C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven]

 :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Jeu 24 Mai - 18:54 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.
La bonne vielle musique de Willie Nelson "On the road again" dans ma voiture alors que je balance légèrement la tête de gauche à droite dans ma voiture, je sens que j'approche du but. Je ne suis jamais venue ici mais quand mon collègue m'a parlé de cette petite communauté à Cap Harbor qui pourrait m'intéresser après avoir fait une relecture de mon premier chapitre, j'ai immédiatement sauté sur l'occasion. Quand il s'agit de ce livre, j'ai très vite remarqué que j'ai tendance à être extatique. J'ai l'impression que rien d'autres n'a d'importance et que je dois absolument réussir cet exploit. Ecrire mon livre alors que je n'y croyais plus. Quand un écrivain écrit sur un médecin, il lui arrive souvent de s'accrocher à l'un d'eux pour venir poser toutes les questions qui pourrait lui être utile. A part Google, je n'avais rien qui aurait pu m'aider sur mon personnage fictif. Le Cherokee complètement à part qui pourrait se mêler à la société mais choisit la plupart du temps de ne pas le faire parce que les hommes choisissent bien trop souvent la destruction et le mal à ses yeux. C'est d'ailleurs également ce que je pense parfois. Dans chacun de mes personnages, il y a un peu de mon homme, de ma fille ou même de la voisine et de la caissière. Je ne saurais dire qui il y a dans ce personnage là pourtant. Peut-être tout le monde et personne à la fois. Pour être lui, pour pouvoir écrire selon son point de vue comme je veux le faire dans plusieurs chapitres, j'ai réellement envie et besoin de comprendre comment il se sent. Qui il est et comme me l'a fait comprendre gentiment mon collègue. Je ne l'ai pas pour le moment. J'espère que la rencontre avec les habitants de cette communauté va m'aider à améliorer ce qui a besoin de l'être.

Arrivée à l'adresse indiquée dans mon GPS, je me retrouve face à une sorte de village, ce qui s'y apparente le plus en tout cas et je reste un moment émerveillée devant ce paysage. Comme est-il possible qu'un endroit si paradisiaque existe si proche de Cap Harbor sans que je ne m'y sois jamais rendue? Je sors de ma voiture en respirant un bol d'air frais, m'inspirant de ce paysage et de cet endroit. Qui voudrait vivre ailleurs en se retrouvant dans un endroit pareil? Je me glisse dans ma voiture pour récupérer stylo et bloc-notes et d'avancer vers ce qui semble être un rêve, un lieu hors du temps. Je ne cherche pas tout de suite les êtres du regard, je m'imprègne du décor et je suis bluffée. Alors que je m'approche des habitations, je croise enfin des yeux curieux et je ne me demande pas pourquoi longtemps. On remarque rapidement leur différence de peau en la comparant à la mienne. Je suis translucide. Je souris malgré tout, pour moi, il n'y a aucune différence, sinon celle d'une couleur. Ce n'est rien. Je ne sais pas à quel point je me trompe, ni même que je risque de le découvrir rapidement. "Bonjour!" Je m'approche encore de la femme avant de m'expliquer. Elle me regarde bizarrement avant de me renvoyer plus loin dans le village pour parler aux hommes. Je souris. Elle n'est pas sérieuse? Elle semble l'être quand elle retourne chez elle pour fermer la porte. Je grimace et je continue de marcher. C'était peut-être une mauvaise idée de venir ici après le boulot. J'étais persuadée que ce serait simplement une visite de courtoisie pour trouver LA personne qui pourrait m'aider et répondre à mes questions. Je trouve alors ce groupe d'hommes. Je les observe rire autour du feu et j'ai envie de prendre une photo de ses sourires mais je m'abstiens. Je me rends compte de la nuit qui tombe en voyant que leur feu éclaire leur visage et je m'approche en recommençant une approche. "Bonsoir. Navrée de vous déranger mais je m'appelle Leïla et je voudrais savoir s'il y a une personne apte à répondre à quelques questions que j'aurais à poser sur votre communauté. J'ai bien demandé à une femme en arrivant mais elle m'a renvoyé vers vous..."

Les regards qu'ils me lancent tous me glacent. Je ne sais pas si c'est à l'évocation de la femme ou de celle des questions mais je m'arrête immédiatement dans mes explications. Ils me toisent longuement et je pense plus d'une fois à faire demi-tour quand j'en vois un se pencher vers son voisin pour marmonner quelque chose que je ne comprends pas. Je ne suis même pas certaine qu'ils aient parlé américain mais je dois me tromper. Ils se mettent à rire et le malaise comme la frustration grandissent jusqu'à ce que l'un d'entre eux prenne enfin la parole pour me dire. "Allez voir Draven. C'est la maison près de la rivière. Vous ne pourrez pas la rater. Droit devant." Je pousse un long soupir et je me raidis un peu alors que les rires continuent dans mon dos. J'hésite entre le soulagement et le fait de me dire que je ne m'étais pas préparée à marcher autant. Lorsque j'arrive au but, j'entends un bruit net qui me fait sursauter et je me déteste de sursauter encore pour un rien. Je m'y dirige même, espérant trouver ce Draven, la possible origine de ce bruit. Je tombe des nues en voyant un homme aussi grand que Farell et plus imposant, physiquement. Ils se sont forcément joués de moi. C'est le gardien et il va me virer. Quitte à être une tête de turque, autant l'être avec tout les honneurs. Je m'approche, notant aussi combien l'extérieur de la maison est agréable. Il ne peut pas être si effrayant avec un chez soi si accueillant. "Bonsoir, Draven, c'est bien ça?" Ce n'est pas tant la masse qu'il est qui m'impressionne mais plutôt ce qui se passe sur son visage. Me sentir minuscule, j'ai l'habitude. Et la hache, peut-être un peu également. "Je suis désolée de vous déranger mais j'aurais quelques questions à poser au sujet de votre communauté et certaines personnes m'ont laissé entendre que je pourrais m'adresser à vous. Vous auriez un moment pour que je vous explique?" Et même s'il m'adresse à peine le quart d'un regard, à peine de l'attention, j'attends patiemment, espérant une réponse positive. Je retiens un nouveau sursaut quand la hache s'abat et je ferme les yeux avant de les rouvrir, l'air de rien. Je songe, l'air de rien que mon collègue a bien fait de me dire qu'ils avaient le sens de l'hospitalité dans cet endroit, sinon je n'y aurais pas cru.

.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
All that you need is in your soul.
avatar
All that you need is in your soul.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 25/06/2016
›› Commérages : 691
›› Pseudo : Dast
›› Célébrité : Jason Momoa
›› Schizophrénie : Sasha + Sam

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Lun 28 Mai - 12:39 )




Leïla + Draven
« C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. »
Le soleil brille et m'invite à déambuler à travers la réserve. Des mômes jouent dehors, courant dans l'herbe pieds nus, et foncent droit sur moi pour chahuter aussitôt qu'ils m’aperçoivent, essayant de me grimper sur le dos ou me faire tomber. Quelques anciens discutent sur des bancs plus loin. Je repère ma grand-mère qui me regarde, un tendre sourire aux lèvres. J'aime à le lui rendre et à la voir si heureuse rien qu'à m'observer ainsi entouré d'enfants dans cette atmosphère remplie de joie. Elle adorerait que je lui fasse le bonheur d'avoir une femme et des enfants mais ce n'est pas encore au programme.
J'aime cette étendue de terre qui n'appartient qu'à nous, j'aime les gens qui y vivent. Ma vie me convient parfaitement en compagnie de mon meilleur pote. Cette communauté, c'est mon peuple, ma famille tous autant qu'ils sont. Ici, nichés dans cette vallée entourée de forêt, c'est comme un écrin, un cocon où on se sent bien.

J'aperçois mon père et mon cousin Amarok plus loin, en train de travailler sur le toit d'une maison en plein cagnard. Prenant la direction de l'endroit où est installée ma grand-mère, je viens m'accroupir près d'elle, les mains posées sur ses genoux. Je me hisse légèrement pour lui déposer une bise sur la joue.  Ses rides sont charmantes lorsqu'elle me sourit, pleines des joies et des peines qui ont chacune, enrichies sa vie à leur façon.
Elle glisse sa main dans la mienne, apposant l'autre par-dessus, m'observant en silence avec beaucoup d'affection dans le regard. Nous n'avons pas forcément besoin d’échanger quelques mots, tout passe par le regard.
Tandis que je me relève un instant plus tard, je sens quelqu'un me bondir sur le dos. Mon meilleur pote, Creed, adore me surprendre de la sorte et dans l'élan, je me retrouve au sol. Il m'accuse pour plaisanter d'encore faire du gringue à ma grand-mère, qu'il considère comme la sienne lui aussi par ailleurs. Il n'a pas connu bien longtemps ses grands-parents cherokee étant enfant, et ceux de l'autre côté quand à eux vivent loin et ont tendance à rejeter la demi part de sang amérindien en lui.

