ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian

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ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian ✻ ( Mer 23 Mai - 16:43 )


Eliza & Julian

Ich werde in die Tannen gehen, dahin wo ich sie zuletzt gesehen, doch der Abend werft ein Tuch auf's Land, und auf die Wege hinterm Waldesrand, und der Wald ersteht so schwarz und leer, weh mir oh weh, und die Vögel singen nicht mehr.



Peut-être Julian Finch avait-il fait une erreur en démissionnant. Peut-être que d'être traité comme de la merde n'était pas une si mauvaise chose. En tout cas, quand il voyait la pile de factures qui commençait à s'entasser, le jeune homme se disait que oui, il aurait peut-être mieux fait de garder son travail. Et en même temps, s'il avait su plus tôt que sa mère était de nouveau malade, il n'aurait pas quitté son emploi. Et apparemment, personne dans cette ville ne voulait bien l'embaucher. Vu comment c'était parti, il allait devoir bientôt accepter n'importe quel travail, pourvu qu'il ramène de l'argent. Il ne pouvait pas priver sa mère des meilleurs soins, pas plus qu'il ne pouvait se permettre de perdre l'appartement dans lequel ils vivaient. Bref, il était dans la merde et il était prêt à faire n'importe quoi pour avoir de l'argent. Même prêt à remplacer ce poulet publicitaire qu'il voyait tout le temps avant et qu'il voyait de moins en moins désormais. Tiens, peut-être qu'il devrait postuler. Il avait bien choisi un déguisement de dinosaure à Halloween, il pouvait bien se déguiser en poulet si ça pouvait sauver la vie de sa mère. C'était une chose à méditer à vrai dire. Pourquoi pas après tout. De toute façon, il n'avait plus trop de solutions. Et il était hors de question qu'il retourne chez son ancienne patronne pour lui demander de lui redonner son job. Elle avait déjà dû engager quinze assistantes depuis de toute façon et elle l'avait sans doute déjà oubliée aussi. Alors, il n'avait d'autres solutions que de déposer son CV un peu partout en ville, dans l'espoir qu'on l'embaucherait. Vêtu d'un joli costume qu'il portait sans cravate, il était sacrément élégant en descendant dans son salon. Eliza aurait été fière de lui pour une fois. « Je te laisse 'man, je vais déposer quelques CVS. Puis j'irais faire les courses avant de rentrer », fit-il avant d'embrasser sa mère dans les cheveux. Cette femme était formidable. Elle méritait qu'il se batte de toutes ses forces pour elle.

