I was a fool to let you inside my head [Farell]

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I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 1 Juin - 12:51 )


I was a fool to let you inside my head
Il m'est impossible de réfléchir correctement depuis que j'ai conscience que je demande à Farell d'être sincère avec moi alors que je ne le suis pas avec lui. C'est difficile d'être juste ou même de lui réclamer quoi que ce soit quand je me sens coupable de lui cacher des choses. Je ne m'attends pas à ce qu'il ait la même indulgence envers moi. Je ne m'attends pas à de l'indulgence tout court. J'ai bien compris, la dernière fois que mon pardon était loin d'être accordé. Il ne le sera peut-être même jamais. Payer éternellement pour une action irréfléchie serait assez dérangeant mais là encore, toute ma logique à ce sujet est parasitée par mes cachoteries. Rouler doucement me permet de chercher les mots pour commencer une discussion qui risque d'être pénible. Sans me l'avouer, rouler doucement traduit sûrement une sorte de peur également.

Arrivée à la maison, je ne me fais pourtant pas d'illusions quant à la présence immédiate de Farell. Je suis rentrée bien trop tôt pour ça, même en ralentissant au maximum. Je fonce prendre une douche et enfiler une robe de chambre en soie, incapable de faire quoi que ce soit ce soir, j'ai pensé à prendre du chinois et je me glisse avec une couverture dans le salon, près du feu, le chinois entre les mains. J'ai pris de quoi nourrir un ogre, juste au cas où même si là encore, j'évite d'imaginer que peut-être, Farell rentrera avant que je ne tombe de sommeil. Je zappe longuement, essayant de trouver quelque chose qui pourrait m'intéresser mais rien ne vient. J'ai conscience que c'est bien plus par inquiétude profonde que par choix. Les chaînes sont multiples. Je laisse tourner un documentaire sur les dauphins, tout en picorant mon sautay à l'aide des baguettes. Je me perds dans la contemplation des paysage bien plus que je n'entends ce qu'ils disent jusqu'à ce que je me rende compte que je suis en train de regarder la baie de la honte et le massacre des dauphins. Je zappe rapidement, évitant d'y voir un signe avant de débarasser tout ma nourriture et de m'arrêter quand j'entends la porte. Je cherche l'heure mais je n'en trouve pas, ma montre étant restée dans la chambre. Je me retourne, heureuse de le voir bien qu'incapable de le lui montrer.

"Bonsoir." J'attends un petit moment avant de rajouter. "Tu as déjà mangé? J'ai pris du chinois, au cas où." Je reste sur place, mitigée, indécise. Est-ce que je m'approche pour lui dire bonsoir ou est-ce qu'il est préférable de continuer à garder mes distances? Sans compter que je n'ai aucune envie d'être une raison supplémentaire à sa fatigue et que je vais l'être de toute façon. Me chercher des excuses ne servira plus à rien alors je finis par dire, l'appelant pour qu'il me regarde. "Farell. Il faut que je te parle d'un truc. Deux actuellement, si tu veux bien. Si tu as le temps." Ca fait énormément de si laissant supposer que j'adorerais qu'il m'envoie bouler pour qu'il soit coupable de mon silence. Solution facile. Et je dis deux parce que j'ai finalement décidé d'en mettre une à la trappe. Au moins pour aujourd'hui.
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 1 Juin - 21:45 )




I WAS A FOOL TO LET YOU INSIDE MY HEAD

Farell & Leïla

De toutes les fois où il s'était rendu à l'orphelinat et où ce genre de chose aurait pu se produire, il avait fallu attendre les heures les plus sombres de sa vie de couple pour que Farell rentre chez lui en ressemblant à un foutu tableau de Picasso. Polo et jean tâchés de peinture balancée par une bénévole blonde rivalisant de pourriture avec sa femme en terme de caractère, Farell espérait sincèrement que Leïla ne soit pas à la maison à son retour afin de pouvoir effacer les preuves de sa connerie. On n’avait pas idée de rentrer dans un état pareil, même son neveu Andrés ne l’avait jamais faite à Seth, celle-là. Hélas, son regard tomba directement sur Leïla sitôt qu’il arriva chez lui. Le constat le figea sur place, un peu blasé, avant qu’il ne referme la porte comme si tout était normal. Depuis que Leïla était retournée vivre chez eux, l’atmosphère était bien souvent pesante quand ils se trouvaient dans la même pièce tous les deux. Farell se demandait si ça resterait comme ça éternellement, si rien ne serait plus jamais comme avant. Là-dessus, il devait sans doute porter le blâme. Il n’avait plus confiance en elle, ça se voyait, ça se sentait.

« Bonsoir » Farell lui adressa un signe de tête en retour et, voyant qu’elle avait le loisir de remarquer son état pitoyable, il pointa l’index vers elle : « Sans commentaire », réclama t-il, le ton teinté d’ennui. N’étant pas de nature à se justifier, ça risquait d’être encore moins le cas ce soir. Leïla avait suffisamment entendu parler de blondes comme ça, et lui aussi. Farell retira ses chaussures au cuir autrefois luisant de noir, désormais colorées de blanc, et alla les jeter dans la poubelle de la cuisine sans l’once d’un remord sur le visage tandis que, dans le fond, il était un brin dégouté. Farell aimait bien ces chaussures. « Tu as déjà mangé? J'ai pris du chinois, au cas où » A la bonne heure. Il n’avait pas mangé depuis la matinée et lui adressa un petit sourire réservé, mais également reconnaissant. Il déposa un baiser dans ses cheveux en passant à côté d’elle. « C’est parfait ». En réalité, pas tant que ça, il n’appréciait pas grandement ce genre d’enseigne à malbouffe et préférait éviter au mieux, sauf que là, il avait les crocs. Une douche s’imposant avant toute chose, Farell se dirigea vers les escaliers mais s’arrêta pour jeter un coup d’œil interrogateur à sa femme qui l’interpellait. Elle semblait ne pas vraiment s’attendre à ce qu’il accède à sa requête, comme s’il n’avait pas été un mari attentif ces vingt dernières années. Même si autoriser la discussion ne le rendait pas pour autant flexible, il ne renonçait jamais à l’écouter quand elle avait quelque chose à dire. Presque jamais. Il hocha donc la tête. « J’arrive dans cinq minutes » promit-il avant de disparaître à l’étage. En se déshabillant, Farell jeta directement ses vêtements complètement fichus à la poubelle et prit une douche rapide avant d’enfiler un ensemble de satin dont il eut la fainéantise de fermer la chemise.

Le Wilde retourna ensuite dans la cuisine il eut un léger temps d’arrêt en constatant toute la nourriture que Leïla avait acheté. Il demanda, un sourcil haussé : « On attend des invités, ou comment ? » Se montrant peu original sur son choix, il opta pour les nouilles sautées et alla s’installer sur le canapé afin de commencer à manger. « De quoi voulais-tu me parler ? »


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 1 Juin - 22:43 )


I was a fool to let you inside my head
C'est dingue ça. J'ai à peine le temps de remarquer la tête qu'il a qu'il m'impose immédiatement le silence sur sa tenue. Je roule instantanément des yeux. De toute évidence, je n'aurais pas le loisir de savoir ce qu'il a fait de sa journée. Encore. Ni même de savoir comment il a fini dans cet état. J'ai bien envie de désobéir et d'en lâcher à la pelle des commentaires mais ce serait une mauvaise idée. J'ai besoin de commencer là où je suis déjà. C'est-à-dire pas très bien placée dans son estime mais pas au plus bas non plus. Si je me mets à l'énerver avant même qu'il n'ait commencé à me parler. Je risque de ne plus avoir de marge pour mes bêtises. Plus une seule. Je ferme donc la bouche alors qu'elle était déjà ouverte et que ma main s'était préparée à désigner tout ce que j'ai devant moi. Un pot de peinture. Mais non, je me plie à sa demande. Une récompense s'en suivrait presque quand il s'approche et pose un baiser dans mes cheveux. J'ai envie de m'y accrocher mais là encore, ce serait une mauvaise idée. Je ne veux ni de sa colère, ni de ses bonnes grâces, préférant éviter une soirée comme celle d'il y a une semaine. Avoir l'impression d'être au paradis et dans un rêve le temps de quelques heures avant de déchanter totalement en moins de trente seconde. L'ascenceur émotionnelle violent. Ca aussi, je veux absolument l'éviter. Je l'entends me répondre que c'est parfait pour le repas alors qu'il n'en est pas fan en général, du chinois. Je me dis qu'il doit réellement mourir de faim, ce qui me pousse à m'interroger d'autant plus sur sa journée. "Super." Je lâche alors que je grimace inconsciemment quand il affirme revenir dans cinq minutes pour qu'on parle.

Je traîne des pieds en retournant m'allonger dans le canapé, sous ma couverture et je me rends compte que j'ai déjà oublié toutes les manières sympathiques que j'avais d'aborder mes sujets. Ce que c'est nul de les préparer à l'avance. Je n'ai rien, absolument rien. C'est pourtant le moment qu'il choisit pour réapparaître devant mes yeux. Je les ouvre grand et je ne sais toujours pas quoi dire. Il fait une remarque sur la nourriture et je souris. "Je mange quand je stresse." Explication simple et nécessaire pour le moment. Alors qu'il se rapproche, je lève les yeux lui en le voyant se poser à mes pieds. La question tombe immédiatement et je prends un petit temps avant de répondre doucement. "Oui de mon livre, en premier lieu. Je me suis mise à écrire." Je ne précise pas que je l'ai fait en partant d'ici pour ne pas lui rappeler ce mauvais souvenir ni même que son super neveu m'oblige à tout recommencer parce que je ne suis pas une balance mais j'enchaîne. "C'est une histoire assez complexe mais l'un des personnages -celui que je capte le moins- est Cherokee et un collègue m'a envoyé dans leur communauté, juste en dehors de la ville. Tu savais qu'il y avait des Amérindiens à deux pas de chez nous? L'endroit est magnifique et j'ai fini par trouver l'aide que je cherchais... Je te dis ça parce que je risque de passer du temps avec lui et que j'aimerais visiter son autre communauté, à 6h d'ici, un jour." Bref, assez facile à prendre et à avaler et si ce n'est pas le cas, je vais faire mouche rapidement avec la deuxième pour noyer le poisson. Je retiens ma respiration. "Juste à titre d'information finalement. Par contre, pour le deuxième truc, tu devrais arrêter de mâcher deux minutes." Je joue avec ma couverture avant de dire doucement, d'une seule traite, même s'il va l'entendre clairement. Trop clairement. "J'ai parlé de ton activité de faussaire à mon avocate sous le coup de la colère!"
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Sam 2 Juin - 17:48 )




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Farell & Leïla

« Tu stresses ? » releva t-il tandis qu’il s’installait sur le canapé en prenant soin de ne pas écraser les petons de sa femme. Il n’était pas un poids plume. « Oui de mon livre, en premier lieu. Je me suis mise à écrire » « C’est bien ça » apprécia t-il avant de prendre une bouchée de son plat. Mais qu’il attende la suite ! « Tu savais qu'il y avait des Amérindiens à deux pas de chez nous? » « Je le savais, oui ». Farell avait un mauvais pressentiment tout d’un coup, un mauvais pressentiment dont la légitimité fut rapidement confirmée. Qu’elle écrive un roman d’accord, fasse des interviews passait encore… mais de là à ce qu’elle lui parle d’un « lui », et de six heures de route en voiture avec ce type qu’il ne connaissait même pas. Farell déglutit son autre bouchée avec moins de facilité, on aurait dit qu’une boule venait de descendre dans sa gorge. Elle était cinglée ? Naïve et cinglée. Farell voulait bien la croire capable de faire toute cette route par curiosité, parce qu’elle était perfectionniste, parce qu’elle voulait s’instruire. Mais ce cherokee ? Quel genre d’homme acceptait de faire six heures de route pour une femme, une très belle femme ? Ce n’était pas de la générosité, c’était simplement de l’intérêt et de la drague. Tout comme ça pouvait être dangereux. Leïla était autant sans défense qu’un enfant, encore qu'Andrés avait assez de bagage pour se tirer d’une mauvaise situation, mais ce garçon faisait exception. Même Nancy ne monterait pas dans la voiture d’un inconnu. L’imprudence de sa femme l’agaçait au plus haut point. « C’est hors de question » répondit-il d’un ton sans appel en lui jetant un regard froid. Et que ce type ne s’avise pas de trop tourner autour de Leïla. Entre le clan des Cherokees et celui des Wilde, les apaches n’étaient pas ceux que les mauvais préjugés tendraient à désigner.