Nous chahutons comme deux grands mômes avant qu'il n'aille poursuivre sa tâche après la réparation du vieux pick-up d'un des anciens de la réserve. Il risque encore d'y passer une partie de la soirée le connaissant et lui et mon cousin Amarok ont prévu de dîner sur place ou en ville selon.
De mon côté, je m'occupe de quelques trucs puis termine l'après-midi en coupant du bois, fendant quelques bûches alors que le soleil amorce sa course vers l'horizon et que le ciel prend des teintes particulièrement sublimes avec des tons roses orangés.
Levant ma hache qui s'abat alors sur le bois, mon attention est soudain attirée par une présence. Une inconnue se dirige vers la maison puis s'arrête à quelques mètres de moi, instaurant une distance de sécurité j'imagine face à l'inconnu que je suis et par rapport à ce à quoi je suis affairé. Mon regard se concentre de nouveau sur ce à quoi je m'employais la seconde d'avant, laissant l'inconnue prendre la parole pour se présenter.

"Bonsoir, Draven, c'est bien ça?"

La bûche se fend dans un coup porté net. Les morceaux se scindent alors en se fendant en deux. Mon regard se repose sur elle et j'acquiesce alors d'un regard suspicieux. Aucun mot ne franchit la barrière de mes lèvres, j'observe quelques secondes, j'attends. Je m'apprête toutefois à redonner de la hache alors que je me penche pour placer une nouvelle buche sur le billot.

"Je suis désolée de vous déranger mais j'aurais quelques questions à poser au sujet de votre communauté et certaines personnes m'ont laissé entendre que je pourrais m'adresser à vous. Vous auriez un moment pour que je vous explique?"

Je la regarde droit dans les yeux un instant, toujours obstinément silencieux. J'abat à nouveau la hache l'instant d'après.

- Certaines personnes vous ont laissé entendre ... ? soulignais-je ses propres mots d'un air dubitatif, après un instant qui doit lui paraitre une éternité.
J'en termine bientôt avec la coupe puis esquisse un mouvement du menton dans sa direction.

- L'intérêt bienveillant des journalistes qui s'autorisent à venir en montrant patte blanche pour ensuite nous salir dans leurs torchons ... glissais-je en imaginant qu’elle vient sous prétexte d'interroger la communauté pour en savoir plus, du moins soit disant. Ce n'est qu'une façon de glisser quelques informations véridiques qui seront copieusement déformées par la suite. Tissus de mensonges et monceaux de vérité. Je déteste les journalistes et leur foutu course après les potins. Du commérage de bas étage qui n'a pas sa place ici.

Je plante la hache sur le billot d’un geste nerveux et m'éloigne alors. Je jette toutefois un œil sur elle en passant tout près tandis qu'elle semble éclaircir le fait qu'elle n'est pas journaliste.
J'écoute d'une oreille qui pourrait passer pour peu attentive et me dirige vers la maison. Je passe la porte et laisse grand ouvert derrière moi. Je ne sais au juste pourquoi je ne lui fais pas clairement passer le message qu'elle n'est pas la bienvenue malgré son joli minois. Son sourire pourrait sans doute en adoucir plus d'un. Pas moi ... néanmoins je suis curieux de la voir tenter sa chance.
Tandis que je me rince les mains près du lavabo, j'entends ses pas timides sur le plancher, non loin. Elle a suivi.

©️ 2981 12289 0


Cherokee blood run in my veins.
©️ okinnel.

Revenir en haut Aller en bas
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Lun 28 Mai - 17:13 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.
Si je m'attends à un bonsoir de sa part ou à un minimum de politesse, je suis rapidement déçue. D'ailleurs, je me demande réellement si mon collègue a vu la même communauté que moi. J'aurais sûrement dû lui demander de m'accompagner. Juste pour être sûre.Si je m'attends à un bonsoir de sa part ou à un minimum de politesse, je suis rapidement déçue. D'ailleurs, je me demande réellement si mon collègue a vu la même communauté que moi. J'aurais sûrement dû lui demander de m'accompagner. Juste pour être sûre. Je me momifie  un moment quand il me fixe et je me demande à quoi il pense. J'en viens même à me questionner encore une fois sur la langue. Est-ce qu'on parle la même? Je ne souris pas parce que j'en suis bien incapable. Il ne me regarde pas avec sympathie, non, j'ai même l'impression d'être jugée sur place, sans aucune pitié et c'est exactement ce qui m'empêche de bouger. Après ce qui me semble être des minutes interminables, sa hache tombe à nouveau et enfin, il daigne me répondre. Oui, enfin. J'ai même l'impression d'avoir retenu ma respiration pendant tout ce temps. Sa réponse me laisse néanmoins perplexe. Il ne me donne aucune réponse finalement. Il essaie juste, de toute évidence de comprendre comment j'en suis arrivée à lui. Je fais un signe vers le magnifique paysage derrière nous et je m'explique, s'il n'y a que ça pour lui faire plaisir.

"Des hommes que j'ai croisé près du feu m'ont dit que vous pourriez m'aider oui."

Je ne peux pas donner plus de détails que ça puisque je n'en ai pas. Je pourrais bien-sûr lui dire que j'ai été accueilli comme un pariat mais ce serait insulter les personnes avec qui il vit et lui-même et ce n'est pas ce que je veux. J'ai bel et bien besoin de son aide alors je risque de me faire petite. Plus petite que je ne le suis déjà devant la montagne qu'il représente. Je ne comprends pas immédiatement quand il se met à me parler de journaliste. Ca me prend même un long moment avant de percuter. Soit parce qu'il n'essaie pas de se faire comprendre clairement, soit parce que je suis fatiguée et impressionnée. Je recule d'un pas, refroidie par cette voix rauque et chaude qui crache pourtant autant d'hostilités que de froideur. Je dis doucement, bien plus pour moi que pour lui.

"Je vois..." Ca a le mérite d'être clair, sans chercher à en dire plus puisque je ne suis pas certaine qu'il soit enclin à m'écouter, je rajoute. "Une chance que je ne sois pas journaliste alors!" Mais là encore, rien ne l'empêche de penser que je mens. Une chose que je sais pourtant difficilement faire. Boom. La hache tombe et j'ai un mince espoir qu'il s'arrête pour m'écouter. Espoir qu'il balance à la poubelle en un éclair en me tournant le dos et en entrant dans sa maison. Je soupire et je regarde mes papiers, dépitée. Tout ce chemin pour rien. Je m'apprête à faire demi-tour quand je remarque qu'il n'a pas fermé la porte. Est-ce vraiment de la sottise de penser qu'il l'a peut-être fait pour moi? Je n'espère pas parce que je le vois comme un signe et même minime, il est suffisant pour que je refuse de baisser les bras. J'avance d'un pas décidé avant de ralentir en entrant dans la cuisine. Je m'arrête face à ce merveilleux décor. Ca pourrait me paraître étrange de voir un homme avec une cuisine aussi belle mais dans la famille Wilde, les hommes aiment les belles choses. C'est le bois qui m'attire, énormément. Cette matière m'a toujours paru si chaleureuse et si je m'en tiens aux premières paroles de mon "hôte", je ne pourrais le qualifier de chaleureux. Après m'être approchée à une distance toujours acceptable, je m'arrête.

"Je peux comprendre que vous ne soyez pas emballé à l'idée qu'un journaliste mette son nez dans vos affaires sauf que, comme je vous l'ai dit, je n'en suis pas une. J'écris simplement un roman." Je dis simplement pour lui parce que pour moi, ça n'a rien de simple. J'en ai rêvé. Il me tient tellement à coeur que j'entre dans la maison d'un inconnu le soir pour m'expliquer. Une montagne. "Un de mes personnage est un Cherokee et je ne crois pas avoir réussi à le... Cerner. Je pensais qu'en posant des questions à l'un d'eux, j'aurais plus de chance de l'écrire. De mieux le connaître." Je parle du personnage et pourquoi pas, de lui s'il finit par accepter. "Draven, je vous appelle par votre prénom parce que je suis certaine qu'on pourrait s'entendre si vous me connaissiez même juste un peu. J'essaie également de vous attendrir un chouïa, oui mais c'est parce que je suis vraiment tout le contraire de ce que vous imaginiez il y a quelques secondes. Je vous trouve intriguant. Toute la communauté bien-sûr, pas... Pas juste vous." Je balance la tête et je pose mes dossier sur sa table. "J'accepterais même de vous montrer le roman, si j'arrive à le finir un jour avant qu'il soit publié. Je ne suis pas malveillante. Draven, s'il vous plaît." J'essaie de capter son regard et à présent je souris, parce que je sais très bien le faire quand quelque chose m'importe. "Aidez moi."