Izabela regarda son fils s'éloigner avant de lui faire un signe de la main pour lui dire au revoir. Lorsque la porte se referma, la dame retourna dans son ouvrage, un pull en laine qu'elle tricotait. Elle essayait de tricoter un pull avec un pingouin dessus, parce qu'elle savait que Julian et son amie Sarah adoraient noël. Et de toute façon, elle n'avait plus la force de faire grand-chose ces derniers temps. Elle n'avait pas encore soixante ans et elle n'avait plus de force. Deux cancers à son âge, c'était beaucoup. C'était trop. Alors elle s'estimait heureuse d'avoir un fils, d'avoir un garçon si gentil, prêt à s'occuper d'elle. Bien entendu, elle s'inquiétait pour lui. Déjà qu'il n'avait jamais rêvé d'être assistant, voilà qu'il risquait de faire un travail qu'il aimait encore moins que ça à cause d'elle. Elle aurait aimé le voir heureux. Heureux et enjoué, comme elle avait l'habitude de le voir avant qu'il ne démissionne. Oh, il faisait semblant, mais elle connaissait son fils. Il était morose. Il n'était pas aussi drôle qu'il l'était d'habitude. S'il affirmait que c'était parce qu'il était inquiet pour elle, elle était certaine qu'il y avait une histoire avec cette femme. Mais elle ne posait pas trop de questions parce qu'elle savait que Julian n'avait pas envie d'entendre ses questions. Cet enfant était têtu et ce n'était pas du tout de sa faute. Concentré sur son tricot, la femme n'entendit pas tout de suite les coups portés à la porte. Mais elle se décida à se lever, malgré son état de faiblesse. Elle ne savait plus combien de temps s'était écoulé, peut-être que Julian rentrait déjà avec les courses. Après tout, elle avait bien l'impression de s'être assoupi un moment. Mais en ouvrant la porte, Izabela tomba sur une femme qu'elle n'avait jamais vu. Et pourtant, elle savait qui elle était. Parce qu'elle l'avait déjà vu en photo. C'était cette femme dont Julian se plaignait souvent. « Oh, bonjour », la salua-t-elle poliment. Elle la dévisagea un court instant et cela suffit à ce qu'elle se sente moche et malade. Elle était faible, elle était maigre et pâle et elle avait recommencé à perdre ses cheveux et ses sourcils. Cette femme était fraîche et pimpante, belle comme un cœur. Julian ne lui avait pas dit qu'elle était aussi belle. Soit ce garçon était aveugle, ce dont elle doutait parce qu'elle l'avait déjà vu avec de très belles femmes, soit il était idiot. Elle optait plutôt pour la deuxième solution. « Vous êtes miss Nelson-Riley n'est-ce pas », demanda-t-elle pour faire la conversation. Non seulement elle savait qui elle était, mais elle connaissait ses produits. Elle obligeait Julian à lui en ramener de temps en temps. Même s'il niait toute implication dans cela. Enfin bon, cela n'expliquait pas la présence de cette femme ici. « Julian n'est pas là pour l'instant. Mais entrez, je vous offre un café. Ou un thé. Il ne devrait pas tarder », proposa-t-elle en ouvrant la porte. Elle n'écouta pas la réponse d'Eliza à vrai dire. Cette petite n'avait pas le choix. C'était impoli de dire non et elle, elle n'avait pas la force de rester debout trop longtemps. Alors elle se traîna à l'intérieur, autant que sa force lui permettait de traîner ses jambes. « Ne faites pas attention au chat. Il est très méfiant. Julian l'a sauvé d'une poubelle, mais il se méfie toujours des humains », souffla-t-elle au passage. Il lui fallut un temps considérable pour rejoindre le salon, où elle fit une pause. Puis encore plus de temps pour rejoindre la cuisine. Et une idée lui vint à l'esprit. Ah, si Julian savait … Il l'aurait sans doute tué. Mais il n'était pas là. Et c'était son rôle de maman de mettre les choses sur les rails. « Je suis désolé mon petit, je vais avoir besoin de votre aide. Avec tout ces traitements, mon corps ne fonctionne plus comme avant », déclara-t-elle. C'était fourbe oui. Mais elle savait que Julian avait l'impression que cette femme le prenait pour un profond abruti. Et si elle devait jouer à fond le rôle de la maman malade pour qu'elle le respecte un peu, elle allait le faire.  



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Re: ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian ✻ ( Sam 16 Juin - 17:30 )



✻ ✻ ✻
Maybe I'm foolish, maybe I'm blind, thinking I can see through this and see what's behind. Got no way to prove it, so maybe I'm blind. But I'm only human after all, don't put your blame on me.