« Juste à titre d'information finalement » « Et à titre d’information, tu ne monteras pas dans la voiture d’un type que tu ne connais pas. » Encore une décision sensée qu’il prenait à la place de son épouse, pour son bien. Le pire étant qu’elle oserait s’en plaindre. « Par contre, pour le deuxième truc, tu devrais arrêter de mâcher deux minutes » Elle était bien mignonne, mais le premier truc lui avait déjà passé l’envie de manger. Farell se pencha et posa la boite sur la table basse, baguettes dedans. « J'ai parlé de ton activité de faussaire à mon avocate sous le coup de la colère! » Farell se renfonça dans le canapé en lâchant un « Hm ! » sarcastique et indifférent, car il croyait sincèrement à une blague nulle… jusqu’à ce que son regard croise à nouveau le sien, et que la vérité se révèle de façon évidente. Son mince rictus narquois se fana complètement. « Tu n’as pas fait ça », ce n’était pas de l’incrédulité, c’était une forme de menace. Bien sûr que si, elle l’avait fait, et elle ne s’en mordait pas vraiment les doigts. Leïla « stressait » tandis qu’elle venait de faire avancer son mari de trois cases vers la prison, lui qui était si précautionneux, si bien protégé… Farell se leva et fit quelques pas dans la pièce. Pour l’occasion, c’était peut-être lui qui était stressé, il avait le cœur lourd, plus d’appréhension que de tristesse ou de colère. Ça la colère, elle stagnait au cerveau et quelques part dans ses mains. Farell serra le poing en le ramenant contre sa bouche, trahissant le fait que sur l’instant, il n’avait pas les mots. Sa femme lui avait retourné une gifle avec la force de Marlon, il en voyait trente-six chandelles. Après un moment de réflexion, Farell tourna un visage impassible vers elle, son regard était distant, mais pas hostile. La situation, il ne la réalisait pas pleinement encore, il y avait une certaine patience chez lui, la patience de quelqu’un qui attendait le réveil, ou au moins la chute de la blague. La main à ses lèvres retomba et il ne trouva toujours rien à dire sur le moment.

Après un bon silence de plomb, une ombre amer traversa ses traits tandis qu’un discret rictus mauvais retroussait un coin de ses lèvres. « Tu me reprochais de ne rien t’avoir dit, de ne pas t’avoir fait confiance. Tu es partie pour ça ». Les grandes scènes qu’elle lui avait jouées en prétendant qu’elle pouvait être complice, qu’elle était digne de sa confiance, qu’elle méritait la vérité… pour en arriver là. Farell secoua négativement la tête en se mordant la lèvre comme s’il était à deux doigts de rire. Parce que c’était drôle, non ? Tristement drôle. « Et tu m’as balancé. »


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Sam 2 Juin - 18:35 )


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Stressée est en fait un doux euphémisme face à ce que je ressens réellement. Je suis tétanisée à l'idée que Farell finisse par décider que l'idée du divorce est en fait la meilleure que j'aurais pu trouver après une telle trahison. Je pense même que, cette fois, s'il me met à la porte, je ne l'aurais pas volé et je n'irais sûrement pas pleurer parce que je reconnais mon erreur mais même ça, ce serait insuffisant pour Farell. Je ne réussis même pas à sourire quand il affirme que c'est bien que je me mette à écrire un livre alors que ça me remplit de joie qu'il approuve. Approuver pour Farell est presque sinonyme de soutien et ce n'est pas négligeable. Sauf que je suis incapable de m'en réjouir. Lui était au courant pour les Cherokee, ça ne m'étonne pas. Farell sait tout. Je m'étonne cependant qu'il refuse catégoriquement avant même que je n'ai terminé de lui parler. Cette nouvelle devait être la nouvelle facile et sympathique, j'aurais mieux fait de lui parler de l'épisode de la boîte de nuit avec Sil' finalement. "... Je ne me rappelle pas t'avoir demandé ton avis."  Il finit par m'éclairer sur son inquiétude que je balance donc d'un petit geste de la main. "Si ce n'est que ça. Ce n'est plus totalement un inconnu. Je l'ai déjà interrogé, on a prévu de se revoir et il m'a invité à manger. Je suis, comme tu le vois, toujours en vie. Il n'en a pas profité pour m'égorger donc tu n'as pas de soucis à te faire." Parce qu'à mes yeux, il n'y a bien que cela qui pourrait l'inquiéter. Que je finisse par me faire tuer par un Amérindien.

La deuxième chose à dire est bien plus complexe, si bien que je n'ai même pas la force de l'excuser ou de me trouver des circonstances atténuantes. Je suis coupable. Entièrement. Il ne réagit pas et je le regarde un moment, me demandant s'il est devenu fou. Je croise alors son regard et je comprends qu'il ne me croit pas une seule seconde. En tout cas pas jusqu'à maintenant. Maintenant qu'il a dû voir dans mes yeux que j'étais bien plus qu'affligée. Il commence à réagir. A peine. Je recule légèrement dans le fauteuil en le regardant faire et en sentant les pulsations de mon coeur s'accélérer. Il ne me pose pas la question quand il lâche la première remarque qui sonne dangereusement à mes oreilles. Il tente d'affirmer que je ne l'ai pas fait. "Crois moi Farell, si je pouvais faire marche arrière, je le ferais." Au moins à ce sujet. Je le regarde se lever et commencer à marcher comme un lion en cage, comprenant que peu importe ce que je dirais, Farell n'allait pas me laisser m'en sortir aussi facilement. Sans compter qu'il aurait à peu près raison sur le fait que je ne méritais pas son pardon après une annonce pareille. Je ferme les yeux en attendant la sentence et après un long moment, je l'entends parler. Aucune sentence ne tombe et je les rouvre alors en essayant de capter son regard. "Je sais et non, je ne suis pas partie QUE pour ça Farell." Mais ça ne sert à rien de revenir là-dessus n'est-ce pas? Je fronce les sourcils quand il me dit que je l'ai balancé et je secoue légèrement la tête. "Je suis désolée. Je sais que ça n'excuse pas mon comportement de te dire que j'étais folle de rage et que je n'ai pas réfléchi mais je ne suis pas allée te balancer à la police Farell. C'est mon avocate et elle est tenue au secret professionnelle. Elle ne le dira à personne. " Je prends une profonde inspiration et si ses yeux à lui traduisent l'amertume, les miens ne reflètent que de la désolation et de la culpabilité. Sa réaction froide et calme est presque plus effrayante que lorsqu'il s'énerve, si bien que je me demande s'il va finir par exploser à un moment, alors juste au cas où, je me répète. "Je suis vraiment désolée."

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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Dim 3 Juin - 2:52 )




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Farell & Leïla

Elle lui disait, en toute tranquillité, qu’elle comptait voir régulièrement cet inconnu et qu’il l'invitait même à dîner. Farell ne daigna pas demander s’il comptait allumer des chandelles. Sa femme n’avait vraiment honte de rien à croire qu’il le prendrait bien. Il aimerait bien la voir, sa tête, le jour où il annoncerait qu’il allait dîner chez une autre femme pour parler de voiture. Chez Lucie, tiens, cette blonde qui inquiétait tant Leïla, ils avaient une passion commune après tout. Le problème étant qu'il ne voyait pas l'intérêt de faire ça, et rendre sa femme jalouse n'était pas une raison suffisante à ses yeux pour jouer à l'homme sociable. Elle ne s’arrangea pas en croyant bêtement que son mari était victime des préjugés de blancs. "L'égorger", tout de suite les grands mots. Ce n’est pas tant un amérindien qui l’inquiétait. Ce qui l’inquiétait, c’était plutôt de savoir que sa femme se retrouvait seule avec un homme et avait la naïveté de croire qu’il n’attendait d’elle que du bavardage. Farell n’écartait pas la possibilité d’une agression certes, mais tout autre qu’un meurtre. Et l’idée qu’un autre puisse toucher Leïla pouvait parfaitement bien lui donner l’envie d’annihiler les dernières traces du peuple original d’Amérique. « Tu te moques de moi ? Au vu du temps que tu as mis à me connaître, tu comprendras pourquoi je n’ai aucune confiance en ton jugement. C’est non, je ne te demande pas ton avis non plus, et ne t’avise même pas d’essayer d’y aller en douce ». Elle voulait en apprendre plus sur les Cherokee ? Qu’elle fasse le voyage avec une femme amérindienne, ou qu’elle aille sur Youtube !

Farell croyait avoir fait le tour de sa colère, mais c’était avant de recevoir le deuxième sujet en pleine face. « Je sais et non, je ne suis pas partie QUE pour ça Farell ». Elle avait le culot de pinailler. Heureusement qu’elle n’était pas juste à côté. Farell n’avait jamais levé la main sur elle mais là, la baffe serait partie à coup sûr. D’une certaine façon, il la donna verbalement, par un soupir méprisant : « La ferme » . Leïla disait avoir parlé à son avocate sous le coup de la colère, cela signifiait que c’était peu après son départ. Et quand il lui avait demandé qui d’autres savait, récemment, Leïla lui avait menti. « Je n’en ai rien à foutre du secret professionnel » rétorqua t-il en balayant sa remarque d’un geste furieux de la main « Si elle veut me faire coffrer, ce n'est pas ce qui l'arrêtera. C’est quoi ta putain de logique ? » C’était facile de se présenter aux flics et de dire simplement Surveillez ce type. Il ferma un instant les paupières en passant une main sur sa nuque. S’il écoutait son degré de rage, il la battrait. Sa voix resta pourtant calme, sombre. « Quand bien même serait-elle inoffensive, ce n’est pas elle, le problème. C’est toi. » Il ramena un regard noir vers elle. « Lucas, Seth, ton avocate… » énuméra t-il, et il ne savait même pas jusqu’où la liste s’étendait. « Merde, Leïla »

« Je suis vraiment désolée » « Qu’est-ce que ça change ? » Farell frappa du pied la table basse qui grinça sèchement vers elle et heurta le canapé. La télécommande se cassa la gueule, les nouilles aussi. Sa femme disait avoir été allusive auprès de Seth et Lucas, mais Leïla n’avait aucune parole et il serait con de s’y fier. En tout cas, pour que son avocate soit au courant, ce n’était clairement pas en jouant à ni oui ni non. Farell la jaugea longuement d’un air presque sidéré, comme s’il la voyait pour la première fois de sa vie. « … Comment as-tu pu me faire ça ? » Leur couple durait tant que Leïla lui demeurait loyale, car c’était la seule chose dont il avait besoin, mais maintenant qu’elle se prouvait capable de le trahir, il ne savait même plus quoi penser. Le pire: elle le balançait, et tout ce qui l’importait, c’était son foutu livre et son roadtrip avec un étranger, à lui en faire une scène. Ça le dégoutait et ça lui renvoya ses propres paroles : on épouse ceux que l’on mérite. Farell contourna le sofa, mais avant de quitter le salon, il s’arrêta un instant, le regard baissé. « Tu ne peux pas rester là. » Il n’avait pas la naïveté de se croire capable de se séparer d’elle. Malgré tout, il l’aimait encore à en crever, son corps était imprégné d’elle, mais ce soir en l’occurrence, Farell ne la voulait pas près de lui.


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Dim 3 Juin - 12:13 )


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Je ne me moque certainement pas de lui. Je n'ai vraiment pas le temps de faire ça. Je suis bien trop inquiète pour la suite pour m'étendre sur ce premier sujet, totalement innocent à mes yeux. Farell ne le voit pas comme ça et la seule chose qui m'étonnait un peu, c'était d'être encore en train d'en parler alors que ce n'est pas important. Il me renvoie à la figure que j'ai pris bien trop de temps pour comprendre qui était réellement pour qu'il fasse confiance en mon jugement et j'ai encore du mal à croire qu'il utilise son mensonge pour faire des reproches. C'est vraiment le monde à l'envers. Pourtant, je ne m'énerve pas, bien trop consciente que je n'en ai pas le droit ce soir. "Je ne le ferais pas en douce." Mais je le ferais et je le garde là encore sous silence parce que ça ne vaut pas la peine qu'on se dispute pour ça. Vraiment pas. J'irais et il sera au courant quand je le ferais, contrairement à lui, je ne suis pas une menteuse, je le prouve encore ce soir.

