My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott]

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My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Dim 3 Juin - 16:44 )


My head is full of thougts when you're loosing yours
Le temps a coulé sous les ponts depuis ma dernière visite à cet endroit. Il me rappelle énormément de choses. Je me revois encore faire la course avec les enfants devant la maison en attendant qu'Eliott prépare les fraises pour qu'on les déguste. Les fraises chez Eliott avaient une saveur différentes. Comme si elles étaient plus juteuses ou plus fraîches qu'ailleurs, sans compter que la chantilly était bien souvent faîtes maison et que je m'en léchais les doigts plus d'une fois. Ca me fait plaisir de revenir ici. Eliott n'a jamais été très loin de chez moi, tout comme mes parents, c'est juste moi qui ne trouvais plus le temps pour eux, trop accaparée par ma vie professionnelle ou celle que j'avais avec Farell. Je ne regrette pas de m'être consacrée entièrement à cet amour, cette famille et cette vie mais je regrette de ne pas avoir pris le temps de garder contact avec certains amis. Eliott en fait partie. Dans ma jeunesse, il a été bien plus qu'un ami ou un oncle pour moi, il a été comme un second père, me portant sur ses épaules et jouant avec moi. J'ai même toujours parlé beaucoup plus facilement de ma vie, de mes envies ou de mes problèmes avec lui qu'avec ma mère ou mon père. Lui, il m'a comprise quand j'ai décidé de me marier avec Farell. Il ne m'a pas jugé et rien ne m'empêchait de continuer à le voir régulièrement si ce n'est sa proximité avec mes propres parents.

J'aurais dû garder contact, ainsi j'aurais su pourquoi aujourd'hui, Eliott divorce de sa femme en continuant à vivre sous son toit. J'aurais compris pourquoi est-ce qu'il m'a semblé absent une ou deux fois au téléphone, mettant ceci sur le coup de la fatigue ou d'une tristesse trop retenue. Après tout, même si c'était ma décision, j'aurais besoin du reste de ma vie pour me remettre d'un divorce avec Farell. J'ai tout de même eu le courage de demander à Eliott s'il acceptait que je vienne le voir et je ne devrais même pas m'étonner qu'après toutes ses années d'éloignement, il ait tout de même dit oui. C'est un des meilleurs homme que je connaisse. Rangé dans la même catégorie que Seth Wilde. J'avance vers la porte que je connais par coeur, appréhendant un peu ses retrouvailles mais quand il ouvre la porte, je ne peux me retenir de lui sauter dans les bras en m'accrochant à son cou, comme je le faisais enfant. "Eliott!" Je recule et je le fixe un long moment avant de sourire. "Je suis tellement heureuse que tu aies accepté de me voir malgré... Malgré tout." Je le regarde encore, laissant s'éterniser le silence, les retrouvailles et la contemplation avant de reprendre. "J'ai tellement de choses à te demander et à te dire.".
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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Dim 3 Juin - 17:17 )

My head is full of thoughts when you're loosing yours
Leïla & Eliott
Je ne sais plus à quelle heure elle devrait venir…
Je crois que c’est à 18h, mais ça m’étonne qu’elle vienne en fin de journée. Je pense qu’elle viendrait vers 16h, mais elle voudrait sûrement venir à 15h… Enfin, vers l’heure où je ferai les fraises à la chantilly, que je n’ai toujours pas faite d’ailleurs. Il faudrait que je quitte de mon bureau pour ça, que j’arrête d’écrire mais il y a tellement de choses à dire sur le chapitre onze. Le chômage est censé être revigorant, mais c’est une étape assez cruelle pour dire que je suis en fin de vie, que je peux enfin avoir mon propre rythme, mes vacances pour n’importe quand, mais l’argent pour la retraite n’est pas du tout de la même quantité que l’argent durement gagné au travail. Donc, les achats se font différents… Et j’essaye de m’occuper comme je peux de mes journées. Erika sait toujours quoi faire, elle a toujours des idées aussi farfelues les unes et les autres et je me demande où est-ce qu’elle se trouve tout cet argent…? Ah oui, la bourse. C’est vrai que je pose encore quelques actions, je n’ai pas totalement rangé mon côté Wall Streetien, mais je vais devoir le faire un moment donné, parce que je vais finir par tout oublier et être incapable de gérer cela comme il faut. Je soupire et ferme l’ordinateur, laisse retomber mes lunettes sur le pc. Je croise les bras et regarde l’heure sur la montre, toujours assis. Bon, si j’ai juste et Leïla étant réglée comme une horloge… Elle devrait bientôt être arrivée.

Et c’est le cas.

Je souris un peu et me relève pour aller descendre. J’ouvre la porte et fus figé un petit moment avant de voir Leïla dont les traits avaient muri avec le temps. Mais est-ce moi où elle a grandi ? Ah non, les talons. Effectivement, ça triche un petit peu. « Leïla, je suis ravi de te revoir ! » fis-je aussi content et posant la main sur son dos pour une étreinte avant de la laisser prendre la distance et l’observer un petit peu avec un petit sourire. La main sur son épaule, j’hausse les sourcils alors qu’elle affiche sa joie mais aussi sa surprise de me revoir malgré ces années de silence. Je penche un peu la tête sur le côté avec un petit air légèrement indifférent. « Allons bon, c’est la vie… Ce sont les choses qui arrivent et je suis très bien placé pour savoir ce que c’est. » Je n’ai pas eu le temps de voir le reste de ma famille quand je me suis marié avec Erika. Puis, je n’ai pas bougé de là et j’ai toujours été disponible dans la mesure du possible pour un coup de fil. C’est avec un léger sourire que je m’écarte pour la laisser entrer après m’avoir avoué qu’elle avait des choses à dire. Je fronce un peu les sourcils en voyant l’enveloppe qu’elle tenait entre les mains.  « Allons discuter autour des bonnes fraises comme au bon vieux temps. » En plus, je pense que je devrais les mériter pour avoir bien écrit depuis ce matin. Je referme la porte derrière elle. « Fais comme chez toi. » fis-je alors que je commence à retrousser mes manches pour aller dans la cuisine. « Je n’ai pas eu le temps de préparer les fraises, un peu accaparé par mon travail de retraité… Mais ça ne nous empêchera pas de discuter tout en les faisant. J’ai cru entendre au ton de ta voix que cela ne va pas très fort en ce moment… »
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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Lun 4 Juin - 6:53 )


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Même si je me sens coupable de cette longue absence, Eliott ne semble pas y accorder grande importance en me laissant sauter dans ses bras. Il faut dire que j'ai appris de la plus belle des manières qu'un pardon n'est pas si facile à gagner ces derniers temps. C'est la vie me dit-il avec la plus grande indifférence comme si pour lui, ce n'était rien de grave. Il compatis même en affirmant qu'il sait ce que c'est et je lui souris, soulagée. C'est très important à mes yeux qu'il ne m'en veuille pas et je n'ai rien eu à faire pour que ce soit le cas. "Ca me rassure que tu ne sois pas vexé mais maintenant que je suis revenue, je ne te quitte plus."  Je souris. "Enfin, physiquement parlant, si je vais te quitter." Je suis certaine qu'il a compris l'idée et j'entre en même temps qu'il m'y invite. Est-ce que les odeurs ont changé ou est-ce qu'elles sont les même? Je prends une profonde inspiration pour m'en imprégner en posant le pied dans la maison et je me retourne vers lui. "J'ai l'impression que rien n'a changé." Et il confirme mes pensées en me proposant des fraises, comme au bon vieux temps dit-il. Oui, je ne rêve pas. Rien n'a changé. Je note quand même, au passage, le regard qu'il pose sur le papier dans mes mains et je sais que je vais devoir m'expliquer mais j'attends encore un peu avant de le faire. J'attends de le retrouver, de nous retrouver. Le sourire que je lui fais est étourdissant. Les fraises. "Rien ne pourrait me faire plus plaisir. Ca m'a tellement manqué!"