La vie d’Eliza est un véritable désastre. Elle ne s’y retrouve plus, n’arrive plus à faire surface. C’est étonnant, venant d’elle. Jamais personne ne lui a reproché son manque d’organisation ou de rigueur. Eliza, c’est une femme carrée qui mène chacun de ses projets à bien dans des circonstances quasi-parfaites. Ses parents lui ont appris à tout calculer, à ne jamais rien laisser au hasard. En tant que PDG d’une entreprise en pleine expansion, ces qualités sont sa plus grande force. Pourtant, depuis quelques semaines, voire quelques mois, rien ne se passe comme elle le souhaite. Eliza n’est plus en mesure d’anticiper quoi que ce soit. Malgré ses efforts et nombreuses tentatives pour réguler son train de vie hyperactif, elle a la désagréable impression de partir en roue libre. Entre les rendez-vous professionnels qui se chevauchent et le calendrier prévisionnel qui perd tout son sens, Eliza sent qu’elle ne contrôle plus rien. Il s’agit bel et bien de la première fois qu’elle se retrouve dans une situation aussi inconfortable. Bien que ce chaos n’ait pour le moment aucun véritable impact sur les résultats de son entreprise, la brune a conscience du fait qu’elle doit impérativement se reprendre en main. Qui aurait cru que faire tourner une entreprise sans assistant était une mission des plus compliquées ? Il va sans dire qu’Eliza est une femme avec un fort caractère qui déteste dépendre des autres. Au départ de Julian, elle a refusé la possibilité d’engager une nouvelle personne pour l’assister. Inconsciemment, elle ne voulait probablement pas le remplacer. Sous ses airs de grand enfant immature se cache un assistant hors pair. Il est le seul à avoir cerné son caractère, à avoir capté sa manière de fonctionner. Le seul en un an à avoir atteint ses attentes. Elle n’avait et n’a donc ni la patience ni le courage de repartir dans un défilé d’assistant(e)s. Elle était également persuadée de pouvoir gérer son planning sans l’aide de qui que ce soit. Force est de constater qu’il s’agit d’une belle désillusion.

La tête enfouie entre les mains, Eliza réfléchit à un plan d’attaque. Elle ne peut pas continuer ainsi. Elle ne peut pas laisser le sort de son entreprise entre les mains du hasard. Sans assistant, son agenda ne ressemble plus à rien. Et sans agenda, elle ne peut plus prétendre être une PDG crédible, qui tient son entreprise d'une main de fer. Aussi improbable que ça puisse être, un assistant en moins et son monde s’écroule. Cette pensée la fait doucement sourire. Le Conseil lui a donné une semaine pour remédier à cette situation. Dans une semaine, son entreprise doit être remise sur les rails. Eliza n’a aucun doute sur le fait que cet objectif sera atteint. Pour le moment, elle se demande simplement ce qu’elle doit faire, quelle décision elle doit prendre. À défaut d’agir par impulsion, elle choisit la sécurité et quitte le bureau en milieu d’après-midi. Sa position au sein de l’entreprise lui permet de ne pas avoir à se justifier quant à son départ anticipé. Elle rentre chez elle et son premier réflexe est de se faire couler un bain. Pendant de longues minutes, elle profite du silence et chasse toutes les pensées négatives de son esprit. Une solution efficace puisqu’elle peut profiter du reste de sa journée tranquillement, sans avoir à retourner le problème dans tous les sens. Ça faisait des semaines qu’elle ne s’était plus sentie à ce point détendue et apaisée. Après s’être préparée une tasse de thé, Eliza s’installe sur la terrasse et observe le ciel bleu éclatant. Dans ces conditions, elle est clairement plus à même de trouver une solution réfléchie et sensée. De la façon dont elle voit les choses, elle n’a que deux options : sacrifier sa santé et sa vie privée au détriment de son travail, ou bien convaincre Julian de reprendre son poste. Cette seconde option lui paraît folle et pourtant… Elle se doit d’essayer. Évidemment, elle sait d’emblée ce que cela implique : admettre ses torts, montrer sa vulnérabilité, mettre de l’eau dans son vin. Son égo est bien plus important que le succès de son entreprise.  

