[LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance

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[LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Mer 30 Mai - 18:39 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance



En un seul coup de téléphone, Andrés est aux premières loges de la rupture entre Farell et Leïla. Son oncle compte sur lui pour trouver le domicile de sa fugitive d’épouse. Farell, c’est celui qui demande jamais rien, et qui se débrouille. Demander l’aide d’Andrés pour ce genre d’enquête, c’est autant la preuve d’une forte ruse que la preuve d’un fort désarroi. Il pourrait s’en charger, Farell, mais il ne le fait pas. Il délègue à Andrés d’une façon qui est la sienne, juste “Fais ça”. Andrés n’a pas besoin d’explication pour comprendre de toute façon. Avec les drones de surveillance de son père, Scrat et Friday, et le sien, Bagheera, le garçon retrouve la fuyante en quelques heures à peine, parce que Bagheera a repéré l’immatriculation de la voiture de Leïla garée devant un immeuble de Haywood Hill. Andrés s’y rend à vélo pour vérifier, il appelle son oncle et le prévient. Farell lui dit : “Ne fais rien”. Andrés acquiesce. Il se dit que Farell va faire quelque chose lui-même. Farell n’a pas l'intonation de quelqu’un qui a perdu quelque chose, encore moins de quelqu’un qui a perdu sa femme. Mais Andrés se met à sa place. Même s’il y a de nombreuses preuves du contraire, et qu’il y en aura encore, le garçon a un cœur. Il est censé dormir chez Silvia le week-end avant de rentrer à New-York mais à la place il va chez Farell pour voir comment il va. Il fait bien parce que son oncle est seul chez lui, Nancy aussi elle part : elle va voler de ses propres ailes, apparemment. Andrés trouve que c’est pas le moment de se prendre pour un piaf, sinon, elle fait ce qu’elle veut. Farell hier, il avait deux filles dans sa vie, aujourd’hui il n’en a plus. Andrés dort avec lui et il lui demande d’essayer d’éviter de le prendre pour sa femme dans son sommeil, parce que si Farell lui fait un câlin durant la nuit, même involontaire, ça restera à jamais gravé dans le livre de la honte de sa mémoire. A la fin du week-end, Andrés retrouve son père à New-York.

Un mois s’est écoulé depuis.

On n’aime pas les lâches dans la famille. Si un jour Andrés décide de fuguer et qu’on le rattrape, Seth fera une crise cardiaque, Owen lui retournera des gifles, quant au Marlon-Farell, le duo le pendra par les pieds à la fenêtre de sa chambre et ne le détachera pas avant de voir les signes avant-coureurs d’une rupture d’anévrisme. Andrés se demande ce que Leïla va avoir sachant qu’elle bénéficie de la semi-protection d’être une fille. Il ne réalisait pas combien il attendait que quelque chose se passe jusqu’à ce qu’il ne se passe rien. Il va à Haywood Hill et Leïla y est toujours, rien n’a changé. Andrés ne s’attendait pas à ce qu’on la pende par les pieds mais il espérait au moins qu’un événement lui aurait imprimé le sentiment de regret sur le visage. Rien. D’un autre côté, Andrés peut comprendre. Le jour où Brianna choisira de ne plus être son amie, il sera blessé mais ce n’est pas sûr qu’il aura le cœur à se venger d’elle. Et puis c’est pas pareil, de quoi il se vengerait de toute façon ? L’amitié est comme un cadeau qu’elle lui offre tous les jours. Et ce n’est pas parce qu’un jour on décide de ne plus vous offrir de cadeau qu’on vous en doit. Bri le lui devrait si elle signait un contrat comme Leïla, un contrat devant Dieu en plus. Andrés mène son enquête, et il se voit confirmé une grande injustice. C’est injuste parce qu’elle abandonne et blesse Farell et qu’elle ne reçoit aucun châtiment pour ça, même Seth il compte ne rien faire, Andrés a parlé avec lui de la séparation. Il faut bien que quelqu’un agisse. Leïla ne veut plus être une Wilde, et ça tombe bien, Andrés n’a pas l’intention de la traiter en tant que telle.

Quand l'ado retourne deux jours plus tard à Haywood Hill, il sait que Leïla est revenue chez Farell entre temps. L’appartement de la lâcheuse est en saccage, Farell a dû la ramener de force. Andrés le sait parce qu’il y est entré par effraction, il se demande à quel moment Leïla a eu le temps de verrouiller son appartement en bordel. Andrés trouve que Farell a été trop gentil, même si ça ne lui ressemble pas de prendre soin à tout défoncer à la main. Andrés n’aime pas le désordre, il remet les meubles bien en place, il range, il nettoie et une fois que c’est fait, il se poste au milieu les bras croisés et il se dit : par quoi je commence ? Andrés vide l’endroit petit à petit, le lendemain il n’en reste plus rien, plus de vêtement, plus de livre, plus de stylo, plus de cahier, plus de nourriture, même plus de papier toilettes ou de produit ménager, rien, comme si personne n’a habité là, et il repart.

Andrés ne savait pas par où commencer, il sait par quoi il doit terminer au moment où son père lui demande de prendre son vélo et d’apporter l’ordinateur de Leïla parce qu’il vient de le réparer. Même Dieu n’est pas du côté de cette femme. A cause du filou, l’ordinateur se retrouve aussi vide que l’appartement, adieu dur labeur. En retournant chez elle, Andrés pose le PC sur la table de son séjour, et il met la Bible à côté comme pour inviter Leïla à méditer avec, et aussi histoire de dire qu’il ne lui a pas laissé que ses yeux pour pleurer. En voulant repartir, il entraperçoit la voiture de la lâcheuse garée devant, par la fenêtre. C’est drôle la coïncidence chez les Wilde. Tant mieux que Leïla arrive parce qu’il ne veut pas qu’elle croit que ce dépouillement est l’oeuvre de quelqu’un d’autre, de quelqu’un qui a choisi cet appartement par hasard.

Andrés reste et s'assoit à la table du séjour, devant la Bible. Il l’ouvre sur un de ses passages préférés en attendant qu’elle monte. Quand la porte s’ouvre, Andrés poursuit sa lecture à voix haute d’un ton traînant, nonchalant.

