peut-être tout péter pour faire peur à sa femme et l’inciter à le suivre sans avoir à s’en prendre à elle. Mais même si cette utopie était vraie, la belle Leïla avait l’air carrément mal, contrairement à ce qu’elle disait. Et peut-être avait-elle même peur.

Lucas voulait que les choses s’arrangent. Farell et Leïla, c’était du fusionnel, une évidence, et ce serait vraiment con que tout se foute en l’air parce que Farell s’est contenté d’être… lui-même. Il avait ses mauvais côtés, comme eux tous, et si Leïla n’avait que ça sous la main (entre escroc et saccageur), c’était peut-être difficile à digérer. Aussi, Farell avait beau être assez secret sur lui-même, Lucas imaginait mal qu’elle ne se soit pas doutée de certains trucs, ne serait-ce qu’en raison de la famille qu’il se payait. En tout cas, si Leïla ne savait pas que Farell était faussaire jusque là, il y avait des chances qu’elle ne soit pas non plus au courant de ce qu’il avait fait de tout l’argent amassé, et il était peut-être temps de lui montrer le revers de la médaille. Non, son oncle ne roulait pas les gens juste pour le plaisir de les rouler. Il avait du cœur et beaucoup d’amour à revendre. « Tu vas vraiment m'amener me saouler? Parce que je n'ai pas beaucoup dormi et je ne te coûterais pas très cher. Une glace? Oh... Non je sais, tu vas me mettre dans un avion pour la Floride? Bora Bora? » La mettre dans l’avion en mode ‘on se casse de ce pays !’ c’était tellement un truc qu’il pourrait faire, en effet... « Tu me connais bien toi. Mais non, cette fois, on va dans un cul paumé. Enfin une campagne paumée, j’veux dire. Désolé je pensais à trou du cul du monde mais c’est pas vraiment ça, c’est juste à côté en fait ». Sur le chemin, Lucas mit la radio et chanta à tue-tête quelques vieux tubes qui passèrent et dont, malheureusement pour Leïla, il connaîssait les paroles. « Oh, when you're big in Japan, tonight. Big in Japan, be tight !. Big in Japan, ooh the eastern sea's so blue. Big in Japan, ALRIGHT ! Pay, then I'll sleep by your side. Things are easy when you're big in Japan. Ooooh, when you're big in Japan ! » Et si Lucas avait une jolie voix grave au parler, quand il chantait, c’était autre chose… Plus triste encore : il ne chantait pas juste. Désolé Leïla.

Heureusement pour la jeune femme, le trajet n’était pas long. Il s’agissait surtout de sortir de la ville et de déboucher sur les campagnes verdoyantes, avec les falaises en arrière-plan. Superbes landscapes. Lucas s’arrêta sur le parking de la fondation Wilde, un orphelinat dont on attribuait à tort la construction à son père, si on connaissait à tout hasard son existence. « T’es pas au courant ? C’est une journée de solidarité aujourd’hui. J’espère que t’as rien contre les gosses, parce qu’on risque d’être en minorité », dit-il avec un grand sourire avant de sortir de la voiture. Ils passèrent par le bâtiment principal afin de se signaler et débouchèrent par l'arrière sur le vaste terrain, un paysage bucolique parsemé de châlets et animé par des exclamations amusées de gosses. « What ? Ils sont en train de faire un baseball ? » s’estomaqua Lucas, impressionné, en regardant un groupe dont la moyenne d’âge devait être de dix ans à tout péter. Il adressa un sourire à Leïla. « T’as vu un peu où ils vivent ? La ville n'est pas loin, y a un bus scolaire, ils ont tout quoi ! » Lucas observa les groupes tour à tour, chacun supervisés par des adultes bénévoles. Entre balle aux prisonniers, chat perché et compagnie, son regard s’arrêta finalement sur une version agrandie du Twister où ils était sept à s’emmêler les bras et les jambes. « Poussez-vous j’arrive ! » s’exclama t-il en se précipitant vers eux. Lucas voulut faire semblant de leur sauter dessus, récoltant des cris, sauf qu’il se foira et se rétama vraiment la tronche « Meeerde ! » Il se retint comme il put sur les bras, de sorte à ce que les gosses ne se bouffent pas quatre-vingt-cinq kilos de muscle, et il y parvint plutôt bien… même si tout le groupe s’était ramassé et qu’il venait de ruiner la partie. Bon, plus d'éclats de rire que de mal. « Désolé, désolé, j’ai glissé » dit-il à la cantonade, y compris à l’adulte présent dont les globes oculaires venaient de faire un tour complet d’exaspération. « Y a un truc qui te tente Leï ? »


