I will never let you down ◊ Licas

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I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Mer 30 Mai 2018 - 22:19 )




I will never let you down

Lucas & Lilas

J’avais le mal du pays. Clairement. Parce que je me retrouvais très loin de la France, coincée dans une ville minuscule, loin de mes amis et de ma famille. Tout ça parce que j’avais eu la très brillante idée d’aller me saouler à Las Vegas. Si encore, j’avais gardé un souvenir de l’unique partie de jambes en l’air que j’avais eu depuis des lustres mais même pas. juste cette foutue bague immonde. D’ailleurs où était-elle ? Je l’avais sans doute jeté dans un coin ou Squirrel s’était barré avec, je n’en avais aucune idée. Quoiqu’il en soit, je me retrouvais seule dans un appartement sous meublé un samedi soir. Je pourrais rester à terre et fixer le mur ou lancer un live Twitch. Mais soyons honnête, les gens sortent le samedi soir. Donc, j’attrapai mon téléphone pour envoyer un message à une personne avec qui je m’étais liée d’amitié en ville. Dès le premier jour. Alors, certes, j’aurai pu contacter une autre personne à qui je parlais depuis des mois mais j’avais la trouille. Lucas et moi discutions sans réellement que ça aille plus loin via mail ou skype sans réellement nous voir. Soyons honnête, j’étais timide. Alors, oui, je portais des mini-jupes et des talons de douze mais quand il s’agissait des gens qui me connaissent au fond, j’avais la trouille. Car Lucas me connaissait. La vraie moi et pas cette bimbo écervelée à laquelle je m’efforçai de ressembler depuis des années. Après une réponse positive, je me levai pour aller me regarder dans le miroir de la salle de bain. Je faisais peur. Je grimaçai avant d’aller sous la douche pour me laver intégralement et étaler mon beurre corporel au bonbon. Puis emmitouflée dans une serviette, j’entrepris de boucler mes cheveux et de me maquiller. Évitons de ressembler à une pompière, ça serait agréable. Ayant laissée toute ma garde de robe sexy en France, je jetai mon dévolu sur une robe que je n’avais pas mise depuis des lustres. Beaucoup trop courte pour moi et moulante. Parfait. Une paire de talons me faisant dépasser le mètre quatre-vingt, accentuant mes jambes d’autruche, je pouvais y aller.  Elle m’avait donné rendez-vous dans un bar où l’on pouvait danser un peu. Je détestai le monde, surtout en ce moment mais je ne pouvais pas rester à me morfondre chez moi. alors, j’arrivai devant les lieux pour y pénétrer. Il était bondé. Je me frayai un chemin pour parvenir avec peine jusqu’au comptoir et essayer de me faire entendre pour commander un cocktail. Putain mais qu’est-ce qu’elle fout ? j’allais m’éloigner avec mon cocktail alors qu’un mec vient se poser près de moi. je pouvais limite sentir son regard sur moi me détaillant de haut en bas. « Je t’arrête tout de suite mon mignon, je ne suis pas…, commençai-je dans un anglais approximatif. » Je pivotai alors vers le mec pour garder la bouche ouverte comme un poisson. Le hasard fait sans doute bien les choses puisque je pensais à lui il y a pas trente minutes. Non pas sous la douche, bande d’obsédés. Premier constat : ce mec est beaucoup trop beau pour être réel ; second constat : j’étais royalement dans la merde. « Surprise*, je suis à Cap Harbor, murmurai-je avec mon sourire le plus innocent et le plus adorable. » Une arme massive comme une autre, hein.


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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Ven 1 Juin 2018 - 0:08 )




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Lucas & Lilas

C’était bizarre de passer une soirée normale, posé au Silverlake, sage, avec une bière et des potes. Pas de folie, pas de saut dans le vide, pas de bagnole volée, pas de Seth qui fait flamber la baraque. Sage, Lucas comptait le rester, mais ça c’était avant qu’il n’aperçoit cette paire de jambes interminables. En tant que mec qui sait apprécier les jolies demoiselles, il se retrouva penché sur le côté comme un crétin en essayant de voir à qui elles appartenaient. Pas facile avec tout ce foutu monde. Tout en faisant, Wilde se prit une tape dans le dos qui manqua de le faire tomber la tronche contre le sol, il se rattrapa de justesse, récoltant les rires de vieux cons comme lui. Il se redressa ensuite, pas rancunier pour un sous là-dessus, et réussit à mieux voir la silhouette de la donzelle, dont la chevelure de feu ferait verdir les égéries de l’Oréal. « C’est quoi cet avion de chasse ? » commenta un des gars qui avait enfin remarquer pourquoi Lucas n’était plus sur la même planète. Hors de question de se faire devancer, c’était un plaisir messieurs, adieu. Lucas se leva de table et avança vers elle. S’il avait autant de conquêtes, ce n’était pas forcément grâce à sa plastique, même si elle aidait beaucoup. C’était surtout qu’avoir trente conclusions sur cent tentatives, ça restait trente conclusions de plus que son voisin. S’arrêtant à côté de la demoiselle, il posa les coudes sur le comptoir et ne put s’empêcher de la reluquer à nouveau, de près.

