Make your own kind of music ♫ [Aaron - Emma]

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Make your own kind of music ♫ [Aaron - Emma] ✻ ( Mer 23 Mai - 23:40 )

C’était en apparence un samedi assez tranquille et joyeux qui s’était annoncé pour Aaron puisqu’il savait qu’il devait jouer le soir-même dans un piano-bar afin de divertir toutes les personnes qui se rendaient dans cet établissement. Des partitions étaient à la disposition des musiciens qui étaient engagés par le patron car tous les amateurs de musique qui jouaient dans ce piano-bar jouaient sans cesse les mêmes morceaux afin de satisfaire les habitués. D’ailleurs la politique de la maison était surtout de faire jouer les mêmes partitions à des amateurs de musique et non des professionnels dans le seul et unique but de les sous-payer et d’éviter les mauvaises surprises sonores. Cependant, Aaron était un véritable musicien à la créativité débordante et tenait absolument à partager certaines de ses compositions personnelles sans savoir si elles allaient plaire à tout le monde. Il s’était donc entretenu longtemps avec le patron pour le convaincre de ne pas jouer les morceaux habituels et après lui avoir présenté quelques unes de ces compositions, il avait finalement cédé aux caprices du jeune Graham en exigeant toutefois qu’il joue une des musiques habituelles, histoire que la clientèle habituelle ne soit pas trop déroutée. Aaron avait bien évidemment accepté car il adorait faire la tournée des piano-bar afin de divertir les gens. Évidemment, le patron avait été en premier lieu réfractaire à l’idée de faire venir un musicien professionnel pour ce samedi soir car ces derniers demandaient souvent des salaires astronomiques mais Aaron avait eu pour argument massue d’accepter de se faire escroquer et d’être payés trois fois rien pour jouer sa musique. Il faut dire que le jeune homme était très aisé financièrement et il pouvait se permettre de jouer gratuitement s’il le voulait, seule la passion de jouer de la musique l’intéressait et le salaire importait peu. Même si ce samedi aurait dû être assez sympathique, ce jour-ci n’avait pas été un jour idéal pour le jeune homme, tant il n’avait cessé de se creuser la tête pour composer de nouvelles musiques qu’il aimerait partager un jour ou l’autre. Cependant afin d’y parvenir, il était nécessaire qu’il chasse de son esprit toutes ces pensées négatives qui entravaient sa créativité. Un indicible manque, voilà ce que ressentait Aaron aujourd’hui au plus profond de lui même. Il était extrêmement difficile pour lui de découvrir l’origine de ce manque car il n’était pas en possession de tous les éléments qui pouvaient l’aider à comprendre tout cela. En effet, le dernier des Graham ignorait qu’il aurait dû venir au monde en étant accompagné d’un frère jumeau, celui-ci étant décédé pendant l’accouchement de sa mère, une tragédie qui avait assombri la famille Graham et en particulier le coeur du paternel qui avait décidé de maudire Aaron durant toute sa vie. Ce dernier avait d’ailleurs vécu toute sa vie en ayant l’impression qu’il lui manquait quelque chose dans sa vie, un vide qu’il serait probablement impossible à combler même s’il rencontrait la femme de sa vie et qu’elle lui donnait tout l’amour du monde. Il avait bien sûr eu quelques moments de joie tout au long de sa vie, en particulier jusqu’à l’âge de ses sept ans quand sa mère s’était occupée de lui en lui donnant tout son amour maternel, mais malgré tout il y avait ce manque impossible à combler qui était présent en lui. Un autre type de manque avait rapidement fait son apparition lorsque la vie de sa mère avait été soudainement emportée par un chauffard. Il donnerait tout ce qu’il avait de plus précieux dans sa vie pour avoir de nouveau six ans, un âge dans lequel la tempête ne s’était pas abattue sur lui et n’avait pas emporté tous les moments de joie qu’il avait pu vivre, un âge dans lequel il pouvait tenir la main de sa mère tandis qu’elle l’emmenait dans un parc pour manger une de ces glaces à la vanille dont il raffolait tant, ou pour jouer avec un cerf-volant ou autre jeu complètement inutile mais qui permettait de créer des purs moments de complicité. Bien sûr, des moments de complicité il en avait eu de nombreux avec son grand frère mais l’amour d’une mère était quelque chose dont il avait cruellement manqué lorsque le destin avait décidé de l’en priver assez brutalement dans les bris et fracas provoqués par un camion conduit par