Et la colère différée ne tarde pas à pointer le bout de son nez. Je ne sais pas pourquoi Farell ne s'est pas énervé immédiatement. Le temps que l'information monte au cerveau, peut-être?  Quoi qu'il en soit, je suis moins surprise par cette réaction là que par la première. Je ne me fais pas prier pour fermer ma bouche quand il finit par me le demander et j'assume même entièrement de prendre des reproches sur ma logique, mon bon sens et le fait que ce soit moi le problème. Ce soir, c'est bel et bien le cas. Pour Seth et Lucas, par contre, je rétorque avec véhémence. "Je ne leur ai rien dit à eux!" C'est quelque chose que je lui ai déjà expliqué mais il ne semble pas l'avoir entendu. Je ne bronche pas non plus à la troisième ou quatrième insulte qui sort de sa bouche. Je sursaute quand la table heurte son pied pour venir taper contre le canapé et je lui suis presque reconnaissante de s'énerver sur les meubles. Si ça ne change rien que je sois désolée, je ne peux bien évidemment pas avoir d'autres arguments. Je suis coupable et je ne suis pas assez fourbe, comme lui, pour tenter de m'en dépêtrer à sa façon. "Si les excuses ne changent rien, peut-être que tu pourrais prendre en compte que rien ne m'obligeait à te le dire et que je n'ai pas attendu 20 ans pour que tu l'apprennes par hasard!" Mais quand il me demande comment j'ai pu lui faire ça, j'ai presque envie de me frapper moi-même et de lui répondre que je n'en ai pas la moindre idée. Sauf que je ne le fais pas. A la place, je mens, paraissant de marbre parce qu'il n'a pas la moindre once d'indulgence à mon égard, encore une fois."Sûrement pour me venger inconsciemment Farell comme vous le faîtes tous si bien dans ta famille!." Voilà sûrement comment on se retrouve à dire des choses qu'on ne pense pas même si l'image de lui et Andy se glisse dans mon esprit avant d'accuser le coup de poignard qui me traverse la corps quand la sentence tant attendue tombe. J'ai envie de m'effondrer et de trouver mille arguments pour l'empêcher de me demander de partir mais là encore, je me l'interdis. Je suis la seule responsable, cette fois et il est hors de question que je l'oblige à me regarder s'il n'en a pas envie. " D'accord ... Je vais juste me changer." Ce qui, une fois sautée du fauteuil ne me prend pas plus de 5 minutes. Celle-là au moins, je l'avais vu venir et je me féliciterais presque de ne pas tomber de haut pour une fois. A croire que je commence à être rodée même si je doute qu'on puisse l'être réellement avec Farell. Tout comme je ne m'attends pas à ce qu'il soit dans le salon. Je grimace en voyant le bordel mais je ne m'arrête pas parce que si je le faisais, je finirais sûrement pas aller implorer son pardon et je ne veux pas le faire, certaine du résultat.

Je me retrouve encore une fois dans ma voiture, fébrile. La première fois, il m'a jeté dehors parce que je demandais à partir. Aujourd'hui, il l'a simplement demandé parce que j'ai fait une erreur. Cette fois, je ne pleurerais pas et je n'irais pas non plus dans mon appartement puisqu'il est vide. Complètement vide. Je me décide même à mettre de la musique pour me changer les idées et éviter de penser mais quand James Blunt se met à chanter "Goodbye my lover" dans mes oreilles pour me narguer, j’éteins le tout avant de démarrer.
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Lun 4 Juin - 13:11 )




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Farell & Leïla

« Je ne leur ai rien dit à eux! » Elle pouvait prétendre ce qu’elle voulait, Leïla n’était pas fiable : elle lui avait menti ouvertement comme lui ne s’était jamais permis. « Tu parles ! Une chance qu’ils étaient déjà au courant » rétorqua t-il pour couper court, qu’elle sache qu’il lui reprochait sa langue pendue et non la fuite de l’information – en ce qui les concernait ! Manquait plus qu’elle le mentionne à cette pipelette d’Owen, qui pour sa part était encore pardonnable avec son trouble compulsif de balance, mais qui n’était pas moins le danger numéro un de leur famille. Même si les poings partaient encore facilement avec les conneries de son grand frère, on avait appris à vivre avec. « Si les excuses ne changent rien, peut-être que tu pourrais prendre en compte que rien ne m'obligeait à te le dire et que je n'ai pas attendu 20 ans pour que tu l'apprennes par hasard! » « Je l’aurais bien appris dans quelques mois avec des menottes au poignet, à ce rythme. Que tu me le dises ou que tu te taises. » Et ça il ne le comprenait pas. Il ne comprenait pas que Leïla prenne un tel risque seulement sous le coup de la peine, de la fureur, de toutes ces excuses non valables. S’il devait mourir de sa main, il préférerait que ce soit d’une balle dans le front plutôt que d’un couteau dans le dos. « Sûrement pour me venger inconsciemment Farell comme vous le faîtes tous si bien dans ta famille! » « Quoi ? » D’où ça sort, d’où elle sort ? Cette femme n’avait aucune limite en indécence. Qu’est-ce que sa famille et leur revanche venait foutre entre eux ! Dans le combat du poignard le plus douloureux plein coeur, Leïla venait de l’emporter haut la main, elle qui parlait de mettre sa liberté en péril dans le but de se venger. Il avait déjà eu des sentiments malveillants envers son amour, mais jamais il n’avait eu le courage de mettre le quart de ses sombres pensées à exécution contre elle. La preuve encore, il aurait voulu la battre, mais c'est lui qui encaissait les coups. « Me suis-je déjà vengé de toi ? » Ce n’était pas faute de l’avoir voulu. Le mal qu’il lui avait fait n’avait jamais été le résultat d’un calcul, d’une revanche. Si Farell avait un jour voulu se venger d’elle, Leïla aurait vécu le sale coup d’Andrés comme une balade dans un champ de fleurs. Son épouse ne se fit pas prier pour partir, en quelques minutes à peine, sa voiture n’était déjà plus là. Un coup de vent, il ne l’avait même pas vue passer, tant mieux pour elle. Elle aurait risqué gros à rester proche de lui, ou simplement avec lui. La fureur combla le manque la première nuit. Le ressentiment et l’amertume comblèrent le manque la deuxième. La troisième, il ne lui restait plus assez d’hostilité pour ignorer le trou béant dans sa poitrine.

Leïla l’avait trahi. C’était l’occasion ou jamais de la haïr, de renoncer à elle. Mais même par principe, il ne le pouvait pas, ou alors il ne le voulait pas. Il ne voulait pas vivre avec cette déchirure, peut-être manquait-il de bravoure, ou simplement de haine. Il aurait voulu s’arracher le cœur, se damner, après tout ce qu’elle lui avait fait, de ne pas l’aimer moins. Qu’elle parte pour ne pas subir sa colère, c’était une sage décision, mais les jours s’étendaient et Leïla ne donnait toujours aucun signe. C’est ce qui sema le doute en lui. L’avait-elle trahi par vengeance, ou par ruse ? Elle avait savamment creusé le fossé entre eux, c’était comme si Leïla avait attendu d’être chassée, comme si elle lui avait donné les raisons de le faire, volontairement. Farell ne savait plus quoi penser. Il était désillusionné, désabusé usé. En rentrant du travail ce soir là encore, il se sentit retrouver la lente décente aux enfers d’être loin d’elle. Ne faisant même pas l’effort d’un coup de fil, il envoya un simple message : qu’attends-tu pour revenir ? C’était presque rhétorique, il avait le sentiment qu’elle ne comptait jamais revenir. Il mangea sur le pouce, et termina affalé sur le canapé du salon avec un bol d’amandes grillées, devant un film de sa jeunesse. Il avait songé au Parrain, mais ça risquait de le faire penser à Marlon, et donc, ses sermons « J’ai pas de leçon à recevoir d’un type qui n’est pas foutu de garder sa femme ». Alors il avait plutôt opté pour Orange Mécanique.


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Lun 4 Juin - 14:19 )


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Ils étaient déjà au courant. Je me prends en pleine tête le fait que Seth semble être au courant et qu'il ne m'a rien dit. Andy a raison sur une chose. Je suis entourée de menteurs et je suis la seule à ne pas m'en rendre compte. Finalement, la graine pousse tout doucement, exactement comme il le souhaitait. Je préfère ne pas m'étaler sur ce sujet. Ne pas lui demander pourquoi il m'a questionné sur Lucas alors qu'il savait qu'il était au courant. Pourquoi me reprocher d'avoir failli en parler à Seth alors que lui aussi savait déjà tout. Parce que je ne vois qu'une raison, celle de me piéger et je n'ai aucune envie d'entendre que je suis tombée en plein dedans, encore une fois. Mon sang se glace quand il parle de menottes et je me sens d'autant plus idiote, d'autant plus coupable même si je sais que Laurel ne le dénoncera pas. J'ai tout de même pris le risque et j'aurais pu tomber sur quelqu'un de différent. Une personne qui se moquerait de ce que je lui dis et qui aurait dénoncer Farell sans sourciller. Quand il finit par me demander s'il s'est déjà vengé de moi, j'ose à peine répondre que s'il ne l'a pas fait volontairement, saccager mon appartement et m'humilier, c'était tout comme parce que ce serait amoindrir la faute que j'ai commise ce soir et ce n'est pas mon genre. Je ne dis ni oui, ni non même si tout en moi répond évidemment Farell. Je ne peux malheureusement pas savoir qu'à côté de sa véritable colère ou d'une possible vengeance, ça, ce n'était rien.

L'auberge a été la solution de facilité. Retourner dans mon appartement et tout réaménager alors que j'attends simplement que la colère de Farell s'estompe aurait été réellement idiot. Je dois également avouer que les menaces du mini Wilde ne sont pas tombées dans l'oreille d'une sourde et quitte à éviter les problèmes, autant le faire jusqu'au bout. Je ne suis pas assez inconsciente pour penser que c'était des menaces vides de sens, j'ai bien compris que ce n'était pas le genre de la famille, surtout maintenant que je sais que sur les mensonges, il avait entièrement raison. J'aurais sûrement apprécié la vie à l'auberge si je n'étais pas si désespérée de ne pas savoir si oui ou non, Farell accepterait de m'adresser la parole à nouveau. Même si je n'ai que ce que je mérite, ça ne rend pas la situation plus facile pour autant. Le téléphone en main, hésitante, comme tous les jours. Est-ce que je dois lui écrire? Est-ce que je devrais débarquer à son café par hasard? Histoire de vérifier s'il mignorerait. A son travail? Idiot. Je peux difficilement faire semblant d'acheter une voiture. Je laisse le téléphone retomber sur le lit en fermant les yeux alors que je l'entends vibrer. Je ne veux parler à personne, aujourd'hui. Je suis largement mitigée entre le ressentiment et la culpabilité. Le ressentiment parce que Farell m'a obligé à revenir pour finalement m'obliger à repartir, ce qui n'a aucun sens même si j'arrive presque à comprendre pourquoi il l'a fait. Et la culpabilité parce qu'encore une fois, je lui ai fait du mal. Je récupère mon téléphone parce qu'il faudra bien que je sorte de cette chambre pour aller me nourrir, j'ouvre le message en m'asseyant et je reste un long moment devant le téléphone. Les entrailles broyées ont l'air de se remettre tout doucement et le soupir de soulagement qui finit par sortir a l'air d'être là à attendre depuis longtemps.