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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Lun 28 Mai - 12:20 )


Saving a damsel in distress
Je balance la tête quand il me cherche une énième excuse. Plus une excuse pour son comportement que pour moi d'ailleurs et je réplique du tac-o-tac. "C'était déjà une erreur de penser qu'il ne s'agissait QUE de la vie de Farell. On est mariés. C'est comme si j'étais escort girl au lieu d'être éditrice et qu'il ne l'apprenait que 20 ans plus tard. Si tu l'avais su, tu ne l'aurais pas dit à Farell avant? Tu as choisi d'être de son côté, ne te cherche pas d'excuses." Bornée, oui, je le suis légèrement voire même bien plus que ça mais je n'ai pas envie de l'admettre alors, je lève les yeux au ciel à la place et je rectifie. "Réaliste!" D'ailleurs je le suis un peu également alors je ne mens pas, en fait Je tique quand il affirme qu'il ne me croirait pas si je venais avec cette histoire. Je sais qu'il a raison et je me tourne vers lui pour le regarder droit dans les yeux quand il souffle presque de dédain. J'ouvre les yeux, faussement menaçante parce que je ne saurais jamais l'être réellement avec lui et difficilement avec qui que ce soit d'autres. "Ne souffle pas ingrat ou je me mets en quête d'une histoire qu'il pourrait réellement avaler." Inventer des histoire, ça au moins, je savais faire. Je ne peux m'empêcher de rire quand il me reprend pour la voiture. Si ce n'était pas Lucas, cet humour d'homme amoureux d'une caisse me serait passé bien au dessus mais je sais combien ils aiment leur voiture dans la famille. "Hum... Moui excuse moi voiture." Dis-je sans plus de considération, bien plus pour montrer à Lucas qu'il parle à un tas de ferraille. Un drone de Seth, passe encore mais une voiture.

Je le regarde perplexe, le laissant se perdre dans tout ses culs et tout ses lapsus tout seul. Hochant légèrement la tête. Je le connais depuis plus de la moitié de sa vie, évidemment que je le connais bien. Je n'étais pas si vieille à notre rencontre et lui n'était pas encore un homme. Je me perds un instant dans la contemplation de celui qu'il est devenu, avec une petit fierté feinte. Pas question de lui dire aujourd'hui combien je l'aime et l'admire. Après tout, il a été le complice de Farell mais je ne peux m'empêcher d'y penser. "Lucas, je ne veux pas aller à côté du trou du cul du monde." Même si le nom sonne faux dans ma bouche. Je ne parle pas comme lui. Je peux l'imiter bien-sûr mais c'est loin d'être naturel. Après réflexion cependant, j'ai bien conscience que même la voisine du trou du cul du monde sera toujours mieux que chez moi avec Farell alors je ne rajoute rien ni même n'insiste quand Lucas continue son chemin en ignorant mon refus et en chantant. Il me massacre la chanson en beauté mais au moins il le fait bien. Jusqu'au bout sans oublier de massacrer une seule note et rien que pour ça, j'accepte de rire dans mon coin en le laissant être ridiculement nul, non sans murmurer un petit "Au secours" alors que j'observe le magnifique paysage avec une question précise en tête. Où va-t-on?