J'ai envie de faire un tour dans la maison, d'aller regarder un peu autour de moi et peut-être même de lui demander si je peux laisser mon papier chez lui plutôt que dans ma voiture, de peur qu'un mini Wilde y mette le feu et que je doive tout recommencer. Je préfère quand même le suivre et m'asseoir en le regardant. "Tu veux de l'aide?" Je me ferais un plaisir de nous installer une nouvelle routine. Celle de les préparer ensemble et peut-être, à ce moment, découvrirais-je qu'à part le fait d'être mangée chez Eliott, ses fraises n'ont rien de magiques. "Ton travail de retraité? Elle est bonne celle-là et je peux savoir en quoi ça consiste?" Je grimace quand il finit par me dire qu'il a compris au ton de ma voix que ça n'allait pas fort et je penche un peu la tête, laissant glisser le papier sur la table. "Rien de grave, à part le fait de ne pas être une femme très exemplaire en ce moment. Voire tout le contraire. Toi, par contre, j'ai appris que tu avais divorcé. Si une femme EST exemplaire, c'est bien la tienne Eliott, enfin à mon avis! Que s'est-il passé au juste? Je note qu'aucune photo de vous n'a disparu en plus." Je rajoute doucement en faisant un petit signe de main vers le salon.
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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Lun 11 Juin - 0:48 )

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Leïla & Eliott
Elle est rassurée que je ne sois pas vexé, j’arque un sourcil par la suite quand elle me parle ne plus vouloir me quitter, mais c’est surtout le moment où elle essaye de se corriger maladroitement et ça m’amusait dans le fond. Elle a toujours été comme ça, à essayer de se rattraper dans les paroles. “ Avec le temps, tu apprends à pardonner plus facilement certaines choses. Je me suis même dit que tu as dû être occupée à être heureuse et c’est ce qui compte.” Après tout, il est bien connu que j’ai toujours voulu son bonheur et elle l’a eu même si ça m’avait bien surpris qu’elle se soit mariée tout en brûlant les étapes et ses rêves qu’elle avait depuis très jeune. Elle a dû les mettre de côté définitivement. C’est un peu dommage. Je la laisse entrer chez moi et à peine que j’ai eu le temps de fermer la porte, elle me fait la remarque alors que je mettais la main dans une des poches. “ A part quelques nouveaux meubles et changement mineurs dans les pièces, non, rien n’a changé ici Leïla.” Et les habitudes ne changent pas non plus puisque je lui propose les fraises en bon souvenir du bon vieux temps, mais aussi parce que j’ai un léger creux. Je faisais un vrai sourire quand elle parle de fraises et c’est ainsi que je me dirige vers la cuisine. “Mh… Pourquoi pas, .” fis-je au départ avec un petit air songeur avant de me dire qu’au final, elle ne ferait pas grand chose au final et elle pourra les observer plus facilement, voyant peut-être ma recette secrète… Si elle arrive à voir. Malheureusement cela allait prendre un petit peu de temps, je n’avais pas eu le temps d’arroser les fraises, parce que j’étais bien occupé. J’arque un sourcil et prends un air sérieux et à moitié dépassé. ” J’ai malheureusement cru que la retraite allait être ennuyeuse et c’est le cas… Et au final, j’ai fini par commencer à faire des choses un peu tout en même temps que je me retrouve légèrement débordé. Installer une petite routine, mais j’écris surtout la majorité du temps et j’en suis à la 94ème page de mon journal.” Autrement dit, oui, j’écris beaucoup et je suis loin d’avoir terminé. Mais maintenant que Leïla est là et que nous avons repris le contact, elle pourra m’être utile à l’avenir pour un service que je vais sûrement lui demander. Seulement le sujet de discussion est basé sur autre chose alors que je commence à laver les fraises. Je prenais de ses nouvelles, sentant que ça ne va pas très fort chez elle, mais je ne m’attendais pas à ce que le sujet se tourne vers mon divorce assez récent. C’était d’un petit air indifférent. “Oh ça ? Oh…” J’adopte un petit sourire moqueur avant de me retourner vers Leïla avec les fraises dans la passoire. “ Est-ce que tu peux les équeuter s’il te plait ?” fis-je avant que je me dirige vers le frigo. “Alors, Erika et moi vivons toujours ensemble. Nous avons divorcés surtout pour les raisons administratives que pour le fun. Même si au départ… C’était pour le fun. Enfin, ça nous libère plutôt bien et ça nous aide pour avoir des primes de retraite un peu plus hautes si on se déclarait comme n’étant pas ensemble.” lui expliquai-je tranquillement alors que je sortais le nécessaire pour faire la crème. Je posais la main sur le papier que je glissais sur l’autre côté de la table afin d’éviter qu’il ne prenne une tâche. Je ne vais pas le lui demander directement, elle finira par me le dire de toute manière. “ Pourquoi dis-tu que tu n’es pas une femme exemplaire ? Il s’est passé quelque chose avec ton mari ? Farell ?”

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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Mar 12 Juin - 10:57 )


My head is full of thougts when you're loosing yours

En l'entendant parler du pardon, je prie silencieusement pour qu'il ait raison et que la pardon devienne une chose aisée lorsqu'on prend de l'âge même si je pense qu'il exagère. C'est juste Eliott qui est une boule de bienveillance et d'amour et qui se permet de sortir une règle générale pour être modeste. Pour cacher cette belle âme. Je ne peux pas lui en vouloir d'agir ainsi, au contraire, je n'en suis que plus fascinée et plus respectueuse. Occupée à être heureuse est une formule qui sonne comme une douceur à mon oreille et je me rends compte qu'il a raison. Est-ce que ça excuse pour autant l'égoïsme? Je n'ai pas levé les yeux hors de ma vie, principalement parce que je l'aimais et j'aimais y mettre toute mon énergie. Je le regarde avec un sourire. "Et tu avais raison. Et toi Eliott, tu as été heureux toutes ses années? " Bien-sûr, je ne m'attends pas à ce qu'il me pousse la plus belle chansonnette de tous les temps en affirmant que ça a toujours été rose et parfait mais j'entends évidemment de manière générale. Les hauts et les bas, c'est pour tout le monde, malheureusement. C'est idiot mais le fait que rien n'ait changé a quelque chose de presque rassurant, comme si tout n'était pas perdu. Le changement, finalement, je n'en étais pas fan et j'avais eu ma dose ces derniers temps. Revenir chez Eliott en retrouvant quasiment tout à l'identique mais fait un bien fou, c'est donc sans réfléchir que je lâche. "C'est génial." Alors qu'il ne le pense peut-être pas. Qu'il aimerait peut-être lui, que ce soit différent ou qu'il ne trouve pas ça spécialement exceptionnel.