Arrivée à la maison, j'entre pourtant avec la plus grande des discrétions, espérant sûrement que Farell dormirait et qu'il ne le verrait que demain. Même s'il a accepté que je revienne, je ne me fais pas d'illusions. Je suis une traîtresse à ses yeux, je l'ai bien enregistré. Mon sac glisse dans l'entrée quand je le vois dans le canapé. Pour l'entrée invisible, je repasserais donc plus tard. Je retire également mes chaussures et j'ose même m'avancer vers lui. "Bonsoir..." J'ai l'impression horrible de marcher sur des oeufs et je ne suis vraiment pas douée à ça. Je suis presque certaine d'en écraser une bonne centaine. Je jette un coup d'oeil vers le film qu'il regarde et je souris, retenant un commentaire positif, de peur qu'il finisse par zapper juste à cause de moi. Je m'assieds également dans le grand canapé, glissant mes jambes sous mes fesses et prenant soin de ne pas le faire de trop près. "Je suis contente que tu m'aies écrit." Je ne vais sûrement pas lui dire que son message laissait supposer que j'aurais dû deviner que je pouvais revenir alors qu'au vu de la conversation précédente, c'était IMPOSSIBLE. Je tente d'ignorer mon coeur qui bat la chamade avant de demander doucement. "J'imagine que tu ne veux sûrement pas en parler Farell mais je suis affreusement et horriblement désolée. Demande moi ce que tu veux. Ce que tu veux et je te jure que je le ferais si ça peut te permettre de me pardonner même un tout petit peu." En comptant toutes les choses idiotes que j'ai faîtes jusque là, la liste est longue mais c'est sûrement la pire que je fais en ce moment. Ce n'est pourtant plus le cerveau qui réfléchit mais bien mon coeur qui parle. La souffrance sur le visage de Farell ce soir là, face à ma trahison m'a dégoûté de moi-même. Je comprends Andy et j'entends Seth et Farell me répéter qu'on finira par perdre tous les deux. J'aurais dû écouter. Je m'avance légèrement vers lui en glissant dans le canapé et j'attends persuadée que c'est perdu d'avance mais je m'en moque. Je serais incapable de supporter le fait que Farell m'en veuille à vie même si j'ai bien conscience que c'est déjà le cas et que je n'ai rien fait pour arranger mon cas jusque là.

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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Mer 6 Juin - 22:02 )




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Farell & Leïla

Echoué sur le canapé, un bras replié sur l’accoudoir et la joue écrasée dans sa paume, Farell ne réagit pas quand la porte d’entrée s’ouvrit, comme si cette arrivée impromptue faisait partie du film dans lequel il était plongé. Son absence de réaction était un mélange entre la paresse, la nonchalance, et surtout une forme d’incrédulité. Qui viendrait l’ennuyer à cette heure-ci ? Daignant détacher son regard de l’ultraviolence sur fond de Beethoven sordide mais paradoxalement fascinante, Farell eut bien du mal à réaliser que Leïla ne s’était pas contentée de lire son message. Elle avait choisi de le rejoindre, et affichait un petit sourire qu’il ne savait pas vraiment interpréter, mais qui était en tout cas loin de respirer l’assurance et la joie de vivre. Son mari n'était pas mieux pour sa part. Et puis, Farell avait toujours été quelqu’un d’assez prévisible, fidèle à lui-même autant qu’il l’était envers les autres, mais depuis que sa relation se cassait la figure, il arrivait à se surprendre lui-même. Cette instabilité n’était rien d’autre que la conséquence directe de l’indécision de Leïla, qui le perdait complètement. Son incompréhension et sa lassitude en étaient directement imprégnées dans son regard acier. « Leïla ? » murmura t-il avec un léger froncement de sourcils dubitatif, tandis qu’elle s’avançait prudemment vers lui. Il y avait une forme de qu’est-ce que tu fais là ? presque crédule dans sa voix. Farell était auparavant convaincu qu'elle ne reviendrait pas, pas ce soir en tout cas. Son amour était toujours fuyante, prompte à partir quand il le lui demandait, et non pressée de revenir chez eux quand l’eau coulait sous les ponts. Farell était obstiné, implacable, mais il n’était pas aveugle. Or on pouvait difficilement rater les parts d’ombres dans l’amour mitigé que Leïla lui portait. Il s’éclaircit la gorge pour mieux ravaler le résidu d’amande qui y stagnait. « Bonsoir... » Elle s’assit à une distance raisonnable de lui et Farell continua de la dévisager, essayant de lire sur son regard, et sur ses traits, le degré de vérité dans ses mots. A l’heure actuelle, Leïla avait plus l’air craintive que réellement contente.

Elle avait raison en tout cas, il ne voulait plus entendre parler de sa connerie. Blasé, il mit le film en pause, laissa tomber la télécommande à côté de lui, et se pencha pour poser son bol d’amandes sur la table basse. Il se rassit ensuite un peu mieux, se mettant plus droit dans le fond du dossier, la tête tournée vers elle. Le côté de son visage était légèrement rougi d’être resté si longtemps appuyé dans sa main. « J’y penserai » Il ne savait pas ce qu’il pouvait lui demander. D’elle, il n’avait jamais rien attendu de plus que son amour et sa loyauté. Il ne savait pas ce qu'il pouvait lui demander de concret, d'autre. Alors Farell garda cette carte en réserve, mais il n’arrivait pas à être pleinement convaincu que Leïla tenait à se racheter simplement pour que tout aille mieux entre eux. Elle cumulait peut-être trop de preuves accablantes allant dans la théorie de la destruction progressive et préméditée de tout ce qu’ils avaient construit ensemble. Il n’arrivait même pas à se sortir de la tête cette vengeance dont elle avait parlé, et s’il en était inquiet, c’est peut-être aussi parce qu’il avait conscience que sa femme pouvait légitimement en revendiquer une. « Ce que tu attendais, c’était donc… un signe de ma part » interpréta t-il en se remémorant le message assez pète-sec qu’il lui avait envoyé. Farell baissa le regard sur l’espace entre eux, avant de retrouver son visage. Entre sa réticence à revenir et les pincettes qu’elle prenait avec lui, il ne put s’empêcher de demander, un brin moqueur : « Quoi, je t'effraie encore ? » Il l'avait connue plus téméraire. Son petit rictus sardonique s’estompa. Farell frotta sa paupière du bout des doigts, un geste machinal trahissant sa fatigue, et laissa retomber sa main avec un soupir las, les yeux rivés sur l’écran en pause. « Tu m’avais demandé ce qu’il reste de nous, je t’ai dit que la balle est dans ton camp. Qu’est ce que tu veux Leïla ? Qu’est-ce que tu veux vraiment ? » , demanda t-il un peu sèchement.



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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Jeu 7 Juin - 10:09 )


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Pas plus que je ne m'attendais à le voir dans le canapé en entrant, lui ne s'attendait à me voir entrer par la grande porte. Je l'entends même dire mon nom comme si c'était réellement improbable. Je peux le comprendre, je n'ai vraiment rien fait pour aller dans son sens ces temps-ci mais le pire était sans aucun doute de l'avoir trahi et balancé. Je préfère essayer d'oublier ce que j'ai lu dans son regard au moment où il l'a appris ou je risque de me détester à vie. Difficile de vivre avec soi-même dans ses conditions. C'est presque désolée que je regarde son bol sur la table et le film qu'il met en pause. J'ai juste réussi à lui couper l'appétit, encore une fois. Le fait qu'il choisisse d'y penser n'est pas bon signe à mes yeux. C'est juste signe que je viens de lui donner un pouvoir immense et qu'il ne s'en sert même pas parce qu'il ne croit pas mon action pardonnable. C'est un constat déprimant. Le sien est plus réalisté. Evidemment, je n'attendais qu'un signe de sa part, après tout, j'étais partie uniquement parce qu'il me l'avait demandé, cette fois-ci. Je penche légèrement la tête. "Ca t'étonne?". Question qui aurait presque pu répondre à la sienne, quand il me demande si j'ai peur de lui. D'ailleurs, il a la mémoire courte puisqu'on en a déjà parlé, le soir où il m'a ramené de mon appartement. Peut-être qu'il ne m'a pas cru, ou peut-être n'étais-je pas assez crédible? "Là, j'ai surtout peur que tu me rejettes. Ou pire. Que tu ne le fasses pas, que tu disparaisse au matin et que ce soit juste comme avant. Pas l'avant bien non. L'avant nul. Complètement nul." Je précise bien sur le moment parce que oui, maintenant quand Farell s'énerve, j'ai tendance à craindre sa réaction. D'où le départ précipité.

Je le regarde glisser sa main sur son visage et j'y lis bien plus de fatigue que je ne voudrais voir. Une fatigue qui est peut-être un peu de ma faute. Peut-être même entièrement. Quand ses questions tombent, son ton a beau me déranger un peu, ce n'est rien à côté de la multitude de réponses qui me traversent l'esprit en une micro seconde. Un million de réponses toutes aussi différentes les unes que les autres. La première qui me saute aux yeux alors que j'ai faillit mourir en pensant que c'était lui qui allait demandé le divorce il y a quelques jours c'est. "Qu'on se retrouve." Je soupire. "Cette distance, ses mensonges, cette colère. J'ai juste envie que ça s'arrête mais ce n'est pas possible, pas vrai? Tu ne peux pas oublier que je suis partie. Je ne peux pas oublier que tu m'as menti. Tu n'oublieras certainement pas que je t'ai trahi et j'oublierais difficilement la manière dont tu m'as traité..." Je m'avance encore cette fois, toujours sans le toucher parce que je me rappelle comment ça s'est terminé la dernière fois que je l'ai approché de trop près. Je suis tombée dans ses filets et je me suis réveillée la boule au ventre. C'est de ce nul là dont je parle. "Mais... Vraiment? L'état de notre couple ne tient qu'à moi? Notre avenir ne tient qu'à moi?" Ca me semble si peu logique que je me demande encore pourquoi est-ce qu'il me le répète malgré sa réaction de la veille face à ma trahison. Je souris bêtement en me laissant aller contre le dossier du canapé et en récitant, croyant au Père-Noël avec toute la foi d'une pauvre enfant.

"Alors je veux que tu sois là pour qu'on mange ensemble tous les soirs. Je veux venir avec toi quand tu vas à l'orphelinat, je veux voir ce que tu y fais. Je veux des ballades au bord de mer avec tout le package. L'apéro, main dans la main et pourquoi pas un coucher de soleil? Je veux qu'on prenne des vacances et qu'on s'exile, je me moque d'où tant qu'on est que tous les deux. Nanc' n'est plus là alors je veux me promener nue dans la maison et je veux que toi aussi tu le sois. Comme ça je finirais par être fatiguée de te voir nu au lieu d'avoir l'impression de m'évanouir à chaque fois que tu enlèves ton tee-shirt. Je veux des repas de familles, des barbecues. Je veux qu'on aille voir Nanc' ensemble faire du patinage et qu'on ne se donne pas rendez-vous pour s'y retrouver. Je veux qu'on rebaptise chaque pièce de la maison en y faisant l'amour puisqu'il n'y a plus que nous deux. Je veux faire ça plusieurs fois. Oh et je veux pouvoir prendre mes propres décisions sans avoir à attendre ton accord. Je veux que tu me fasses confiance. Je veux que tu puisses me parler de ta journée sans avoir peur que je parte juste parce que je ne suis pas d'accord. Je continue? Et puisque tout ça ne tient vraiment qu'à MOI. Je n'ai pas à te demander ton avis et je peux le prendre pour acquis. Je te laisse te déshabiller pendant que je nous réserve un week-end?" J'attrape alors mon téléphone en jetant des petits coups d'oeil vers lui.
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Sam 9 Juin - 19:32 )




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Farell & Leïla

« Ca t'étonne? » Le silence s’invita un court instant, teinté d’accablement plus que de rancune. « Non. Ça me déçoit. » Il pensait encore monter d’un cran dans l’écoeurement quand il crut l’espace d’un instant que sa femme allait lui répondre par l’affirmatif, qu’il l’effrayait encore. C’était peut-être injuste, d’attendre d’elle qu’elle soit forte, tenace, et confiante sur l’amour qu’il lui portait. « Là, j'ai surtout peur que tu me rejettes. Ou pire. Que tu ne le fasses pas, que tu disparaisse au matin et que ce soit juste comme avant. Pas l'avant bien non. L'avant nul. Complètement nul » A combien d’années remontait l’avant « bien » ? Farell disparaissait le matin depuis toujours, comme toute personne ayant un travail. Si elle faisait référence au temps où elle vivait dans le mensonge, navré mais depuis, elle l’avait quitté. « C’est parfaitement clair », ironisa t-il froidement. Farell refusa de tergiverser plus longtemps et réclama un droit au but. « Qu’on se retrouve ». Il l’observa avec prudence et ne détourna le visage qu’après avoir lu l’honnêteté dans ses yeux. Dans le fond, il était soulagé qu’elle veuille encore que ça marche. Cela ne signifiait pas pour autant qu’il avait confiance en l’avenir, elle avait un talent certain pour lâcher l’affaire, Leïla. Il n’émit aucun commentaire sur la suite, même s’il aurait volontiers apprécié le silence sur ce qu’il lui avait fait. Wilde ne se serait pas comporté comme un sombre connard si elle ne l’avait pas poussé à bout, il voulait bien qu’elle soit incapable de le pardonner, ou même de cautionner, mais qu’elle puisse au moins le comprendre et se taire sur le sujet, ça lui irait. La tête appuyée contre le dossier, Farell observait l’écran sans vraiment le voir. «Mais... Vraiment? L'état de notre couple ne tient qu'à moi? Notre avenir ne tient qu'à moi? » « Tu m’épuises » Il n’avait même pas la volonté de rappeler qu’elle était la pièce fragile de leur couple. Malgré toutes les raisons qu’elle lui avait donné pour la quitter, il refusait de le faire. Sa confiance était sapée, mais pas son amour pour elle.