Je souris en voyant ce qui pourrait ne pas ressembler à un orphelinat mais qui en est un. Heureusement que Lucas y ajoute un commentaire pour bien confirmer que je ne rêve pas parce que sinon, je n'y aurais pas cru même si c'est écrit en grand. Je crois avoir entendu parler, dans la famille, d'un orphelinat construit par Seth, ce qui, à mes yeux, n'est pas étonnant. Seth est formidable et il a voulu donné le meilleur à ses enfants comme il l'a fait avec Lucas, Sil' et Andrès. Il n'arrive pas à sauver tout le monde alors il a fait un merveilleux orphelinat. Si c'est bien le sien, ce dont je ne suis pas certaine puisque je n'ai jamais pu le visiter mais si Lucas cherchait le meilleur endroit pour me redonner le sourire, il a tapé dans le mille. J'adore les enfants. C'est encore mieux qu'un refuge d'animaux. Pleins de bouilles innocentes, des boules de sincérité. Il n'y aucun filtre chez les enfants et c'est ce que j'aime le plus.J'ouvre la porte pour le suivre, les yeux rivés sur les bâtiments. Merveilleux, je me répète. Je réponds, rêveuse, pensive. "Non, non. J'adore les enfants. T'as tout bon Lucas." Je le suis en observant tout le côté brute, naturel et l'espace de cet endroit. Je salue les gens dans le bâtiment principale, me débarrasse de ma veste et continue à le suivre, émerveillée. Il ne me faut jamais grand chose mais je dois avouer que cette fois, Seth a vraiment fait fort. Cet endroit respire le bonheur, le calme et la vie. J'entends les enfants rire, crier et je continue de suivre Lucas, excitée de savoir que c'est une journée "solidarité" et qu'on va pouvoir rencontrer tous les enfants qui vivent ici. Je m'arrête net en voyant la beauté de l'arrière cour. "Oh mon Dieu." Non, Seth n'est pas un Dieu mais si c'est vraiment lui qui a crée cet endroit, il n'en est pas loin. J'ouvre grand les yeux en voyant tous les enfants s'amuser de part et d'autre, ne sachant plus ou donner de la tête avant d'entendre Lucas me vanter l'endroit, comme s'il en avait besoin. Ce que j'en vois suffit à me rendre euphorique et mille fois reconnaissante envers Seth. "C'est ingénieux, oui et magnifique." Je le regarde, curieuse. "C'est l'orphelinat que Seth a construit, c'est ça?" Je l'imaginais avoir des goûts plus modernes. Beaucoup plus modernes que les miens ou ceux de ses frères mais peut-être a-t-il voulu garder le charme d'un endroit déjà présent. Je vois son regard s'arrêter sur un des jeux et je sens la catastrophe avant qu'elle n'arrive, j'essaie un "Non Lu...." Mais je n'ai pas le temps de terminer que je tourne la tête en fermant les yeux de la scène, pensant sûrement que ça va arrêter le temps ou Lucas lui même. Des cris, des rires, je regarde à nouveau en ouvrant un oeil et je m'approche en rigolant avec eux. Je m'approche , dis bonjour aux enfants alors qu'ils me répondent en coeur, faisant ma journée en tendant la main à Lucas et en lançant un sourire d'excuse à l'adulte. Lucas est aussi maladroit qu'aventurier, ce qui peut faire peur parfois. Heureusement, il a une totale maîtrise lorsque c'est réellement une activité sérieuse bien que je serais incapable de le regarder faire quelque chose de dangereux. "Irrécupérable!" Je lance amusée pour le taquiner avant d'hocher vivement la tête quand il demande si quelque chose me tente. "La balle aux prisonniers et... Visiter... Et le chat perché... Et un deux trois soleil... Et le twister aussi.... Et le gendarme et le voleur..." Je désigne les bassines d'eau avec des pommes plus loin et je saute très légèrement sur place. "Oh! La pomme dans l'eau!!! Lucas, j'adore cet endroit. je veux tout faire. Merci, merci, merci. Tu veux qu'on se sépare?" Je n'ai pas du tout envie de l'obliger à voir et revoir des choses qu'il a déjà vécu et vu. Je suis une véritable enfant parmi les enfants même si, lui aussi en fait. Je souris en le regardant, encore plus impressionnée que dans la voiture et curieuse à présent. "Tu viens souvent ici Lucas?"
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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Lun 11 Juin - 13:34 )