« Je t’arrête tout de suite mon mignon » Elle n'était pas d'ici. Piqué à vif, Lucas ramena promptement le regard droit devant, faisant mine d’admirer les boissons exposées derrière le bar. Il avait été pris sur le fait d’avoir maté un peu comme un crevard. C’était honteux, il s’en serait tapé la tête contre le comptoir. « je ne suis pas… » Elle s’était interrompue en tournant la tête vers lui. Ce n’était pas la première fois qu’on voulait le jeter mais qu’on se ravisait en jaugeant mieux sa gueule d’ange. Sans présomption aucune. Après tout, il y en avait d’autres qui ne le jugeaient pas forcément à leur goût. « Pas quoi ? J’avoue, ça fait mauvais genre de mater comme ça », reconnut-il avec un petit sourire d’excuse en tournant à nouveau la tête vers elle, pour contempler son visage cette fois. Son sourire se figea instantanément et Lucas se mit à l’observer avec une tronche d’ahuri, bouche bée. Cette fille, il la reconnaîtrait d’entre mille, même pas besoin de l’accent bien français. « Surprise, je suis à Cap Harbor » dit-elle avec un sourire à en faire fondre la banquise. Lucas essaya de ne pas se laisser avoir par ses yeux de biche. En fait, il était censé être révolté, là, tout de suite. « T’es pas sérieuse ! » s’offusqua t-il. Il passa les doigts dans ses cheveux roux, et c’était plus un geste pour vérifier qu’il l’avait bien en vraie en face de lui, qu’un geste de tendresse, même s’il en avait évidemment pour elle, de la tendresse. Il était juste encore trop en état de stupeur pour le montrer. « Attends, c’est pas possible que tu sois dans ce patelin pour autre chose que vraiment me faire une surprise », dit-il en passant un bras autour d’elle afin de lui offrir une étreinte amicale. Et ben si Lu’, c’était même le cas, inutile d’essayer de te convaincre du contraire. Il s’éloigna pour retrouver son regard. Il n’était pas non plus massivement naïf, le Wilde. « En fait si je ne t’avais pas croisée, tu m’aurais complètement oublié ? » dit-il sur un ton de reproche. Il baissa le regard et jaugea sa tenue, différemment cette fois, presque critique, et inclina un peu la tête sur le côté. « Je pensais que t’étais le genre à sortir de chez toi en pyjama » Plutôt en kirugumi, s'il connaissait ce terme. « C’est quoi cette publicité mensongère que tu m’as fait? J’suis déçu putain. »
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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Ven 1 Juin 2018 - 0:40 )




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Lucas & Lilas

Je détestai ça. devoir jouer un rôle. Tout le contraire de la Lilas qui faisait des live sur Twitch jusque 4h du matin avec son pyjama bourriquet violet complètement débile. Non, là, j’étais la garce sans cœur et sans état d’âme. LA garce avec un grand G. je venais d’entrer dans le bar lorsque je pouvais sentir le regard des mecs sur moi. si j’avais été vraiment imbue de moi-même, je pense que j’aurai souri. Mais à la place, je me faufile comme une anguille à travers la foule. Inaccessible. Peu de personnes savent que je suis en réalité une jeune surdouée qui a vu sa vie volée en éclats après qu’un bâtard l’ait trompé avec sa meilleure amie de l’époque. Disons que mon vagin était hermétiquement fermée depuis. De temps en temps mais ça n’avait rien d’excitant. J’avais besoin de ressentir LA connexion. Mais cette fameuse était aussi rare que de voir Deadpool sortir d’une baraque vêtue de crocs avec une licorne sous le bras. Je m’étais donc accoudée au bar, scrutant les cocktails avant de voir dans la vitre des mecs être aussi discret qu’un cachalot se baladant dans Ikéa. Les gens sont bizarres ici. Trois, deux, un. Et bingo, voilà qu’un mâle essaie d’attirer sa proie en hameçonnant. Bonne pêche mon gars, je ne suis pas une carpe. Bien au contraire. Je le vois du coin de l’œil qui détourne le regard, visiblement gênée. Alors je me tourne franchement, faisant voler ma chevelure volcanique au passage. Geste totalement calculé au passage avant de me stopper dans mon geste. Lucas. Non, ce n’est pas possible. Accessoirement le seul mec avec qui j’accepterai d’aller en rendez-vous car en plus d’avoir une belle gueule, il avait un cerveau. Et il savait s’en servir. Nous partagions notre passion commune pour Youtube et les comics. J’arque un sourcil avant que l’information monte de son côté. « Pas quoi ? J’avoue, ça fait mauvais genre de mater comme ça » J’éclate alors de rire avant de secouer la tête. « C’est vrai, t’as l’air d’un… comment vous dites vous les américains… crevard* ? » J’avais prononcé ce mot en français car je n’étais pas habituée à discuter en anglais toute la sainte journée. Je le regarde en battant des cils avec un sourire à faire damner un saint. Celui-là, il n’était pas travaillé. C’était juste ma timidité qui ressortait. Toute aussi écarlate que ma chevelure. « T’es pas sérieuse ! » Mon rire se fait plus sonore alors que je pique un fard, regardant ses doigts se glisser dans mes cheveux, cessant de respirer. Ma main s’égare sur son visage, effleurant sa joue du bout de mes doigts. « Si tu touches, je touche. C’est comme ça que ça marche hein ! » J’ai un petit sourire plus séducteur cette fois-ci. Stop. C’est Lucas. Lui, je n’ai pas l’intention de flirter pour ensuite lui mettre un vent. Un ouragan serait le terme le plus éloquent. « Attends, c’est pas possible que tu sois dans ce patelin pour autre chose que vraiment me faire une surprise » Je passe une main dans ma nuque car effectivement, j’étais là pour trouver mon couillon de mari. « Heu… » Je passe une main dans ma nuque gênée. Mais avant que j’ai le temps de répondre, il m’attire vers lui. Ah les américains sont tactiles ou c’est juste lui ? Je noue mes mains autour de sa nuque avant de poser ma tête dans son cou un bref instant. Puis, je la redresse avant de déposer mes lèvres sur sa joue. « C’est comme ça qu’on dit bonjour en France. » Je me mets à jouer mes cheveux alors qu’il s’écarte avant de grimper sur le bar et de m’asseoir sur le comptoir sans gêne. Beaucoup de filles faisaient ça. je croise mes longues jambes avant de reporter mon attention sur bouille d’amour.  En fait si je ne t’avais pas croisée, tu m’aurais complètement oublié ? » je lève les yeux au ciel avant de chercher à lui coller un pied mais robe courte. Attention Lilas. « Tss, bien sûr que non* ! » C’était plus compliqué que ça. « Je pensais que t’étais le genre à sortir de chez toi en pyjama » Je fais la moue la plus triste en le regardant. Il me criait dessus ou bien. Me force pas à le faire. J’incline légèrement la tête sur le côté. « C’est quoi cette publicité mensongère que tu m’as fait? J’suis déçu putain. » Je fais la grimace avant de secouer la tête. « Genre, tu croises une fille avec qui tu discutes depuis deux ans ou presque comme ça… » je me montre de la tête aux pieds. Merde quoi, j’étais séduisante ou bien, il me voyait comme la copine lesbienne qu’il avait ? Je suis vexée. « Et t’es déçu ? Je te l’ai dit dans les mails que j’étais réellement moi-même que sur internet. » Je l’attire un peu plus vers moi, à l’abri des oreilles indiscrètes. « Tu sais bien que personne est au courant que je suis surdouée. Donc, c’est mon rôle. Je suis la bimbo ecervelée que les mecs draguent et qui se prennent des vents. » Je salue comme une princesse pour imiter mon geste. J’avais vu ça lors du mariage de la princesse… Comment elle s’appelle déjà ? « Et ne va pas me faire la leçon, Lucas Wilde, rétorquai-je en tapotant sa poitrine de mon index, car moi aussi je suis déçue. Je pensais que t’étais un superhéro et pas un banal lourdeau. » je prends un air vexé en détournant de manière dramatique la tête, envoyant mes cheveux dans la direction. « Au moins, j’ai la confirmation maintenant que t’es pas gay, ce qui rend nos discussions encore plus…, je cherche le mot qui ne vient pas, intimes* ».