Je me prépare donc à l'aider quand je vois qu'il ne laisse rien sur le côté pour le moment. J'attends alors, refusant de lui casser cette routine de préparation de fraises en m'imposant dans son espace. Quand il aura besoin de moi, je suis certaine qu'il me le dira et j'écoute ensuite avec plaisir ce en quoi consiste ce travail de retraité. J'ouvre un peu les yeux, surprise et épatée. "94! C'est génial mais Eliott, en général, on écrit un journal pour le relire plus tard et se souvenir du bon vieux temps. Quand j'aurais ton âge, j'imagine que je lirais celui que j'écris aujourd'hui et que je me moquerais de moi et des choses qui me tiennent à coeur, qui me rendent malade alors que... Dans 30 ans, ça n'aura plus aucune importance. Toi, tu viens de commencer le tien?" Je fronce alors les sourcils, curieuse de comprendre ce qui a pu le pousser à avoir envie de commencer un journal, là maintenant. Un livre de la vie merveilleuse et trépidante qu'il a vécu, j'aurais compris mais un journal? Ca n'a pas de sens, vu de là mais je suis certaine qu'Eliott a ses raisons, j'ai d'ailleurs hâte de savoir lesquelles.

Je ne me fais pas prier bien longtemps avant de demander des explications à propos de son mariage et s'il paraît dérange par ma question, il ne le montre pas. Ce petit "Oh ça" me donne même envie de me taper une fois la tête contre le mur. Juste "ça", comme si ce n'était rien. Je fais une petite moue quand il fait même passer les fraises avant ma réponse. Je le fixe en ouvrant la bouche mais je réponds tout de même, légèrement hésitante. "D'aaaaccord." Prouvant dans mon regard et dans ma position que j'attends autre chose. Une véritable réponse. J'aurais cependant dû m'abstenir parce que je tombe de haut quand elle arrive. J'en perds une fraise, la bouche grande ouverte alors que je continue à le fixer. Longuement. "Que pour le fun?" Je ne suis pas certaine de comprendre alors il termine son explication. Je ne récupère pas la fraise et je cligne des yeux plusieurs fois. "Quoi? Des primes de retraites? Mais alors... Tu l'aimes? Vous vous aimez toujours?" Le fun, je sortirais un truc comme ça à Farell et je ne pourrais plus en parler à qui que ce soit sur cette Terre. Je balance la tête "Ce n'est pas fun un divorce Eliott. C'est triste. Le mariage, ça compte... C'est quoi cette histoire, vous l'avez même fêté ensemble ou quoi? Mais... Qui a eu cette idée?" Je me penche pour ramasser la fraise et quand je me relève, je vois ma convention être déplacée par Eliott. Voilà la femme qui parle du mariage qui compte. Je soupire parce que les questions qu'il pose me ramène à cette idée. Je n'arrive pas à me concentrer sur le prénom de Farell dans sa bouche qui sonne bien plus comme. "C'est bien son prénom?" Que "Tu es toujours mariée avec lui?" La deuxième question aurait pu être légitime, au vu du temps qu'on a passé loin de l'autre. La première serait inquiétante. Je lui désigne le papier de la main. "C'est une convention de divorce que j'ai remplie il y a quelques jours dans l'idée de la donner à Farell. Il avait promis de la signer." Je la prends dans ma main en la fixant. "Je devrais la détruire. C'est vrai, ce serait la bonne réaction. Celle de la femme parfaite qui se confond en excuse et qui fait réellement marche arrière." Je me mordille la lèvre inférieure. "J'enchaîne les erreurs Eliott. Je lui ai fait du mal, j'ai trahi sa confiance, j'ai demandé le divorce et la plupart du temps, je n'ai rattrapé aucune de mes frasques à cause de ma colère." Je le regarde. "Je ne suis pas parfaite, ni exemplaire et je suis en colère. J'ai l'impression d'avoir été manipulé et d'être l'idiote de service. Je suis verte de rage! Tellement en colère que c'en serait risible!" Je soupire, désolée de ne même pas pouvoir lui expliquer pourquoi je me sens comme ça et je me retourne complètement vers lui, coupant court à cette conversation en m'appuyant sur la table de travail. "Tu dois vraiment me raconter comment tu as pu rendre tout cela FUN!" Je rigole avant de demander doucement. "Et en parlant de convention, j'aimerais la laisser chez toi, si possible? Je n'ai aucune envie que Farell puisse tomber dessus. Ou qui que ce soit d'ailleurs." Je secoue un peu la feuille, un sourire timide sur les lèvres. "Ca n'a pas l'air comme ça mais j'essaie d'arranger les choses."
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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Mer 13 Juin - 19:17 )

My head is full of thoughts when you're loosing yours
Leïla & Eliott
Est-ce que j’ai été heureux pendant toutes ces années ?
Immédiatement, la réponse me vint aux lèvres. “Non pas toujours. Il y a eu des terribles années, des jours qui ont bousculés les vies des fois… Il nous arrive tellement de choses en une vie et je juge que personne n’en est l’exception. C’est pour ça que n’est pas toujours la peine de vouloir gaspiller son temps et l’énergie sur une chose qui peut être futile la majorité du temps. Je ne peux pas t’en vouloir parce que tu as pris un chemin différent et que tu as mené une vie intéressante.” Surtout que la vie est extraordinairement courte. Je sais parfaitement de quoi je parle parce que la mienne est totalement courte, je n’ai pas beaucoup d’espoir et je préfère avoir tout de même une fin digne qu’autre chose. Je préfère tout de même saisir de l’occasion de profiter de ses proches comme si c’était un peu la dernière fois, Leïla tombe plutôt bien. Elle en profite pour redécouvrir la maison qui pour elle, n’a pas changé à part quelques meubles. Elle reste toujours la même, parce que c’est toujours animé par les personnes qui font la maison ce qu’elle est aujourd’hui.

Je parle de mon journal, de mon avancée et tout cela, sans expliquer forcément pourquoi je m’y suis mis à cela. C’est forcément pour le relire, c’est sûr et ce ne sera pas pour moi, même si je me dis que je pourrai jeter un coup d’oeil de temps en temps quand je sens que j’ai un petit trou de mémoire. Je préfère que ce soit un journal juste pour ma famille et c’est tout, que ce soit pour ces gens-là et non pour les inconnus… Dans ce cas là, ça aurait été un livre et ce n’était pas ce que je cherche à faire. “ J’ai commencé en février à peu près… Mais tu sais, quand j’ai le temps libre…” On est facilement à fond sur quelque chose, c’est tout à fait normal en réalité. Enfin, je m’occupe des fraises assez rapidement en même temps qu’elle me pose la question sur mon divorce. Je finis par lui demander un service avant de m’expliquer. Cela laisse une Leïla assez confuse à un point qu’elle en a fait tomber la fraise, comme l’ont été mes enfants et mes neveux quand ils avaient appris la nouvelle. Je souris un peu et hoche la tête en réponse à ses questions: oui je l’aime toujours, on s’aime toujours autant qu’avant. Elle dit directement quelque chose qui m’est pénible: le divorce n’est pas fun. Non, en effet, mais il faut que ça reste dans l’esprit fun, parce que ce qui va arriver par la suite, ça… Cela ne sera absolument pas fun. “C’était mon idée quand on fêtait les 30 ans de mariage, mais je ne pensais honnêtement pas qu’Erika serait partante. Elle me surprendra toujours.” avouai-je. Oui, c’est vrai: Erika a toujours le don de me surprendre après toutes ces années. On s’est connu depuis très longtemps, depuis nos années de fac même. Je change le sujet parce que le papier vient d’attirer mon attention, au moment où je lui posais la question, j’avais un léger doute sur le prénom de son mari.