Dès le lendemain, Eliza se rend sur Haywood Hill Residence, à l’adresse que son ancien assistant a indiqué sur son CV. Étrangement, elle n’est ni stressée, ni paniquée. Advienne que pourra est sa mentalité. Totalement sereine, Eliza frappe à la porte et attend patiemment que l’on vienne lui ouvrir. Le temps de quelques secondes, elle croit s’être trompée. La brune se doutait bien que Julian ne vivait pas seul, elle s’attendait à tomber sur de la famille ou des colocataires, mais pas une vieille dame. Confuse, elle se racle la gorge. « Bonjour. Je suis vraiment navrée de vous déranger, je cherche Julian Finch. » Peut-être s’est-elle trompée d’appartement. Ou bien Julian a déménagé, auquel cas elle n’a absolument aucune idée de sa nouvelle adresse. Lorsque la femme en face d’elle prononce son nom, Eliza comprend qu’elle est au bon endroit. Il lui faut plusieurs secondes avant de comprendre que cette femme est en réalité sa mère. Ce n’était donc pas une blague, quand il disait qu’il vivait toujours chez elle. Légèrement perturbée, elle se laisse entraînée à l’intérieur du logement. « Oh… » Entre l’accueil de cette femme et le chat que Julian a lui-même sauvé, il y a comme un trop-plein d’informations, si bien que la brune en vient à se sentir perdue. Accepter de boire un café avec la mère de son assistant, ce n’était pas tellement dans ses plans. Elle n’a pas vraiment accepté, à vrai dire. Elle n’a pas eu le temps de refuser. Curieuse, Eliza prend le temps de découvrir les lieux. Une étrange sensation la parcourt, le sentiment d’être une vulgaire étrangère au sein de ce foyer rempli d’amour. Lorsque son regard se pose sur la dame qui lui a ouvert la porte, ses sourcils se froncent. Quelque chose ne va pas. C’est très net, elle n’a pas besoin d’avoir fait des années en école de médecine pour le constater. Et elle confirme ses soupçons avec cette histoire de traitement. Par réflexe, Eliza l’aide à s’asseoir. « Ne vous fatiguez pas. Je ne voulais vraiment pas vous déranger. Si vous me dites où sont les affaires, je peux m’occuper de préparer le café ou le thé. » Est-ce qu’elle se sent désolée ? Oui, atrocement. Si elle ne tenait pas autant à récupérer Julian, elle serait déjà partie depuis longtemps. « Je ne veux pas paraître indiscrète, mais vous êtes sous traitement ? » Eliza ose espérer qu’il s’agisse d’une maladie bénigne, voire un simple virus. « Je peux poser mon sac et ma veste ? » Demande-t-elle le plus poliment possible. Habituellement plutôt effacée, elle a peur d’être trop intrusive. Elle ne s’est probablement jamais sentie autant mal-à-l’aise de toute sa vie. « Je peux aussi repasser plus tard, vous savez. Je ne veux pas vous déranger et il n’y a rien qui presse. » Un sale mensonge. Intérieurement, elle prie pour que Julian rentre dans les secondes qui vont suivre.


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Re: ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian ✻ ( Sam 23 Juin - 17:32 )


Eliza & Julian

Ich werde in die Tannen gehen, dahin wo ich sie zuletzt gesehen, doch der Abend werft ein Tuch auf's Land, und auf die Wege hinterm Waldesrand, und der Wald ersteht so schwarz und leer, weh mir oh weh, und die Vögel singen nicht mehr.



Être fière de son enfant était un sport que Izabela pratiquait avec la plus grande assiduité. La vieille dame avait toujours été fière de son garçon. Peut-être parce qu'il avait réussi à se construire tout seul. Il n'avait pas de père, du moins il n'en avait plus et pourtant ça ne lui avait pas posé de problème, pas plus que cela n'avait été un problème pour lui de se débrouiller alors qu'elle était souvent absente. C'était son rôle, d’encenser son enfant et de le faire passer pour un être exceptionnel. Mais à vrai dire, elle n'avait pas besoin de forcer. Julian était parfois un peu idiot, c'était vrai, mais c'était vraiment un bon garçon. Peu de jeunes de son âge auraient sacrifié tout ce qu'ils avaient pour s'occuper de leur mère malade. Mais elle avait ce genre d'enfant. Un enfant qui avait sacrifié sa vie en Allemagne pour la retrouver et s'occuper d'elle. Le moins qu'il puisse mériter, c'était qu'elle donne une bonne image de lui à sa patronne. Quelque chose dans le fond lui disait qu'elle était plus que sa patronne. Parce que Izabela ne croyait pas à cette histoire de démission parce qu'elle ne respectait pas son travail. Julian n'était pas du genre à renoncer à la première difficulté. Il y avait autre chose. Et la présence de cette femme chez eux aujourd'hui ne faisait que lui prouver qu'elle avait raison. Il y avait anguille sous roche. Voir même baleine sous caillou comme disait tout le temps son fils. Alors elle avait dans l'idée de ne pas laisser cette femme partir. Elle devait parler à Julian et peut-être que si elle partait, elle ne reviendrait pas. Alors elle devait la garder ici au moins un peu, le temps que Julian rentre. Passé un certain âge, on pouvait se comporter comme une vieille un peu dingue, alors autant en profiter. Non, elle ne demandait pas à Eliza si elle voulait boire quelque chose. Elle l'imposait. Hors de question de la laisser filer.