Leïla s'était rapprochée, toujours prudente. Ce qu’elle lui demanda lui semblait raisonnable, voire assez normal, lui aussi voulait la retrouver. Il eut tout de même un petit signe négatif de la tête, faussement exaspéré. Leïla pouvait toujours rêver pour qu’il se promène à poil chez eux, ou qu’elle fasse de même. Seth ne savait pas toquer à la porte d’un Wilde, Andrés non plus, quand il avait l’indulgence de ne pas passer par la fenêtre. Farell était catégoriquement contre cette idée. Il en aurait également à redire sur cette confiance qu’elle réclaimait, et encore plus sur sa volonté qu’il n’intervienne pas dans ses décisions, qu’elle avait souvent de mauvaises. Il eut un petit sourire à ses derniers mots. En revanche, il n’était pas contre l’idée de partir. « Où va t-on ? », demanda t-il en baissant le regard sur sa chemise dont il referma le bouton central pour mieux couvrir son corps. Avant qu’elle ne lui fasse remarquer qu’il ne semblait pas avoir tout compris, au vu de son geste, Farell la devança en levant un regard blasé vers elle. « Je ne suis pas un naturiste. Et je ne veux pas que tu te promènes nue ici. Quand prendrais-je le plaisir de te déshabiller ? » Le ton neutre, quoiqu’assez las, indiquait qu’il risquait d’attendre un peu avant de vraiment reprendre du plaisir à cela, ou alors avait-il besoin d’être convaincu. En l’état actuel des choses, il n’avait pas envie de lui faire l’amour, ce n’est pas pour autant qu’il refusait de faire des efforts, ou qu’il refusait les vacances qu’elle réclamait. Il resta un long moment silencieux, pensif et passif, avant de secouer la tête. « Tu n’imagines pas combien je suis furieux » souffla t-il en se passant une main dans les cheveux. Il avait beau être calme, ses mots n’étaient pas moins vrais. « Tu es la dernière personne portant le nom de Wilde en qui j’ai confiance. Ça peut changer, mais pas demain… et je te déconseille de mentionner la conversation avec ton avocate à qui que ce soit dans ma famille, parce qu’on risque de te retrouver dans un sèche-linge en Sibérie », ajouta t-il nonchalamment. Avec du recul, il n’était même pas certain que ce soit une exagération quand il songeait à Marlon, Alicia, ou même Andrés. « C’est peut-être inutile de le préciser remarque. Tu m’avais l’air calée sur les revanches familiales. D’où tu tiens ça ? » Vu combien il s’était évertué à tenir Leïla à l’écart de tous les plans de destruction made in Wide, Farell songea à ce qu’Owen avait par mégarde laissé échapper une aventure à laquelle il avait participé. C’était hélas la chose la plus probable.

Lassé de baigner dans cette atmosphère pesante, Farell se leva. Il était temps de se défaire du pyjama. « Je vais m’habiller. On sort ». Il était vingt-et-une heure passée, Farell bossait le lendemain, mais il s’en fichait pas mal. Le bord de mer, avait-elle dit ? Il y avait des terrasses sympas.



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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Sam 9 Juin - 20:41 )


I was a fool to let you inside my head

Je ne m'attends pas à une quelconque réaction de la part de Farell. A aucune, en fait. J'ai bien compris que je n'en méritais pas forcément à ses yeux. Si ça avait été sur le point de changer à un moment entre la demande de divorce et l'aveu sur la discussion avec mon avocate. Aujourd'hui, c'était bien peine perdue d'avance. Je ne rechigne donc pas, plutôt certaine de ma culpabilité à ce niveau-là, quand il répond à peine à chacune de mes questions. Au lieu de m'éclaircir sur le sujet, assurément, il me perd. Pourquoi serait-il déçu que j'attende un signe de sa part pour revenir? S'attendait-il à ce que je désobéisse et que je m'entête? Ou a ce que je revienne plus tôt? Préférait-il alors que je ne revienne pas? Ce qui n'a pas de sens, puisqu'il m'a lui-même envoyé un message. Je reste dans le flou, prenant le temps d'avaler l'idée que je l'épuise même si je n'ai pas réellement eu besoin de l'entendre pour le voir. L'entendre est tout de même différent. J'en suis d'ailleurs désolée sauf que ce sont là aussi des excuses qui tomberaient dans l'oreille d'un sourd pour le moment. Je précise tout de même. "Ce n'est pas ce que je veux pourtant." L'épuiser. Je souhaiterais même tout le contraire.

"QUOI?" J'ouvre grand la bouche, le téléphone en main quand il finit par me demander où on va. Je dois avouer que je m'attendais simplement à ce qu'il démonte chacune de ses idées, plus par colère que par logique. J'en ai même balancé plus de la moitié sans réellement y réfléchir, certaine que ce serait des choses que je n'aurais pas juste parce que j'avais osé les évoquer ce soir-là. Je n'ai rien cherché du tout. Pas même l'ombre d'un endroit où aller. Je commence à fouiller dans mon téléphone avant de trouver. "Haiti?" Je tente au pif la première destination qui me passe par la tête et je rajoute, légèrement perturbée. "Je pensais que tu dirais non." Et comment croire le contraire alors que j'ai tout fait pour qu'on en arrive à là. Consciemment ou pas. Je ne dis rien pour le fait de se promener nus, au final, j'ai lu ça dans un livre et je reste persuadée que ça semble plus ridicule en réel que sur la lecture. Evidemment, je n'aurais pas osé le dire à voix haute si ça aussi, il avait fini par l'accepter. Je l'entends alors dire bien trop calmement que je suis incapable d'imaginer à quel point il est furieux. Assez cependant pour savoir que s'il le dit sur ce ton là, ce n'est déjà pas bon signe et qu'il ne faudrait pas grand chose pour que ça m'explose à la figure.

Mon palpitant prend un sacré coup quand il m'annonce que je suis la dernière Wilde en qui il a confiance. Ca aussi, ça ne devrait pas être nouveau pour moi. J'ai bien appris son activité trop tard. J'en viendrais même presque à me demander si je ne suis pas la dernière des Wilde au courant, justement. Pourtant, c'est blessant. Cassant parce que j'ai toujours eu l'illusion qu'elle m'était acquise malgré tout. Aujourd'hui, je n'en ai plus une miette. "D'accord." Je n'acquiesce pas seulement pour le fait de ne rien dire aux Wilde mais également parce que j'accepte l'idée d'avoir perdu sa confiance. Ce qui ne veut pas dire que je ne ferais pas en sorte de la récupérer. Là encore, j'ai compris que le lui dire ne servirait à rien dans l'état actuelle des choses. Parler ne servira à rien ce soir, connaissant Farell, il va simplement me juger par mes actes sur la prochaine décennie. Je toussote à sa question. Ni balancer, ni mentir. C'est assez compliqué de choisir entre les deux. C'est pourtant la vérité que je choisis, comme souvent. Et elle est sans jugement ou presque. "C'est Andrès... Il s'est un peu vengé de mon départ de la maison. Enfin, selon ses termes, ce n'était qu'un avertissement. Tu pourras le féliciter." Dis-je avec un petit sourire ironique, me rappelant que cette discussion, j'aurais voulu l'avoir plus tard. Surtout pour lui demander pourquoi un enfant de cet âge, même mature, pouvait se permettre de faire une chose pareille? Et s'il osait agir ainsi avec la famille, qu'en était-il des inconnus? "Après tout, c'est bien en prenant exemple sur vous qu'il a fini par agir ainsi, non?" Et même si c'est dit sans animosité, c'est bien toute l'inquiétude qui parle à ma place. Si aujourd'hui, il est aussi terrifiant que Farell, qu'est-ce que ça donnera à l'âge adulte. "Ca m'a quand même permis de rencontrer sa copine Brianna. Elle a l'air gentille et elle est très jolie." Je me relève, comme si c'était ça, finalement, le plus important. Et pour moi, ça l'est un peu. Andrès n'est pas coupable dans mon esprit. Une logique un peu caduc.

Je m'apprête à lui trouver quelque chose à manger d'un peu plus élaboré que ses fameuses amandes mais je le vois se lever un peu après moi et une phrase dont je capte le sens longtemps après sort de sa bouche. Je le fixe, muette le temps de quelques secondes. Cette fois, je sens mon coeur danser mais Farell n'est pas assez concentré sur moi pour le voir. C'est pourtant flagrant, le sourire sur mes lèvres prend tellement de place qu'il ferait peur à n'importe quel Farell calme et taciturne. "Tu m'aimes." Je lâche alors sans réfléchir, comme un cri du coeur, une évidence. J'ai tout fait pour que ça se passe mal et sur des simples paroles, une simple demande, il m'accorde bien plus que je ne le mérite. "Tu m'aimes tellement. J'ai de la chance." Et je balance la tête, déçue de ne pas m'être concentrée sur ça, il y a un mois et demi. J'essaie de calmer mon sourire pour éviter qu'il finisse par me dire que si je souris comme ça, il sortira seul. Ou même qu'il me demande de me calmer parce que j'en serais bien incapable. Je détourne le regard pour éviter de l'éblouir ou de le saouler avec ma joie immense et je m'appuie contre la table de travail. "Je ne bouge pas d'ici." Et c'est plutôt moi qui suis fatiguée à présent. Fatiguée d'être éblouie par l'homme qui partage ma vie depuis tant d'années. Fatiguée de cet ascenseur émotionnel continu qui pourrait finir par nous bousiller un jour. Surtout lui, aujourd'hui. Pourtant, quand il réapparaît. Il ne reste plus rien de la fatigue. Il ne reste que l'éblouissement.


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Jeu 14 Juin - 23:18 )




I WAS A FOOL TO LET YOU INSIDE MY HEAD

Farell & Leïla

Il ne s’était pas attendu à son exclamation, ça lui fit siffler l’oreille. À défaut de sursauter, Farell ferma une paupière avant de la rouvrir sur elle avec un regard blasé. Il ne comprenait pas comment, après toutes ces années, il arrivait encore à la surprendre : Farell aurait dû être d’une prévisibilité grotesque depuis le temps. « Haiti? » Mh. L’île d’à côté. Pourquoi pas Cuba, tant qu’à vouloir se montrer mainstream. « C’est original dis donc » rétorqua t-il avec un petit sourire en coin ironique. « Je pensais que tu dirais non », se justifia t-elle. Farell eut un léger haussement de sourcils. Leïla avait tellement enchainé les stupidités qu’il avait oublié qu’elle pouvait aussi faire preuve d’entendement parfois. C’est vrai, s’il l’aimait un tout petit moins, si elle ne lui avait pas douloureusement manquée, il aurait nettement refusé. « … Et tu ne l’aurais pas volé » reconnut-il dans un soupir en secouant légèrement la tête. Farell était exaspéré contre elle, fatigué d’être le seul à faire en sorte que ça marche, à l’en secouer virulemment parfois. Mais il ne pouvait pas feindre de ne pas voir son regret sincère sur sa connerie. L’en punir ne ferait qu’empirer les choses, leur relation ressemblait déjà à celle du Titanic, que ce soit Jack ou le paquebot en lui-même, ça finissait loin sous la flotte pour les deux. Tout gilet de sauvetage était donc bon à prendre.