un malade et qui avait eu des conséquences tragiques. Aaron avait longtemps marché avec les siens mais ne s’étaient jamais senti l’un des leurs. Son grand frère avait fait de son mieux pour s’occuper de lui et essayer de combler le manque lié au jumeau qu’Aaron n’avait jamais eu et combler l’absence de sa mère qui comptait tellement pour le dernier des Graham. Mais tout ceci n’avait pas suffit. Aaron estimait énormément son frère, il était d’ailleurs l’une des personnes les plus importantes à ses yeux, tout comme le majordome de la famille Graham qui avait appris au jeune homme à jouer de la musique, mais ça ne suffisait pas. Aaron avait souffert de nombreuses années car son père l’avait battu à de nombreuses reprises, humilié en public à de maintes occasions, et pourtant Aaron cherchait encore à obtenir la clémence de son père et tenait à lui comme on pouvait tenir à n’importe quel membre de sa famille. L’amour de son père lui avait cruellement manqué et il espérait intérieurement qu’en vengeant son paternel, il pourrait enfin avoir de la reconnaissance de la part de ce dernier. Tant de vide qu’Aaron avait besoin de combler, tant de blessures qu’il ne pourrait jamais refermer, tant de faux espoirs qui le hantaient à propos de son père, tant de secrets qu’il espérait découvrir… Son coeur manquait cruellement de quelque chose d’indescriptible et il savait que sa famille lui cachait quelque chose d’important, puisque dans les faits il était le seul à ne pas être au courant qu’il aurait dû avoir un frère jumeau. Apprendre tout ça ne changerait probablement pas grand-chose dans sa vie de tous les jours puisque vingt-six ans s’étaient écoulés depuis ce moment déchirant, mais cela suffirait probablement à obtenir des explications sur l’origine de son manque intérieur. C’est en ayant tous ces éléments en tête qu’Aaron avait décidé de jouer un petit air de piano ressemblant étrangement à une des musiques présentes dans Attack on Titan, une musique qui collait parfaitement à sa tristesse du moment, une musique qui le remplissait d’émotions si bien qu’il ne pouvait pas s’empêcher de verser quelques larmes en la jouant. Plus il jouait, plus le ruissellement provenant de ses yeux allait se loger sur les touches de son piano après avoir parcouru les joues de son visage assez doux et relativement fermé. Après quelques minutes, Aaron reprit ses esprits et se rendit compte que ce n’était pas ce genre de musiques qu’il devrait jouer lors de sa soirée au piano-bar, mais plutôt des musiques beaucoup plus divertissantes et joyeuses. Fort heureusement pour lui, il avait déjà toute une liste de partitions déjà écrites et qu’il allait pouvoir emporter pour ce soir là, ce qui lui laissait le temps de se remettre de ses émotions durant toute la journée puisqu’il n’était que neuf heures du matin lorsqu’il s’était laissé submerger par ses pensées. Après quelques minutes, il abandonna son piano et se rendit sous la douche d’un pas assez lent, non motivé pour attaquer cette journée qui s’annonçait assez agitée. Il ferma délicatement le rideau de douche même si ce n’était pas forcément utile puisqu’il vivait seul chez lui pour le moment et qu’il n’y avait pas de risque potentiel d’être interrompu par un étranger, se plaça face au jet de douche qui était fixé contre le mur, puis il alluma les jets d’eau et tenta de régler la température de ceux-ci comme à son habitude afin de prendre une douche parfaite. Seulement voilà, Aaron était toujours émotionnellement atteint par tout ce qui le rongeait intérieurement et la motivation n’était pas franchement au rendez-vous. Il était tellement lent et déprimé qu’il avait posé sa tête contre le mur pendant cinq bonnes minutes lorsqu’il s’était retrouvé en face de son jet d’eau, et ceci sans même prendre le soin de se frotter le corps avec du gel douche pour le moment, il était totalement absorbé par ses pensées. Si un intrus venait à s’introduire chez le jeune homme à ce moment là et qu’il le surprenait sous la douche, il verrait sans doute un homme plus ou moins brisé et ne saurait probablement pas que des larmes sur son visage s’étaient mêlées à l’écoulement de l’eau provenant du pommeau de douche. Progressivement, il reprit le dessus sur sa tristesse et s’était concentré uniquement sur le fait de se laver et essayait d’évacuer les pensées négatives du mieux qu’il pouvait, par exemple en chantant Chandelier de Sia. Fort heureusement, c’était un excellent chanteur et était capable de