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« Lucas, je ne veux pas aller à côté du trou du cul du monde » « Mais non ! A côté de Cap Harbor, c’est ça que je disais ! Mais puisqu’on en parle, notre patelin, c’est déjà un peu le trou de balle du monde de toute façon » Ca y est, le jeune homme avait passé une partie de son enfance à New-York, il ne se sentait plus péter. « Non, non. J'adore les enfants. T'as tout bon Lucas. » Mec t’es un génie, s’auto-congratula t-il mentalement. Pour ce coup là, il le pouvait. Non seulement elle semblait éblouie par l’endroit mais en plus, Leïla n’avait apparemment aucune idée combien son mari pouvait être philanthrope. « C'est l'orphelinat que Seth a construit, c'est ça? » « C’est ce qu’on t’a dit ? » répondit Lucas avec un sourire innocent avant d’apporter sa contribution casse-gueule à un jeu qui fut fichu en l’air avec son intervention. Lucas saisit la main de Leïla, se laissant aider en évitant de mettre tout son poids, afin qu’elle ne se pète pas la figure avec lui. Comme si elle pouvait soulever grand chose avec ses petits bras ! « Irrécupérable » « J’espère que tu fais référence à leur partie, et non à autre chose » rétorqua Lucas avec un faux air suspicieux. Pas rancunier, il est prêt à lui tenir compagnie dans la prochaine activité qu’elle choisirait. Sauf que la brunette lui fit une énumération qui le perdit rapidement. « Tu parles trop vite ! » se plaignit-il avec une grimace. « Oh! La pomme dans l'eau!!! » Lucas prit sur lui pour ne pas lever les yeux au ciel. Qui disait la suivre, disait aussi faire des activités de meuf. Adieu foot, adieu basket, adieu baseball. Parlant de ce dernier jeu, Lucas entendit un puissant bruit de batte. « Wow » dit-il en tournant la tête. La balle de baseball, envoyée par un gosse d’une douzaine d’années à peine, était partie comme une étoile filante, Wilde n’avait même pas pu en suivre la trajectoire du regard. « Je crois que c’est aussi une école de X-men ici » commenta t-il avec un air toujours impressionné. Et malgré cette référence, il allait encore s’étonner d’ici quelques temps du pourcentage de geeks dans ses amis. « Tu viens souvent ici Lucas? » « Pas autant que je devrais… » regretta le jeune Wilde, avec un petit pincement de lèvres embêté. Le garçon avait beau avoir grand cœur, assez pour toujours aider son prochain, il ne tendait pas autant la main que ses oncles vers l’inconnu. Il n’était jamais trop tard pour bien faire cela dit. En suivant Leïla vers le jeu bouffe et flotte, l’une des activités comptant le plus grand nombre de bouts de chou de moins de huit ans, Lucas eut le loisir de se remémorer des expressions qu’il avait oublié, et qui était encore d'actualité chez certains, entre les « trois petits chats », crotte de biquette, caca boudin, Am stram gram et compagnie.