« C'est Andrés... Il s'est un peu vengé de mon départ de la maison. Enfin, selon ses termes, ce n'était qu'un avertissement. Tu pourras le féliciter » Farell n’eut aucune réaction, il resta imperturbable. Certes l’oncle avait demandé au plus jeune de rester en dehors de leurs histoires, mais s’il ne l’y avait pas mêlé au tout départ en lui demandant de retrouver l’adresse de Leïla, Andy se serait forcément tenu tranquille. Farell était curieux de la vengeance dont elle parlait, mais ne posa aucune question. Connaissant son neveu, elle devait être bien odieuse, mais il n’avait pas pour autant envie de lui faire regretter ses actes. C’est d’ailleurs pour cette raison que, malgré sa curiosité, il ne demanda aucune précision à Leïla. L’ignorance, c’était une bonne excuse à la passivité. Sa chère femme ne lui fit pas le plaisir de rester totalement passif cependant. « Après tout, c'est bien en prenant exemple sur vous qu'il a fini par agir ainsi, non? » insista t-elle. En général, concernant les conneries, les gosses avaient plutôt tendance à être inspirés par leurs copains et non les parents, mais Leïla n’avait pas l’air si ignare sur les antécédents des Wilde. Farell se demandait à quoi elle pensait, précisément, en disant cela. « C’est une supposition, ou tu fais référence à quelque chose en particulier ? » Quelle que soit sa réponse, il n’avait pas l’air inquiet le moins du monde. Il eut un léger sourire quand Leïla parla de la fameuse Brianna. De ce qu’il en avait entendu, et entrevu, Farell aimait bien cette petite. Il avait déjà aperçu Andrés zoner avec elle. Il ne l'avait pas rencontré officiellement comme Leïla cela dit.

« Tu m'aimes » Alors qu'il comptait aller se changer, Farell se figea un instant et lui jeta un regard critique. On aurait dit qu’elle le découvrait. C’est maintenant qu’elle se réveillait, après toutes ces années. Comble de tout, elle souriait comme une idiote, ou bien il considérait son sourire idiot parce qu’il la trouvait juste « Idiote… » Il comptait s’abstenir de commentaire au départ mais celui-là s’était échappé malgré lui, entre ses dents, avant qu’il ne l’ignore et ne reprenne son chemin vers les escaliers. Ce fut une des rares fois où il prit un certain plaisir à retirer un pyjama, il n’en pouvait plus de cette ambiance à la maison et avait besoin de se changer les idées. Après avoir enfilé rapidement un jean sombre et un pull léger, il retourna sur ses pas et enfila ses Bexley à l’entrée. Il ouvrit la porte à Leïla avant de sortir en tâtant ses poches de pantalon pour vérifier qu’il avait bien pris son portable et son portefeuille. Tout était en ordre, si ce n’est qu’il marchait à côté de sa femme sans la toucher. Son visage impassible était un leurre, la colère et le doute lui pesaient encore sur le cœur. Ils parcoururent tranquillement la rue en pente, qui descendait vers l’océan au bout d'une quinzaine de minutes de marche à l’allure de Leïla. Ils vivaient un bel endroit, la vue depuis leur villa d’architecte était imprenable. Ils se situaient ni trop loin, ni trop proche de l’eau – Farell ne trouvaient en rien le bruit des vagues apaisant, c’était juste du bruit. Au bout de quelques minutes, il tourna le visage vers elle. Elle lui manquait tant qu’il ne put se résoudre à négliger ce petit bout de femme plus longtemps. Farell passa un bras autour de ses épaules et la rapprocha de lui avec un discret sourire indulgent. Comment une femme si petite pouvait lui attirer de si grands soucis ? « J’avais presque oublié à quoi ressemblait une soirée au bord de mer… » Farell avait oublié la beauté de la nuit, les éclairages des terrasses et des bars sur la plage, lors des promenades le long de la baie. Il avait perdu le goût de sortir au départ de Leïla. « Marlon aime bien cet endroit », dit-il en désignant une terrasse de bois blanc en hauteur, surplombant la plage. « Quand tu étais partie de la maison, sa femme lui a mis une sacrée misère un soir, alors on est venu jouer les hommes célibataires ici. On a invité des filles à notre table, ça nous a changé de vos têtes d’emmerdeuses » raconta t-il avec une totale nonchalance qui ferait passer n’importe quel bobard pour vérité absolue, pour peu qu’on ne le connaisse pas suffisamment. Farell n'était pas vraiment sorti après que son épouse eut claqué la porte. Et s'il est vrai que des femmes étaient déjà venues à de rares occasions à leur table avec son frère, non seulement Leïla vivait toujours avec Farell à ce moment, mais elles s'étaient invitées toutes seules sans qu'on ne leur demande rien. Suite à cette plaisanterie douteuse balancée avec grand sérieux, l’air de rien, il s’arrêta devant les marches et se tourna vers sa femme en haussant un peu les sourcils. « A moins que tu ne préfères aller ailleurs ? » Farell n’avait pas faim de toute façon, il se contenterait de boire un peu.


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 15 Juin - 21:09 )


I was a fool to let you inside my head

Je me retiens de lui tirer la langue quand il parle de l'originalité de notre possible future destination. Dans une petite moue, je lâche doucement. "J'ai juste pensé que si on perdait moins de temps à voyager, on en aurait beaucoup plus juste pour nous." Sans compter que je ne me trouve pas toujours au meilleur de ma forme en avion. Pour éviter d'avoir le mal du transport, je prends des cachets ou je dors en général. Il y a plus romantique, même si je peux me servir de son épaule pour ça. Il précise alors que je n'aurais pas volé un refus de sa part et je lève les yeux au ciel. Comme si je ne le savais pas. Je ne méritais pas cette attitude presque impassible. Cette acceptation silencieuse de mon erreur même s'il ne l'effaçait pas était trop beau pour être vrai. Au lieu de m'enfoncer dans ma bêtise, je ne dis donc rien et j'accepte silencieusement ce reproche que je mérite amplement.

Je ne m'attends pas à ce qu'il réagisse à l'annonce de la vengeance d'Andy. Sinon à quelque chose près, je m'attends à un sourire parce que son neveu a sûrement fait du bon boulot. Je suis contente de voir qu'il n'y a rien de tout ça. Contente de constater que même s'il ne désapprouve pas il n'approuve pas non plus. Je souris quand il me demande si c'est une supposition ou si je fais référence à quelque chose en particulier. Je souris parce que je pense à lui répondre ironiquement mais je me retiens. Faire amende honorable, c'est aussi avaler sa fierté le temps d'une soirée. Ou quelques heures, a minima. "Je me remémorais simplement les possibles délits de ta famille de mafieux auxquels tu faisais référence la dernière fois que tu as daigné être un modèle de sincérité avec moi. Andy y participe?" J'ose espérer qu'il va me répondre non et qu'il sera sincère mais je commence à me dire que ce serait idiot d'en espérer autant à ce niveau-là. J'ai de sérieux doutes quant au fait que ces deux conditions puissent aller de paire. Le mieux serait plutôt que j'ouvre les yeux au plus vite sur plus de la moitié des membres de ma famille, voire toute la famille.

Le fait qu'il me traite d'idiote sonne presque comme une douce mélodie à mon oreille. Ce n'est pas la première fois et si c'est ce sourire qui le ramène à mon incapacité à réfléchir comme une femme d'affaires quand il s'agit de lui, alors je suis contente qu'il le voit sur mon visage à ce moment-là. Tout, ces derniers temps, a été fait pour que je doute de cet amour. De sa force, non. De sa sincérité, totalement. Alors cette prise en compte directe de mes sentiments et de mes envies est surprenante, pas de manière générale cela dit. Je suis une capricieuse qui s'assume, particulièrement avec Farell. Principalement avec Farell. Je ne lui répète pas qu'il est beau quand il débarque avec ce pull que j'aime tant. Ce qui ne me fait pas penser à en prendre un pour autant. J'ai besoin de sentir cet air frais. Au bout de plusieurs minutes, je le regretterais sûrement mais je m'en moque. Je m'apprête à glisser ma main dans la sienne en sortant quand il se met à fouiller dans ses poches. Je remarque cependant qu'il garde ses distances volontairement quand on commence à marcher et, pour éviter d'essuyer un refus, et pour ne pas le brusquer, je le respecte. Je prends une profonde inspiration en ouvrant un peu les bras. "Ça fait du bien!" Il me devance un peu, souvent. Pourtant, ça ne l'empêche pas de ralentir l'allure à chaque fois, ce qui me pousse à ralentir toujours un peu plus pour vérifier s'il finirait par s'en plaindre. Je souris dans son dos parce qu'il ne le fait pas, à aucun moment.

Arrivés au bord de mer, il se retourne même et je m'empresse d'effacer ce sourire de maligne sur mon visage en me concentrant sur lui. J'ai l'impression qu'il va dire quelque chose mais à la place, il glisse son bras autour de mes épaules en m'avouant qu'il avait oublié à quoi ressemblait le bord de mer. "Raison de plus pour le faire plus souvent." Je lève ensuite les yeux vers lui quand il parle de Marlon et je tourne la tête pour observer la terrasse dont il me parle. "Marlon a toujours eu beaucoup de goûts. Comme toi."

Mais heureusement, Farell ne serait pas Farell s'il ne finissait pas par me faire manquer quelques battements de coeur en l'espace de quelques minutes. Je recule un peu, son bras ne tombe pas mais je m'éloigne en l'observant. Sérieux comme en m'annonçant une mort tragique. C'est d'ailleurs ainsi que ça sonne jusqu'à ce que je tente d'imaginer la scène. Elle me paraît absurde mais l'est-elle pour autant? Depuis ses mensonges, ma paranoïa est légèrement exacerbée, ce qui me rend, la plupart du temps, malade. Je déteste être comme ça. Je me déteste comme ça. "Tu plaisantes?" Je me reprends et je ne le laisse pas répondre. "Tu plaisantes." Je balance la tête et je glisse ma main dans sa poche arrière. "J'ai bien failli mourir... de rire!" Bien failli mais finalement, j'ai surtout failli mourir tout court. Je glisse ma main dans sa poche arrière et je me sers de l'autre pour le pincer au niveau des côtes. "J'ai compris Farell, mon départ ne t'as fait ni chaud ni froid. T'es un homme, un vrai que rien ne peut atteindre et sûrement pas une idiote qui se tape une crise de nerfs. Elle était jolie j'espère? Et plus facile d'accès que ta peste de femme?" Je lui souris avant de balancer la tête quand il me propose d'y entrer. "Et croiser une de tes conquêtes? Non merci. Je ne voudrais pas lui faire de la peine. Pendant que tu pensais terrasse, moi je pensais, en fait, océan." Je me détache de lui un court instant, attrape sa main et tire dessus en me dirigeant à l'opposé de sa terrasse. Je ne m'étonne pas qu'on ait encore pensé totalement différemment. C'est ce que j'aime chez lui et je l'aurais suivi, sans aucun doute s'il n'avait pas fait l'erreur de me demander mon avis. Pour atteindre le sable, il y aurait bien évidemment des escaliers qui nous simplifieraient la vie mais je n'ai aucune envie de les emprunter et j'escalade avec un sourire les magnifiques barrières en bois de la baie. De l'autre côté, j'attends que Farell me suive avant de retirer mes chaussures malgré le froid et de plonger mes pieds dans le sable. "Tu veux les retirer?" Je désigne ses chaussures avant de m'approcher de lui et de me lover immédiatement dans ses bras et d'en profiter, juste quelques secondes. Je relève la tête vers lui sans le lâcher pour autant. "Merci." Je recule à nouveau avant de me laisser tomber dans la sable et d’observer les jeux de lumières des bars sur la mer. Splendide. Je frissonne mais ce n'est pas important, c'est même presque agréable, pourtant, je me tourne vers Farell avec une fausse moue en soufflant un. "J'ai froid..."
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Lun 18 Juin - 22:10 )




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Farell & Leïla

« Je me remémorais simplement les possibles délits de ta famille de mafieux auxquels tu faisais référence la dernière fois que tu as daigné être un modèle de sincérité avec moi » Elle se prit une fusillade du regard pour oser sous-entendre qu’il n’était plus sincère, alors qu’il avait dit tout ce qu’il y avait à dire, bien plus encore, et qu'il continuait de le faire. « Je ne me rappelle pas nous avoir qualifié d’Avengers » remarqua t-il. Parce qu’il ne l’avait pas fait. Il avait parlé de délit, mais jamais de revanche. Ça, elle le tenait d’autre part, d’Andrés, probablement. Il n’était pas certain ; Leïla n’avait pas répondu, finalement. « Andy y participe ? » « Souvent, y compris quand il n’en est pas une cause indirecte. Pour ne rien te cacher, sans en être un, je crois que le gosse emprunte quand même pas mal de caractéristiques aux psychopathes ». Il n’avait pas dit ça dans le but d’être parfaitement honnête, même s’il l’était. Farell avait plutôt enfoncé le clou pour faire peur à Leïla, puisque ça non plus, elle ne l’avait pas volé. En vérité, il n’était évidemment pas inquiet pour elle. Andy n’oserait jamais dépasser certaines limites, il craignait trop son oncle pour ça. La belle ayant eu sa dose de pression, et lui-même ayant besoin de se vider la tête, ils ne tardèrent pas à s’éclipser, lui sans un mot, elle avec un sourire naïf tandis qu’elle pensait que cette sortie était plus pour lui faire plaisir à elle, et moins parce qu’il en avait besoin. Leïla était tellement fatigante par sa candeur qu’il n’eut même pas la présence d’esprit de remarquer son trainage de pied un peu plus excessif qu’à l’accoutumée, ni même de s’en agacer.