monter un peu dans les aigus sans massacrer la chanson, et ceci grâce à sa gamme vocale assez grande. En plus de ça et son oreille absolue, il faut croire que la nature l’avait très bien doté de talents naturels, comme si le destin avait voulu qu’il se passionne pour la musique. Bref, une fois qu’il en avait terminé avec sa douche, il ne prit pas la peine de se coiffer correctement et alla enfiler une tenue de sport afin de poursuivre son rituel matinal habituel. Une fois qu’il était fin prêt, il redescendit les marches pour voir sa chienne qui dormait au rez-de-chaussée et d’un simple « Tu viens ? », Yuki se hâta de se rendre à l’entrée afin d’attendre qu’Aaron lui mette la laisse et il se mit en route pour le Heaven Central Park pour courir un peu, accompagné de sa chienne. Il avait passé de nombreuses heures dehors avant de rentrer chez lui vers quatorze heures après avoir couru, joué avec son fidèle animal de compagnie, mangé dans le parc et fait tant d’autres choses. Tout ceci n’avait pas grand intérêt puisqu’il faisait ça tous les jours mais cela lui avait permis d’évacuer un peu toute sa tristesse et sa colère dans des activités sportives banales et le résultat avait été plutôt concluant puisque le jeune homme avait réussi à retrouver le sourire, ce qui était nécessaire pour ne pas faire n’importe quoi pendant son travail du soir. Maintenant qu’il était rentré, il était temps de prendre une nouvelle douche et de se préparer pour la soirée. Mais avant tout cela, il y avait un détail qui le tracassait et il n’osait pas spécialement appeler son patron d’un soir pour lui demander des éclaircissements, et ce détail n’était rien d’autre qu’un simple détail de tenue vestimentaire. Il savait que c’était un piano-bar assez branché à la clientèle assez jeune mais il ignorait s’il fallait absolument se vêtir de façon très classe avec chemise et costard, le genre de tenues qu’il n’aimait pas spécialement porter puisqu’il était plutôt client des tenues décontractées et simples du genre Jean/T-Shirt. Ces quelques moments d’hésitation furent vite dissipés quand il se décida à opter pour un mix étrange des deux, c’est à dire mettre une veste au dessus d’un T-Shirt noir sur lequel il y avait un motif Star Wars en blanc, représentant simplement les silhouettes de Luke et Dark Vador qui s’affrontaient dans l’Episode VI. Bref après plusieurs heures de préparation, de ménage et après s’être assuré que les animaux avaient de quoi s’alimenter pendant son absence, il prit sa voiture et se rendit dans le centre-ville de Cap Harbor jusqu’à se garer dans un parking près de ce fameux piano-bar dans lequel il devait jouer. Il était arrivé vers 17h pour un petit briefing avec le patron mais ne devait jouer qu’à partir de 20h. Il y avait bien sûr quelques clients puisque l’établissement était ouvert presque toute la journée. Le piano était d’ailleurs inutilisé à ce moment là et Aaron ne pouvait s’empêcher d’avoir envie de jouer dès maintenant puisqu’il était passionné et qu’il trouvait triste de voir un instrument non-utilisé. Il se rendit assez rapidement vers le bar pour s’adresser au Barman afin de lui demander où se trouvait le patron. « Bonjour. J’ai un rendez-vous avec le patron, il est là ? », demanda-t-il avec une voix légèrement enjouée. La musique était toute sa vie et il se faisait une joie toute particulière à l’idée de pouvoir la partager aux autres. « Il n’est pas encore arrivé. Je vous sers un verre en attendant ? », lui répondit le Barman alors qu’il était en train de nettoyer ses verres avec un torchon afin qu’ils brillent de mille feux. Aaron n’avait nulle envie de boire un coup puisque c’était pas très bien vu de boire avant un rendez-vous professionnel, mais il était également mal vu de s’installer à un bar et ne pas boire, et c’est pour cette raison qu’il lui dit « Bien, je vais l’attendre ici alors. De l’eau suffira » avec un peu de lassitude qu’on pouvait déceler dans sa voix. Le barman avait émis un léger grommellement, sans doute dérangé par le fait que quelqu’un boive de l’eau et non de l’alcool dans un bar, mais Aaron s’en contrefoutait et n’avait pas l’intention d’être complètement ivre avant de voir le patron. Après avoir terminé sa consommation et avoir réglé la note avec un généreux pourboire, ce qui redonna le sourire au barman, il lui demanda s’il pouvait utiliser le piano en attendant le patron, une requête à laquelle le barman avait répondu favorablement. Il joua donc quelques dizaines de