C'était étrange pour elle d'avoir une femme aussi belle et aussi classe dans sa cuisine alors qu'elle même avait perdu tout ce qui faisait d'elle une belle femme, mais c'était pour la bonne cause. Izabela voulait le bonheur de son garçon et quelque chose lui disait qu'elle allait y contribuer de la sorte. Et ça semblait fonctionner pour l'instant. Du moins l'ancienne patronne de son fils semblait elle disposée à l'aider à préparer le café. Bien, elle allait pouvoir utiliser ce temps pour lui prouver que son fils était un homme bien. « La bouilloire est la bas et le thé et le café sont dans le meuble juste au dessus », fit-elle en désignant la direction de sa main tremblante. La force l'abandonnait un peu ces derniers temps. Elle avait beau essayer de s'embellir avec de jolis foulards et un peu de maquillage, on ne pouvait pas rater qu'elle était épuisée. Même si elle avait parlé du traitement elle-même, elle était certaine que ce détail n'aurait échappé à personne. « Une leucémie. La deuxième », répondit-elle, comme si elle parlait de la pluie et du beau temps. Est-ce qu'elle le vivait bien ? Non pas franchement. Mais elle avait apprit avec le temps que ce n'était pas très utile de s’apitoyer sur son sort. Alors elle serrait les dents. Interrompue dans ses pensées, elle se mit à sourire. « Pardon, je manque à tous mes devoirs. Mais faites comme chez vous mon enfant », fit-elle avec un sourire bienveillant. Elle réussit à attraper deux tasses et deux cuillères dans le meuble derrière elle et se traîna difficilement jusqu'à la table où elle les posa. Elle était supposée se reposer. Mais c'était plus facile à dire qu'à faire. Elle s'ennuyait à mourir « Oh vous ne me déranger pas. Julian ne va pas tarder et ça fait une éternité que je n'ai pas vu un nouveau visage », répondit-elle. Parce que oui, depuis qu'elle était malade, elle ne sortait pas beaucoup. Et comme peu de monde venait lui rendre visite, elle voyait la plupart du temps le même visage, celui de son fils, inquiet. « Il a beaucoup de choses à faire vous savez. Maintenant qu'il doit s'occuper de tout dans la maison », fit-elle, en toute innocence. Bon, elle ne pouvait plus l'aider, comme elle le faisait avant. Elle n'avait pas la force de faire le linge, les courses ou à manger. Il devait se débrouiller et elle avait conscience d'être un fardeau. « Y a pas beaucoup d'enfants qui sacrifieraient leurs vies pour s'occuper de leur maman malade, ça non », fit-elle en secouant la tête.