.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
All that you need is in your soul.
avatar
All that you need is in your soul.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 25/06/2016
›› Commérages : 691
›› Pseudo : Dast
›› Célébrité : Jason Momoa
›› Schizophrénie : Sasha + Sam

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Lun 28 Mai - 18:48 )






Leïla + Draven
« C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. »
J'écoute d'une oreille qui pourrait sembler distraite étant donné que je ne percute pas à ses paroles. Je ne sais ce qui me pousse à laisser la porte grande ouverte en lui offrant l'option de me suivre à l'intérieur si elle le désire. Curiosité ou amusement à l'idée de voir si elle se montre persévérante ou si elle compte fuir à grandes enjambées loin d'ici. C'est drôle parce que je désire protéger mon peuple de ce genre d'image néfaste que je revois justement présentement en étant loin de me montrer accueillant. Certes, le motif de sa venue n'a pas aidé à abaisser ma méfiance mais quitte à être franc, je ne l'ai pas été depuis le départ, et ce bien avant qu'elle n'ait ouvert la bouche. Pourtant, sa jolie bouille m'aurait à elle seule tiré un sourire, d'ordinaire. Mais je ne suis néanmoins pas décidé à faire la moindre concession pour l'instant. Quoi que ses propos alors qu'elle me rejoint à l'intérieur, attisent aussitôt au fond de moi quelques interrogations et plus encore de curiosité. Si Creed était là, il me donnerait assurément un coup discret dans les côtes pour me dire d'arrêter de jouer les ours mal léché.

"Je peux comprendre que vous ne soyez pas emballé à l'idée qu'un journaliste mette son nez dans vos affaires sauf que, comme je vous l'ai dit, je n'en suis pas une. J'écris simplement un roman."

- Mmmhhh ... grondais-je pour signifier que j'ai capté l'information.

Dos tourné, je commence à ouvrir des placards et en sortir poêles et ustensiles, refermant les portes dans un claquement sans douceur. Il me semble déceler une certaine passion à l'évocation de ce livre et ce petit détail a au moins le mérite de me plaire. Ça tient pourtant à peu de choses, juste une note, un petit quelque chose dans le ton.

"Un de mes personnage est un Cherokee et je ne crois pas avoir réussi à le... Cerner. Je pensais qu'en posant des questions à l'un d'eux, j'aurais plus de chance de l'écrire. De mieux le connaître."

- Si vous ne parvenez pas à cerner vos propres personnages ... relevais-je sceptique, mais je regrette aussitôt car c’est juste déplacé. Je comprends tout-à-fait où elle veut en venir par rapport à ce personnage en particulier à qui elle désire semble-t-il donner plus d'authenticité et de profondeur. Ce qui est tout à son honneur.

"Draven, je vous appelle par votre prénom parce que je suis certaine qu'on pourrait s'entendre si vous me connaissiez même juste un peu. J'essaie également de vous attendrir un chouïa, oui mais c'est parce que je suis vraiment tout le contraire de ce que vous imaginiez il y a quelques secondes. Je vous trouve intriguant. Toute la communauté bien-sûr, pas... Pas juste vous."

- J'ai des réticences avec les personnes qui s'aventurent à tenter de m'attendrir. Ça dénote des intentions malveillantes ou pas toujours nettes la plupart du temps. Contentez-vous d'être vous.

Je manque d'ajouter "et on s'entendra peut-être" mais je me retiens comme si donner cette once d'espoir puisse me mettre en situation de faiblesse. Étonnant de voir que je traduis cela par ces mots alors que le danger semble si infime. Pourtant il peut l'être, croyez-moi, se cachant insidieusement dans la traitrise ou encore la mauvaise foi ... .
Me dirigeant vers le frigo, je me penche un instant légèrement à l'intérieur en m'appuyant sur le montant de la porte. Je récupère quelques ingrédients pour ce que je m'apprête à cuisiner. Une spécialité d'ici.

- Développez, dis-je en esquissant un geste circulaire dans l'air sans me retourner dans la direction où elle est censée se trouver, toujours plongé dans le frigo. Intriguant dans quel sens ? précisais-je, méfiant.

Je la laisse développer son idée puis alors que je referme le frigo pour m'en retourner à la gazinière, elle pose ses dossiers sur la table dans un bruit mat.

"J'accepterais même de vous montrer le roman, si j'arrive à le finir un jour avant qu'il soit publié. Je ne suis pas malveillante. Draven, s'il vous plaît."

- Accepter de me le montrer peut se révéler risqué ... Êtes-vous sûre qu'il ne vaudrait mieux pas que je reste ignorant à ce sujet ? déclarais-je alors que je passe devant elle pour récupérer quelque chose dans un tiroir, tirant la chaise à côté d'elle pour l'inviter à s'asseoir en la heurtant doucement au passage. Une façon de l'inciter à s'asseoir pas franchement délicate mais au moins le geste est là. Ça marque une once d'intérêt même si je rechigne encore à le démontrer avec plus de franchise. Elle me glisse de l'aider comme une douce supplique.

- N'implorez pas mon aide comme une mendiante, ça n'a rien de charmant.

Je commence à cuisiner tandis que je l'invite à m'en dire plus sur ce fameux personnage et le contenu du livre, du moins l'idée de base en lâchant juste un "poursuivez".

©️ 2981 12289 0



Cherokee blood run in my veins.
©️ okinnel.

Revenir en haut Aller en bas
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Lun 28 Mai - 21:47 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.
Je ne désespère pas en l'entendant répondre par un marmonement ou un grognement à mes explications. Je ne baisse pas les bras non plus. Des arguments à ce propos, j'en ai à la pelle, il suffit qu'il accepte de les écouter et de les prendre en compte. C'est un petit pas à faire dans mon sens certes mais ce serait la moindre des choses après la manière dont il m'a reçu, à mon avis. Malheureusement, ce pas, il ne semble pas prêt à le faire de toute évidence sinon il ne se mettrait pas à critiquer mon art. C'est bien là un coup bas comme je les reconnais de loin. J'ai bien évidemment compris qu'il tente de me faire baisser les bras mais ce serait si facile de me faire abandonner l'idée du livre. Ca fait tellement longtemps que j'ai envie de le faire mais que je n'ose pas ou que je me trouve des excuses. Pas besoin d'être omnipotent pour comprendre que c'est principalement dû à un grand manque de confiance en moi ou en ce pseudo talent. Je baisse les yeux un moment face à cette attaque frontale et je toussote sous le coup. Puis-je réellement prendre la peine de lui expliquer? De me mettre à nue juste le temps d'une seconde pensant qu'il pourrait réduire cet effort en bouillie?

"Je ne les connais pas encore tous, non. Je les imagine, je vois leurs visages mais je les découvre en les écrivant et plus important encore, je les aime et je ne veux pas les négliger. Je ne sais pas comment font les autres mais pour moi, c'est comme ça que ça se passe."

Je ne donne pas tout parce que le contre-coup pourrait m'être fatale. Parce que je pourrais laisser les papiers sur sa table et lui dire d'aller au diable parce que c'est aussi moi, ça. Passer du chaud au froid pour une raison presque inconnue. Une raison minuscule. Je relève la tête quand il me sort une deuxième généralité. La deuxième de la soirée et je souris en l'entendant faire. Pas parce que je le prends personnellement, bien au contraire mais parce que sa méfiance me plaît, de là où je suis.

"Woaw. La vie n'a pas été tendre de ce côté de l'hémisphère." Dis-je tout doucement sans le juger parce qu'il est clair, qu'en plus de faire une généralité, Draven semble savoir de quoi il parle. Je rajoute alors, m'expliquant encore sans que cela ne me dérange. "Je suis moi-même. J'aime l'équilibre et je suis pleine d'empathie. Malheureusement pour moi, vous agissez comme un rustre pour des raisons qui me sont inconnues ou presque et j'ai besoin de compenser. Alors je compense en multipliant ma bienveillance et mon empathie. Si vous voulez que j'arrête, vous pouvez bien évidemment cesser de me faire compenser."

Ou autrement dit, user d'un peu d'amabilité mais je serais bien incapable de le lui dire aussi clairement sans qu'il ne me glace avec un autre regard. Je l'observe de mon côté se préparer à manger alors que je ne suis sûrement pas prête d'arriver à le convaincre ou de rentrer chez moi. C'est le moment qu'il choisit pour me demander de développer mon idée, ce qui peut être à double tranchant. Soit je dis ce qu'il a besoin d'entendre, soit je me trompe totalement. Je choisis étrangement de suivre son conseil. Etre moi-même et lui dire toute la vérité.