Assis dans l’herbe, les mains appuyées derrière lui,  Lucas observa Leïla et les minimoys foutre leur petit nez dans l’eau avec un léger sourire. C’était pas vraiment pour lui ce genre de connerie. « Qui veut bien jouer avec moi ? bing bong, bing bong » Lucas tourna la tête vers un petit bout qui courait en tapant dans le vide avec sa raquette. « Il veut jouer au tennis le môme » s’étonna Lucas. « Calmez-vous, c’est juste un jeu de raquettes » rigola un des bénévoles, qui attrapa le gosse au vol pour jouer avec lui. Après que Leïla eut suffisamment gobé d’eau et de vide (et peut-être de la pomme), Lucas lui tira le bras pour l’entrainer vers la balle aux prisonniers, jeu qu’elle avait d’ailleurs sélectionné dans sa liste. Le terrain était délimité par de la craie dans l’herbe. Alors qu’ils attendaient sur le côté que la partie en cours se termine, Lucas en profita pour glisser quelques infos supplémentaires à Leïla. « Tu vois les chalets ? Chacun a une capacité d’une dizaine de gosses. Une ou deux adultes s’occupent de chaque maison, un peu comme un système de famille. Ils ont d’ailleurs des noms. J’ai l’impression que les gens n’en tiennent pas compte ou ne le remarquent même pas en venant. Moi je trouve que c’est ce qu’il y a de mieux, de donner un sentiment d’appartenance, plus qu’un simple toit » Lucas considérait tellement Seth comme son vrai père qu’il ne se rendait même pas compte que, inconsciemment, il parlait aussi en son propre nom et de sa reconnaissance d’appartenir aux Wilde. Ce fut leur tour de jouer. Lucas ne fit aucun quartier –surtout pas à Leïla qu’il envoya plus souvent en taule que les autres– et se fit réprimander plusieurs fois par l’adulte en charge en raison de sa trop grande prise au sérieux du jeu. Bah ouais, même contre des gosses qui font la moitié de sa taille, il n’avait jamais été question de perdre. « Ça ne leur rend pas service, si je fais semblant d’être nul ! » « Ça me rendrait pas service non plus » rétorqua un enfant de son équipe. Après une victoire en dix minutes à tout péter, Wilde fut banni du jeu. « Pff, qu’est-ce que je peux contre la jalousie ? » lança t-il en levant les mains d’un air fataliste.


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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Ven 15 Juin - 21:49 )


Saving a damsel in distress

Je rigole en l'entendant comparer Cap Harbor au trou de balle du monde et je lève les yeux au ciel avant de poser mes yeux sur lui. J'ai toujours voulu quitter cet endroit et un jour, j'ai fini par le faire. A présent, je sais que je souhaiterais toujours y revenir. "Cap Harbor est bien plus joli qu'un trou de balle. Pourquoi tu reviens toujours si c'est réellement ce que tu penses?" Même si la réponse me semble assez évidente aux premiers abords, je la pose quand même, juste pour être sûre. Après tout, en ce moment, je suis la reine de la mauvaise évaluation. Je tombe très souvent à côté. Je ne suis d'ailleurs pas au courant que cette fois encore, je suis à côté de la plaque quand je demande à Lucas si c'est bien l'orphelinat que Seth a fait construire. C'est sans aucune hésitation, sur ce coup-là, que je hoche la tête en souriant. "Oui! J'en ai entendu parler." Jusqu'à ce que je plante mon regard dans le sien, croisant son sourire suspect. Comme s'il tenait un cadeau dans son dos mais qu'il le cachait avec brio. Je lui demande alors. "Y'a un soucis?"