Elle regretta de ne pas avoir ravalé le compliment sur les goûts de Marlon et de son mari lorsque ce dernier conta le récit fictif de l’après-départ de sa femme. Leïla s’échappa lentement de lui, choquée, Il avait beau ne pas être surpris qu’elle morde, il ne put s’empêcher de répondre à son « Tu plaisantes ? » par un regard qui semblait lui retourner la question, et la traiter d’idiote à la fois. Bien plus explicite que des mots. « Tu plaisantes » comprit-elle enfin. « Toujours aussi lente » « J'ai compris Farell, mon départ ne t'as fait ni chaud ni froid. T'es un homme, un vrai que rien ne peut atteindre et sûrement pas une idiote qui se tape une crise de nerfs. Elle était jolie j'espère? Et plus facile d'accès que ta peste de femme? » Piètre définition de l’homme le vrai, selon lui. Ce sont plutôt les machines, que rien n’atteint. La belle se rapprocha de lui pour lui pincer les côtes, un peu sensible à cette zone, son corps s’écarta légèrement par reflexe. « Une grande blonde… modeste » répondit-il avec un petit rictus moqueur. Tout ce qu’elle n’était pas… et qui ne l’attirait pas non plus. Leïla refusa l’invitation. « Et croiser une de tes conquêtes? Non merci. Je ne voudrais pas lui faire de la peine. Pendant que tu pensais terrasse, moi je pensais, en fait, océan. » Il la suivit en esquissant un discret sourire. « Tu te trompes. Je pensais plutôt : étape par étape ». Si elle choisissait d’en griller certaine, alors d’accord. À force de se montrer intransigeant sur certaines choses, on en oubliait presque que Farell avait plutôt une nature de suiveur. Il escalada donc à sa suite et se mit pieds nus également. La caresse du sable froid était agréable. Alors qu’il se redressait, Farell accueillit sa femme dans ses bras en la serrant doucement. « Merci », dit-elle en relevant la tête vers lui. Il se demanda intérieurement de quoi elle le remerciait, sans pour autant le formuler. Le regard baissé vers elle, il observait son visage de biche encadré par ses cheveux ondulant au gré du vent. Perdu dans la contemplation, il n’avait pas songé à l’embrasser, et son amour se détacha déjà de lui pour s’asseoir sur le sable. Farell ne suivit pas le mouvement et resta debout, ce qui lui fut rapidement reproché, très implicitement : « J’ai froid » se plaignit son épouse en tournant vers lui un minois à la moue boudeuse. Farell soupira d’amusement et s’installa à côté d’elle en l’entourant d’un bras, la ramenant ainsi contre lui. Il lui offrit un instant la chaleur de son corps, avant d’esquisser un mince sourire sournois. « Tu n’as pas encore de bonnes raisons d’avoir froid… » commenta t-il calmement. Le temps de pause fut trop court pour la laisser réagir, l’homme saisit aussitôt le corps de Leïla pour la porter et la conduire droit vers la mer. « Tu m’as bien dit que tu pensais à l’océan non ? Promis, tu y es bientôt ». Il fit quelques pas dans l’eau, mouillant le bas de son pantalon jusqu’aux genoux. Puis, d’un tour de corps et de bras, Farell réalisa son nouveau record de lancer de corps humain, le précédent ayant été réalisé avec Andrés, qui avait volé sur plusieurs mètres l’année dernière. C’est sans regret qu’il observa le corps tout habillé de sa femme s’échouer sur l’eau, plus loin. Il revint sur ses pas pour retirer son pull et le laisser sur le sable. Il paraitrait qu’en ce moment-même, Owen et Lucas réalisait pour leur part des tirs exceptionnels au bowling. La connivence de cette famille était imbattable.


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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Lun 18 Juin - 23:39 )


I was a fool to let you inside my head

Est-ce que c'est le moment où je décide de le tuer pour faire de l'humour alors que j'essaie d'être sérieuse? De lui parler d'une réelle inquiétude? Non, ce serait bien plus que mal venu de ma part ce soir. J'ai plutôt tout intérêt à m'écraser et à hocher la tête, tant que je le peux en tout cas. Je meurs d'envie de m'énerver, de lui hurler que le sujet c'est bien Andy, qui n'est qu'un enfant mais à la place, je demande. "Tu serais lequel? Si vous étiez des Avengers." Et la réponse m'intéresse tout à coup soudainement, bien plus que celle qui suit où il traite presque Andy de psychopathe, précisant malgré tout qu'il n'en est pas un. Est-ce qu'il cherche à m'énerver ou la manœuvre est complètement différente?  Je lui réponds calmement, donner mon avis ne le tuera pas, ni lui ni moi. D'ailleurs, comme je l'ai spécifié. Ce n'est pas parce que je ne suis pas d'accord que je vais claquer la porte à chaque fois. "Tu n'es pas drôle Farell. C'est grave. Andy est un enfant et parce qu'il a un QI qui dépasse sans aucun doute le notre, vous l'oubliez. C'est inacceptable. Je me moque de ce qu'il m'a fait même si c'était effrayant mais il ne devrait pas avoir à le faire! Il ne devrait même pas y penser. " Je marmonne un "Il serait temps que Seth se trouve une femme." Bien plus pour moi-même que pour Farell et je me félicite encore d'avoir eu une fille et d'avoir participé activement à son éducation.

Et en parlant d'humour, Farell s'en donnait à coeur joie ce soir. J'ai bien envie de lui répéter qu'il n'est pas drôle mais mentir, ce serait inutile. Il l'est, un peu. "Pas lente, sceptique." Et il y a de quoi. Je risque de me reprendre à temps pour éviter de devenir paranoïaque sur chaque bêtises. La jalousie, le stress et la peur, ce n'est pas pour moi. Ça me rend malade. Bon, d'accord, il est même très drôle quand il prend une grande blonde modeste comme exemple pour me faire enrager. La modestie, ce n'est pas forcément une qualité à mes yeux, ne pas en avoir n'est pas non plus un défaut alors ça ne me fait rien mais la blonde. Pour en avoir parlé, Farell sait sûrement que je suis encore sensible à ce sujet. Je pince mes lèvres pour ne pas rire à cette boutade là alors que l'amusement se lit sur mon visage  quand je réponds sur un ton doux. "Tu devrais l'épouser alors. Ta vie serait plus paisible. Fais  quand même gaffe à ce que la lumière du soleil ne t'éblouisses pas de trop avec sa chevelure platine." Je ne lui précise même pas que la modestie c'est ennuyant et qu'il finirait par la jeter devant tant de manières au bout d'une semaine. Je rigole en attrapant sa main et en entendant sa répartie. Il en a toujours eu à revendre mon mari. "Je meurs d'envie de brûler celle où tu te fais reluquer en buvant un verre." Même si en vérité, je me moque qu'on le regarde surtout s'il est avec moi et je ne suis pas assez stupide pour croire que ça n'arrive pas quand je ne le suis pas.

Je le regarde retirer ses chaussures après moi en arquant un sourcil. C'est agréable de passer plus d'une heure sans se taper dessus. Les piques de Farell ne me gênent pas, elles ont toujours rythmé mon quotidien et je les aime quand elles ne sont pas glissées au milieu d'une dispute où personne ne s'écoute. Un immense sourire se glisse à nouveau sur mes lèvres quand il me rejoint dans le sable, ce qui me permet d'enrouler mes bras autour de ce pull que j'aime énormément. Je lève le visage vers lui quand il parle de froid. Cette fois, on peut parler de lenteur parce que je n'ai clairement pas le temps de capter le sens caché de cette phrase que Farell me soulève déjà en s'expliquant. Explication étouffée sous mon cri de surprise alors que je m'accroche à son cou. Les bribes sont suffisantes pour que je comprenne ce qu'il planifie sans compter le fait qu'il marche droit vers la mer. "Non! FARELL! Tu n'as pas intérêt à..." Un cri aigüe transperce la nuit alors que je vole, tombant plus loin dans un grand SPLASH. L'idée de menacer un Farell avec une idée sadique en tête n'était pas la plus lumineuse de la soirée, sans aucun doute. Je remonte à la surface en passant la main sur mon visage et en nageant sur le dos, morte de rire bien malgré moi. "Brute!" Même si je n'en pense pas à un mot. Je le regarde enlever son pull et je fronce les sourcils amusée. "T'es sérieux là? On se baigne?" Je le regarde comme s'il était fou mais une douce folie, rien de bien grave et je retire mon pantalon et mon haut pour pouvoir nager sans ressembler à une bouée échouée. "Le pull, là-bas, ce sera pour moi." Et je m'approche de lui en laissant dériver mes vêtements parce qu'il est hors de question que je rentre avec ça à la maison. Je me demande ce que Farell va choisir entre me laisser rentrer en sous vêtements, récupérer mes vêtements ou me donner son pull et je m'arrête lorsque je suis assez proche pour lui balancer de l'eau au visage en faisant glisser ma main sur la surface. "Mari ingrat. Si je tombe malade, tu devras t'occuper de moi, jours et nuits!" J'enroule mes jambes autour de sa taille, mes bras autour de son cou avant de poser un tendre baiser sur ses lèvres et de demander tout doucement. "On fait la course pour se réchauffer?" Même si avant, c'était en courant et qu'aujourd'hui c'est dans l'eau, ça ne peut que me rappeler le bon vieux temps.
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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 22 Juin - 18:20 )




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Farell & Leïla

« Tu serais lequel? Si vous étiez des Avengers. » ou comment digresser alors qu’il cherchait le fondement de sa connaissance sur leur syndrome de vengeurs. Farell prit quand même le temps de réfléchir sur la question. « Je préfère Thor, mais je serais sans doute Black Panther » Patriarche dévoué aux siens, le plus discret et taciturne des avengers. C’est ce qui lui correspondait sans doute le mieux. « Le sale caractère d’Andy ou son talent pour s’attirer des embrouilles, on n’y est pour rien », rétorqua sèchement Farell, il aurait également pu balancer un Parle pour toi avec sa réflexion sur le QI du petit mais ça commençait à faire beaucoup de piques d’un seul coup à son actif. Le gosse avait toujours trainé un truc malsain en lui, et il avait toujours été bizarre, les aînés n'étaient pas fautifs. Et c’était à se demander s’il n’était pas le fils biologique caché de Seth tout compte fait, né d’un coup d’un soir qu’il avait oublié.