A cet instant, la porte d'entrée s'ouvrit et le chat bondit sur ses pattes pour voir qui était l’intrus. Quand il aperçu Julian, il se mit à miauler et se laissa caresser jusqu'à ce qu'il en ait marre et qu'il griffe le propriétaire de la main. Elle le savait parce qu'elle avait entendu Julian se mettre à jurer. « M'man je suis rentré », s'écria-t-il finalement. Il était tellement discret que même dans un sommeil profond elle l'aurait remarqué. Mais il devait sans doute être surprit de ne pas la trouver dans le salon. Eh bien il n'était pas aux bout de ses surprises. Izabela lança un sourire encourageant à Eliza. Elle imaginait assez bien à l'expression de son visage qu'elle était prise d'une certaine tension. On ne pouvait pas lui en vouloir en même temps. La situation était complexe. Sacs de courses en main, Julian arriva dans la cuisine. Il ouvrit la bouche, posa son regard sur Eliza et la referma. Apparemment, les connexions ne se faisaient pas toutes dans son cerveau. Il semblait gêné et perdu en même temps. « Bonjour », articula-t-il finalement, difficilement. C'était le moment pour elle de s'éclipser. Elle était de trop dans cette pièce. Et en plus, elle était fatiguée. « Je vous laisse discuter tous les deux, j'ai besoin de me reposer », déclara-t-elle, la bouche en cœur. Son fils lui lançait un regard qui ressemblait à un cri d'alarme, mais elle l'ignora. Elle quitta la cuisine et referma la porte derrière elle. Julian lui, n'avait pas cessé de dévisager Eliza. Il se demandait ce qu'elle pouvait bien faire là. Il avait beau élaborer des tas de possibilités dans sa tête, aucune ne lui semblait crédible. La seule chose qu'il pouvait faire, c'était lui demander. « Qu'est-ce que vous faites là ? », demanda-t-il en faisant des efforts pour ne pas paraître trop froid. A vrai dire, il ne savait pas comment se comporter maintenant face à elle. La situation n'avait rien de normale. « Je vous sers quelque chose ? », proposa-t-il en essayant de rendre la conversation plus cordiale qu'elle ne l'était.



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Re: ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian ✻ ( Ven 20 Juil - 16:13 )



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Habituellement si sûre d’elle, Eliza se sent complètement démunie. Elle peine à comprendre pourquoi cette femme l’intimide à ce point, pourquoi elle est à ce point mal-à-l’aise. Une petite voix lui intime de prendre la fuite, mais son corps refuse de lui obéir. Eliza doit absolument parler à son ancien assistant. Elle refuse de partir d’ici sans avoir essayé de lui redonner sa place au sein de l’entreprise. Rien n’est garanti, elle s’attend d’ailleurs à essuyer un refus. Un refus qui serait compréhensible étant donné la manière dont ils se sont quittés. Néanmoins, Eliza ne peut s’avouer vaincue avant d’avoir tenté le coup. Ce n’est pas dans sa nature. Et c’est comme ça qu’elle se retrouve chez Julian, en compagnie de sa mère. Un scénario des plus improbables, et pourtant bien réel. Ce qui la frappe en premier lieu, c’est la gentillesse de cette dame. Rien qu’au son de sa voix, Eliza comprend qu’elle a la main sur le cœur. Un peu plus tard, elle devine qu’elle est une personne psychologiquement forte. Parce qu’elle est atteinte de leucémie, et en parle pourtant comme s’il s’agissait d’un simple rhume. Eliza marque un temps d’arrêt, laissant son cerveau assimiler l’information. Pour une sombre raison, elle se sent idiote. Elle ne sait pas si c’est pour avoir imposé sa présence malgré le repos dont la mère de Julian a évidemment besoin, ou si c’est pour avoir longtemps ignoré cette information. Certes, Julian n’était que son assistant. Qu’elle ne sache pas l’état de santé de sa mère est compréhensible au vu de la nature professionnelle de leur relation. Il n’empêche que ça la gêne. Julian connait un million de choses à son sujet, et elle ignore tout de lui. Il y a comme un décalage qui la frappe de plein fouet. Il est temps de s’en rendre compte, après tout ce temps à lui hurler dessus et à le critiquer gratuitement. « Oh… » Elle voudrait s’excuser, sans être certaine que ce soit une réaction adéquate. La pitié est probablement la dernière chose dont cette femme a besoin. Alors à défaut de trouver les mots justes, Eliza se concentre sur la préparation des boissons chaudes.