"En arrivant, j'ai eu l'impression d'être à des milliers de kilomètres de la ville. Vous vivez tous les uns à côté des autres et vous semblez tous vous connaître. J'ai senti une émotion différente en rentrant, comme quelque chose de - Je cherche le mot - Pure. Bien que je ne crois pas que ça puisse exister." A chacun son tour d'être blasé par quelque chose. "Cette impression m'a fait du bien, faussée ou non et j'ai envie de creuser mais je vous assure que ce n'est pas de la curiosité malsaine. Je ne cherche pas à me servir de cette communauté pour faire de la publicité mensongère. Je cherche à comprendre même si ça ne colle ni avec l'accueil ni avec vous. Je ne suis pas du genre à m'arrêter à une simple impression sans creuser. Tant pour la bonne que m'a fait cet endroit que pour la mauvaise..."Je grimace quand il parle du danger de lui dévoiler le roman et je ne mets pas beaucoup de temps à savoir qu'il a raison. Pas parce que j'aurais peur de la critique, loin de là mais parce que j'aurais toujours peur que la retranscription de mes sentiments face à ce qui se passe soient interprétés. Montrer mon roman à un inconnu, c'est une chose mais le montrer à quelqu'un qui m'aurait aidé et inspiré, c'en est une autre. Je réponds."Je prends le risque." Je demande même, moins sûre de moi. "Vous refuseriez de le lire?" Je le regarde s'approcher et je pense à m'éloigner mais mon corps semble avoir compris que Draven n'était pas dangereux. Lui, ne bouge pas d'un pouce. Mon esprit au contraire réfléchit trop et me fait mille et une pirouettes entre partir et rester. Je fronce les sourcils en le voyant tirer la chaise et je me demande en quoi elle le gênait jusqu'à ce qu'il me heurte en me faisant facilement vaciller, ne m'attendant sûrement pas à un contact et j'y entends une manière étonnante de m'inviter à m'asseoir. Je m'étouffe en l'entendant alors parler d'implorer comme une mendiante et j'ouvre grand les yeux quand il rajoute que ce n'est pas charmant. Heureusement, j'ai l'habitude qu'on me remette à ma place, même quand ce n'est pas justifié et ça ne l'est pas.

"Je... QUOI? Non, je n'essaie pas d'être charmante. J'essaie d'être entendue. Je n'implore pas. Je demande poliment. Je ne m'attends pas à ce que vous compreniez cela dit." Je suis amusée et légèrement taquine sur ce coup-là mais la chaise est un exemple qui vient illustrer mes dires. Je l'observe en posant mon menton dans ma main, coude sur la table et je m'étonne de l'entendre me demander de continuer. "Hmm..." Il 'ma clairement prise au dépourvu. Je ne m'attendais pas à ce qu'il accepte d'écouter. Réellement. "Ce sont des histoires emmêlées avec des leçons de vie différentes selon les caractères de chacun. Une mère divorcée, une femme âgée de 91 ans qui a perdu tous ses frères et soeurs avec un franc parler, un adolescent en pleine crise, une droguée, un pervers narcissique et un Cherokee. Ils vont tous se rejoindre d'une manière ou d'une autre et s'apporter quelque chose. J'ai commencé par la femme âgée et le Cherokee parce qu'ils seront les premiers à se rencontrer et je... Attendez, vous allez m'aider ou pas parce que c'est mon histoire ça , elle est importante pour moi et si vous ne comptez pas m'aider, je ne crois pas avoir envie de vous la raconter entièrement."

.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
All that you need is in your soul.
avatar
All that you need is in your soul.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 25/06/2016
›› Commérages : 691
›› Pseudo : Dast
›› Célébrité : Jason Momoa
›› Schizophrénie : Sasha + Sam

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Mer 30 Mai - 11:38 )




Leïla + Draven
« C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. »
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)
"Woaw. La vie n'a pas été tendre de ce côté de l'hémisphère.

Je pourrais relever mais je ne dis rien.

Je suis moi-même. J'aime l'équilibre et je suis pleine d'empathie. Malheureusement pour moi, vous agissez comme un rustre pour des raisons qui me sont inconnues ou presque et j'ai besoin de compenser. Alors je compense en multipliant ma bienveillance et mon empathie. Si vous voulez que j'arrête, vous pouvez bien évidemment cesser de me faire compenser."

Un sourire léger se plante au coin de mes lèvres malgré moi à l'évocation du rustre dont elle me qualifie. Et il est clair que c'est là l'image que je donne présentement.

- Bienveillance ... soulignais-je comme si je cherchais à peser l'authenticité de ce terme.

Je bouge entre la gazinière et le frigidaire pour ce que je compte préparer, et te demande un instant de développer.

"En arrivant, j'ai eu l'impression d'être à des milliers de kilomètres de la ville. Vous vivez tous les uns à côté des autres et vous semblez tous vous connaître. J'ai senti une émotion différente en rentrant, comme quelque chose de ... pure. Bien que je ne crois pas que ça puisse exister."

Nouveau sourire discret que je ne peux raisonnablement pas retenir.

"Cette impression m'a fait du bien, faussée ou non et j'ai envie de creuser mais je vous assure que ce n'est pas de la curiosité malsaine. Je ne cherche pas à me servir de cette communauté pour faire de la publicité mensongère. Je cherche à comprendre même si ça ne colle ni avec l'accueil ni avec vous. Je ne suis pas du genre à m'arrêter à une simple impression sans creuser. Tant pour la bonne que m'a fait cet endroit que pour la mauvaise..."

Tu as des arguments qui dois-je l'admettre, commencent à me plaire. Je n’en montre toutefois pas grand chose sur l'instant. Lorsque tu évoques la possibilité que je lise l'ouvrage une fois achevé, je souligne le danger que ça représente. Certes le terme est quelque peu exagéré mais tu comprends aisément où je veux en venir concernant la possibilité que la façon dont tu dépeindras ainsi mon univers pour dire celui de mon peuple, d'après mon "enseignement" pour ainsi dire, il y aura un risque si tu n'as pas été honnête et que tu fasses de ce personnage en particulier, tout ce que je craignais.
Mais quoi qu'il en soit, tu répliques que tu es prête à courir le dit risque, avant d'ajouter.

"Vous refuseriez de le lire?"

J'arque un sourcil pour seule réponse. Passant devant toi pour récupérer quelque chose dans un tiroir, je tire la chaise toute proche et te heurte doucement au passage, une façon peu délicate de t'inviter à prendre place. Ça ressemble à quelque chose d'un brin taquin de ma part avec un soupçon de provocation. Rien qui dénote véritablement de brutalité ou d'un quelconque agacement à te recevoir ici en ma compagnie. Ça dénote au moins un semblant d'intérêt même si je rechigne encore à le démontrer avec plus de franchise.
Toutefois, lorsque tu demandes après mon aide, ta dernière réplique me rend désagréable de nouveau, un cran au-dessus. Le regard froid que je t'adresse, lui aussi. Pour peu qu'à un moment donné, j'ai été plus agréable que présentement. Mais selon mes propres critères, je dirais que oui. Seulement, il faut percer la subtilité dans chacune des mes attitudes pour le comprendre, ne serait-ce que l'entrevoir.
Tu manques de t'étouffer alors que tu t'offusques à mes propos.

"Je... QUOI? Non, je n'essaie pas d'être charmante. J'essaie d'être entendue. Je n'implore pas. Je demande poliment. Je ne m'attends pas à ce que vous compreniez cela dit."

Si au départ tu semblais offusquée, le ton de ta voix dénote d'une touche d'amusement et semble traduire la taquinerie. Tu m'observes alors, le menton appuyé dans la paume de ta main. Je te demande ainsi de poursuivre alors que mon regard brille un instant d'amusement lui aussi à voir cette expression qui semble traduire que je t'ai prise au dépourvu. Tu te racles la gorge tandis que je reporte les yeux sur ma préparation et y ajoute au fur-et-à-mesure des ingrédients.

"Ce sont des histoires emmêlées avec des leçons de vie différentes selon les caractères de chacun.

Je manque de percuter en lançant qu'il serait bien que les soit disant leçons de vie parviennent plus souvent à changer les mentalités. Mais je t'écoute alors poursuivre sagement en remuant le contenu de la poêle, faisant revenir les oignons dans le gras et ajoutant les morceaux de lièvre. Une fois que ce sera bon, il n'y aura plus qu'à recouvrir d'eau et ajouter les légumes, aussi, je pose les rutabaga, les carottes et les pommes de terre devant toi et t'invite silencieusement à couper ces derniers en morceaux tandis que tu poursuis donc. Je m'installe en face devant l'ilot centrale. Je rappe les carottes et les coupe rapidement d'un geste sûr.