Je suis certaine de venir en aide à Lucas lorsqu'il se ramasse, même si en fait, je ne soulève en effet, pas grand chose. A part bien sûr le ton de la susceptibilité dans sa voix quand il me reprend. Je pince affectueusement sa joue. "Pas à autre chose mais à quelqu'un d'autre." Et je le lâche bien rapidement quand il me propose d'aller jouer avec les enfants. Il ne s'attend sûrement pas à la déferlante de propositions qui vole dans sa direction, d'ailleurs je l'entends même protester mais je suis lancée. Tant physiquement que mentalement parce que je me dirige vers l'activité, n'empêchant pas Lu' de faire les siennes, de son côté. Pourtant il me suit lorsqu'un bruit nous arrête, je lève les yeux comme lui et j'ouvre grand la bouche. Un rire amusé s'échappe de mes lèvres devant sa référence quelque peu douteuse. "Pour quelqu'un qui ne vient pas souvent, t'as l'air super à l'aise." En même temps, il faudrait vraiment y aller pour que Lucas ne soit pas à l'aise quelque part. Je suis reconnaissante qu'il m'ait amené là, loin d'être conscience qu'il y a peut-être un but à cette expédition, je lève la main pour la prochaine pomme et je plonge immédiatement la tête pour tenter de la croquer. Je bois la tasse, me relève et quand je m'apprête à recommencer, je suis stoppée dans mon élan. "Un essai par personne." J'ouvre grand les yeux. "Quoi? Mais je ne m'étais pas préparée." Elle me regarde comme si j'étais un extra-terrestre ou plutôt une gamine et je recule en repoussant les mèches mouillées de mes cheveux éclaboussant un peu Lucas au passage. Je choisis alors de recommencer en m'éloignant de lui et cette fois, je me concentre à chacun de mes essais, bien plus amusée quand je manque mon coup que lorsque je le réussis.

J'en suis à ma cinquième tentative quand je sens Lucas me tirer en arrière alors que je sautillais comme une pro pour me lancer. "Hey!" Je m'accroche quand même en tentant de garder mon équilibre et je le suis en ralant faussement. "Je n'avais pas fini ma pomme tu sais! J'allais gagner" Avant de voir qu'il me ramène à un autre de mes jeux favoris. Ce n'est pas parce que je l'aime que j'y suis douée cependant. Je lève légèrement le bras, motivée. "Cool!" mais je me retourne vers Lucas, surprise qu'il me parle encore de l'orphelinat jusqu'à ce que je prenne conscience que non, en fait, il parle de lui. C'est normal qu'il soit autant attaché à cet endroit. L'homme qui l'a construit lui a donné ce sentiment d'appartenance. Seth est vraiment merveilleux. "T'es super fier de lui sur ce coup-là hein?" Je glisse ma main sur sa joue et je lui souris. "Et tu sais de quoi tu parles... Moi je suis plutôt super fière de faire partie de ta famille aujourd'hui. Plus encore qu'avant." Je me retourne vers les chalets et je demande, curieuse. "C'est quoi leurs noms alors?"

C'est lorsque le jeu commence que je regrette d'avoir été aussi mielleuse avec lui, même le temps de quelques secondes. Lucas n'a aucune pitié et si au début, j'en rigole. Je finis par me demander s'il ne s'acharne pas volontairement sur moi pour me mettre en rogne. Alors bien-sûr, j'essaie de lui rendre la pareille à chaque fois mais allez battre un Wilde sur un terrain de jeu. Un pure souche, j'entends. "Tu te calmes oui?" Je lui crie, toujours tout sourire parce que je n'oublie pas malgré tout que c'est un jeu. Quand il finit par lâcher qu'il ne rend pas service à notre épique en nous laissant gagner, je retiens un rire alors qu'il se fait éjecter assez rapidement après. Je tends la balle à ma voisine avant de courir sur Lucas en lui sautant sur le dos, m'accrochant fermement et en frottant mon poing dans ses cheveux, tout sourire. "Tu m'as fait venir uniquement pour me faire subir ta suprématie Wildienne espèce de Wilde de pacotille! Tu t'es acharné sale brute!"