Eliza s’excuse de sa visite. Elle était déjà désolée avant de savoir qu’elle était atteinte de leucémie, c’est encore pire maintenant. Un sourire tendre s’inscrit sur son visage, tandis qu’elle lui avoue être heureuse de découvrir un nouveau visage. La PDG peut comprendre que passer ses journées enfermée dans un petit appartement peut être déprimant. Surtout en étant malade. La brune finit par se détendre un peu, acceptant d’apporter un peu de compagnie et de réconfort à la mère de Julian. En parlant de Julian, la vieille dame se montre très loquace à son sujet. Sans en avoir conscience, elle est en train de renverser l’image qu’il s’efforce de renvoyer lorsqu’il est en présence d’Eliza. Le garçon immature et idiot se transforme en un homme responsable et dévoué, qui a visiblement beaucoup de poids sur les épaules. Qui l’aurait cru ? Avant aujourd’hui, Eliza pensait bêtement que son assistant vivait toujours chez sa mère pour ses raisons pratiques. En réalité, elle apprend que c’est sa mère qui a besoin de lui, et non l’inverse. Elle se souvient de toutes ces fois où elle a laissé entendre que sa mère l’avait mal éduqué, toutes ces fois où elle a supposé qu’elle n’avait pas lavé son unique chemise blanche. Eliza a l’impression d’être la personne la plus abominable au monde. Un sentiment qui est accentué par la confidence de la vieille dame : très peu d’enfants sacrifieraient leur vie pour prendre soin de leur maman malade. « Vous avez beaucoup de chance d’avoir Julian. » Souffle-t-elle. Elle ne pensait pas dire ça un jour. À vrai dire, elle ne pensait pas non plus être face à sa mère un jour. Mais après tout ce qu’elle vient d’apprendre, elle peut difficilement continuer à considérer Julian comme un enfant de cinq ans. Elle a toujours su qu’il était quelqu’un de compétent et fiable. Sur le plan personnel, en revanche, elle était à des années lumières de croire qu’il pouvait être aussi altruiste.

Eliza dépose la tasse de thé devant la mère de Julian lorsqu’elle entend la porte d’entrée claquer. Un mélange de stress et de soulagement l’envahit. L’air de rien, elle se saisit de sa tasse de café et s’assoit face à la vieille dame. « J’espère que ce n’est pas trop chaud pour vous. » Elle arrache un sourire à cette femme malade, et souffle elle-même sur sa boisson chaude pour en boire une gorgée. « C’est parfait ! Merci beaucoup ! » À peine une minute plus tard, Julian découvre le spectacle. Sa mère et sa supérieure dans la même pièce. Pour lui aussi, c’est choquant. Automatiquement, elle se lève et lui adresse un signe de tête ainsi qu’un sourire. Elle craint que sa présence ici ne soit mal prise. La vieille dame s’éclipse, laissant Eliza et Julian en tête-à-tête. Une fois la porte fermée, elle reporte son attention sur le jeune homme. Elle lui demanderait bien d’arrêter de la dévisager avec cet air de merlan frit, parce que ça la perturbe un peu. « Non merci, j’ai déjà un café. Il en reste un peu, si vous voulez. » Pour la première fois depuis qu’elle connait Julian, elle manifeste des gestes de nervosité. Les mains jointes devant elle, elle joue avec ses doigts. « Je voulais vous parler. Votre mère m’a ouvert et m’a proposé de vous attendre. » Par où commencer ? Elle a tellement de choses à lui dire qu’au final, elle ne sait pas ce qui lui semble le plus important. « Vous ne m’aviez jamais dit que votre mère était malade. Je n’avais probablement pas besoin de le savoir, vous me direz. » Dit-elle en lâchant un rire un peu nerveux. « Je m’excuse de vous avoir manqué de respect. Si j’avais su tout ça, je n’aurais jamais dit les trois quarts de tout ce que je vous ai dit. Je m’excuse aussi pour la façon dont je vous ai traité. » C’est la journée des excuses. Une journée rare dans la vie d’une Eliza Nelson-Riley. Julian ferait mieux de l’enregistrer, car ça ne se reproduira pas de sitôt.


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Re: ohne dich denkst du kann ich nicht ✻ elizian ✻ ( )

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