Les paroles en italique sont en français*
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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Dim 3 Juin 2018 - 13:51 )




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Lucas & Lilas

« C’est vrai, t’as l’air d’un… comment vous dites vous les américains… crevard* ? » Lucas ne pétant pas un mot de français, il ne comprit pas ce dernier, mais il saisit l’idée. Tout était dans le contexte, et dans l’intonation. « Tu n’aides pas les hommes ! » se défendit-il tout en réalisant qui était justement ce « Tu ». Lilas. Lucas était tellement sur le cul qu’ils se découvrirent l’un et l’autre comme E.T quand il découvre le téléphone, lui la main glissée dans ses cheveux, elle sur sa joue. « Si tu touches, je touche. C’est comme ça que ça marche hein ! » Elle, elle jouait peut-être. Il sourit quand elle déposa un baiser sur sa joue, prétextant que l’on faisait comme ça en France. Ils n’était pas ignare, la bise française, c’était plus des joues qui se tapent contre l’autre que ce baiser qu’il venait de recevoir. Lucas n’allait pas s’en plaindre, il lui reprocha plutôt son silence radio. « Tss, bien sûr que non ! » Il capta juste le "non". Qu’elle grimpe sur le bar en mettant son joli corps à la vue de tous était peut-être une méthode pour l’empêcher de réfléchir correctement. Wilde s’efforça de ne pas tomber dans le panneau « Et tu comptais t’annoncer quand ? »

Il ne s’attendait évidemment pas à ce que sa taquinerie soit accueillie sans contestation. « Genre, tu croises une fille avec qui tu discutes depuis deux ans ou presque comme ça… » Il esquissa un sourire amusé, elle aussi avait de la prétention à revendre. Lilas pouvait se permettre. « Et t’es déçu ? Je te l’ai dit dans les mails que j’étais réellement moi-même que sur internet. » « Tu peux être qui tu veux, tu es belle. Mais j’ai dû sous-estimer cet… "à côté" de toi-même quand tu m’en parlais. », reconnut-il. Et en fait, comme tout le monde, Lucas sous-estimait plus ce qu'il lisait que ce qu'il voyait. « Tu sais bien que personne est au courant que je suis surdouée. Donc, c’est mon rôle. Je suis la bimbo ecervelée que les mecs draguent et qui se prennent des vents. » « Il doivent être bien con, ou alors aveugle pour croire à ce numéro. On repère les écervelés à la vacuité de leur regard. Y a trop de clairvoyance et de malice dans le tien. Et faut vraiment être abruti soi-même pour être attiré par une femme stupide » En fait, pour Lucas, c’était même un tue-l’amour, la stupidité, peu importe la longueur des jambes, la beauté du minois ou la taille de la poitrine. Les femme instruite, c'est sexy. « Et ne va pas me faire la leçon, Lucas Wilde, car moi aussi je suis déçue. Je pensais que t’étais un superhéro et pas un banal lourdeau » . Bah putain ! C’est pas parce qu’il l’avait cherché que ça lui faisait pas mal au dent de se prendre ça dans la face. Il ferma un oeil tandis qu’elle lui balança la pointe de ses cheveux en tournant sèchement la tête, drama queen. « Ouh.. je la méritais vraiment celle-là ? » dit-il avec une petite grimace. Il parlait de l’insulte, pas de la gifle capillaire. Intime, le mot anglais y ressemblait, alors il la corrigea, pour qu’elle apprenne, pas pour se montrer condescendant. La condescendance, il la garda pour la suite, alors qu’il posa une main sur le comptoir, frôlant sa cuisse, et qu’il levait le menton d’un air faussement hautain. « Tu comptes vraiment me servir la même drague bas-de-gamme que tu réserves à tes autres conquêtes ? Tu vas trop loin dans l’insulte beauté. Et descends de là, j’ai du mal à rester concentré sur ton visage » Elle ne comptait pas écouter ? Lucas saisit délicatement sa main et posa l’autre sur son dos pour la faire descendre en délicatesse. Alors qu’il la remettait à son niveau, Wilde lui sourit chaleureusement. « On commence par le début ? Tu me dis pourquoi tu es ici et tu m’expliques pourquoi tu ne m’as pas prévenu de ta venue dès que t’as eu ton billet. » Ne pas le prévenir, c’était d’ailleurs prendre le risque de ne même pas le croiser : Lucas était souvent en vadrouille, et ça, elle était bien placée pour le savoir. C’était un immense hasard qu’il la croise au Silverlake. Lucas devait s’y trouver une fois toutes les deux semaines, voire moins.