minutes le temps que le patron revienne puis il se rendit dans le bureau de celui-ci pour discuter un peu avec lui. Il lui donna les instructions quant à la soirée qui allait se dérouler et il lui fit part également des strictes interdictions, comme par exemple qu’il ne devait sous aucun prétexte cesser de jouer même si quelqu’un venait à le déranger pendant son travail, il ne devait pas absolument pas faire de pause excédant 5 minutes entre chaque musique, histoire de ne pas manquer d’ambiance pendant trop longtemps dans le bar. Il avait été engagé pour jouer de 20h à minuit avec une seule pause d’un quart d’heure vers 22h, histoire qu’il puisse se reposer un petit peu les doigts. Une fois que les explications avaient été bien intégrées par Aaron et que l’entretien avec le patron s’était terminé, il avait environ une heure et demie de libre qu’il allait utiliser à sa convenance en se baladant un petit peu dans la ville. Il était à Cap Harbor depuis très peu de temps et il n’avait toujours pas eu l’occasion d’acheter des choses pour sa famille. Ce n’était pas forcément le meilleur moment pour le faire mais une boutique de souvenirs se trouvait à proximité du piano-bar, et Aaron devait également faire du repérage des lieux au cas où il voudrait sortir après sa prestation du soir. Bref, après plusieurs dizaines de minutes à acheter des choses diverses et variées, il retourna au piano-bar et déposa toutes ses affaires dans le vestiaire à l’arrière du bâtiment afin d’entamer son travail. Il se dirigea vers le piano et s’installa bien tranquillement sur le siège, il s’étira quelques peu et posa son cahier à partitions sur le "pupitre" à piano situé devant lui. Le piano était situé dans le fond de la pièce et Aaron avait la vue parfaite sur l’intégralité de la salle, il pouvait donc facilement observer les gens s’il le souhaitait mais son seul objectif était de jouer de la musique et tenait surtout à partager ses compositions. Bien sûr, étant donné que c’était un inconnu et que quasiment tout le monde venait uniquement pour consommer des boissons et non pour écouter de la musique, il était peu probable qu’une personne remarque son talent et aille lui faire quelconque compliment, en tout cas c’était ce que lui avait dit le patron lors de son entretien de tout à l’heure. Il espérait toutefois secrètement que quelqu’un déroge à cette règle, même s’il n’était pas foncièrement interdit que quelqu’un l’aborde, car Aaron aimait partager sa musique et aimait savoir que sa musique était appréciée des autres. Bref. Aaron avait donc commencé à faire son travail et à vrai dire il n’avait pas pu s’empêcher de jeter un coup d’oeil à la salle et il avait pu avoir la confirmation de ce que disait son patron d’un soir, c’est à dire que la plupart des gens n’en avaient strictement rien à faire de qui pouvait jouer du piano ou de la musique qui était jouée. En revanche, il avait remarqué quelques têtes qui s’étaient tournées vers lui, notamment deux-trois personnes qui semblaient le fixer un peu trop souvent. Le jeune homme était assez amusé lorsqu’il voyait que certaines de ces têtes semblaient soudainement regarder ailleurs lorsqu’elles s’apercevaient que le musicien les avait aperçu, c’est pourquoi il avait un petit sourire pendant qu’il jouait. Il avait pu également remarquer que certaines personnes avaient hésité à venir vers lui pour discuter un peu, n'osant probablement pas le déranger en plein travail et en pleine concentration. C’est dans cette ambiance qu’il avait joué jusqu’à 22 heures. Le patron avait fait signe à Aaron qu’il pouvait prendre une petite pause d’un quart d’heure en allant s’installer au bar, ce qu’il fit assez rapidement. Peu de gens semblaient avoir remarqué l’absence du pianiste puisque le patron avait diffusé de la musique dans les hauts-parleurs en attendant qu’Aaron prenne sa pause. Il n’était toujours pas question de boire de l’alcool donc il alla s’installer à l’extrémité du bar qui était le plus proche du piano et à laquelle il n’y avait personne d’installé, puis il demanda de nouveau un verre d’eau au barman. « Bonsoir, je vous sers quelque chose ? », demanda le barman. Aaron leva le sourcil droit d’un air plus ou moins interrogateur puisque le barman venait tout juste de lui servir un verre d’eau, puis il remarqua simplement que ce n’était pas à lui qu’il s’adressait mais à la jeune femme qui venait de s’installer à côté d’Aaron.


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