“Moab sera comme Sodome, et les enfants d'Ammon comme Gomorrhe, un lieu couvert de ronces, une mine de sel, un désert pour toujours; Le reste de mon peuple les pillera, Le reste de ma nation les possédera. Cela leur arrivera pour leur orgueil, Parce qu'ils ont insulté et traité avec arrogance le peuple de l'Eternel des armées.”

Il relève alors un regard innocent vers Leïla, comme s’il vient de remarquer sa présence, et lui adresse un petit sourire poli. Il a le visage de l’ange et la pensée scabreuse.

“Bonjour"


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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Mer 30 Mai - 20:28 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance
Ignoble journée. Je n'ai pas eu le temps de rentrer, pas eu le temps de terminer mon travail ni même de faire tout ce que je voulais faire. J'ai au moins pu voir Laurel pour m'assurer qu'elle ne balancerait pas Farell à la police et qu'elle comprenait bien que j'avais parlé sous le coup de la colère. Mission réussie même si ça n'a pas été facile. Elle est du genre coriace mon avocate et moi, je ne le suis pas du tout. Défendre Farell de ma propre bêtise m'a donné des ailes mais ce ne sera pas toujours le cas. Il est certain que je tiendrais ma langue à l'avenir. Quitte à ce que la journée ne soit pas dans le top un de celle que j'ai passé, je me décide à passer par l'appartement de Haywood pour récupérer mes affaires et ranger un peu le bordel que Farell y a mis. Ce ne sera pas du luxe. Je jette un coup d'oeil à ma convention de divorce dans la boîte à gant, me demandant si je ne ferais pas mieux de la prendre pour la ranger quelque part dans l'appartement. Je suis certaine que Farell n'y retournera pas tant que je n'y serais pas alors le papier sera en sécurité.

Dans un sens, je suis assez heureuse de retourner dans cet appartement. Malgré le bordel que je vais y retrouver, je vais aussi pouvoir m'y poser et m'éloigner un peu du flou dans lequel je me trouve sentimentalement parlant. Bien que je n'ai aucune envie d'y penser au risque de me torturer un peu plus, il m'est impossible de ne pas y réfléchir du tout. Lorsque je m'arrête devant mon appartement, je me demande si Eleonora a essayé de me voir ou si elle est passée avant ou après que Lu' ne ferme la porte à clé. Papier et clés en main, j'ouvre pousse la porte  et je pousse un cri de frayeur en entendant d'abord une voix puis en tombant face à Andrès dans le petit salon. J'ouvre grand les yeux, perdue et incapable de comprendre ce qu'il fait ici.

"Andy...?"

Lucas n'aurait tout de même pas eu l'idée saugrenue de mêler un enfant à cette histoire? Je me rapproche, pleine d'interrogations, écoutant à peine ce qu'il dit avant de comprendre qu'il lit la Bible en y regardant de plus près. Je frissonne inconsciemment devant ce sourire parce que je vois bien plus facilement dans les yeux que dans les expressions faciales. Les siens ont une lueur étrange mais je ne m'y arrête pas. Même si je devrais. Je me penche, pose un baiser sonore au dessus de sa tête en glissant une main sur sa joue pour le ramener contre mes lèvres avant de le lâcher jusqu'à ce que je capte son bonjour et autre chose de plus étrange. Sceptique je réponds doucement, déjà sur une autre pensée.

"Bon... Jour mais comment t'es entré? La porte était fermée à clé."

Je regarde l'appartement, à présent. Rangé mais pas seulement. Vide. Entièrement vide. Je fronce les sourcils. Bibliothèque. Vide. Je m'éloigne. Placards, frigidaire. Vide. Je manque une respiration, voire trois en me dirigeant dans ma chambre. Rien de rien. Je retourne dans le séjour, complètement retournée moi-même. Je jette un coup d'oeil vers l'enfant sur la table. Non, impossible qu'il soit à l'origine de tout ça. Impossible. Andy est un ange. Mon ange. Je m'assieds à table avec lui avant de reprendre la parole.

"Non mais qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi tu es ici et où sont mes affaires?" Je souris néanmoins en voyant mon ordinateur et je le ramène vers moi dans un soupir de soulagement. Seth a sûrement envoyé Andrès me le déposer. Je glisse ma main sur sa façade, heureuse. S'il n'y a pas de message c'est qu'il a pu tout garder. Il l'a même entièrement réparé. Pour moi, c'est tout bonnement un miracle. Je tiens tellement à cette histoire. Je relève les yeux vers Andrès et je rajoute. "T'es un amour de me l'avoir ramené Andy. Excuse moi, tu n'es sûrement au courant de rien pour l'appartement. Oublie! Tu veux qu'on aille se manger une glace plutôt? Je n'ai rien à te proposer ici." Oublié les affaires, oublié l'étrangeté de cette rencontre. Le bonheur de cet ordinateur et l'assurance qu'Andrès n'y est pour rien prime sur le reste. Alors que je ne devrais certainement pas penser ainsi. Alors qu'en vérité, ce petit ange est un monstre. Il est juste Ignoble.
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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Jeu 31 Mai - 13:06 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance



Leïla s’approche de lui. Elle flaire le piège, Andrés entrevoit presque la gêne dans ses yeux, le brin de lucidité bien présent, preuve qu’il lui reste au moins un point sur son permis d’intelligence. Pourtant elle embrasse le sommet de la tête du garçon qui n'a pas fini de la bafouer. Andrés lève le nez comme elle pose la main sur sa joue pour l’inciter à rendre la tendresse. Lui aussi, il pique un baiser en faisant le même son, sur sa joue, très ironique. On se comprend entre hypocrites.

"Bon... Jour mais comment t'es entré? La porte était fermée à clé."

Andrés écarquille un peu les yeux, adoptant un air surpris.

"Elle l’était ?" qu’il demande innocemment.

Leïla tourne sur elle-même. Pendant qu’elle arpente l’appartement vide, Andrés baisse le nez sur son livre et poursuit sa lecture à voix haute, suivant de l’index les mots qu’il énonce.