Je ne tarde pas à avoir la réponse sur ce que c’était comme papier. Je ne m’attendais cependant pas à la réponse: une convention de divorce. Ma surprise se lisait sur mon visage ceci dit. Leïla divorce ? Je reste silencieux, la laissant enchaîner les paroles alors que j’apprenais un peu plus sur sa situation. Je me rends compte que je venais de parler du divorce comme étant quelque chose de fun, alors que ça ne l’était pas de son côté. Après, Leïla savait qu’il existe différents types de divorce, c’est sûr… Le mien est sûrement innovateur. Je voulais lui demander ce qui s’était passé, j’étais un petit peu perdu sur ses ressentis, je n’avais pas besoin de mots pour l’exprimer, mon regard suffisait et elle l’avait vu. Elle ne pouvait pas le dire. Puisqu’elle changeait de sujet, parlant encore une fois de mon divorce fun, je ne parvenais pas à sourire malheureusement. “Mh…” fis-je face à sa demande qui est assez délicate tout de même. Je soupire alors que j’avais suspendu la préparation de la crème pour chercher dans ma poche une clé que je lui tends. “ Tient. Le bureau à l’étage, tu le mets dans le premier tiroir à partir du haut, à gauche… Au fond de mes papiers.”Je lui faisais confiance bien sûr. Je fais une pause avant de faire tomber la clé dans la main de Leïla. “ Je sais que tu essayes d’arranger les choses, mais tu sais que tu peux tout me dire n’est-ce pas ?” Il m’est tout à fait naturel de l’aider, même si elle ne m’en dit rien, ça reste tout de même inquiétant qu’elle veuille cacher son papier de divorce chez moi. J’imagine qu’elle a besoin d’une sécurité assez importante tout de même pour ses papiers. “ Si Farell t’a menacée ou te fait du chantage ou te fait culpabiliser... “ Aucune idée de ce que je pourrai faire, mais j’ai bien des contacts qui peuvent arranger les choses s’ils peuvent.

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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Lun 18 Juin - 21:12 )


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Ses paroles ont un écho différent à mes oreilles que celui du rappel de la rancune à mon égard. Plutôt même à ce manque de rancune. Il a un écho d'urgence, comme si elles traduisaient un besoin de vivre en profitant de chaque instants avec une force pressante. Une nécessité, une urgence. Quelque chose que, finalement, on devrait tous ressentir mais qu'on perd quelque part en cours de route. J'ai perdu la mienne, ces derniers temps. Je me demande si Eliott a vécu quelque chose qui l'a poussé à s'en rendre compte avec une plus grande force que le commun des mortels. Et je sais qu'il a raison, qu'on ne doit pas s’accommoder de futilités mais les choses sont tellement plus difficile quand ce sont des gens à qui on tient au point de ne plus avoir de bon sens, de ne plus être assez terre à terre ou de perdre un peu de soi en chemin. Je lui souris et je hoche la tête. "Et c'est tout à ton honneur." Je ne peux qu'être heureuse de ne pas perdre mon temps à lui expliquer une absence qui n'aurait pas réellement de justification acceptable à mes yeux. Je ne peux que lui être reconnaissante de m'épargner cela même si je l'aurais fait s'il en avait eu besoin. Il l'aurait amplement mérité.

Pour le journal, je n'y comprends toujours rien et Eliott n'a pas l'air de vouloir m'avancer. A part me préciser le mois du commencement de ce journal et le fait qu'il l'écrive quand il a du temps libre, il ne laisse rien filtrer d'autre ni ne répond à ma question de ce fait. J'en déduit assez facilement que c'est un sujet sur lequel il refuse de s'étendre et je n'ai aucune envie de le mettre au pied du mur pour qu'il s'explique. Je saurais le faire mais je détesterais être cette personne alors je hoche doucement la tête en murmurant un "Cool." qui lui permettra de ne pas rebondir. Un cool que je pense même si je continue à demander pourquoi est-ce qu'il a ressenti le besoin tout à coup d'écrire un journal. J'espère que cette envie me sera passée à son âge et que j'aurais assez de sagesse et de tranquillité d'âme pour ne plus avoir à m'épancher dans ce doux livre. Quoi que, faisant partie de la famille Wilde, il y a peu de chances. A moins bien-sûr qu'ils ne soient quasiment tous morts à ce moment-là, soit à cause d'expériences douteuses soit parce qu'ils s'en prendraient à la mauvaise personne. Je tombe de haut en entendant l'explication guillerette et presque fière d'Eliott au sujet de ce divorce. J'en perds même mes mots en entendant qu'Erika était d'accord. Je répète alors ahurie. "Pour le fun? Pour fêter vos 30 ans de mariage, pour le fun, tu as demandé le divorce?" Il va devoir tout recommencer au début, le pauvre parce que j'ai besoin de l'entendre à nouveau pour être certaine de ne pas rêver.

Le sujet de la convention de divorce tombe comme un cheveu sur la soupe, j'en ai conscience mais je n'avais pas moyen de mettre les formes dans cette demande. Même avec un million de roses, cette demande était et serait bizarre pour toujours. J'attrape les clés, un peu étonné qu'il les donne si facilement. Même si finalement, c'est du Eliott tout craché, toujours présent, attentif, compréhensif et calme. Si je pouvais lui ressembler, même un chouïa, ce serait le bonheur. "Merci beaucoup Eliott." Je me lève pour me débarrasser de cette tâche une bonne fois pour toute quand je l'entends reprendre la parole. Je m'arrête dans l'encadrement de la porte et je le regarde. Tout lui dire. Si seulement je le pouvais réellement, j'aurais enfin des conseils avisés plutôt que les réactions totalement irréfléchies d'une femme trahie et en colère que je suis. Je réponds pourtant, hésitante. "... Oui" Et j'entends comme ça sonne simplement quand il le dit à haute voix. Je reprends immédiatement. "Non! Non jamais Farell ne ferait une de ces trois choses. Je te l'ai dit. Il comptait signer la convention... C'est moi qui n'aie pas eu la force de la lui donner." Parce que je l'aime à un point qui n'est humainement pas permis. Au point d'en avoir mal quand je me sépare de lui. Tout aurait été plus facile si ma colère avait suffit à le haïr. Tout aurait été bouclé. C'est également difficile de lui dire que Farell n'en ferait jamais une seule quand il en a déjà fait au moins deux mais je n'ai aucune envie qu'il pense du mal de lui quand Laurel est déjà une partisane de sa future disparition totale de ma vie. Le mensonge me grince les dents, alors je reprends avec toute la sincérité du monde. "Ce serait facile de dire du mal de lui aujourd'hui. D'oublier le bien, d'en faire de la pâté pour chien mais j'ai également compris que ce serait injuste. Je veux essayer d'arranger les choses, au final, c'est ce qui compte réellement, non?" Je lui souris avant de lui montrer la feuille. Comment expliquer que j'ai bien plus été menacé par un môme de 14 ans que par Farell lui-même sans qu'on ne me rit au nez d'ailleurs? "Je reviens!" Je grimpe les marches en les sautant deux par deux pour revenir rapidement, surtout pour les fraises.