Son amour calma ses ardeurs sur le sujet le plus délicat entre eux, paradoxalement. « Tu devrais l'épouser alors. Ta vie serait plus paisible. Fais quand même gaffe à ce que la lumière du soleil ne t'éblouisses pas de trop avec sa chevelure platine » Elle avait donc son idée toute faite sur la demoiselle ? Un peu erronée. Ils ne pensaient pas à la même fille. « Pas platine, plutôt blonde comme les blés » rectifia t-il en fronçant légèrement les sourcils comme s’il faisait l’effort de s’en remémorer le visage. De ce fait, étape par étape, ce n’était pas l’idéal pour Leïla. « Je meurs d'envie de brûler celle où tu te fais reluquer en buvant un verre. » Farell lui jeta un coup d’œil amusé. Une femme belle comme la sienne devait aussi être pas mal regardée, ce qui ne l’ennuyait pas vraiment, du moment que cela restait à distance.

Après de maigres protestations, alors qu’il venait d’envoyer une femme à la mer, celle-ci finit par accueillir l’affront par le rire. « Brute » « Je sais, tu l’as déjà dit » fit-il remarquer sans animosité avant de revenir au sable pour se déshabiller. « T'es sérieux là? On se baigne? » Il ricana un peu. « Je suis jaloux » Farell aimait bien nager, elle était seule à en profiter. Et pour sa part, le froid ne le dérangeait pas vraiment. « Le pull, là-bas, ce sera pour moi » « À tes ordres, amour » Il attrapa les vêtements trempés qu’elle fit dériver vers lui et les laissa tomber à côté des siens. En sous-vêtement, il revint ensuite vers l’eau et inclina la tête pour esquiver le jet d’eau qu’elle lui envoyait au visage, en vain. Farell se prit bien la giclée en avançant jusqu’à son niveau. « Mari ingrat. Si je tombe malade, tu devras t'occuper de moi, jours et nuits! » se plaignit-elle en enroulant les jambes autour de sa taille. Farell la maintint par les fesses tandis qu’elle lui offrait un baiser, les bras noués autour de son cou. « Tu me crois capable de te supporter tout ce temps sans décrocher ? » demanda t-il moqueusement en se détachant de ses lèvres.

« On fait la course pour se réchauffer? » Farell toisa son visage avec un petit rictus moqueur et caressa lascivement ses lèvres des siennes avant de les embrasser à nouveau, longuement. Il repoussa ensuite son corps « La première bouée » proposa t-il en désignant du menton le plot au large. C’était complètement machiste, mais Farell ne prenait jamais au sérieux une compétition contre une femme, y compris contre la sienne. L’homme était physiquement meilleur, la nature était ainsi faite, et à chacun son domaine. Il laissa Leïla partir la première avant de crawler à sa suite sans chercher à la dépasser, ni même à l’égaler. Sur les derniers mètres, il attrapa la cheville de son épouse et lui fit boire la tasse en tirant sèchement la jambe sous lui. C’est comme ça qu’on jouait chez les Wilde. Il la dépassa, tourna le dos à la bouée dont il attrapa le fil d’une main, et enroula fermement l’autre bras autour de Leïla quand elle s’approcha, l’empêchant de contester ou de se venger. « Ex-aequo ? » susurra t-il avant de lui dérober un doux baiser de sel.



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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Ven 22 Juin - 22:47 )


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Entre Black Panther et Thor,  il y a un monde, que ce soit au niveau de l'attitude ou de la pensée. Je souris en l'entendant se qualifier plutôt d'un et préférer l'autre. C'est de l'humilité dissimulée même s'il ne s'en rend pas compte. Si je devais ressembler à Black Widow, ce qui n'est pas le cas, ce serait sans aucun doute ma préférence. Je me mords la lèvre inférieure quand il affirme qu'au sujet d'Andy, ils n'y sont pour rien. Je ne suis pas d'accord mais commencer un débat à ce sujet ne servirait pas à grand chose, sinon à trouver un énième sujet sur lequel on ne serait pas d'accord, ce qui ne m'aiderait pas. "Ok." Je peux même admettre que je me trompe peut-être parce que Farell le connaît bien mieux que moi, à n'en pas douter.

Je le fusille du regard quand il semble tenter de se rappeler le visage d'une blonde. Une qui existerait soit dans son esprit ou une qu'il aurait réellement croiser. Il lâche même la couleur de ses cheveux et je dois me faire violence pour me rappeler qu'on plaisante avant de lui lâcher une claque sur le bras, un sourire sur les lèvres. "Ca suffit maintenant." Je me retiens de le pincer à nouveau, ou plutôt de le chatouiller puisque ça n'a clairement pas l'effet escompté sur mon cher mari.

Une fois coulée puis remontée, je rigole en passant une main sur mon visage pour retirer le surplus d'eau alors que je l'entends me rappeler des paroles dîtes dans un contexte tout à fait différent de celui-ci. Et juste pour jouer dans les nuances, comme il l'a fait avec sa blonde un peu plus tôt, je crie moqueuse "Pas une brute épaisse, plutôt douce comme la peau d'un bébé." Je balance la tête alors qu'il clame être jaloux. Je l'observe retirer ses vêtements alors qu'il répond sur un ton solennel pour le pull et je me réjouis d'avance de pouvoir le lui voler pendant qu'il se rapproche dans l'eau. Je fronce les sourcils avec un soupir de frustration quand il s'éloigne pour me demander si je le crois capable de me supporter aussi longtemps sans décrocher. Je fais mine de réfléchir alors que la réponse est toute trouvée. "Tu pourrais courir quand je dors et je me ferais très douce et docile par moment pour que tu puisses oublier combien j'ai été horrible et capricieuse la moitié du temps." Je balance un peu la tête, toujours pensive. "Ça pourrait marcher." Je pose ma main sur sa joue avec un petit sourire et je le fixe. "Et puis... J'ai confiance en toi." Ce n'est pas comme s'il n'avait pas été présent lors de ma grossesse, bien au contraire. Je sais comment est Farell si je suis réellement malade. Heureusement pour ça, en général, j'ai Owen. C'est moi qui déteste être malade et clouée au lit finalement.

C'est le moment qu'il choisit pour m'embrasser. Assez longtemps pour que je murmure contre ses lèvres avant qu'il ne puisse me répondre pour la course. "Pas mal non plus comme méthode." Il finit cependant par me repousser et je le prends comme un encouragement de taille. "T'as aucune chance!" Je lâche plus pour le fun et pour faire genre que pour être sérieuse parce que j'ai quand même conscience que l'eau n'est pas mon meilleur élément. Je suis plus rapide sur la terre ferme. J'imagine toujours être poursuivie par des chiens et ça m'aide. Je tente l'idée avec le requin mais l'effet n'est pas très efficace et je pousse même un cri quand Farell m'attrape le mollet alors que je ne m'y attends pas. Résultat, cette fois, je bois la tasse après une petite inspiration et je remonte en m'arrêtant complètement. Je tousse en criant. "Hey tu t'arrêtes oui?" Je ne m'attendais pas à gagner mais Farell semblait être tout plein de galanterie alors j'y ai presque cru, malgré moi. Je passe à nouveau mes mains sur mon visage et je me rapproche, prête à tenter de le couler mais il me rapproche de lui avec une fausse proposition d'égalité. Comme si j'allais le croire. Je glisse ma main dans sa nuque pour approfondir son baiser de reculer légèrement et de murmurer contre ses lèvres. "Tu étais si bien lancé pour me laisser gagner, qu'est-ce qui t'as arrêté?" Je laisse ma jambe glisser sur la sienne avant de me libérer de son emprise. C'est une chose plus aisée à faire quand je suis dans l'eau puis je me mets sur le dos avant de fermer les yeux en murmurant. "Je te laisse me traîner ou tu veux si tu promets de ne pas me couler à nouveau." J'ouvre un oeil. "Un exercice de confiance. Je ne te le propose pas." Dis-je alors sur un ton d'amusement parce que Farell a été clair là-dessus, je suis la dernière des Wilde en qui il a confiance aujourd'hui. Je ferme à nouveau les yeux, complètement. "Bon ok, j'essaie de rendre ça cérémonieux mais ce n'est que de la promenade de sac à patate." Je souris alors que je fais l'étoile. "Promène moi s'il te plaît chéri."



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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( Lun 16 Juil - 12:52 )




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Farell & Leïla

« Pas une brute épaisse, plutôt douce comme la peau d'un bébé » Une brute douce… Il n’y en avait qu’une pour sortir des insanités pareil. « Logique implacable amour. Comme à ton habitude ». Farell avait un don pour faire résonner ses compliments comme des punchlines sans même avoir besoin de changer de ton. Alors qu’il la gardait contre elle, dans l’eau, il sourit légèrement à la solution de la belle pour l’empêcher de se lasser d’elle s’il devait s’en occuper. Évidemment, il n’était pas sérieux, elle n’avait pas besoin de lui élaborer des plans pour qu’il reste à ses côtés, surtout quand elle avait besoin de lui. Il avait encore ses principes.« Ça pourrait marcher » répéta t-il en effleurant son nez du sien. « Et puis… j’ai confiance en toi. » Pas trop tôt. Farell eut un léger soupir amusé avant de lui offrir un autre baiser. Et encore un autre, plus long, après la réclamation d’une course.

Farell repoussa son corps quand le temps fut à la compétition... et il ne put s’empêcher de tricher. La proposition d’ex-aequo avait peu de valeur, elle venait après qu’il eut attrapé la bouée, et donc gagné. Sa femme se débattit à peine tandis qu’il l’enlaça d’un bras, elle ne chercha même pas à se venger. Il valait mieux manger ce plat froid avec Farell, il était beaucoup trop vigilant après avoir accompli un méfait. Leïla avait au moins raison, cette fausse course les avait réchauffés. « Tu étais si bien lancé pour me laisser gagner, qu'est-ce qui t'as arrêté? » « Mh… L’habitude ? ». Elle se détacha de lui et se laissa flotter sur le dos. « Je te laisse me traîner ou tu veux si tu promets de ne pas me couler à nouveau » « Entendu, c’est promis » dit-il sans prendre en compte sa remarque concernant son absence de confiance en elle. Il n’avait pas l’intention de la contredire, ce serait mentir. « Bon ok, j'essaie de rendre ça cérémonieux mais ce n'est que de la promenade de sac à patate » « Tu m’ôtes les mots de la bouche » « Promène-moi s'il te plaît chéri » Farell s’exécuta. L’envie de la couler était tentante, son sang de Wilde lui intimait de saisir l’occasion, mais il lutta contre sa nature. C’était d’ailleurs plus difficile de jouer le jeu, puisque Farell n’avait plus pieds depuis un moment. Il avait beau flotter plus facilement grâce à l’eau de la mer, les vagues n’aidaient pas. Alors qu’il s’attelait à ramener Leïla prudemment vers la plage, il y en eut d’ailleurs une qui parvint à leur enfouir la tête sous l’eau l’espace d’un court instant. On aurait dit que le Wilde l’avait fait exprès « Je te jure que je fais de mon mieux », assura t-il en riant un peu. Leïla était bien placée pour savoir que faire de son mieux ne suffisait pas toujours. Malgré le petit incident, il réussit finalement à l’amener proche de la plage.

Il continua de la faire doucement dériver et une vague l’accompagna sur le dernier mètre, la laissant terminer son voyage sur le sable. A ses côtés, Farell se pencha vers elle et l’embrassa. Il l’embrassa jusqu’à ce qu’un goût d’amertume se pose sur le bout de sa langue. Il se détacha ensuite et s’assit à côté d’elle, les coudes posés sur ses genoux repliés. Farell observa l’horizon sombre. Il avait beau être heureux de la retrouver, l'homme avait bien du mal à ignorer longtemps ce qu’ils avaient traversé et qu’il mettait essentiellement sur le compte de Leïla. Le vent lui arracha un léger frisson, comme il était trempé. La nuit n’était pas froide cependant, au contraire. « Qu’as-tu fait, ces derniers jours ? Ton livre avance bien ? ». Il se demandait ce qu’elle avait fait après avoir quitté la maison. Leïla en avait peut-être profité pour faire son escapade avec son Cherokee d’ailleurs. Farell était loin de se douter que le scénario était beaucoup moins réjouissant et qu’elle avait dû repartir presque à zéro à cause de son neveu qui avait fichu son travail en l’air.



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Re: I was a fool to let you inside my head [Farell] ✻ ( )

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