Une mère divorcée, une femme âgée de 91 ans qui a perdu tous ses frères et soeurs avec un franc parler, un adolescent en pleine crise, une droguée, un pervers narcissique et un Cherokee. Ils vont tous se rejoindre d'une manière ou d'une autre et s'apporter quelque chose. J'ai commencé par la femme âgée et le Cherokee parce qu'ils seront les premiers à se rencontrer et je... Attendez, vous allez m'aider ou pas parce que c'est mon histoire ça , elle est importante pour moi et si vous ne comptez pas m'aider, je ne crois pas avoir envie de vous la raconter entièrement."

Je dresse la paume de la main pour t'arrêter illico. Peu m'importe tes dernières paroles puisque je n’ai pas besoin de le dire, me semble-t-il. Je crois avoir faire preuve de par l'intérêt suscité que tu trouverais au moins un semblant d'aide.

- Une seconde, c'est marrant cette façon d'esquisser les personnages ... mère divorcée, femme âgée de 91 ans qui a perdu tous ses frères et soeurs, un adolescent en pleine crise, une droguée, un pervers narcissique et UN CHEROKEE. Comme si le cherokee désignait à lui seul tous les détails qu'on a besoin de savoir... relavais-je, sceptique. Ce qui ne m'en apprend pas plus sur lui et ce que vous envisagez. Criminel, drogué, dépressif, type qui en a trop vu et qui décide de se rebeller et penche du côté obscure ?

Bon ok, j'exagère en ne dépeignant que des cas négatifs mais soit. J'aime te voir ainsi batailler à contre courant. Je me redresse entre temps pour retourner la viande à quelques reprises. Après un moment écoulé, je déclare :

- Termine ça, il est temps de les rajouter à la préparation, t'indiquais-je à propos des patates.

Ceci fait, je m'en vais couvrir la viande d'eau et revient alors vers toi pour récupérer les derniers légumes. Je plaque une main sur l’ilot comme pour m'imposer face à toi, je me penche un instant de toute ma hauteur et te dévisage.

- J'admire ta détermination mais tu ne sais pas où tu es tombée ... soufflais-je d'une voix rauque alors que je me penche près de toi, une de mes mains se posant lourdement sur ton épaule en y maintenant une certaine pression toutefois sans faire mal, me voulant impressionnant. Chose qui m'amuse beaucoup de chercher ainsi à te terrifier. Mon regard se plante dans le tien, puis descend sur tes lèvres de façon toute calculée, lente, presque malsaine. Un sourire se glisse sur les miennes. Je ramasse finalement les légumes comme si de rien n'était. Bien ... approuvais-je pour ton aide avec les légumes.

Je regagne le fourneau et glisse les légumes dans le bouillon. Il faut compter une demi heure de cuisson et ça sera alors prêt à servir. Déjà, de délicieux fumets emplissent la cuisine. Je te fais signe de me suivre dans la seconde partie de la cuisine, il y a un recoin derrière une double porte vitrée qui donne sur le coin repas avec banquette en U qui cintre une table. La vue donne sur le large ruisseau et les étendues de verdure. C'est une vue agréable pour manger, avec ses vitres comme dans une véranda.
Un genoux posé sur un coin de la banquette en tissu, j'ouvre l'une des vitres avant de m'installer, me posant pile à côté de toi alors qu'il y a tout l'espace qu'on veut autour de la table, et posant un bras le long du dossier de la banquette, derrière toi, me plaisant décidément à te provoquer pour juger de tes réactions.

©️ 2981 12289 0


Cherokee blood run in my veins.
©️ okinnel.

Revenir en haut Aller en bas
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Mer 30 Mai - 14:07 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.

Je ne peux pas m'empêcher de noter chacun de ses sourires. Ce n'est plus seulement de l'espoir, c'est presque même une impression de victoire. Est-il réellement possible que mes paroles aient eu un impact sur lui? Je l'entends répéter le mot bienveillance, sûrement pour le réduire à néant mais il n'en fait rien et ça me soulage un peu. Je ne me fais pas de soucis sur ma bienveillance et je suis certaine d'être convaincante à ce sujet puisque c'est la vérité. C'est plutôt lorsque je mens que je dois m'inquiéter. Je me sens un peu seule alors qu'il ne répond à rien ni même ne réagit quand je le traite de rustre. J'étais pourtant certaine, qu'à ce moment là, il réagirait. Je pourrais croire qu'il m'ignore mais ce n'est clairement pas ce qu'il fait non plus puisqu'il me pousse un peu vers la chaise qu'il tire, me permettant de m'asseoir à sa table. Une forme d'hospitalité un peu brute mais qui m'arrache un sourire. Chacun son tour.

J'aurais aimé qu'il me dise qu'il acceptera de me lire malgré ma peur, malgré mes craintes. S'il m'aide, qui mieux que lui saurait dire si oui ou non je suis dans le vrai. Si les émotions sont clairement ressorties. Ce n'est peut-être pas un expert mais le Cherokee, à ce moment, il le cerne sûrement mieux que je ne le cerne moi-même. Je finis par prendre mon courage à deux mains, racontant un morceau de mon histoire. Quelques éléments, ne révélant aucun mystère et avant de poursuivre, de n'en révéler qu'un millième, je m'arrête, moins sûre de moi. Soit parce que je crains qu'il avoue que c'est nul, complètement nul soit parce que je ne veux pas partager mes pensées profondes avec lui, toujours pas peur, cela dit. Je m'étonne qu'il se mette à m'arrêter d'un seul geste, clignant des yeux plusieurs fois. Cet homme... Légèrement vexée, je marmonne un. "J'avais fini." Juste pour préciser que je ne m'arrête pas parce qu'il l'a demandé bien que je l'aurais sans doute mais. Je suis trop fière pour l'avouer. Je baisse les yeux vers les légumes alors qu'il les pousse vers moi, incertaine. Les met-il du côté des indésirables parce qu'il a terminé ou essaie-t-il de réclamer mon attention comme avec la chaise? Incertaine, je ne touche à rien, en tout cas pas immédiatement. Il relève rapidement le manque de détails sur le cherokee et je ne manque pas de lui répondre rapidement à ce sujet.

"Je vous ai bien dit que je ne le cernais pas. Non. Ni drogué, ni dépressif. Rebel, oui, qui en a trop vu, sage, mature, déstabilisant, qui inspire le respect et avec le coeur sur la main mais je n'en suis pas sûre et... Et il manque pleins de choses autour de lui. Bien plus que pour les autres." Comme si cette simple discussion pourrait tout changer, faire de mon Cherokee quelqu'un de complètement différent. Bien plus que je ne le pense. "Non, il reste droit mais il fait également ses propres règles alors ça ne colle pas toujours avec ce que les autres pensent, en effet." Je continue à le regarder faire avant de sursauter quand il me demande d'accélérer avec les légumes alors que je me suis simplement mise à jouer avec distraitement du bout des doigts en attendant ses réponses. Le message semblait donc parfaitement clair pour lui alors que pour moi... Je me redresse immédiatement et je commence à les découper consciencieusement. Cuisiner, j'ai l'habitude mais je ne reconnais pas du tout la recette. Ni même un des légumes d'ailleurs. Je m'active mais même si j'ai l'habitude, le fait d'être dans la cuisine d'un inconnu change tout.  

Je m'arrête net quand je vois sa main se poser sur l’îlot avant de tourner la tête vers lui, sentant qu'il entre totalement dans mon espace vitale et brise toutes les barrières de sécurité physique que j'ai posé entre nous. Mon coeur manque un battement alors qu'il se rapproche mais j'évite de montrer que je suis déstabilisée, pensant au lion dans la savane qui s'attaquera plus facilement à sa proie si elle se met à courir. J'entends clairement ses paroles mais je ne suis pas pour autant certaine de les comprendre sauf qu'il se rapproche encore et que je déglutis. Il oublie que j'ai le couteau entre les doigts mais moi, pas. Je respire un bon coup avant de demander doucement, le coeur battant. "On se tutoie donc?" Pour éviter de rester sur cette conversation qui, à mes yeux, a pris une tournure bien différente de ce que j'imaginais. Je sursaute quand sa main se pose sur mon épaule et je prends conscience que le fait d'avoir grandi uniquement entourée de Farell et de sa famille ne m'a pas réellement préparé à cette situation. C'était sympa deux secondes d'être la petite protégée mais maintenant, si j'ai foncé dans la gueule du loup à cause de ma naïveté, ça ne risque pas de m'apporter grand chose. Je déglutis difficilement, toujours sans fuir le couteau entre les doigts, perturbée par ce regard insistant. A aucun moment, je n'imagine qu'il se joue de moi. J'espère juste qu'il s'éloigne pour prendre congés, finalement. Oscillant entre de la drague et de la torture, je ne suis de toute façon habituée ni à l'une ni à l'autre de la part d'un inconnu alors quand il finit par récupérer ses légumes je lâche son couteau en poussant un soupir. Et si je me faisais tout simplement des idées?