J'ouvre rapidement le tiroir qui bloque, tel un vieux meuble en bois quand je tente de le refermer. Pour aller vite, c'est raté. Je force un peu mais ça ne fonctionne pas alors je retire les papiers en pensant qu'il y en a un qui bloque. Ils me tombent alors des mains et je crie un "Merde!" de frustration avant de me pencher pour les ramasser un à un. Je suis immédiatement attirée par un papier de diagnostic de l'Alzheimer. Je fronce les sourcils en me demandant qui est malade dans la famille d'Eliott. Je vois le nom de famille en premier et je pense immédiatement à Erika en retenant mon souffle avant de tomber sur le prénom d'Eliott. Eliott. Le mien. Celui qui prépare des fraises dans la cuisine. Je fixe le papier longuement, toujours accroupie. Je n'ai même pas remarqué que mon coeur s'était mis à battre plus vite. Est-ce que c'est pour ça qu'on répète sans cesse qu'il vaut mieux vivre avec des remords qu'avec des regrets? Est-ce que c'est à cause de ce genre de conneries? Je ne range pas, je laisse le clé. Les larmes sont venues d'elle-même, je n'ai rien demandé. Ce n'est pas du tout comme lorsque je me dispute avec Farell et que je ravale ma peine. Ce n'est même pas comme lorsque je me sens impuissante. Même s'il y a de ça. C'est plutôt comme quatre claques en pleine face ajoutée à de violents coups d'électricité dans la nuque, dans la tête. Et ce poids immense de la culpabilité sur mes épaules. Quand j'arrive dans la cuisine, je n'en suis plus aux stades des sanglots. Je pleure et alors que je commence à parler en posant la feuille sur la table de travail, les larmes coulent à flot et il y a beaucoup de chance que ce soit incompréhensible. "Le jou... journal... Le di... di... vorce.... Oh Eliott!" Bon sang, tout s'explique. Je pleure plus fort. C'est ridicule que ce soit moi qui pleure quand lui se montre si fort. "Tu comptais le cacher au monde entier? A.... A ta famille? TU COMPTAIS GARDER C..A JUSTE... JUSTE POUR TOI? Mais.... Mais qui allait t'aider? Qui... Qui allait veiller sur toi?!" Je renifle péniblement et j'essaie de respirer mais je n'y arrive pas. Eliott est trop parfait pour être vrai. Il veut protéger tout le monde mais qui le protège lui? "Pourquoi tu ne m'as pas appelé?.... Si... Si j'avais un cancer.... Je t'aurais appelé. Je t'aurais appelé avant mon père!" J'essaie de m'arrêter mais je n'y arrive pas. Je vais le perdre? Quoi que je fasse, les années perdues le seront à tout jamais. Je ne rattraperais rien, jamais. "Dis moi que c'est faux. S'il... S'il te plaît Eliott. Dis moi que c'est un faux." Le déni, c'est tout ce qu'il me reste alors que je suis secouée de spasmes au milieu de cette cuisine tant aimée, près de cet homme tant aimée que j'aurais dû aimer plus. Que j'aurais dû voir plus. Peut-être alors qu'il ne serait pas seul. Peut-être alors, aurait-il appelé.


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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Ven 22 Juin - 12:20 )

My head is full of thoughts when you're loosing yours
Leïla & Eliott
Leïla a du mal à y croire, c’est assez amusant comme réaction parce qu’elle me demande de raconter ce qui s’est passé. Je n’ai pas pu m’empêcher de sourire un petit peu, amusé. Il va falloir que je lui raconte un peu plus en détail, comme je l’ai fait pour mes enfants qui étaient dans la même situation que Leïla. « La vérité, c’est que même nous on a du mal à y croire. On a vraiment divorcés pour le fun… Et je dis on. Même si c’était mon idée, Erika tient à ce que ça soit aussi son idée. » Une pause avant que je ne reprenne la parole, sans laisser l’occasion à Leïla d’ajouter quoi ce que ce soit. Oui, Erika et moi sommes toujours ensemble, même dans les décisions que nous prenons. Même si c’était mon idée, c’était mieux de dire que c’était notre idée. « Le soir de nos trente ans de mariage, on était tous les deux dans le salon, à siroter nos verres et on s’est remémorés notre temps ensemble, ce que nous avions vécu… Comment je l’ai demandée en mariage… Nous nous sommes perdus dans nos discussions et on s’est rendu compte de la réalité de la situation. » Donc oui, nous avons divorcé dans le fun, pour mieux percevoir nos prestations et aussi pour qu’on ne dépende pas forcément de l’un et de l’autre. Quelque part Leïla l’a compris, elle ne comprend quand même pas comment ça a pu être possible, surtout qu’elle-même avait même signé les papiers de divorce. Cela m’avait surpris, totalement même. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle veuille divorcer et je me dis qu’il s’est passé quelque chose, bien que je ne pense pas pouvoir mettre la main dessus parce qu’elle ne semble pas décidée de vouloir le dire. Dans tous les cas, elle me demande si je peux garder son papier de divorce. Si je ne suis pas sûr de pouvoir le ranger par moi-même, de peur dans le fond que j’oublie, je lui laisse la clé de mon tiroir, elle saura quoi faire et elle est plus fiable que moi, pour sûr. Enfin, avant qu’elle ne parte vers mon bureau, je lui dis tout de même que je suis là si quelque chose n’allait pas. Ce qui est un petit peu drôle parce que je n’ai pas osé l’appeler ou lui dire quoi ce que ce soit concernant ma maladie, mais ce n’est pas aujourd’hui que j’ai l’intention qu’elle découvre. Je m’inquiète tout de même, espérant que Farell n’ait pas fait quelque chose d’impardonnable et que c’est Leïla qui se rejette la faute. Je fronce les sourcils concerné par ce qui se passe, je l’écoute s’expliquer davantage. « Mh… Quand on aime quelqu’un, on est prêt à tout faire pour la préserver et de rester à ses côtés quoiqu’il advienne. Il arrive que l’un et l’autre fasse des erreurs qu’une seconde chance est nécessaire. Le meilleur moyen, c’est de se souvenir des bons moments passé ensemble…» fis-je un peu vaguement, montrant à ma façon que je comprends plus ou moins où est-ce qu’elle voulait en venir avant de faire un signe de tête qu’elle devrait ranger la feuille. Je la garderai comme il faut, tel un gardien.