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Re: Saving a Damsel in distress [Leïla] ✻ ( Mer 25 Juil - 8:54 )

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Ce n’est pas que Lucas était à l’aise, c’est surtout que Lucas prenait ses aises. C’était foncièrement différent. C’est grâce à son côté attachant qu’on ne traitait pas ce sans-gêne de mal élevé. On pardonnait facilement à Lucas, sauf quelques cas isolés que le filou traiterait de rabat-joie. « T'es super fier de lui sur ce coup-là hein? » Lucas baissa un regard un peu interrogateur vers elle. « Hm ? » Les doigts délicats de Leïla glissèrent affectueusement sur sa joue. Il eut un petit sourire. « Je suis fier de lui pour tout » rétorqua t-il. « Et tu sais de quoi tu parles... Moi je suis plutôt super fière de faire partie de ta famille aujourd'hui. Plus encore qu'avant. » C’était paradoxal qu’elle dise cela, elle qui voulait se séparer de Farell. N’empêche, à bien y réfléchir, s’il y avait vraiment divorce, cela ne changerait pas la façon dont Lucas la percevait. Elle serait toujours sa super tata. « C’est quoi leur nom alors ? » Le jeune homme qui avait repris son observation (quelque peu songeuse) sur la partie ramena son attention sur elle. « Tiens je me demande… ce sont les gosses qui choisissent eux-mêmes par vote. Il me semble qu’il y a une famille Jackson, en référence à Percy Jackson… sinon je ne sais plus. »

Sa victoire écrasante en balle au prisonnier fut mal accueillie. Interdiction de rejouer et assaut de donzelle. Leïla lui sauta sur le dos. Il attrapa ses jambes pour pas qu’elle se ramasse. C’était peut-être une erreur, il se fit racler le crâne par son poing. Cependant, il était tellement habitué à pire que ça ne le dérangeait pas plus que ça. « Mauvaise joueuse ! J’allais pas envoyer mes boulets de canon sur les gosses ! Et puis si on joue tout doux, ils n’apprennent rien ! » Il la reposa au sol. « Viens, tu as attisé ma curiosité sur leurs noms. Faut voir l’entrée de leur chalet, on sera fixé ». Les noms étaient écrits sur les porte. Autant certains lui semblèrent normaux, autant d’autres le firent vraiment marrer avec leur référence, notamment Malfoy et Everdeen, mais le vrai must, ce fut : « Skywalker ! » et il explosa de rire. « Ce sont des génies ! Je suis sûr qu’ils sont une majorité de petits mecs là-dedans. » Ils déjeunèrent assez tardivement, tapant dans les pizza que les animateurs avaient ramené pour l’assemblée. Lucas proposa ensuite qu’ils se séparent au prochain jeu, ça éviterait de déclencher une guerre et lui mettre une misère mémorable (encore). Il opta pour un foot avec les enfants. Sans surprise, il ne fut pas le meilleur. Il y avait deux petits prodiges beaucoup plus agiles que lui avec leurs pieds. Mais bon, l’un d’eux étant dans son équipe, Lucas gagna. Il retrouva ensuite Leï pour un twister, soit un jeu où elle aurait beaucoup plus de chance de gagner. Le jeune Wilde eut raison de se méfier. Avec sa carrure et son manque de souplesse, il se ramassa le premier en entrainant un môme dans sa chute. Le pauvre gosse râla d’avoir perdu à cause de lui. « Hé, j’suis pas contorsionniste ok ? » le rabroua Lucas. Ce dernier détestait perdre. Ravalant sa défaite au goût d’huile de foie de morue, il se promena ensuite un peu avec sa camarade dans les sentiers de l’endroit. « Je crois que le bois fait partie de l’orphelinat » commenta t-il sans certitude. Ils revinrent ensuite sur leur pas pour quelques autres jeux. Le soir commençait à tomber quand ils se dirigèrent vers le bâtiment administratif, portail vers le monde extérieur. Ce n’est qu’à ce moment que Lucas lui fit une confidence justifiant clairement la raison profonde de leur présence ici. « Tu sais. Tout comme toi, les gens ont tendance à attribuer la construction de cet orphelinat à mon père. Ils se trompent de Wilde, c’est Farell qui l’a financé et qui le finance encore » Il tourna le regard vers Leïla, un petit sourire aux lèvres. « Il y a plusieurs millions d’investissement là-dedans. »


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