Voilà où ça mène d'avoir fait mes armes dans un cocon. On ne détruit pas grand chose de là. L'idée qu'il accepte réellement de m'aider si je continue à lui exposer mes pensées m'empêche pourtant de me lever et de prendre mes jambes à mon cpu même si j'y ai pensé un nombre incalculable de fois à partir du moment où il s'est approché. Respirer, avoir mon espace vitale, me permet de me remettre de ce qui n'était en fait, sûrement rien. A ma grande surprise, il me fait même signe de le suivre et bien qu'hésitante, j'y vais. Je ne devrais pas avoir confiance, c'est idiot de ma part pourtant, mon intuition me dit que ça ne l'est pas. Ce que je vois dans ses yeux n'a rien d'effrayant et c'est bien là le reflet de l'âme selon moi. Dans les yeux. Je me glisse doucement dans la banquette avant de jeter un regard vers lui. "Je peux rester... Parce que tu as décidé de m'aider?" Je me répète, j'en ai conscience mais j'ai besoin de savoir. J'arrête à nouveau de respirer quand il glisse son bras derrière moi et je jette un coup d'oeil à l'immense banquette. Naïve, d'accord mais il y a des limites. "Je veux bien qu'on se tutoie et je serais vraiment heureuse que tu m'apportes ton aide mais..." Je relève doucement ma main gauche vers lui en bougeant mes doigts. "... Je suis mariée Draven. Si tu cherches un échange de procédés, ce sera sur un autre plan. Je ne peux pas non plus couper du bois mais cuisiner ou répondre à tes questions. Ca, je peux le faire." Je recule légèrement en me glissant sur la banquette et en lui souriant. "Et avant que tu ne me dises que c'est dans votre superbe culture d'être proche des gens, il va falloir que je te dise que dans ma famille, on est plutôt exclusifs." Essayer de détendre l'atmosphère comme je le peux sans me le mettre à dos bien que je ne l'imagine pas réellement être passé de l'homme de cro-magnon à l'homme intéressé en 1h. "Même carrément exclusifs. Et vous? Enfin toi?" Je suis sûrement aussi rouge qu'une tomate à l'heure qu'il est mais je n'ai pas d'autres moyens de mettre les choses aux clairs. Je suis surtout prête à aller me cacher parce qu'il va hurler de rire en affirmant que je me fais des films.


.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
All that you need is in your soul.
avatar
All that you need is in your soul.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 25/06/2016
›› Commérages : 691
›› Pseudo : Dast
›› Célébrité : Jason Momoa
›› Schizophrénie : Sasha + Sam

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Jeu 31 Mai - 22:43 )






Leïla + Draven
« C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. »
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)
Tu rectifies mes propos à propos du personnage d'origine cherokee, la mention qu'il aura le cœur sur la main me tire un nouveau sourire discret. Puis tu ajoutes qu'il restera droit et qu'il fera également ses propres règles malgré tout, et tes propos font alors un drôle d'écho à la façon dont je me vois. Aussi, mon regard s'attarde un instant, longuement sur toi, l'esprit fixé sur tes mots.
Et puis il y a cet instant de provocation et cette réaction qui me plait chez toi alors que tu fais un effort colossale pour ne pas te laisser déstabiliser. J'y entrevois une certaine force de caractère. D'ailleurs j'acquiesce à ta question de façon toute discrète, par un léger mouvement du menton, quand tu soulignes qu'on se tutoie. Chose à laquelle je n'ai même pas fait attention, c'est venu naturellement.
Néanmoins, tu accuses un léger sursaut lorsque je t'agrippe l'épaule avec fermeté mais néanmoins de douceur, le but n'étant que de te faire peur sans toutefois trop exagérer.
Je vois bien le couteau autour duquel tes doigts s'agrippent, prête à te défendre si je vais trop loin, mais je ne moufte pas, je ne crains rien puisque je ne suis pas animé de mauvaises intentions. Certes tu ne peux qu’en douter face à mon attitude et l'inconnu que je suis mais j’ai confiance. Tu ne feras pas n'importe quoi.

Je récupère le reste des légumes, sourire mutin aux lèvres puis je t'invite à me suivre dans la seconde partie de la cuisine après avoir versé les légumes dans la préparation et remué un peu. Il s'agit d'un recoin derrière une double porte vitrée qui donne sur le coin repas avec banquette en U. J'ouvre l'une des vitres de cette véranda puis viens me poster à tes côtés. Trop près. Un bras étalé le long du dossier de la banquette au niveau de tes épaules, me plaisant décidément à te provoquer pour juger de tes réactions.

"Je peux rester... Parce que tu as décidé de m'aider?"

- A ton avis ... ?

Tu sembles avoir besoin d'être rassurée mais je n'en dis pas plus.

"Je veux bien qu'on se tutoie et je serais vraiment heureuse que tu m'apportes ton aide mais..." tu t’interromps et me montre ta main gauche en attirant mon attention sur l'anneau que tu portes.

"... Je suis mariée Draven. Si tu cherches un échange de procédés, ce sera sur un autre plan. Je ne peux pas non plus couper du bois mais cuisiner ou répondre à tes questions. Ca, je peux le faire."

J'émets un marmonnement qui tient presque du "peu importe" comme si ça soulignait là que ce n'est pas un argument pour moi. Tu t'écartes alors un peu.

"Et avant que tu ne me dises que c'est dans votre superbe culture d'être proche des gens, il va falloir que je te dise que dans ma famille, on est plutôt exclusifs. Même carrément exclusifs. Et vous? Enfin toi?"

- C'est trop marrant de te voir te "débattre" de la sorte, ça me plait cette façon d'être. Tu as du tempérament derrière cette bouille d'ange. Tout en finesse.

Je passe une main dans mes cheveux.

- Moi quoi ? lançais-je amusé alors que je me glisse dans le coin où j’ai l'habitude de prendre mes aises, juste en face. Ma situation sentimentale t'importerait-elle au fond ? Je laisse échapper un doux rire.

C'était irrésistible de te tester de la sorte. Et je suis rassuré de ne pas avoir à faire à une hystérique, je n'aurais pas accepté de folle-dingue susceptible de faire un scandale entre autres réactions disproportionnées. Tu as une certaine sagesse ... soulignais-je.

Nous parlons un peu plus à propos du coin alors que tu sembles admirer la vue un instant. Je me montre légèrement plus loquace au fil des minutes qui défilent. Je me lève un instant plus tard, et te laisse seule dans la petite pièce vitrée. Je m'empare de deux assiettes, les couverts et deux verres que je viens poser sur la table avant de revenir avec le plat.

- Tu es là, tu restes.

Je nous sers deux bonnes assiettes. Pas le choix. Je ne te laisserais pas filer quoi que tu argues. Puis j'apporte une simple carafe d'eau pour nous désaltérer.

©️ 2981 12289 0




Cherokee blood run in my veins.
©️ okinnel.

Revenir en haut Aller en bas
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Ven 1 Juin - 14:55 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.
Je suis à mille lieux de deviner le jeu auquel il s'adonne même si je remarque ses sourires et cette lueur amusée dans son regard. Ca ne m'éclaire pas quant au fait qu'il se joue de moi, juste pour voir si je suis le genre de fille à devenir hystérique. Je peux l'être pourtant. Il suffit d'un mot de travers de Farell pour que je le sois mais ce n'est assurément pas dans mon caractère, à la base. C'est la proximité par contre qui me gêne le plus et me rend fébrile. J'ai toujours besoin d'un certain temps pour me faire à la présence des autres, des inconnus et Draven ne m'en a pas laissé assez. Il ne m'a presque rien laissé d'ailleurs, 1h à tout casser. C'est exactement pour cette raison que j'ai besoin de comprendre si je reste parce qu'il a décidé de m'aider, en fin de compte ou parce qu'il se joue de moi. Un avis, à ce sujet, je n'en ai pas réellement. Je ne le connais pas assez pour savoir quel genre d'homme il est. Je lui souris presque bêtement.

"Si j'avais une idée précise sur la réponse, je ne poserais pas la question."

Comme si ça me semblait logique. C'est également le moment que je choisis pour m'éloigner un peu et laisser l'espace dont j'ai besoin entre nous en glissant sur la banquette. J'entends son grognement quand je précise que je suis mariée et je me demande ce que ça veut dire. Est-ce qu'on part sur un ok? Ou plutôt sur un "rien à faire"? Parce que ce serait clairement décisif pour moi. Je fais la moue en continuant tout de même à m'expliquer. J'ouvre les yeux un peu plus grand quand il affirme trouver ça amusant de me voir me débattre, notant le caractère que je pourrais avoir derrière une bouille qu'il qualifie d'ange. Quand je pense vieille, c'est assez drôle, de mon côté également. Je ne suis pas certaine de pouvoir le remercier sur cette remarque puisqu'il n'a toujours pas répondu à ma question. Et il ne le fait pas, jouant encore sur mes mots. Je rigole alors qu'il s'éloigne, faisant écho à son rire à lui. A mes yeux, s'il s'éloigne, c'est qu'il a compris. Je balance la tête, un sourire sur mes lèvres.