J’hoche la tête quand elle me dit qu’elle revient, elle en aura pour une ou deux minutes. Je prépare la crème tranquillement sans forcément me douter ce que Leïla faisait vraiment. J’entends son juron et fronce les sourcils. « Leïla, les gros mots ! » Peut-être qu’elle est devenue une jeune femme, mère d’une fille, qu’elle veut divorcer sans le vouloir dans le fond, elle n’a pas à jurer sous mon toit. Nous avons jamais toléré les gros-mots… À l’exception près, parce qu’il m’arrive de jurer seulement quand je suis seul. Je me demande ce qu’elle fait là maintenant. A-t-elle un souci pour ranger le papier ? Je ne sais pas, mais dans tous les cas, je l’entends descendre les escaliers. Cela n’aura pas duré longtemps. Mon regard est rivé sur la préparation de la crème avant de le relever dès que je l’entends renifler en arrivant dans la cuisine. Je me fige à son regard larmoyant. « Leïla ? » fis-je inquiet, mon inquiétude pouvait s’entendre en plus d’avoir l’air d’être concerné et un peu déstabilisé de la voir ainsi. Je ne comprends pas ce qu’elle veut dire par rapport à mon divorce et mon journal, du moins pas tout de suite. Je dépose le bol sur le plan de cuisine, je commence petit à petit à réaliser ce qu’elle voulait dire. « Les papiers … » Elle a dû les voir. Je m’étais trompé sur elle, je croyais qu’elle n’était pas le genre à fouiller les affaires des autres… Quoique, avec deux mains gauches, ça ne m’aurait pas étonné qu’elle ait eu un petit accident, ce qui expliquerait son juron tout à l’heure. Je soupire assez embêté de devoir faire face à ce genre de situation, je n’étais pas préparé à ça. Je reste silencieux face à ses paroles de réalisation. « J’ai un médecin qui veille sur moi… Ce même médecin qui m’a diagnostiqué la maladie. » Au moins, c’est déjà une personne, même si ce n’est pas forcément 24h/24 comme Erika ou bien… J’ai à peine parlé qu’elle en rajoute, qu’elle me fait un peu culpabiliser de ne pas l’avoir appelée pour lui dire. Mais personne n’est au courant et je n’ai rien contre Leïla, mais elle n’a jamais été douée pour cacher quelque chose qui la contrarie. J’ai un peu peur que les gens arrivent à la lire comme un livre ouvert… Et j’ai cette crainte sur tout le monde, ce qui fait que je peux faire confiance à mon médecin parce qu’il est dans le secret professionnel malgré lui. Je secoue la tête et lui réponds tout simplement. « Tu vivais ta vie Leïla, je ne voulais pas t’embêter avec ça du jour au lendemain… Même si je sais que tu aurais voulu que je t’appelle, mais je ne l’aurai jamais fait. » C’est ce que je suis, je pense toujours aux autres avant moi-même. Mais peu importe ce que je lui dit, elle reste dans le déni total. Elle ne se remet pas du fait que j’ai cette maladie, j’ai été dans le même état qu’elle auparavant quand j’ai appris cette maladie. Je ne dis rien face à son désespoir de cette situation, je ferme les yeux quelques secondes avant de me reprendre et la voir au milieu de la cuisine, dans le mal de cette nouvelle. Je ne suis peut-être pas friand des contacts physiques, mais je ne réfléchis pas forcément dans cette situation-là, je viens vers elle pour la prendre dans mes bras. La main sur sa tête, je la laissais pleurer contre mon épaule.

Jusqu’ici, je n’ai jamais eu à faire face à une annonce, bien que celle-ci c’est plus une découverte qu’une annonce. Jusqu’ici, je n’ai jamais eu à faire face à une réaction d’un proche. Je ne m’étais pas préparé à ça, même si j’ai fait plusieurs tentatives, même si j’ai imaginé dans ma tête, tout est différent et rien ne se passe comme prévu. Voir à quel point ça affecte quelqu’un, j’étais mal. Je ne pourrai pas lui dire que tout ira bien, que tout va bien se passer. C’est juste impossible, parce que c’est une maladie auto-immune, qui est destructrice. Je n’ai pas beaucoup de chance en réalité. « Leïla… » fis-je pour capter son attention. « Si j’ai décidé de ne rien dire de cette maladie, de le cacher auprès de tout le monde c’est pour une bonne et simple raison: je n’ai pas envie qu’on me voit comme étant quelqu’un de malade. Je veux profiter des jours comme si c’était une journée normale, une journée comme une autre. Je ne veux pas vivre cette maladie comme si c’était la fin du monde. » Je la fais reculer un peu pour la regarder le plus sérieusement possible, les mains sur ses bras. « Si je ne t’ai rien dit, c’est parce que… J’ai peur que tu ne sois pas capable de garder cela pour toi. J’ai peur que Erika remarque quelque chose, parce qu’elle lit les gens comme s’ils étaient des livres ouverts et franchement ? C’est vraiment la dernière chose que je veux: qu’elle sache ce qui se passe. »

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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Jeu 28 Juin - 8:39 )


My head is full of thougts when you're loosing yours

Evidemment, je ne m'en remets pas. Un couple phare à mes yeux qui se met à divorcer pour des raisons que je ne peux absolument pas comprendre même en essayant de faire un effort. Le fun. Qu'est-ce qu'il pouvait y avoir de fun dans le fait de divorcer quand le but de beaucoup dans la vie était de trouver la personne avec qui passer le reste de sa vie? Il l'a trouvé et ils ont décidé de se marier pour divorcer, juste pour rire. J'ouvre mon esprit, le temps d'un instant pour essayer d'accepter que le divorce, s'il n'est pas pavé de mauvaises intentions, qu'il est décidé sur un coup de tête, peut être hilarant. Il me raconte alors comment ils se sont retrouvés ensemble pour leur anniversaire de mariage alors que l'idée lui est venue totalement naturellement. "Et au lieu de vous féliciter de vous aimer après tant d'années, de vous respecter et d'honorer votre promesse faîtes lors de votre mariage, vous avez décidé de tout briser sur papier tout en continuant à vivre ensemble?" Je fronce les sourcils, c'est vraiment étrange, il y a quelque chose qui cloche dans cette histoire. Peut-être est-ce parce que, dans mon couple, ce genre de blague mériterait le bûcher. Ou alors parce que je n'arrive pas à concevoir la blague quand Eliott et Ericka semblent y parvenir à merveille. Ou même parce que je suis déçue parce qu'après la tromperie de mon père et la possible séparation de mes parents, le couple Ericka était ma source sûre. Allez savoir mais quelque chose me dérange. Me tue. Je l'écoute ensuite me parler du couple de manière générale et sans en dire plus, je baisse doucement la tête, signe que j'ai compris où il voulait en venir, pourtant je demande doucement. "Tu en as fait des erreurs dans ton couple, toi Eliott? Et Ericka?" Comme si entendre qu'eux avaient réussi à surmonter ça pourrait m'aider mais Eliott n'est pas Farell. Il est bien trop conciliant pour ça. Et Ericka ne me ressemble pas non plus, elle est bien moins exigeante. Je ne me fais pas prier pour me débarrasser de ce papier momentanément.

Le beau sourire qui étire mes lèvres alors que je l'entends me réprimander pour mon langage est vite effacé par la surprise de taille quand tout les papiers m'échappent des mains. Je m'attendais à tout en venant ici, sauf à ça. Je ne m'attendais sûrement pas à la claque monumentale de son existence. Ni de la mienne. Celle de devoir prendre en compte que je n'ai pas été capable d'être là pour mon ami, que je considère comme ma famille par simple manque de temps. C'est horrible de ne pas avoir une meilleure excuse que celle ci dans les conditions actuelles. Celle d'une mort lente et affreuse. J'ai envie de crier parce que c'est injuste. J'ai passé mon temps à répéter à Farell qu'il n'était pas Dieu pour juger de qui mérite ou non son courroux et aujourd'hui, j'en veux énormément à ce dernier de ne pas savoir faire la part des choses. "Un médecin?!?" Je demande alors sidérée. Je devrais faire dans la demi-mesure, mettre un peu d'eau dans mon vin, c'est quelque chose sur lequel je dois réellement travailler parce que dès que quelque chose me tient à coeur, je ne sais pas le faire. Je suis entière. Je suis passionnée et l'idée que ce soit un médecin qui l'accompagne dans ses derniers jours me donne envie de tuer le médecin en question qui aurait du lui conseiller d'en parler à sa famille, l'obliger à le faire. "Merde Eliott, le médecin fait son job! Il est payé pour ça, j'espère bien qu'il t'aide! Il ne manquerait plus que tu le fasses démissionner lui aussi pour éviter de le mettre dans l'embarras de ton état!!!" Parce que je sais, au fond de moi que s'il n'a rien dit, ce n'est que pour nous préserver. S'il y a bien une personne à laquelle il n'a pas pensé à ce moment-là, c'est lui. Et ça me tue presque autant que ça m'émerveille. D'où sort un homme aussi bon? Je baisse d'un ton quand la piqûre de rappel sur mon existence est surtout mon absence dans la sienne vient m'éclater au visage. "C'est de ma faute. Je n'ai pas le droit de te le reprocher. J'aurais dû t'appeler plus souvent. Passer plus souvent. Mais Ericka? Tes enfants?" Et c'est toujours en pleurant, toujours en reniflant comme une gamine qui vient de perdre tout espoir que je parle. Que je crie. Eliott finit par me prendre dans ses bras et je m'accroche à ses vêtements dans son dos comme si je pourrais le retenir sur Terre avec moi pour toujours si je serrais assez fort. Et je pleure de plus belle parce qu'il me console, alors que c'est lui qui est mal. Je pleure de plus belle parce que je refuse d'accepter la vérité. Et pendant un instant, je déteste la Vie.

Ca suffit maintenant, je serre les dents, prends une profonde inspiration. Ce n'est pas ma tristesse qui est importante aujourd'hui mais bien Eliott, le soutien dont il a besoin et une solution. Bon sang, il faut que je trouve une solution même si là, je suis juste incapable de réfléchir correctement. Je me redresse un peu, essuie les larmes sur mes joues. Je me promets également de renifler pour la dernière fois en récupérant un mouchoir en papier pour arrêter une bonne fois pour toute. Je lève les yeux vers lui quand il m'appelle et je les ouvre grand, de plus en plus grand alors qu'il m'expliquer. Ma voix n'est d'abord qu'un murmure. "Non..." Il me recule un peu plus se laissant un peu d'espace. Il n'aime pas les câlins, pas spécialement quand, de mon côté, je serais bien restée encore un peu juste pour être certaine de son existence. "Mais..." Je fronce les sourcils. Je comprends alors qu'il y a pire que le mensonge de Farell, un million de fois pire. "Eliott! Ericka veut savoir. Crois moi. Comment tu crois qu'elle réagira quand elle finira par s'en rendre compte? Parce qu'à un moment, c'est évident, tu ne pourras plus le cacher! Mets toi à sa place deux secondes Eliott, pitié." Je le regarde droit dans les yeux. "Et il est hors de question que je te laisse vivre cette épreuve tout seul! Tu m'entends? Ne compte pas sur moi pour faire comme si de rien était pour te faire plaisir. J'espère qu'elle lira dans mes yeux. Je ne dirais rien, je te le jure mais puisqu'elle est si intuitive, elle finira par le lire dans les tiens aussi, il n'y a aucun doute, ce n'est qu'une question de temps. Aie confiance en elle, elle est assez forte pour ne pas te faire passer pour un malade. La preuve, elle a accepté cette idée idiote de divorce sans broncher!" Je me masse les temps dix secondes juste pour réfléchir encore un peu avant de prendre ses mains dans les miennes. J'en ramène une à ma joue et je lui souris avant de la laisser redescendre. "Je comprends Eliott. Je comprends, tu sais. Tu veux les protéger, tu veux les préserver, je ne devrais pas m'en étonner, tu as toujours toujours été comme ça. Mais juste pour cette fois, tu as le droit d'être égoïste si c'est ce que tu crois que tu seras en leur imposant un état de santé déplorable. Juste pour cette fois, sois égoïste." Je respire un bon coup. "Je t'en prie." Tout en réfléchissant à une solution. Tout en essayant de penser à quelque chose parce que je n'arrive toujours pas à l'accepter et à présent, je sais à qui je dois en parler. Je sais exactement qui pourrait soit me donner de l'espoir, soit les briser entièrement. C'est la seule personne que j'écouterais s'il me disait qu'il n'y avait plus rien à faire. La seule. "A quel point tu es atteint? Dis moi tout ce que le médecin t'as dit." Que je puisse tout, tout répéter à la lettre.


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Re: My head is full of thoughts when you're loosing yours. [Eliott] ✻ ( Dim 1 Juil - 14:55 )

My head is full of thoughts when you're loosing yours
Leïla & Eliott
J’ai juste incliné le menton pour acquiescer le résumé qu’elle vient me faire. Elle l’a très bien compris mais d’un autre côté... Elle ne semble pas vraiment saisir ce qui se passe et je ne cherche pas forcément à lui faire comprendre parce qu’elle est encore jeune et elle a déjà une vie à vivre… Alors que moi… “ Je ne cherche pas à ce que tu comprennes maintenant… Peut-être à l’avenir tu comprendras de quoi je parle…” fis-je en haussant un peu les épaules avant de me demander ce qui se passe en ce moment avec Farell… Je n’aime pas trop cela, j’ai l’impression qu’elle est en train de vivre une guerre dans sa famille et qu’elle essaye de tout régler pour enterrer la hache mais que ça n’a pas l’air de marcher à merveille. Elle protège un peu ses arrières alors, je suis d’accord de la laisser ranger les papiers, de préparer tout en espérant qu’elle sait ce qu’elle fait. Leïla me pose la question sur mon couple, ce qui me fait sourire un petit peu. Je remonte les épaules avant de les laisser retomber quelques secondes plus tard avec un petit soupir. “ Tout le monde fait des erreurs dans la vie Leïla. Tout le monde… Que ça a un impact pour soi, pour la famille, le couple, la situation financière… J’en passe… Erika et moi avions fait des erreurs dans notre couple, souvent qui nous paraissaient insurmontables mais on a tenu ensemble. Même si…” Je me pince un peu les lèvres avant de me reprendre, me maudissant dans le fond d’avoir dévoilé cette information… Mais si elle traverse une crise en couple, autant la conseiller au mieux et me conseiller moi-même surtout. En parler, ça me fait revivre un peu les souvenirs que j’ai presque oublié et que ça va m’aider à prendre les décisions par rapport à ma maladie. “ Même s’il nous est arrivé d’avoir fait des choses chacun de notre côté, tout en prenant la décision à la place de l’autre… Et qu’on a mené le combat tout seul.” Mais ces combats, on finit toujours par les découvrir. Tôt ou tard, tout le monde découvrira… Erika le découvrira même si je ne le veux pas… Mon médecin me dit qu’il faut mieux mettre au courant les personnes au lieu de les laisser sur la découverte parce qu’ils ne s’y attendront pas et ne seront pas assez ménagé pour cette nouvelle… Chose que je découvre assez vite au final, puisque Leïla devient la toute première personne à apprendre cette nouvelle par une découvre totalement hasardeuse, mais surtout accidentelle je pense…

Jusqu’ici c’était Julie Morris qui était au courant, je le dis à Leîla qui ne s’en remet pas en réalité. Je lui fais les gros yeux parce qu’elle jure à nouveau, même si c’était légitime. Je n’ai jamais aimé ces mots-là qui déforment la beauté de la langue Américaine. J’hausse les sourcils face à son état où elle s’emporte. Je ne m’attendais pas, mais absolument pas à faire face à cette situation, je restais à peine muet la laissant parler jusqu’à ce qu’elle me demande pourquoi je ne l’ai pas appelée quand j’ai appris cette maladie. La raison me semblait être évidente que je l’ai dite, sans vouloir la blesser mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être totalement réaliste dans ce genre de situation. Quand elle n’était plus là, c’est qu’elle n’était plus là et elle vivait sa vie. Je serre la mâchoire quand elle se reprend mais qu’elle me demande s’il y avait d’autres personnes qui sont au courant. Je secoue silencieusement la tête et qui donnait immédiatement la réponse: non ils ne sont pas au courant. Je n’ai pas pu dire quoi ce que ce soit qu’elle s’était mise à pleurer. Elle n’arrivait plus à parler et elle pleurait au milieu de la pièce, seule. Je n’ai pas pu m’en empêcher et je l’ai prise dans mes bras. Je frottais son dos pour l’aider à se calmer et à se reprendre, alors que je ne me sentais pas bien. Je ne m’attendais pas à tant de violence dans sa réaction, qu’elle ne soit pas prête à apprendre cela… Tout comme je ne l’ai pas été. J’ai attendu qu’elle se soit calmée pour que je puisse parler, m’exprimer sur ce que je compte faire. Je ne pouvais pas annoncer cette maladie à mes proches, je ne peux pas faire face à cela et pour qu’elle le comprenne, il faut que je le lui explique, mais elle n’y arrive pas.

Il fallait que je me mette à la place d’Erika. C’est ce qu’elle me dit. Je laisse retomber mes bras pour les croiser et m’adosser contre l’ilôt de la cuisine. Je secoue doucement la tête, elle ne peut pas me demander ça. Que je me mette à la place d’Erika, je l’ai déjà fait auparavant et je ne suis pas pour lui annoncer cette nouvelle. Je sais comment elle va agir, elle ne va plus vouloir me lâcher, elle ne va plus vouloir m’abandonner et elle fera tout comme si elle vivait les derniers jours avec moi. Or ce n’est pas ce que je veux, je n’ai pas non plus envie de voir dans son regard… Je sais que je n’ai pas le droit de prendre une décision pour elle, mais je ne peux pas. Je ne veux pas vivre mes dernières années comme ça… Je grimace parce que Leïla veut me convaincre, de devoir lui dire la vérité. Elle ne sait pas qu’un moment donné, elle ne s’apercevra jamais ce que je ne pourrai cacher. Je ne peux pas vivre ainsi, en train de perdre des souvenirs et faire souffrir mes proches sans le vouloir. Je n’ai pas eu le temps de répondre qu’elle en rajoute et touchait dans le mille en parlant du divorce et comment Erika l’a accepté. Je suis très perturbé sur le coup, je ne retrouvais pas mes mots, parce que je n’étais pas préparé à cette situation “Je ne…” Elle fait disparaître la distance entre nous en prenant mes mains dans les siennes, en ramenant la mienne sur sa joue. Elle sourit, je réponds par un léger sourire. Je ne savais pas trop quoi dire sur le coup. Je secoue un peu la tête en enlevant la main dans une caresse avant de m’exprimer un peu plus gravement. “ Je sais qu’elle se doute qu’il se passe quelque chose, mais… Il ne m’est pas possible de devoir affronter les réactions de mes proches tout de suite, je sais que même si Erika fera son possible pour faire comme si rien n’était, ce n’est quand même pas dans sa nature. Elle fera tout pour m’aider et ma maladie occupera ses pensées. Rien ne sera comme avant… La preuve, moi… Je ne vis plus de la même façon. J’écris un livre dès que je peux… Mon alimentation n’est plus la même et les exercices de mémoire sont assez pénibles à force.” soupirai-je et elle comprenait. Elle comprenait dans le fond que je voulais les préserver et je réagis en penchant la tête sur le côté. Je croise les bras. “ Je suis déjà égoïste dans tous les cas Leïla. Je refuse de dire quoi ce que ce soit à qui ce que ce soit par rapport à ma maladie. Peut-être pour les préserver, mais je suis conscient que je suis égoïste parce que nous sommes une famille et nous sommes censé tout se dire…” fis-je en commençant à marcher parce que ça m’aide à réfléchir. Le silence s’installe entre nous et je m’arrête près de la fenêtre et j’observe ce qui se passe à l’extérieur sans rien dire. Je serre la mâchoire et passe la main sur mon visage, n’étant pas forcément à l’aise. Leïla brise le silence en me demandant mon état actuel par rapport à l’avancée de la maladie. Je penche la tête sur le côté, la regardant sérieusement, les bras toujours croisé. “ Je … J’en suis au stade trois” Une pause quand je vois la grimace de Leïla. “ Des trous de mémoire… Tout le monde me dit que je suis très tête en l’air ces derniers temps à force d’oublier où j’ai mis mes clefs ou la télécommande, le stylo… Et j’en passe. J’oublie toujours eeuh… Je ne sais pas ce que j’oublie en vrai, mais ça concerne Asher et Sarah, Lys aussi… Et Riley, même Erika des fois... Enfin… J’essaye de lire les livres, mais, ça ne marche pas toujours et ça a tendance à m’agacer que j’ai envie de laisser tomber.” Je soupire et passe la main sur mon front. “ Je sais que je ne peux pas cacher indéfiniment cela, mais… Je ne suis pas prêt à le leur dire. Ce n’est pas possible.”


electric bird.



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