"L'Eternel sera terrible contre eux, Car il anéantira tous les dieux de la terre; et chacun se prosternera devant lui dans son pays, dans toutes les îles des nations. Vous aussi, Ethiopiens, vous serez frappés par mon épée. Il étendra sa main sur le septentrion. Il détruira l'Assyrie, et il fera de Ninive une solitude, une terre aride comme le désert."

Après être allée vérifier sa chambre, Leïla revient vers lui et Andrés lève à nouveau le visage.

"Non mais qu'est-ce qui s'est passé? Pourquoi tu es ici et où sont mes affaires?" Moi je suis ici parce que je suis quelqu’un de loyal. "Quelles affaires ? J’ai ton ordinateur. Pourquoi toi, tu es ici ?" Tu es ici parce que toi tu ne l’es pas. Tu as abandonné Farell.

Leïla est tellement nulle pour lire entre les lignes qu’elle s’extasie d’un rien, elle est à côté de ses pompes à s’en fouler les cheville, c’est aberrant.

"T'es un amour de me l'avoir ramené Andy"

Andrés comprend mieux comment elle a pu vivre toutes ses années avec un faussaire en ayant vu que du feu. Son discernement est un dortoir, sa naïveté est du grand art.

"Excuse moi, tu n'es sûrement au courant de rien pour l'appartement. Oublie! Tu veux qu'on aille se manger une glace plutôt? Je n'ai rien à te proposer ici" "Je vois ça…"

Andrés la dévisage un instant en fronçant un peu les sourcils, très sceptique. Cette fille, on dirait une môme de cinq ans qui joue à l’épervier sous LSD. Soit elle ne bouge pas, soit elle va dans le mauvais sens. Ça fait belle lurette qu’elle marche sur la tête, elle s’est enfoncée dans le sol jusqu’au nombril, il est temps que ça change un jour non ? Andrés a beaucoup de mépris pour elle. Avant, il avait réussi à bien l’apprécier malgré sa réticence pour les femmes qui ont dépassé la trentaine et qui lui évoquent toutes cette paillasse de Bonnie, sa génitrice. Il s’était dit que comme Farell l’avait choisie, c’était peut-être quelqu’un de chouette, pas toujours très éclairée certes, mais ça arrive. Aujourd’hui, il vient de se faire prouver que ses réticences sont parfaitement fondées. Les femmes sont des menteuses, menteuses, menteuses. On peut pas compter sur elles, y a toujours un jour où elles se tirent. Il n’y a que les hommes qui savent rester, qui savent être loyaux, et avoir des valeurs : ils sont pas nombreux, mais au moins, y en a. Andrés se demande si à un moment de sa vie, il ne va pas devoir être gay.

"... Le jour où j’prends l’appel à un ami en plein jeu télé, y a des chances que le nom du clébard de Mac’ figure avant le tien dans mon répertoire", rétorque t-il, la candeur s’est complètement dissipée de sa voix, laissant place à la profonde raillerie, à l’insolence.

Andrés pousse un soupir en haussant les sourcils d’un air assez consterné. Il referme la Bible avec une petite secousse exaspérée de la tête. Le masque tombe, le regard qu’il lève sur elle change, perçant, cinglant. Andrés ne la dévisage plus avec cette curiosité naturelle qui est la sienne. Il juge, il débecte, il moque. Il n’a jamais regardé un Wilde comme ça de sa vie. Elle n’en est plus vraiment une pour lui, la lâcheuse.

"J’en attendais pas moins d’une fille qui s’demande à peine pourquoi son mari rentre pas toujours avant vingt-et-une heure. Tu comptes percuter la situation, ou dois-je repasser dans vingt ans le temps que ça aussi, ça monte au cerveau ?"


L’ado pose un coude sur la table et appuie sa joue dans sa paume avec un petit sourire sardonique.

"Ca fait plaisir de te voir aussi ravie de retrouver ton PC en tout cas. Tu vas voir, il est aussi neuf que ton appart"


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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Ven 1 Juin - 14:17 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance
J'ai toujours une impression étrange quand il me demande avec un immense sourire si la porte était effectivement fermée. Même si je ne pourrais jamais imaginer à quel point j'ai raison jusqu'à ce que je sois obligée de le réaliser. Je réponds d'une voix assurée puisque je viens tout juste de la déverrouiller. "Oui." Il continue sa lecture pendant que je me promène dans mon appartement, effrayée de voir à quel point il est vide. Qui peut bien être derrière tout ça? Je n'en ai absolument aucune idée. Je fronce les sourcils quand il finit par me demander ce que je fais là et de quelles affaires je parle. Même s'il n'est pas au courant pour les affaires, il l'est assurément pour l'appartement puisqu'il se retrouve à mon adresse sans que je ne lui en ai parlé. "Sympa. C'est un peu mon appartement." Je réponds tout bonnement sans lui donner plus d'explications. Après tout, ce n'est qu'un enfant et même si Seth lui a dit où je vivais, il n'a pas à savoir pourquoi.

Je récupère mon téléphone, prête à poser la question à Farell, juste pour être sûre mais avant je me pose un moment avec Andy. A cause de toutes ses histoires, je ne l'ai pas vu depuis longtemps et sa bouille d'Ange m'a clairement manqué. Il ne semble pas dérangé par le fait que je n'ai rien à lui donner à manger ni même ne rebondit sur ma proposition de glace. Étonnant. Je remarque assez rapidement le changement dans son regard néanmoins même si je ne comprends pas tout de suite à quoi il est dû. Il a au moins raison sur une chose, percuter les situations à la vitesse de la lumière n'est pas vraiment à enregistrer dans mes qualités. J'avale de travers en entendant sa remarque sur le chien, essayant de comprendre d'où sort toute cette méchanceté gratuite? Il ne perd pas de temps pour m'éclairer sur la situation même si j'en tombe, là encore, des nues. Il se venge? Il se venge pour Farell. Je n'arrive pas à y croire. Je viens de me faire dépouiller par un gamin pas plus haut que trois pommes, même si je ne suis pas très grande moi-même, par pure vengeance. J'ouvre la bouche, les yeux suivent, sidérée. Qu'est-ce que cette famille a fait à cet enfant? Je la referme en déglutissant, le laissant cracher son venim à sa guise. Ses paroles sont sans aucun doute plus violentes que celles que Farell pourraient avoir, heureusement pour moi, ce n'est pas Farell qui me les balance au visage ou il ne resterait plus rien de mon cadavre. Pas une miette de peau. Je le fixe encore, même quand il a fini. Ce gamin est un monstre. Mon ordinateur. Propre. J'essaie de me repasser cette dernière phrase en boucle dans mon cerveau. Propre. "Oh mon Dieu." J'ose à peine y croire. J'ose à peine l'ouvrir pour vérifier mais je le fais malgré tout, en prenant une longue et profonde inspiration. Tout en agissant, je me répète un bon milliers de fois que ce n'est qu'un enfant. Monstrueux, une teigne, un diablotin mais un enfant malgré tout.  Je ferme les yeux en comprenant qu'il n'y a rien. Plus rien. Je claque l'ordinateur qui n'est plus d'aucune utilité en le refermant et je me retourne vers Andy.

"Génial. Est-ce que tes méfaits sont accomplis petit Wilde ou tu vas devoir continuer? Parce que si tu comptes me pourrir la vie à partir d'aujourd'hui, ce serait génial que tu m'expliques ce que tu me reproches au juste du haut de tes 14 ans?" J'arque un sourcil avant de rajouter, avec un peu plus de douceur. "Comme si tu étais capable de te mêler d'une relation amoureuse à ton âge, d'en comprendre le sens ou même  d'oser t'en faire juge pour je ne sais quelle raison que tu te serais inventé." Exactement comme son oncle, cela dit alors ça ne devrait pas m'étonner, en effet. Et pourtant si. Je souffle en repoussant l'ordinateur et en balançant la tête, complètement dépitée. Pas seulement parce que je dois tout recommencer mais surtout parce que je déplore l'influence que cette séparation a pu avoir sur lui. Surtout parce que je me demande pourquoi et comment il a pu y être mêlé. Au lieu de m'énerver, comme je rêve d'envie de le faire, je choisis alors de passer une main sur mon visage et de me retourner vers lui, en m'imposant calme et contrôle de soi. Je plonge mon regard dans le sien. "Vas-y. Je t'écoute." Chez Farell, il n'y aurait plus personne au balcon à ce moment-là, n'étant pas du genre à exprimer ses réels sentiments et à les renfermer. Je me demande si, au contraire, Andy va cracher toute la haine qu'il semble avoir dans les yeux, ce qui ne serait pas plus mal. Autant qu'il le dise plutôt qu'il cherche à me détruire. Ce génie en est assurément capable, j'en ai la preuve en image devant mes yeux. Cette fois, il est clair que je ne peux plus les fermer, même si je le souhaite.
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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Sam 2 Juin - 20:41 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance



Il voit son visage aspergé de tristes vérités se décomposer au fur et à mesure, et il est satisfait. Y a comme une forme de désespoir qui traverse l’expression de Leïla quand elle découvre aussi la vérité sur son ordinateur, et Andrés s’en fiche toujours aussi royalement. Il n’a pas les scrupules qu’il devrait avoir pour une Wilde. Il est odieux, cruel, comme avec tous ceux qui lui ont causé du tort. Il a été à bonne école, mais Andrés a surpassé ses maîtres, parce qu’il a toujours eu ce fond malveillant. Sa génitrice était une femme piteuse, mauvaise, et Andrés a été logé à l’enseigne d’un homme irresponsable et revanchard. Les chiens ne font pas des chats. Andrés ne comprend pas ce que son âge vient faire là-dedans en tout cas. Certes il est le premier à dire qu’ils sont tous cons à quatorze ans, mais Leïla se la joue arriviste à le mettre dans le même panier que les ados sans cervelle. Que ça lui plaise ou non, ce n’est pas le sujet. Il ne va pas marcher dans son sens et prétendre qu’il venge Farell pour des raisons dont il ne connait pas la profondeur, il est trop malin pour rentrer dans son jeu. Pire que ça, il est honnête. Et quand Andrés se montre honnête avec quelqu’un d’autre que Lucas ou Brianna, c’est que ça sent très mauvais pour la personne d’en face.  

“J’ai beau me creuser la tête et chercher ce que tu as fait de si exceptionnel dans ta vie pour t’autoriser autant de condescendance avec moi, y a rien qui me vient.”

Leïla dit qu’elle l’écoute. Ca sonne comme un défi. Andrés est fort pour les relever. Il referme la Bible et la pousse un peu pour croiser les bras sur la table. Il relève ensuite un petit sourire perfide vers elle. Le bonbon de fiel qu’il se contentait de suçoter jusque là, Andrés le crache, insolent, désinvolte.

“Bien, puisque tu insistes. J’espère que t’es bonne en apnée, parce qu’on va plonger vingt mille dégueu sous les mers. Je t’arrête tout de suite sur un point, je me fiche pas mal de la définition que tu donnes à l’amour ou de celle qu’il faut lui donner. De toute façon, j’en ai lu bien assez pour connaître la médiocrité de ta science.”

Le chenapan a un peu fouiné les écrits, en curieux malveillant qu’il est. Elle l’accuse de traiter d’un truc qui le dépasse alors qu’elle fait pareil sur d’autres sujets, entre addictions, choc culturel, vieillesse et compagnie, des sujets qu’elle a l’air d’avoir la prétention de vouloir publier en plus. Andrés a survolé très en diagonale, faute de temps, mais il a pris le temps de lire un paragraphe entier sur le junkie, un sujet qui revient souvent chez lui. Andrés se dit que Leïla aurait dû faire un stage avec Bonnie parce qu’il le trouve presque mignon, ce personnage. Mais parlons concret, c’est ça le message qu’il fait passer avec cet aigre prologue.

“J’étais avec Farell le soir de ton départ, et le matin d’après“

Il démolit ainsi son autre argument selon lequel il n’est pas concerné. Un argument vide. Ce n’est pas seulement Farell que Andrés venge, c’est aussi lui-même. Il ne pardonne pas à Leïla d’avoir donné à son oncle si fier, si noble, l’air morne, les yeux d’un miséreux, même si ça n’a duré que l’espace de quelques heures. Farell a bien repris du poil de la bête depuis, le garçon avait juste eu la malchance d’être présent le jour où la blessure de son oncle était encore à vif.

“Ce que j’ai vu dans son regard, je ne te le pardonnerai pas.” Il marque un silence, c’est pour que ça s’imprime bien convenablement. “On n’aime pas les lâcheurs, encore moins si leur excuse est de s’être montré stupide. Les autres n’en pensent pas moins, y compris mon père. Mets-toi bien ça dans le crâne, même s’il est gentil avec toi, même s’il est serviable” qu’il ajoute en désignant le PC réparé d’un geste désinvolte  “Seth n’oublie pas que tu es celle qui a abandonné son frère. C’est lui qui m’a élevé, et la pomme ne tombe jamais loin de l’arbre. Il en va donc de même pour Lucas, Silvia, et tout ceux dont tu te crois proche. Peut-être qu’ils t’apprécient encore, peut-être que c’est sincère, mais ça restequ’il achève en désignant sa propre tempe du doigt.

Andrés accuse tout le monde d’être comme lui, et il a raison. Ils sont tous pareil, avec leurs propres nuances, mais les mêmes racines. Andrés se lève. L’index qui a pointé sa tempe exécute un geste circulaire signifiant l’ensemble de l’endroit vide.

“Je sais que tu es retournée vivre chez mon oncle, ceci n’est pas qu’une revanche, c’est aussi un avertissement” Il pose les mains à plat sur la table. “Personne. Ne joue. Au con. Avec nous” articule t-il alors froidement, trahissant la mauvaise influence de Farell et Marlon. L’enfant mignon est en réalité le prototype Wilde le plus malsain qui soit.


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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Dim 3 Juin - 13:58 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance

J'essaie de ne pas ciller devant ce regard glaciale, ou même de me dire que je suis en train de rêver mais même dans mes rêves les plus fous, un truc pareil ne pourrait pas arriver. Si je me demande ce qu'est devenu cet adorable enfant, je n'ai pas à le faire bien longtemps quand il commence à faire exactement ce que je lui ai demandé. Etre sincère. Je me permets donc de répondre à ma question. Ce neveu tant adoré a disparu sous un amas de colère et de vengeance. J'ai un petit sourire à sa première remarque.

"S'il faut être exceptionnel pour être condescendant avec votre Altesse, il te suffisait de me laisser un mot Andy. Je trouve quand même ça drôle que ce soit toi qui me dises ça."

Alors que je ne lui ai absolument rien fait quand lui, vient de faire disparaître toutes mes affaires en un clin d'oeil. Je ne me demande même pas où elles sont ni comment il a fait. Je sais de source sûre que c'est un génie et que même en y mettant toute mon énergie, je ne retrouverais rien s'il ne veut pas que je le retrouve. La remarque sur le bouquin fait mal et je lui en veux d'avoir osé le lire. Evidemment, venant de lui, je peux avoir mal. Je sais qu'il est sûrement plus doué que moi pour les écrits pour l'avoir entendu de la bouche de Lu' plus d'une fois. A ce sujet, mon manque de confiance ne peut que me faire défaut, alors je préfère ne pas rebondir. Je suis perdante d'avance.

"Je vais respirer calmement et profondément Andy, ne fais pas comme si tu te souciais de moi, lance toi."

Et j'avais peut-être tort de le lui demander finalement parce qu'entendre qu'il a vu Farell après mon départ ne peut que me renvoyer mon erreur à la figure. Et sur ça, je ne peux rien dire qui puisse l'excuser. Surtout pas à lui. J'accuse le coup quand il parle de son regard et de ce qu'il y a vu. Lui dire que je ne l'ai pas fait dans le but de lui faire du mal ne servirait à rien. Si Farell est intransigeant, pour Andy, je peux voir dans ses yeux que je ferais mieux d'inventer un mot au delà de ça. Je hoche la tête quand il parle de stupidité. J'aurais dit irréfléchi mais c'est sans doute du pareil au même. J'arque un sourcil quand il se met à mettre Seth, Lu' et Silvia dans le même panier.

"Je vois. Je suis contente que tu aies été avec Farell ce jour-là Andy et je peux comprendre que tu sois en colère contre moi. Je l'accepte et même si je ne le faisais pas d'ailleurs, j'ai pris en pleine tronche ta revanche. Ce n'est pas comme si j'avais le choix. Et puisque c'est impardonnable d'avance, je ne perds donc pas mon temps à m'excuser de cette attitude stupide, comme tu l'as notifié. Merci pour l'information à propos de ta famille mais je pense qu'ils sont assez grands pour me dire quelque chose s'ils ont à le faire. Comme pour toi, je serais toute ouïe. Ce que tu me dis à leur sujet me passe au dessus puisque ça ne vient pas d'eux. Ne te méprends pas, je ne remets pas en doute le fait que tu connaisses ta famille par coeur mais je pense juste qu'ils jugeront eux-même l'importance de me dire à quel point ils ne me pardonnent pas." Je lui souris et j'attends la suite qui, quand elle vient est loin de me décevoir. Il me menace. Il ne manquait vraiment plus que ça. Je passe doucement mes doigts sur mon front, assimilant encore l'information. Je me remets à peine du choc de la revanche et des revers violents que je me suis prise alors la menace. Je relève les yeux vers luI. "Un avertissement?" Je répète, au risque de me faire traiter d'idiote. Je le lis depuis le début dans son regard alors l'entendre ne me poserait pas plus de problème. "Tu es en train de me dire que tu feras pire si j'ose partir de chez Farell encore une fois, c'est ça?" Je suis gentille et je déteste l'idée de devoir me disputer avec un enfant que j'ai adoré et que j'adore encore mais la menace, c'est bien au delà de ce que je peux accepter, que ce soit avec lui ou Farell. "Parce que si c'est ce que tu es en train de faire, enregistre plutôt ça: Je décide seule de ce que je veux faire de ma vie. Je ne suis pas partie comme une voleuse par pure plaisir et envie de faire souffrir Farell. Il n'est pas blanc comme neige et je ne vois même pas pourquoi je devrais te l'expliquer mais personne n'a le droit de m'empêcher de prendre mes propres décisions! Ni toi! Ni Farell! Compris?" J'ai presque envie de rajouter qu'on est une famille et pas la mafia, mais je doute moi-même de cette affirmation alors je ne dis rien d'autre. Si je n'accepte plus les ordres de Farell, ce n'est sûrement pas pour laisser Andy prendre sa place.

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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Dim 3 Juin - 14:49 )

Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance
Andrés, Brianna & Leïla
Une journée comme une autre.
Je suis bien. Je suis tranquille. Il fait chaud. Mulder est une cata et est très fatiguant, mais c’est Mulder et il ne fugue plus aussi souvent qu’avant. Enfin je dis ça, mais je viens de le ramener là, enfin, je le ramène quoi. Il s’est fait la malle jusqu’au parc et il jouait avec les autres chiens. Je me dis qu’il est tombé amoureux, mais bon, c’est pas comme la belle et le clochard. J’en ai profité pour aller voir un ami à moi qui m’a lancé un gage… Ça m’a plutôt soulé que je n’ai pas eu le dernier mot que j’en ai dû taper du pied assez énervée. Enfin bref, j’ai perdu le pari et j’ai dû fouiller dans les affaires de mon père, mais je me suis vite rendue compte qu’il vit vraiment comme un moine et ne couche pas avec une seule femme, alors l’utilisation là, c’est inexistant. Donc il a fallu que j’aille chez ma mère quoi, j’ai dû piquer le stock de Jason. Donc voilà. J’ai donné des préservatifs comme si je donnais un paquet de bonbons à Kyle Il en avait besoin peut-être… Après tout ça ne me regarde pas et j’ai rempli mon gage. Je suis peut-être chiante et avoir les pires défauts du monde, je tiens toujours parole. Je remplis toujours mes défis, même les plus fous… Dans la limite du raisonnable. Dans ma propre limite. Enfin voilà. J’aurai pu rentrer chez moi, tranquillement et ben non. Sur la rue de Haywood Hill Residence, sur le point d’être presque chez moi, je vois une porte ouverte et très vite… J’ai perdu le contrôle de Mulder. « MULDER ! » MAIS !

Est ce qu’il arrive à ce chien d’être tranquille pour une bonne fois pour toute quand il voit une porte ouverte ?! Apparemment pas.

Donc voilà, je cours après mon chien sans trop savoir quelle mouche lui pique, sûrement a-t-il reconnu l’odeur de la nourriture et ça me mets encore plus mal à l’aise à l’idée de devoir m’introduire chez quelqu’un sur le coup. Mais je n’y pense pas trop puisque j’étais dans le feu de l’action. J’entre dans un appartement qui m’a l’air vide et dont les voix résonnent super bien que je pouvais tout entendre… Il n'est pas blanc comme neige et je ne vois même pas pourquoi je devrais te l'expliquer mais personne n'a le droit de m'empêcher de prendre mes propres décisions! Ni toi! Ni Farell! Compris? WAF WAF WAF !  Ou presque, puisque j’arrive à la fin ou pas, parce que voilà, j’interrompt. Enfin, c’est Mulder qui interrompt en fonçant vers Andrés pour un câlin. Aaah, mais… « Andrés ?! » fis-je toute surprise de le voir ici. « Tu passes par ici et ça me dit rien ! » Une pause avant de l’interrompre ou l’empêcher, même la femme de parler par un geste de la main. « Bon attendez, je suis désolée. Mulder a dû reconnaître ton odeur au loin et il a foncé comme un fou, j’ai dû courir après lui alors que je voulais rentrer hein. Je n’ai pas… Eu … » … L’intention….? Je me suis tue assez rapidement que je regarde la femme que je connais de vue… Je l’ai vue sur les photos… Puis je regarde Andrés, les sourcils froncés et je me demande ce qui se passe. « … J’interrompt une dispute ? » En plus c’est tellement vide cet appartement… « Tu cherches à emménager ici ? » En vrai, je sais qu’Andrés n’emménagera pas ici, mais c’est une façon à moi de lui demander ce qu’il fout là en vrai.
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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Dim 3 Juin - 16:20 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance



"Je n’attends pas des gens de ma famille qu’ils se montrent parfaitement honnêtes avec toi" Ils sont à peu près tous des menteurs.

Andrés, tout ce qu’il veut, c’est semer le doute chez elle, semer le malaise. Il veut qu’elle se remette en question quand son regard croise celui de son père et celui des autres. Il joue sur le manque de confiance en elle, pour qu’elle ne soit jamais tranquille en face d’un Wilde. Il sème une graine, il attend de voir si ça va germer. Le seul obstacle à la croissance serait la naïveté de cette fille.

"Tu es en train de me dire que tu feras pire si j'ose partir de chez Farell encore une fois, c'est ça" Elle fait l’erreur d’interpréter ses paroles et d’en réduire le sens et la portée. Andrés s’en fiche, qu’elle parte, qu’elle reste, qu’elle continue d’être stupide.

"Je te trouve bien limitée" qu’il rétorque.

Il veut que son oncle reste l’égal à lui-même, c’est tout. Andrés ferait payer à Leïla sa faiblesse. C’est pas normal que lui on le pende par les pieds dans son salon pour des conneries trois fois moins graves que ce qu’elle a fait. Andrés, il se fait aussi un peu justice. Il veut bien être traité comme un enfant parce qu'il en est un, il attend au moins que Leïla soit traitée pareille parce qu'elle se comporte en tant que telle, pour sa part. Une enfant pourrie gâtée.

Elle lui fait un sermon qui démontre bien que c’est plutôt elle qui n’a pas compris. Andrés ne la force à rien, il se venge et prévient au passage que ses choix ne seront pas sans conséquence. Le vice est là.

"Mais fais comme bon te semble, Leïla" qu’il conclue avec un petit sourire mauvais.

Leur conflit est interrompu par les aboiements d’un chien que Andy reconnaît dès qu’il passe la porte. Ça ne le déstabilise pas. Il se désintéresse complètement de Leïla, contourne la table et s’accroupit pour l’accueillir dans ses bras. Andrés, d’habitude, il n’aime pas les chiens parce qu’il trouve qu’ils chlinguent, mais ce n’est pas trop le cas de celui de Brianna. Andrés ne serait pas étonné que cette diva lui mette du parfum.

"Quand le maître est là, le toutou n’est jamais bien loin"
dit-il en flattant la tête de Mulder. Il relève un petit sourire mutin vers sa copine qui débarque peu après. "Qu’est-ce que je disais" Oh ça va, il plaisante. "Andrés ?!" "Salut Brianna."

Il ne considère pas qu’elle arrive au mauvais moment. Andrés est toujours content de voir Brianna. Il se redresse. "Tu passes par ici et ça me dit rien !" Il ouvre la bouche, elle le fait taire d’un geste de la main pour s’excuser. Andy a envie de lui dire que c’est pas grave, on fait pire. Ah-ha.

"Non, je réglais mes comptes" répond Andrés avec un haussement d’épaules nonchalant. "Tu n’interromps rien du tout, j’en avais fini" Il glisse une main dans sa poche et s’avance vers elle, et donc vers la sortie.



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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Dim 3 Juin - 19:21 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance

Je souris quand il parle de l'honnêteté des gens de sa famille et à ce moment-là, je ne pense bien évidemment ni à Sil', Lu', Erz', Seth ou Owen. A ce moment là, je ne pense qu'à Farell en hochant la tête avec évidence et en répondant. "J'ai pu voir ça, oui." Je manque ensuite de m'étouffer quand il précise que je suis limitée parce que ça veut bien dire ce que je pense. Je me trompe totalement et il voit beaucoup plus loin que ça. Beaucoup plus loin que ce que je ne vois. Ce qui est effrayant et ça, c'est en effet, sans limite. Lorsqu'il me précise, après ma longue tirade que je peux bien faire comme bon me semble, je ne suis pas certaine que ce soit sans conséquences. Sûrement parce que son regard prouve totalement le contraire. Quant à son sourire, contrairement au mien, un peu plus tôt, il est glaçant. "On est d'accord." Je finis par le lâcher dans un souffle même si j'y crois autant qu'au prince charmant. Heureusement pour moi, un chien semble avoir pitié de ma personne et débarque, sans crier gare dans l'appartement. Je recule un peu, surprise, jetant un coup d'oeil vers la porte que j'ai laissé ouverte en découvrant le petit monstre avec la Bible sur ma table. Je le vois alors s'avancer vers ce chien qu'il semble connaître et je m'étonne de le voir changer du tout au tout. Je me redresse en voyant une jeune fille entrer et je capte le superbe sourire d'Andy. J'en retiens un moi-même devant la scène et je remercie le bon Dieu qu'Andy a ramené dans la maison a travers la Bible d'avoir fait tombé cette jeune fille qu'il semble apprécier dans mon appartement. Le chien. Et la fille. Brianna. J'en ai d'ailleurs entendu parler. Je lance un "Bonjour!" enjoué et je regarde encore une fois Andy. "Tu ne me présentes pas?"

Même si je ne m'attends pas vraiment à ce qu'il le fasse, maintenant qu'il a été clair sur ses intentions et l'estime qu'il me portait. Je m'approche d'elle et j'ouvre la porte en entendant Andy lui dire qu'il réglait ses comptes et qu'il en avait fini. Comme si on avait réellement quelque chose à régler l'un contre l'autre lui et moi. Je ne le pense pas, ni même ne le penserais jamais. Quoiqu'il dise ou fasse, je continuerais à penser que s'il agit ainsi, c'est surtout à cause de ce qu'il a vécu et de ce qu'on lui a appris. J'ouvre grand la porte pour le laisser sortir. "Je suis contente de te rencontrer enfin Brianna. Je m'appelle Leïla. C'est moi qui vis ici. N'hésite pas à passer quand tu veux." Et je jette un petit regard à Andy avant de rajouter doucement. "Ah, oui Andy, considère tant que tu veux que mes actions sont impardonnables, ça ne m'empêchera pas de t'aimer. Ca ne m'empêchera pas de te considérer comme étant un membre de ma famille et ça ne m'empêchera pas non plus de te pardonner, de mon côté. Amusez vous bien! A bientôt j'espère Brianna." Parce que les Wilde ont peut-être l'intransigeance et le pouvoir avec eux mais moi, j'ai l'amour éternel et j'ai toujours été persuadée que ça valait bien plus que les méfaits. Et c'est là dessus que j'attends qu'ils s'éloignent avant de refermer la porte, persuadée que je vais recevoir une remarque aussi vexante qu'un "Grand bien t'en fasse." ou mieux, de l'ignorance. Mais au moins, cette fois, je m'y attends.

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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Dim 3 Juin - 19:47 )

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Andrés, Brianna & Leïla
Andy qui sourit, ça a le don de me faire sourire malgré moi, je ne vais pas vous le cacher vous savez. En plus, il aime bien Mulder, et Mulder l’aime bien, c’est plutôt diplomatiquement rare quoi. Dans tous les cas, je reste quand même, méga surprise de le voir ici parce que bon, ce n’est pas un coin où il trainerait sauf pour aller chez moi. Mack ne vit pas ici et encore, cet appartement est très vide. J’ai quand même eu l’impression d’arriver au mauvais moment tellement je sentais la drôle de tension, mais j’ai cette impression que Mulder et moi, on venait de la faire baisser d’un cran. Du coup, je me suis vite excusée d’être intervenue, mais je commence à comprendre où est-ce qu’Andrés voulait en venir avec cette histoire de hasard…! Mais ça ne me fera pas croire en Dieu quand même. La femme me dit bonjour.  « Ah.. Euh ! Bonjour madame. » fis-je un peu tardivement alors que j’étais plutôt concentré sur Andy que je n’avais pas trop fait attention à elle en fait.

Je me demandais ce qu’Andy faisait là et il me répondait qu’il réglait les comptes. Je fronçais un peu les sourcils et me dit que c’était une histoire qui ne me regardait pas. Mais tout de même, j’ai l’impression d’être arrivée à quelque chose qui pouvait dépasser l’adulte et pas Andrés. « Ah. » répondis-je tout simplement en hochant à peine la tête avant de siffler Mulder pour qu’il vienne et que je récupère la laisse. Je bouge pour partir avec Andy, parce qu’il a l’air quand même un petit remonté même s’il sourit et est plutôt détendu. « Oh c’est vous Leïla Wilde ! » réalisais-je quand elle se présente et qu’elle me dit qu’elle vit ici. J’hausse un peu les sourcils. « C’est vachement vide ici… mais je croyais que vous viviez avec … » Monsieur Wilde ? Non pas le papa d’Andrés, le papa Farell, donc le tonton Farell. Je regarde Andy, puis Leïla qui se remet à parler et dire plus ou moins la situation. « Ah… Mince, je crois que j’ai compris ce qui se passe… fis-je en Français assez rapidement et je sors de l’appartement pour me retrouver aux côtés d’Andy. « Au revoir madame. » fis-je alors qu’elle allait fermer la porte. « En fait, elle n’est pas avec monsieur Farell ? » demandai-je à Andy avant de rajouter. « Tu sais quoi ? J’ai du bon goûter et on pourrait faire un truc avec Mulder. Ça te dit ou t’es vraiment contrarié ? »
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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( Ven 29 Juin - 14:00 )


Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance



Leïla a le culot de s’étonner qu’il ne la présente pas. C’est pourtant normal d’avoir honte de dire que cette pimbêche poicreuse et naïve est censée être une Wilde. Même un bouton de fièvre, ça s’assume mieux. Leïla se présente elle-même. Bria a très bonne mémoire, Andrés avait dû mentionner l’épouse de Farell une fois auparavant mais elle se souvient quand même d’elle. Pourtant Leïla c’est typiquement le genre de fille qui se fait facilement oublier, joli et transparente comme une oeuvre d’art qui a trop trainé dans le salon, qu’on envisage d’ailleurs de changer sans jamais vraiment le faire, par paresse.

"Je croyais que vous viviez avec… "
"C’était le cas"  répondit Andy en regardant Leïla de travers.

Il comprend ce que Brianna dit en français, elle s’exprime très bien, et elle a beaucoup plus de vocabulaire que Andrés. Lui, il n’ose pas faire de même parce que c’est dur et parce qu’il sait qu’il va massacrer la langue. Ce n’est pas du tout de l’arrogance d’américain, c’est du respect. En revanche, il est vrai que les américains sont arrogants. Partout où ils vont, ils ne parlent que anglais. Et ils sont d’ailleurs nombreux à ne même pas savoir situer la France sur une carte. Demandez leur, il y a des chances qu’on vous pointe l’Allemagne, et qu’on vous réponde "J’étais pas loin" en apprenant la vérité. Il faut supposer que le fait de partager une frontière au niveau de l’Alsace-lorraine augmente la difficulté à les distinguer. Néanmoins, si on renverse la situation et qu’un étranger désigne le Mexique quand on demande où sont les États-Unis, on lui répondra qu’on n’a pas construit un foutu mur pour entendre ce genre de connerie !

Leïla se donne le droit d'être en position de celle qui pardonne.

"Quelle miséricorde !" ironise le garçon "Mais ce n'est pas avec moi qu'il faut faire patte de velours. Ecoute bien. Non tu n’es pas une lâcheuse égoïste et indigne de mon oncle, non tu n’es pas une petite arriviste hypocrite et stupide qui s’étonne bêtement de trucs qu’elle aurait dû voir venir, mais moi en revanche, je suis un gros menteur" Il lui tourne le dos et s’éloigne avec la brunette. "Bonne journée, Leïla"

"En fait, elle n’est pas avec monsieur Farell ?"
"Elle l'était, mais elle veut divorcer. Si elle avait de bonnes raisons, à la rigueur,  je comprendrais, sauf qu'elle a toujours été pourrie gâtée par mon oncle. Elle bosse juste pour faire croire à tout le monde que c'est pas une poule au foyer"

Hypocrite, quoi. Andrés trouve que ce n'est pas honteux d'être femme au foyer. C'est un job à temps plein égal à celui de tout le monde, excepté qu'il est plus cool, qu'on est son propre boss, et qu'on a des loisirs à portée de main. Andrés se demande pourquoi la première femme qui s'est levée pour réclamer à bosser comme un homme ne s'est pas faite égorgée par ses copines. Il voit difficilement en quoi se réveiller le matin, rester derrière un bureau ou au chantier pendant huit heures d'affilée à travailler comme un clébard pour quelqu'un d'autre, puis rentrer au soir, est un mode de vie enviable. Ça ne l'est pas. Pour les célibataires qui n'aiment pas leurs parents, c'est nécessaire, mais pour les filles à papa, ou les épouses de gars comme Farell, pourquoi devenir un mouton ? Andrés trouve que ça entre dans un des exemples justifiant que les hommes sont, de façon générale, intellectuellement supérieurs aux femmes, même s'il y a des exceptions. Des exceptions comme Bria par exemple. Il espère qu'elle va toujours rester comme ça parce que, passées la trentaine, les femmes deviennent souvent des cata comme Bonnie ou Leïla.

“Tu sais quoi ? J’ai du bon goûter et on pourrait faire un truc avec Mulder. Ça te dit ou t’es vraiment contrarié ?”

Il sourit un peu à sa copine et passe un bras autour de ses épaules.

“C’est un bon programme. J’ai faim en plus”

Brianna n’est pas une lâcheuse, elle. Leur amitié avait mal démarré pourtant, parce qu’au départ, Andrés n’était pas honnête avec elle. Brianna détestait qu’il lui mente et même si elle faisait parfois la gueule, elle n’a jamais cessé d’être son amie.


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Re: [LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance ✻ ( )

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[LEÏLA] Je ferai venir contre vous l’épée qui vengera mon alliance

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