"Non, je voulais plutôt savoir si toi aussi tu étais du genre exclusif et surtout du genre à respecter cette exclusivité chez les autres, tu vois? Je suis très contente que tu t'amuses à me voir me débattre mais c'est réellement important pour moi. J'ai envie que les choses soient claires entre nous. Maintenant, si tu as envie de me parler de ta vie sentimentale, ça me permettrait d'entrevoir que tu as un coeur et je suis toute ouïe."

Parce que je suis loin d'être habituée à ce genre de réaction. En général, il est écrit "prise" sur mon front sans même que je n'aie besoin de lever le doigt comme je viens de le faire avec Draven. Le mot sagesse dans sa bouche sonne tellement bien que je ne réagis pas immédiatement. Je prends conscience du pouvoir que peut avoir un tel compliment sur moi, étonnée que Draven me le donne si facilement. J'ai presque envie de lui demander qu'est-ce qui lui fait penser que je suis sage dans mes paroles précédentes mais je refuse que ça amoindrisse l'effet qu'a eu cet aveu, alors je baisse simplement les yeux. "Venant d'un Cherokee qui doit connaître beaucoup de personnes sages, j'imagine que je ne peux que le prendre comme un compliment. Ca me touche. Réellement." Et je me permets même de poser des questions, me sentant un peu plus à l'aise à présent que j'ai récupéré mon espace vitale tout entier. Je suis agréablement surprise qu'il y réponde, qu'il m'éclaire sur plusieurs sujets et j'observe l'extérieur plusieurs fois. C'est une maison de rêve, un endroit de rêve. J'ai peine à croire que je suis réellement là. Ce lieu m'apaise, assurément. Je remarque à peine Draven se lever avant de me dire qu'il est peut-être l'heure de le laisser et de rentrer chez moi. Au fond de moi, je suis tout bonnement heureuse d'avoir trouvé l'aide que je cherchais. Après plusieurs échecs ces derniers temps, ça fait un bien considérable d'avoir une victoire de taille et je m'étonne de le voir revenir d'abord avec deux assiettes, puis le plat, comprenant rapidement qu'il m'invite, toujours à sa manière. Un peu abrupte mais je crois que je peux commencer à m'y faire. Elle n'a rien de cruelle. Je souris, incapable de refuser alors que ça sent délicieusement bon.

"Je n'ai pas mon mot à dire, pas vrai?" Alors que si je le souhaitais vraiment, ce mot, je le dirais. Je n'en rate pas une non plus pour rajouter. "Ca nous laissera le temps de programmer des rencontres, hm? Merci Draven, ça a l'air délicieux." Je me fais servir un plat et là, par contre, c'est loin d'être une habitude, je mange comme un moineau et me sers donc toujours. Certaine qu'on est jamais mieux servis que par soi-même. J'essaie de lui faire signe que c'est bon, c'est suffisant mais il ne voit rien. Il choisit de ne rien voir. Je lève gentiment les yeux au ciel et je marmonne cette fois un nouveau merci avant d'attendre son retour pour goûter enfin à ce plat qui semble succulent. A la première bouchée, je pousse une petite exclamation de plaisir. Un délice. "Il a un nom ce plat?" Je réitère l'action avant de demander doucement, ayant l'impression d'avoir été légèrement mais gentiment manipulé. "Tu savais depuis le début que tu me laisserais manger ici?"


.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
All that you need is in your soul.
avatar
All that you need is in your soul.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 25/06/2016
›› Commérages : 691
›› Pseudo : Dast
›› Célébrité : Jason Momoa
›› Schizophrénie : Sasha + Sam

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Ven 15 Juin - 11:58 )




Leïla + Draven
« C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. »
(cliquer sur la photo pour la voir en plus grand)
"Non, je voulais plutôt savoir si toi aussi tu étais du genre exclusif et surtout du genre à respecter cette exclusivité chez les autres, tu vois? Je suis très contente que tu t'amuses à me voir me débattre mais c'est réellement important pour moi. J'ai envie que les choses soient claires entre nous. Maintenant, si tu as envie de me parler de ta vie sentimentale, ça me permettrait d'entrevoir que tu as un coeur et je suis toute ouïe."

- Ce n'était que gentille provocation, glissais-je pour traduire que je n'avais en rien l'intention de tenter quoi que ce soit en réalité. Je ne suis pas aussi tactile en dehors de mes proches. On ne se connait pas assez pour que j'expose ma vie sentimentale. Tu auras le temps d'en apprendre plus en passant du temps ici, si tu veux mieux cerner notre peuple, tu dois être prête à t'immerger un minimum dans notre quotidien.

Lorsque j'évoque une certaine sagesse dans ta façon d'être et tes propos, tu prends ça pour un compliment profondément touchant, ce qui me tire un doux sourire. Nous discutons de façon plus fluide désormais puis je me lève un instant plus tard, et te laisse seule dans la petite pièce vitrée pour aller m'occuper du plat. Je reviens avec assiettes, couverts et verres que je viens poser sur la table avant de revenir avec le plat.
Je nous sers, ma façon à moi de formuler l'invitation peut prendre de court, pourtant, je n'impose rien pour autant.

"Je n'ai pas mon mot à dire, pas vrai?"

Je hausse un sourcil en t'adressant un regard, un léger sourire aux lèvres.

- Nous sommes seuls maitres de nos décisions ... dis-je en écartant un bras comme pour te dire que la voie est libre si tu décides de prendre la sortie et te faire comprendre que si tu voulais partir, tu pourrais.
Le but n'est pas que tu te sentes prisonnière même si j’ai conscience qu'il serait délicat de fait pour toi de devoir t’éclipser. Est-ce un test de ma part camouflé derrière d'étranges manières ? J'agis parfois d'une façon que je ne comprends sans doute pas moi-même.
Tu esquisses que ça nous permettra de programmer des rencontres, puis tu me remercies une fois ton assiette servie et repoussée face à toi.
Je te fais signe d'un mouvement du menton comme pour dire de goûter pour confirmer ton impression lorsque tu déclares que ça a l'air délicieux. Je ne tarde pas à retrouver ma place et commence à piocher dans mon assiette après t'avoir servi un verre d'eau comme à moi.

"Il a un nom ce plat?"

Je t'en dévoile le nom et t'esquisse de quoi il est composé même si tu as eu l'occasion de voir quelques-uns des ingrédients.

"Tu savais depuis le début que tu me laisserais manger ici?"

- Mmmhh... je ne sais pas ... fis-je avec un sourire dont je ne cherche pas vraiment à dissimuler ce qu'il révèle de par son aspect mutin. Il y a bien assez pour trois personnes dans ce plat, qu'en penses-tu ?

Une façon de dire que la quantité ne révélait pas forcément d'intentions précises même si ça laisse entendre aussi le contraire. J'aime jouer de la sorte en restant vague. Tandis que nous dégustons le plat, nous échangeons sur quelques sujets, en passant du coq à l'âne. Je suis toujours plus loquace l'estomac rempli et tu dois sans doute te sentir un peu plus à l'aise comparé aux premiers instants qui ont suivi ton arrivée.
Un peu plus tard, je me lève pour débarrasser.

- Tu es venue ici comment ?

Je t'ai vu arriver à pied mais sans doute as-tu du garer ton véhicule plus loin j'imagine, à moins que quelqu'un t'ait déposé. Nous allons nous poser dehors sur deux fauteuils et j'occupe mes mains en terminant de travailler une pièce de bois de la taille de ma paume. Je m'interroge sur ton âge et te formule bientôt la question. En apprenant que tu es plus vieille que moi, un doux rire m'échappe et je te révèle alors que je suis plus jeune que toi de quelques petites années.

- C’est drôle, on pourrait aisément inverser nos âges. Tu es née à quelle date ? m'intéressais-je alors que je me demande à quel animal totem tu corresponds. Je te fais d'ailleurs bientôt part du totem correspondant à ta date et vais chercher un petit ouvrage sur le sujet pour en découvrir les détails. Je m'accroupis un instant près de toi à mon retour et te montre la page correspondant au pivert.