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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Dim 3 Juin 2018 - 14:17 )




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Lucas & Lilas

Cette rencontre réelle me mettait assez mal à l’aise. Car dans le fond, j’avais dévoilé certains aspects intimes de ma vie à Lucas. Comme par exemple le fait que j’étais un peu plus intelligente que la moyenne ou les sévices que j’avais subi au lycée. Sans compter le fait que mon ex m’avait trompé. Ouais, il en savait beaucoup trop. Un peu trop pour moi car dans le fond, j’aimais jouer sur cet aspect de ma personnalité. Le fait que les gens n’auraient jamais accès à un dixième de ma personnalité. Et pour lui, c’était l’inverse. « Et tu comptais t’annoncer quand ? » Je soupire car c’est vrai que dans le fond, je ne voulais pas le voir en vrai. car j’avais peur de ce qu’il pourrait penser. J’étais plus timide qu’il n’y paraissait. Certes, j’avais une robe beaucoup trop courte , des talons qui me faisaient dépasser le mètre quatre-vingt dix et un maquillage un peu plus prononcé mais dans le fond, je restai la même. « J’aurai réglé le bordel de ma vie. » Car bordel, il y avait. Un peu trop même. Mariée, j’étais mariée. A un inconnu en plus. alors certes, je pouvais rester sur le territoire américain aussi longtemps que ça me chantait mais merde, j’étais mariée. Et je ne me souvenais de rien. « Tu peux être qui tu veux, tu es belle. Mais j’ai dû sous-estimer cet… "à côté" de toi-même quand tu m’en parlais. » Je souris légèrement. Ainsi donc, il me trouvait jolie. Je suis une fille et l’on apprécie ses compliments-là. la preuve, je me mets à rougir comme une pivoine pour me cacher un peu avec l’aide de mes cheveux. « je te l’ai dit pourtant, baragouinai-je avec mon accent français trop prononcé, j’ai changé après m’être prise cette poubelle sur la tête. » Exit les tenues de geek, les lunettes de moches et bonjour les wonderbra et les bouclettes. Je joue un peu avec mes cheveux avant de faire la moue. « Il doivent être bien con, ou alors aveugle pour croire à ce numéro. On repère les écervelés à la vacuité de leur regard. Y a trop de clairvoyance et de malice dans le tien. Et faut vraiment être abruti soi-même pour être attiré par une femme stupide » je me penche un peu plus vers lui alors que mon sourire s’agrandit. Dans un sens, il n’avait pas tort. « Mais les personnes qui veulent conclure dans un bar sont souvent stupides. Il ne pense qu’avec leur sexe et non leur tête, mon cœur* » Le surnom que je lui donnai sur internet. Il ne fallait pas croire. je pouvais me montrer affectueuse quand je voulais. Un peu trop sans doute. Mais j’étais assez troublée de me retrouver devant lui en chair et en os. J’avais vu ses vidéos. Où l’on voyait son corps puissant à l’effort et où il se mettait clairement en danger. Je lui avais dit d’ailleurs qu’il était bien foutu. Mais sur internet, les compliments sont autres que dans la vraie vie. « Ouh.. je la méritais vraiment celle-là ? » je fais une moue enfantine avant de regarder mes pieds. Comme une petite fille qu’on aurait grondé. Puis, je relève la tête avant de secouer la tête à la négative. Replaçant mes longs cheveux roux, je prends mon verre pour en boire une gorgée avant de scruter le bar. « Tu comptes vraiment me servir la même drague bas-de-gamme que tu réserves à tes autres conquêtes ? Tu vas trop loin dans l’insulte beauté. Et descends de là, j’ai du mal à rester concentré sur ton visage » J’éclate de rire. Je ne le draguais pas. mais alors pas du tout. Je n’ai même pas le temps d’argumenter qu’il se rapproche un peu plus de moi et passe une main dans mon dos. Entre une fois, je suis une femme donc je frémis à son geste alors qu’en douceur, il me fait retrouver mes appuis plantaires. Je décide donc de rester dans ses bras un petit moment. Chaleur humaine etc. « Si je te draguais, tu le saurais. Je ne flirte pas encore avec toi, mon cœur* Je suis juste comme ça. » Même si j’avoue que la robe me gênait assez maintenant. J’aurai dû sortir avec mon long tee-shirt qui me servait de robe, ça m’apprendra. Je baisse un peu la tête pour le regarder avant de grogner. Foutus talons. Je me penche pour les retirer une main sur son épaule retrouvant la terre ferme. Le voilà plus grand maintenant. « On commence par le début ? Tu me dis pourquoi tu es ici et tu m’expliques pourquoi tu ne m’as pas prévenu de ta venue dès que t’as eu ton billet. » Je hoche la tête avant de chercher un tabouret et de grimper dessus. Puis, je l’attire vers moi entre mes cuisses pour ne pas que les autres écoutent la conversation. A voir la tête des mecs assis à une table, ils devaient croire que Lucas flirtait. Donc donnons l’illusion. Avec tendresse, je caresse son visage avant de prendre mon cocktail que je vide d’une traite. « Alors*, en fait, je t’ai parlé de mon truc à Las Vegas avec les sponsors ? Il s’avère que j’ai trop bu et que je me suis retrouvée mariée avec un inconnu. » Je penche la tête pour la coller contre son torse afin qu’il ne voit pas mon visage, rougi par la honte. « Du coup, je suis venue à Cap pour divorcer et je comptais… » Je passe une main autour de sa taille afin d’éviter qu’il ne s’en aille. « Je… » Puis, je lève mon regard vers lui. Ses yeux étaient d’un bleu semblable à l’océan. Focus, Lilas. « Je comptais te le dire une fois le divorce prononcé même si… enfin… » j’ai un rire gêné. « Bah je suis assez intimidée pour le coup. Et j’avais peur que tu sois déçu. » Ce qui a été le cas. Car je n’étais pas pareille sur internet que dans la vraie vie. Mais après, sans doute ne serai-je pas venue le voir habillée comme ça ? « Bon, je t’offre un verre pour me faire pardonner ? » Demandai-je avec mon plus beau sourire. Doucement ma main caresse son dos sans réellement me rendre compte que ce geste pouvait être à double-sens. Mais comme je lui avais dit, je ne flirtai pas avec lui. Ou si. Bordel avoir un corps pareil n’aide pas. Foutus hormones.


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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Sam 16 Juin 2018 - 20:01 )




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Lucas & Lilas

« J’aurai réglé le bordel de ma vie.» Lucas fronça légèrement les sourcils, pas sûr de comprendre. « La cause du bordel de ta vie est ici ? » s’étonna t-il. A son compliment, le teint de la jeune fille prit une couleur semblable à celle de ses cheveux, ça le fit sourire d’amusement. Elle n’avait de fatal que l’allure, la rouquine, et le fait qu’elle lui rappelle d’ailleurs certains faits de sa vie lui ôtèrent le sourire. Il avait du mal à concevoir que des gens pouvaient se comporter comme des trous du cul avec des filles, encore plus avec des filles douces et gentilles comme Lilas. Lucas regrettait ne pas avoir été présent à cette période longue et chiante de sa vie. Il le lui avait déjà dit, quand elle lui parlait des sales coups qu’elle avait subi. Lucas avait toujours été ce mec cools qui s’entendait avec tout le monde, mais qui ne se laissait pas influencer par l’intolérance ambiante, même étant plus jeune, en bon digne fils de son père. « Mais les personnes qui veulent conclure dans un bar sont souvent stupides. Il ne pense qu’avec leur sexe et non leur tête, mon cœur » Lucas avait cherché la traduction sur internet la première fois qu’elle l’avait écrit. Sweetheart. Et en fait, grâce à elle, ce n’était pas le seul truc qu’il savait du français. Comme quoi, il n’était pas si nul qu’il le croyait avec cette langue. « Pff. Cette généralisation est trop facile » rétorqua t-il avec un signe négatif de la tête. Faussement outré de la voir jouer avec ses instincts de mecs par son attitude et ses jambes interminables outrageusement exhibées par sa robe courte et sa position, Lucas la fit descendre du bar avec un reproche qui la fit éclater rire. Il adorait son rire, le visage de Wilde s’éclaira à nouveau en l’entendant. Déjà qu’il lui était difficile de feindre l’agacement contre quelqu’un qu'il appréciait, si en plus elle le prenait de court de la sorte… « Si je te draguais, tu le saurais. Je ne flirte pas encore avec toi, mon cœur Je suis juste comme ça. » « Ah vraiment, miss double jeu ? » rétorqua t-il avec un haussement de sourcil narquois. Elle s’appuya sur son épaule, et il posa la main sur la sienne, baissant le regard sur les talons qu’elle enlevait. « Quelle idée de porter ces conneries aussi » c'était trop haut, ça bousillait le dos et ça lui faisait mal au pieds par dessus le marché. Lucas se demandait comment les femmes faisaient pour ne pas avoir le vertige avec de telles échasses.

Voulant reprendre les choses à zéro tandis qu’elle s’installait sur un tabouret, Wilde fut surpris d’être amené contre elle, entre ses cuisses, alors qu’il n’avait encore rien demandé... à ce niveau là. L’écureuil caressa sa joue rugueuse de ne pas avoir été rasée tandis qu’il posa les mains sur sa taille. L’espace d’un court instant, Lucas songea que, puisqu’elle lui donnait cette opportunité, pourquoi ne pas l’embrasser. Cependant, Lilas coupa court en saisissant son cocktail pour le boire d’un trait, ruinant ses plans sur l’instant. « Alors, en fait, je t’ai parlé de mon truc à Las Vegas avec les sponsors ? Il s’avère que j’ai trop bu et que je me suis retrouvée mariée avec un inconnu. » Elle plongea le visage contre son torse et ne vit donc pas l'air hébété (l'air con, quoi) qu'il eut à ce moment. Puis, Lilas releva le visage. Lucas baissa le regard sur elle, assez sérieux, tandis qu’elle racontait la suite. « Je ne suis pas déçu, je suis plutôt inquiet ». Il fit non de la tête à sa proposition. C’était peut-être une attitude désapprouvée par les féministes, mais Lucas n’acceptait jamais un verre d’une femme. « C’est moi qui te l’offre » dit-il assez rapidement, afin de ne pas perdre le fil de ce qu’il avait en tête. C’était complètement tordu cette histoire de mariage. « Attends une seconde. Même à Vegas, il y a une marche à suivre que peu de gens bourrés seraient capables de mener à terme. Comment sais-tu que tu t’es vraiment mariée et qu’on ne t’a pas fait un canular ? » Une bague, des papiers, n’importe quoi, c’était beaucoup plus simple à feindre que se marier à Vegas dans les règles (alors ok, il y avait peu de règles, mais il y en avait quand même). Et bon sang, ce n’était pas un sujet à déconner, le mariage, surtout pour lui. D’ailleurs, Lucas était en train de songer avec force que, oui, elle avait été dupée, parce que se retrouver entre les cuisses d’une femme mariée, ce n’était clairement pas le but de sa vie, loin de là. Il essayait également de se dire que, dans le pire des cas, ce certificat n’avait aucune valeur car il n’était pas acte d’amour, ni promesse de fidélité, c’était juste une erreur. Sauf que voilà, aux Etats-Unis, ce mariage était tout à fait légal et reconnu, chose que le Wilde réussissait à totalement occulter de son esprit. « On te l’a authentifié, ton certificat de mariage ? … » Lucas lâcha un léger soupir, peu aidé par les caresses de la rouquine dans son dos, peu aidé par leur position complètement explicite. Lucas pencha le visage vers le sien « Et arrête de m’allumer » susurra t-il avant de déposer un baiser appuyé sur le coin de ses lèvres, histoire de lui retourner la monnaie de sa pièce.


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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Sam 16 Juin 2018 - 20:53 )




I will never let you down

Lucas & Lilas

Je n’ai jamais aimé sortir. Me déguiser comme une bimbo mais j’avais un mec à retrouver. Et à épingler au pilori. Je pense que si je le trouvais, j’allais lui broyer les couilles et m’en faire des boucles d’oreilles. Je ne suis pas femme qu’on puisse duper aisément. Bien au contraire, je suis celle qui flirte avec les mecs pour les envoyer sur les roses après. Je me maudissais depuis ce fameux jour pour m’être faite avoir de la sorte. Et me voilà dans ce bar -ou plutôt sur ce bar- en compagnie de Lucas. L’un des rares mecs avec mon meilleur ami virtuel à savoir que j’avais un cerveau sous cette couche de fond de teint. D’ailleurs, je me sentis fort peu à l’aise dans cette situation. « La cause du bordel de ta vie est ici ? » en effet, il suffisait que ce regard d’un bleu océan se pose sur moi pour que je rougisse autant que mes cheveux. Après tout, j’avais suivi son parcours sur internet et j’étais une femme. Donc je savais de sources sûres ce que valait son corps en action. Sauf que je savais aussi en laissant trainer mes oreilles par-ci, par-là qu’il avait une satanée réputation de tombeur. Je me contentai donc de hocher la tête, un peu honteuse. Car sur le coup, je n’étais pas aussi superficielle que mon apparence pourrait le laisser croire. bien au contraire, mon cerveau était déjà en train de calculer les issues plausibles à cette soirée rocambolesque. Issue numéro 1 : le schéma classique. J’allais lui mettre un glorieux vent parce que je ne voulais pas être un nom de plus sur la playlist. Issue numéro 2 : j’allais accepter de me faire courtiser et donc de lui rendre la pareille dans le meilleur des cas. La troisième était loin d’être envisageable puisqu’elle l’incluait dans mon appartement à se laisser aller à notre attirance mutuelle. Car il faudrait être aveugle pour voir que le jeune homme était troublé par mes charmes. Et charmes je voulais dire mes jambes. Il faut dire que je savais comment me mettre en valeur. Et pour ma part, j’étais confuse face au simple fait de le retrouver en chair et en os. « Pff. Cette généralisation est trop facile » J’éclate de rire avant de secouer la tête. Effectivement, il avait raison. Mais bon, les femmes étaient habillées comme moi pour se faire courtiser par des hommes comme lui. « Je t’en prie, Lucas, t’es pas venu vers moi pour parler de la douceur de mes cheveux mais plutôt pour savoir si ma peau était agréable au toucher et de préférence* sans vêtements. » Je lui adresse un petit clin d’œil taquin. Je ne l’avais jamais vu avec quelqu’un d’aussi longtemps que remontent mes souvenirs. Je le laisse s’approcher pour me faire descendre avant de rire à nouveau. Je me mordille la lèvre inférieure avant de le regarder, les yeux brillants de malice. Un courant passa dans mon corps alors que ses mains s’étaient posées sur moi. foutue chimie à la con. Après tout, je n’étais qu’une femme et il fallait croire que mon époux avait réussi à éveiller un peu plus de curiosité en moi. « Ah vraiment, miss double jeu ? » je dodeline un peu de la tête avant de hausser un sourcil. Je soupire avant d’ôter mes chaussures pour ne pas l’émasculer. Car il devait lever la tête pour me regarder et les hommes aiment les baisser. Ce qui est assez risible quand on y pense mais les Américaines sont des naines. « Quelle idée de porter ces conneries aussi » J’ai un claquement de langue assez désapprobateur alors que je perdais dix bons centimètres. Maintenant, j’étais bien ridicule. « C’est pour flatter ta virilité que je les ôte. Les hommes aiment que les femmes soient plus petites qu’eux. Et je suis navrée mais mon jeu est clair : les mecs, je les jette. Je n’ai juste pas envie d’être un nom de plus sur une espèce de liste que tiendrait les machos de cette Terre. » Et j’en avais vu défiler des listes. Sauf qu’au lycée, je n’étais pas en tête de classement. Il n’y a que lorsque j’ai décidé de m’intéresser un tant soit peu à la mode que je suis devenue un steak. La preuve, il suffit de mettre un wonderbra pour que les mecs cessent de nous regarder dans les yeux. Je décide de quitter l’inconfort de la Terre ferme pour venir m’asseoir et attirer ma proie jusqu’à moi. autant que ses amis en aient pour leur argent en mattant allègrement le spectacle. D’un geste affectueux, je caresse sa joue avant de lui confesser ma petite escapade à Vegas et de mon statut marital. Je retrouve à baisser ma tête pour couvrir ma honte avant de lever le regard et de venir caresser distraitement ses muscles. « Je ne suis pas déçu, je suis plutôt inquiet » Je fais ma moue la plus craquante et enfantine afin qu’il se détende un peu. « Sois pas inquiet. C’est écrit, je suis un boulet. » Après tout, vu le nombre de vidéos sur internet qu’il y avait de moi en train de tomber de mon fauteuil alors que j’étais en pleine partie. Ou même en plein karaoké. Car bon mes amis avaient un drôle de sens de l’humour et on trouvait de tout sur Instagram et sur Facebook. Mais bon, travaillant à mon propre compte, j’en avais absolument rien à foutre de l’avis de la populace. « C’est moi qui te l’offre » Si ça lui faisait plaisir. Je le laisse faire avant qu’il ne parte dans ses divagations qui m’arrachent un froncement de sourcils. « Attends une seconde. Même à Vegas, il y a une marche à suivre que peu de gens bourrés seraient capables de mener à terme. Comment sais-tu que tu t’es vraiment mariée et qu’on ne t’a pas fait un canular ? » Là-dessus il avait entièrement raison. Je suis un peu déboussolée par son esprit qui réfléchissait plus vite que le mien pour une fois. je passe une main dans mes cheveux, perdue alors que l’autre continuait d’aller et venir dans le dos de l’américain. « On te l’a authentifié, ton certificat de mariage ? … » Je secoue la tête à la négative alors que je vois clairement son visage s’approcher du mien. Tu fais quoi là ? Ok, nous effleurons doucement la possibilité deux du doigt. Ou devrais-je dire des lèvres ? « Et arrête de m’allumer » Je le laisse faire avant de me sentir rougir pour battre frénétiquement des paupières. Ok, ma fille t’es une grande. Tu prends le taureau par les cornes. Après tout t’en es pas ta première corrida. Je l’attrape donc par son haut avant de venir l’attirer un peu vers moi et de poser franchement mes lèvres sur les siennes dans un baiser à la française. Les Américains sont trop mijaurées c’est marrant. Puis lorsque mon souffle me manque, je m’écarte avant de m’éclaicir la gorge. « Alors pour répondre à tes questions, je suis là pour tirer les choses au clair avec l’abruti qui s’est barré dès le lendemain. Donc je n’ai pas le certificat juste une note et une bague ridicule. » Je m’évente un peu avec ma main avant de prendre mon cocktail pour une gorgée. « Et ensuite, vais-je cesser de t’allumer ? » Je fais mine de réfléchir un peu, ayant un grand sens de la théâtralisation. « bien sûr que non* parce que tu adores ça. mais tu vois, commençai-je en prenant ses mains que je pose sur mes cuisses dénudées, t’auras pas plus que ça, ce soir. » Je viens caresser un peu sa nuque pour plonger mon regard dans le sien. « Tu t’es forgé une sacrée réputation dis donc. Donc je refuse d’être un nom de plus sur ta liste interminable de conquêtes. » Je touche son nez de mon index avant de glisser de mon tabouret pour me remettre debout sur mes pieds et donc briser la proxmité qui nous unissait jusque là. « Tout comme tu n’apprécieras pas d’être un simple mec lambda que je rembarre à chaque fin de soirée. Un sacré dilemme se pose devant nous, n’est-ce mon cœur* ? Susurrai-je en penchant la tête sur le côté pour venir lui servir mon sourire le plus éblouissant que j’avais en stock. » Voyons voir s’il avait les arguments nécessaires pour remporter cette partie d’échec. Bien que j’ai une tête d’avance et que ma reine soit imprenable.
Depuis bientôt deux ans.
Foutue chasteté.
 


Les paroles en italique sont en français*


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Re: I will never let you down ◊ Licas ✻ ( Lun 2 Juil 2018 - 14:12 )




I will never let you down

Lucas & Lilas

« Je t’en prie, Lucas, t’es pas venu vers moi pour parler de la douceur de mes cheveux mais plutôt pour savoir si ma peau était agréable au toucher et de préférence sans vêtements. » « Ça m’a traversé l’esprit, ça ne signifie en rien que je comptais aller jusqu’au bout ». La remarque sur ses échasses fit mouche, Lilas prétendit ne pas du tout subir de torture médiévale quand elle portait ces machins. Ben voyons. « C’est pour flatter ta virilité que je les ôte. Les hommes aiment que les femmes soient plus petites qu’eux. Et je suis navrée mais mon jeu est clair : les mecs, je les jette. Je n’ai juste pas envie d’être un nom de plus sur une espèce de liste que tiendrait les machos de cette Terre. » Même si c’était vrai pour certains, cinq centimètres de plus pour lever les yeux, ou cinq de moins pour les baisser, il s’en fichait pas mal. Dans les deux cas elle était grande, c’était un fait. Et est-ce qu’elle le plaçait dans la catégorie des machos ? N’était-il rien de plus qu’un mec pour elle, à l’heure actuelle ? Son jeu n’était clair que pour elle. Lucas lâcha un soupir faussement exaspéré.  « Tu  m'épuises avec tes clichés. Je m’en fous de ta taille, et pour peu qu’elle ait un caractère semblable à celui de ma sœur, même une nana d’un mètre trente peut émasculer n’importe qui. » Il avait réclamé un petit retrait de sa part, lui offrant un baiser sobre mais quelque peu vengeur pour faire comprendre qu’il était temps qu’elle fasse au moins un petit pas en arrière. C’était complètement rappé, Lilas répondit en capturant ses lèvres. Il répondit à son baiser non pas par faiblesse, mais car il ne voulait pas la vexer. Pour avoir déjà expérimenté le rejet, Wilde était parfaitement conscient du petit coup que ça infligeait au cœur. Or cette fille, il l’aimait bien, et il espérait ne pas laisser sur ses lèvres le léger gout d’amertume qu’il ressentait, lorsqu’elle se recula. Il s’humecta les lèvres et lui sourit légèrement, peu rancunier. « Alors pour répondre à tes questions, je suis là pour tirer les choses au clair avec l’abruti qui s’est barré dès le lendemain. Donc je n’ai pas le certificat juste une note et une bague ridicule. » « Tu sais donc ce qu’il te reste à faire. » « Et ensuite, vais-je cesser de t’allumer ? » Elle se trompait en prétendant qu’il adorait ça. Le côté entreprenant ne le dérangeait pas, bien au contraire, ce n’était pas pou rien qu’il se tapait aussi des mecs, vu que ça existait moins chez la gente féminine. Ce qui le dérangeait, c’est qu’elle avait été vraie avec lui pendant des mois et que, aujourd’hui, même devant lui, même en sachant qu’il la connaissait, elle jouait ce jeu qui n’était pas elle. Elle se traitait d’objet, se dégradait en lui autorisant l’accès à sa peau, à ses cuisses, et en ayant l’impression de lui faire une faveur, c’était peu le connaître. Qu’est-ce qu’elle croyait ? Oui, sa plastique l’avait attiré à la base, mais entre temps, il avait aussi découvert que cette fille était son amie. Et qu’elle était mariée en plus, même en prétendant que ça ne représentait rien pour elle ou pour son « mari », et que Lucas n’était même pas certain qu’elle soit vraiment mariée, ça le dérangeait. Wilde ne prenait pas le mariage à la légère. « Tu t’es forgé une sacrée réputation dis donc. Donc je refuse d’être un nom de plus sur ta liste interminable de conquêtes. » « Ma réputation ? » releva t-il. A qui parlait-il pendant tout ce temps, pour qu’elle lui parle de sa réputation ?  

Elle se détacha de lui. Tourné vers elle, Lucas ne bougea pas, si ce n’est qu’il put appuyer un coude sur le bar comme ses mains étaient désormais libres. « Tout comme tu n’apprécieras pas d’être un simple mec lambda que je rembarre à chaque fin de soirée. Un sacré dilemme se pose devant nous, n’est-ce mon cœur ? » « Quel dilemme ? Tu me traites déjà comme un mec lambda » rétorqua t-il en haussant légèrement les sourcils, l’air vaguement narquois. C’était d’ailleurs assez vexant car ce n’était pas réciproque. Lui essayait d’avoir une distance respectueuse, mais elle lui ôtait toute échappatoire. Il avait la présomption intérieure de se dire que, s’il le voulait, c’était bouclé, il conclurait avec elle d’un claquement de doigts, l’attirance de Lilas était palpable. Le fait est qu’il n’avait pas envie de se faire un corps dont l’âme était à côté. C’était presque aussi glauque que se faire une poupée gonflable. Et puis… « Ne t’inquiète pas. Je ne suis pas massivement intéressé par les femmes mariées » assura t-il avec un rictus goguenard. Et ça, c’était vrai. Le rictus s’effaça quelque peu tandis qu’il la regardait dans les yeux, songeur. Il pensait pouvoir s’adresser à la fille à qui il avait parlé sur le net, mais Lilas l’avait planqué quelque part sous cette robe et quelques couches de maquillage, et ne comptait pas la faire ressortir aussi facilement. « Je suis désolé que les débiles que t’as croisé dans ta vie aient réussi à te faire croire que ça... » il la désigna de haut en bas d’un signe de tête, « C’est la solution. » Il sortit son portable de sa poche et ouvrit la conversation qu’il avait avec elle sur Skype. « J’envoie mon numéro à Squirrel. Si tu la croises un jour, dis-lui de m’appeler, j’adorerais la rencontrer » Il releva le visage vers la rouquine et lui adressa un sourire bienveillant. « Si t’as un problème, je suis là pour toi aussi », promit-il en posant une main sur son épaule. Son histoire n'était pas tombée dans l'oreille d'un sourd et si son mari actuel comptait la faire chier, Wilde serait là pour l'en dissuader. Même si Lilas avait peut-être du mépris pour lui –il devinait qu’elle l’avait mis dans le même sac que ces machos dont elle parlait-, ce n’était pas réciproque. Il l’appréciait sincèrement. Ce jeu d’échec, elle était seule à y jouer, lui se considérait de son côté. « Bonne soirée Lilas. »



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