- Intuitive, persévérante, bâtisseuse ... tu t'y retrouves ? Je lis alors le passage à voix haute. Dans la nature, les piverts sont connus pour leur aptitude à la construction de nids douillets. Rien n’est trop beau ni assez confortable pour abriter leur clan. Les personnes nées sous ce signe ne démentent pas cette aptitude. Très protecteurs à l’égard de leur famille, et de leurs amis, les piverts font des confidents incroyables, à l’écoute et sans jugement. Totalement dévoués à leurs proches, les piverts n’économisent pas leur amour et savent le montrer.
Côté sombre, s’ils ne trouvent personne à aimer ou protéger, ou aiment quelqu’un qui n’apprécierait pas cet investissement à sa juste valeur, les natifs de ce signe se montrent possessifs, et pleins de ressentiments. Hmmm un côté sombre toutefois
, relevais-je en te regardant, les yeux rieurs. Le côté positif est séduisant, c'est ce qu'il me semblait percevoir. A l'écoute, sans jugement, mis-je en particulier l'accent sur ces quelques points.

Je me redresse et rapproche mon fauteuil du tien, allumant la lumière du porche pour y voir plus clair. Je pose l'ouvrage entre nous à moitié sur mes genoux et les tiens, en allant à la page de l'ours brun.

- Rien n'est plus vrai que ça, ça me correspond parfaitement, dis-je en tapotant la page du bout de l'index alors que je t'invite à lire à ton tour, désireux d'entendre de ta bouche ce qui représente mon animal totem.

"Ours brun (22 août – 21 septembre)
Éléments: Eau et terre
Caractère: Pragmatisme, humilité, sens du devoir
Les ours sont des créatures méthodiques, mais aussi complètement en lien avec leur environnement. Les natifs de ce signe voit plus loin que la plupart des autres signes. Pour cette raison, ils ont souvent le dernier mot lors de débats. La voix de la raison, en somme. Leur capacité d’analyse est sans fin, et cela les conduit à des emplois ou résoudre des problèmes. Le côté sombre : Introvertis et méfiants, il suffit d’une blessure dans la vie pour qu’ils se referment un moment sur eux mêmes."


©️ 2981 12289 0


Cherokee blood run in my veins.
©️ okinnel.



Dernière édition par Draven Sword-Cavalera le Mar 31 Juil - 9:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.
avatar
‹ THEY DRIVE ME CRAZY BUT I LOVE THEM.


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/05/2018
›› Commérages : 168
›› Pseudo : Liannajo
›› Célébrité : Rachel McAdams
›› Schizophrénie : Personne.

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( Jeu 21 Juin - 18:55 )


C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux.

J'arque un sourcil, amusée quand il affirme que ce n'était que de la gentille provocation avant de rajouter qu'on ne se connaissait pas assez lui et moi pour qu'il discute de ma vie privée. Je souris même à l'évocation du temps que je vais passer dans son peuple pour m'immerger. Il accepte sans même le dire à voix haute et je n'ai pas besoin qu'il le fasse directement. Ce simple constat me réjouit.  

"Je suis prête." Je précise alors au cas où il en doutait alors que je suis ici, à cette heure-ci et que j'ai insisté bien plus que je ne l'aurais fait dans n'importe quelle autre circonstance. "Tu te jouais de moi donc? Tu me testais?" Je demande en le fixant. "Si je t'avais giflé ou mordu, tu m'aurais qualifié d'hystérique plutôt que de sage?"

Parce que j'aurais pu si je m'étais réellement sentie menacée. La suite, je ne m'y attends pas. Il me laisse la porte presque grande ouverte en affirmant que je suis la seule à pouvoir choisir. Je doute pourtant qu'il ne prendrait pas mal le fait que je n'accepte pas sa politesse. Je doute même qu'il s'en moquerait complètement ou que ça se fasse. Même si son invitation était presque muette. N'importe qui aurait pu se tromper et penser que Draven avait cuisiné simplement par compassion pour deux. Même si ce n'était pas tant pour deux mais pour plus. C'est d'ailleurs ce qu'il me fait immédiatement remarquer quand je lui demande s'il avait déjà prévu de faire à manger pour moi depuis le départ. Je lui lance un regard en coin. Je n'arrive pas à être sérieuse, peut-être est-ce parce qu'il ne semble pas l'être lui-même et c'est pour cela également que je ne me sens pas en danger alors qu'on discute à cette heure tardive, chez lui. Même s'il est massif, je n'ai pas peur de lui. Serait-ce quelque chose dans le regard ou de la stupidité profonde? Je ne saurais le dire mais ce sentiment de sécurité est pourtant bien présent.

"Je ne suis pas prête d'obtenir une réponse claire avec toi on dirait."

C'est un constat amusant, pas un reproche. Draven n'est pas du genre à en donner trop sinon de manière détourné. Il ne dit pas clairement ce qu'il pense, ça ne me gêne pas cela dit. A l'opposé de moi qui dis toujours ce que je pense au moment où ça me traverse l'esprit, c'est intéressant.

"Je suis venue en voiture et j'ai marché parce que je ne savais pas où aller. J'ai demandé mon chemin à quelqu'un à l'entrée du village. Et on ne demande pas son âge aux femmes en général, c'est très déplacé. Mais puisque tu risques de m'en dire beaucoup sur ton compte à l'avenir, je vais te le dire. Je t'interdis de le répéter. J'ai 38 ans!"

Je ne mens même pas d'un ou deux ans comme j'ai l'habitude de le faire. Je lui dis la stricte vérité parce que je m'attends à la même chose de sa part et quand il m'affirme qu'il a 33 ans, je suis éberluée. Je dois avouer qu'il me faut un moment pour y croire et que je suis presque d'accord avec lui quand il affirme qu'on pourrait échanger nos âges. Je dis doucement alors que je te suis à l'extérieur sans réfléchir en m'installant confortablement. "Pas si aisément à mon avis. Le 14 Juillet."   Pour éviter qu'il ne me fasse la réflexion sur la signification de cette date puisque c'est quelque chose que j'ai connu tout au long de mes études, je reprends immédiatement. "Et toi?" Un peu surprise que finalement il n'enchaîne pas en remarquant la date mais plutôt en me lâchant des traits de caractère dans lequel je devrais me retrouver, de toute évidence. Les premiers me parlent alors que "Bâtisseuse?" Je demande alors un peu surprise de savoir ce que je pourrait bâtir. Sûrement pas un empire, je ne suis pas faîtes pour commander des troupes sinon sur le lieu de mon travail. J'en serais incapable H24. Je me penche pour regarder l'ouvrage qu'il met sous mon nez en me désignant le pivert. J'aime cet oiseau mais je n'ai jamais su pourquoi. Maintenant qu'il le dit à voix haute, ça prend tellement de sens que j'en souris bêtement. Il m'aurait dit otarie, ça n'aurait certainement pas eu le même effet. Ni même cheval, alors que j'adore cet animal, je sais bien que nous n'avons pas grand chose en commun. Surtout pas la méfiance, au vu de la confiance que je semble déjà accordé à Draven en si peu de temps. Je grimace en entendant ce côté sombre comme s'il me sautait à la figure. Comme ma réaction plus qu'exagérée quand j'ai découvert les dessins de Farell. Comme mes défis sans limite après ses mensonges. La trahison ne me sied pas. C'est tellement étrange de se reconnaître dans un livre, moi qui suis habituellement si terre à terre. La preuve, je suis incapable d'écrire sur un Cherokee en y inventant ses légendes et sa culture sans en rencontrer un. Sans calquer pour pouvoir imaginer. "Bâtisseuse." Je répète alors en comprenant maintenant exactement ce que ça veut dire. Je suis sincère en répondant avec un sourire gêné. "Tout est vrai, même pour le côté sombre..." Malheureusement, cela dit. " Je suis tout à coup curieuse en le fixant et j'enchaîne rapidement en lui demandant. "Quel est le tien?"

Il n'est pas pudique à ce sujet là et ne passe pas par quatre chemins en posant le livre entre nous pour me désigner celui de l'ours. Je jette des coups d'oeil vers lui en même temps que je lis. "Méfiant, oui. J'ai pu voir ça." Je note ce détail, amusé. Je me retourne complètement vers lui et je souris. "Toujours le dernier mot hein? Sans blague. " Je glisse ma main sur son livre et je désigne la phrase sur le métier. "Et ça, c'est vrai? Qu'est-ce que tu fais dans la vie?" Je descends enfin sur la blessure en le tapotant du bout du doigt, demandant plus doucement. "On ne se connaît pas assez pour ça non plus j'imagine?" Je détourne un moment les yeux sur ma montre, je devrais rentrer. Ce n'est déjà plus raisonnable d'être encore chez lui à cette heure même si, le temps est passé si vite que je ne l'ai pas vu filer.
.
Codage par Libella sur Graphiorum


Quand on se bat, moi je voudrais qu'on en rigole. Prendre la peine de s’abîmer. Faire des scènes, au lieu d'aimer.  ©️️ by anaëlle.

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



❝ Family don't end with blood ❞

Re: C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven] ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

C'est justement parce que c'est difficile que c'est merveilleux. [Draven]

SCREW DESTINY :: postcard for far away :: Lieux divers
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération