[BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine

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[BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Jeu 21 Juin - 22:37 )



And everything was made for you and me.

So let’s take a ride and see what’s mine



Le jour où Brianna rentre chez elle après avoir dormi avec Andrés, il lui manque quelques affaires, notamment son agenda. Le kleptomane le lui a prit de son sac et se l’est approprié sans penser, comme un réflexe. Inévitable. Puis, ce n’est pas mal, car il se dit qu’il le lui rendra bien un jour. En feuilletant le cahier, il s’arrête à une double page blanche. Il prend un stylo et écrit ce qui lui traverse l’esprit. Hélas, il n’y a pas beaucoup de pensées positives qui lui passe par la tête au cours d’une journée normale : Je déteste… les gens devant moi qui marchent lentement, qui se promènent sans but quand je me rends quelque part, écartez-vous bande de crétins paumés. Je déteste les lâches, ceux qui font chier les autres quand ils sont en groupe, et qui se font discret quand ils sont tout seuls. Je déteste la vie. Je trouve qu’elle est trop longue pour les connards, trop courtes pour les gens biens. Je ne connais même pas le sens de la mienne, y a t-il un seul pouilleux pour prétendre connaître le sens de la sienne ? Parfois je me demande si on n’est pas tous, à l’origine, des crasses céleste que Dieu a virées sur terre d’un coup de chasse. Je déteste la libraire de Woodbridge, une femme sénile aussi poussiéreuse que sa boutique, elle rêve de la vie qu’elle n’a jamais eue. Est-ce qu’elle compte les minutes qui lui restent aussi ? Je déteste la mort. La mort, c’est un mot qui te donne l’illusion qu’il y a une fin, alors qu’il n’y en pas. Il y a quelque chose après et si c’est la vie éternelle, alors je n’ai pas hâte d’être mort. L’idée de l’existence est supportable parce qu’on sait qu’un jour, elle se termine. Je doute que quiconque se lève avec l’espoir que ses emmerdes soit éternelles. J’espère que je me trompe. Je n’ai pas envie de mourir un jour, et de me réveiller après en me disant « Quoi, la vie ? Encore cette merde ? ». Va falloir que j'apprenne à l'aimer, parce que je vais peut-être me la cogner pour toujours. Je déteste les cons qui préfèrent allumer la télé avant de dormir plutôt que lire un livre. Si tu es intelligent, fais ce que tu veux, tu y laisseras quelques neurones et ça, tu peux encore te le permettre. Mais si t’es un con, achète-toi des bribes de savoir et du vocabulaire avec l’argent de mon père, c’est cadeau. Si je dois la faire courte, je déteste un tas de gens. Mais toi Bria, je t’aime bien.

Peu après être rentrée chez elle, Brianna lui demande si elle n’a pas laissé des choses chez lui et Andy répond que oui. Il ment et dit qu’elle les a oublié. Andrés est content qu’elle ne lui réclame pas les bonbons qui lui manquent aussi, il les a déjà mangé. Elle fait semblant de ne pas avoir remarqué, il en est à peu près sûr. Andrés lui rend ses autres affaires le lendemain, traine avec elle, et rentre chez lui.

Un matin, Andrés ouvre un œil fatigué quand il entend son portable vibrer sur sa table de nuit. Il s’est encore couché tard alors il fait une grasse matinée pendant que les autres enfants se font chier à aller à l’école, comme Brianna, maintenant qu’elle a écoulé ses jours de renvoi. Andrés tâtonne et met la main sur son cellulaire. C’est elle qui lui envoie un message. Après quelques jours de liberté, elle retrouve son quotidien, telle la régression d’un papillon renfermé dans sa chrysalide. Andrés ne s’attend à aucun optimisme de sa part, il se dit qu’elle a peut-être besoin d’encouragement. Il ouvre le message, les yeux plissés pour forcer sa vue brouillée de sommeil à s’habituer à la lumière de l’écran. C’est plus que du simple pessimisme en fait. Même si Bri aime parfois exagérer parce que c’est une diva, on est quand même haut sur l’échelle du désespoir là. Andrés avait senti que son amie commençait à saturer de quelque chose quand elle était chez lui. Aujourd’hui, la coupe est pleine. Brianna a raison de penser que Andrés est son meilleur ami, parce qu’il ne se contente pas de mots réconfortants. En fait, sur le moment, il ne répond pas, il préfère agir. Andrés repose le portable, se lève, va prendre une douche. Il se sèche, enfile un polo blanc Abercrombie, un jean sombre de la même marque et attrape son sac à dos Eastpak vide dans son dressing, à côté de ses affaires de golf, qu’il jette sur le lit. Il quitte ensuite sa chambre et descend pour voir ce que Seth est en train de faire. Apparemment, l’inventeur est déjà descendu dans la cave. Il a préparé un jus pour son fils. Même s’il s’est brossé les dents, le garçon le boit quand même. L’orange a un arrière gout de menthe. Andrés remonte les escaliers et fait les poches de pantalon de son père, il trouve sa carte de crédit et utilise son PC pour acheter deux billets d’avion en ligne. Il a intérêt de se dépêcher s’il ne veut pas rater son vol.

"Bagheera, appelle Hawkeye"

Hawkeye, c’est un drone qui a des fonctions très similaires, mais qui est surtout plus petit. Peu après sa demande, un petit robot circulaire gris arrive en volant par la porte entrouverte. Andrés le désactive et le range dans son sac. C’est tout ce qu’il va ramener avec lui, en plus de la carte de crédit de son père.

"M’en veux pas" dit-il à son drone de compagnie Bagheera qui émet des bruits électroniques mous, attristés et jaloux de Hawkeye. "Tu ne rentres pas dans mon sac. On voyagera ensemble aussi."

Il part ensuite sans un mot, sans un au revoir à son père, alors qu’il ne rentrera pas ce soir. Avant de la retrouver, Andrés passe chez Brianna, rentre par effraction, et fouille ses affaires en quête de son passeport. Il reprend ensuite son vélo et va à l’école de Bri. Un peu plus d’une heure s’est écoulée depuis le message de celle-ci, il n’a pas vraiment la patience d’attendre la fin de l’heure et donc de son cours. Il se rend à la salle de musique et joue les mêmes morceaux que la dernière fois, en tapant sur les touches pour se faire entendre par le bâtiment et faire savoir qu’il est là. Vu ce que la brunette lui a dit, Andrés est à peu près certain qu’elle va être plus rapide pour rappliquer. Dès qu’il la voit, il sourit un peu, se lève et récupère son sac.

"Viens, on se tire" dit-il en attrapant sa main.

Alors qu’ils attendent un bus en dehors de l’école, afin de faire un maximum de trajet jusqu’à la bordure de la ville, Andrés lâche sa main et la range dans sa poche. L’autre tient le guidon de son vélo qu’il va bientôt hisser dans le transport.

"T’as déjà visité Paris ?"

Il espère que non, parce qu'il se donne beaucoup de mal. Après le bus, ils ont une quarantaine de minutes de vélo. Andrés se dit qu’il devrait laisser Bria conduire une partie du trajet comme ça elle sera assise sur la selle. Ce n’est pas forcément confortable de rester debout sur les petites barres de fer fixées au centre des roues arrière. Si elle fatigue à pédaler, ils n’auront qu’à échanger. Il doute que le vélo rentre dans un taxi, or il a envie de l'emmener avec eux là bas.


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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Mar 26 Juin - 12:05 )

And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine
Brianna & Andrés
Je suis de retour.
Non pas pour jouer les mauvais tours. Je n’ai surtout pas intérêt à jouer les mauvais tours, sinon ça va vraiment mal finir pour moi et je me fermerai les portes. Mais à quoi bon ? De toute manière, j’ai l’impression que les portes me sont déjà fermées, je n’ai jamais su être à ma place dans cette école. J’ai l’impression de retourner dans une sorte de cage qui me vide toute énergie et qui me contraint à devoir rester dans le cadre, de faire comme tout le monde: écouter et apprendre, essayer d’apprendre surtout dans le rythme qui nous est imposé et qui n’est pas le notre. Essayer d’apprendre même les choses qu’on ne juge pas utile et qu’on s’en passerait bien. Je n’ai jamais aimé ça. J’envie les jeunes qui font des cours à domicile, ils sont plutôt tranquilles même si pour se socialiser, ça ne doit pas être facile. Je ne suis pas le cours qui est donné par madame Campbell, je suis plutôt focalisée par ce qui se passe par la fenêtre. Je regarde une feuille tomber d’un arbre, puis se faire emporter par le vent. Je regarde cette feuille bouger à cause du vent, enfin, je dis bouger… Mais j’ai l’impression que cette feuille danse, comme si elle m’invitait à danser avec elle ou au moins jouer avec jusqu’à que je l’attrape. Je regardais cette feuille, oubliant ce qui se passe autour de moi, ce que je suis en train d’entendre et je ressens quelque chose en regardant cette feuille. Elle danse peut-être, mais elle ne va pas où elle veut forcément aller, parce que sa destination dépend de la volonté du vent. Si la feuille veut aller à gauche, elle n’ira pas tant que le vent n’a pas décidé et s’il veut que la feuille aille à droite, elle n’aura pas le choix. Il ne m’a pas fallu beaucoup de temps pour réaliser que j’étais en réalité cette feuille qui se bat pour sortir de là, mais qui en est empêché.

Madame Campbell a remarqué que je ne suivais pas le cours, ça l’a exaspérée qu’elle m’a posé une question. Question que je n’ai pas su répondre… Et forcément, je n’ai pas pu m’empêcher de ne pas me laisser faire, mais je me suis vite souvenue de mon père et de mes oncles… De ma famille. Ma mère qui s’énerverait pour de bon et qui voudra m’envoyer en pension ou une connerie de ce genre où je trouverai bien ma place, qu’on m’encadrera. Mon père qui serait contre ça, mais qui sera très vite à cours d’option si je continue à tout sauter en l’air… Mon oncle Luke pareil. En fait tout le monde serait à court d’option, tout comme moi je me sens être à cours d’option et tout ce que j’ai envie, c’est de quitter cette salle, prendre la feuille pour la faire quitter cette cage de vent avec moi pour aller quelque part. Où ? Je ne sais pas, loin. J’ai juste envie de partir loin de tout ça. Loin pour que je puisse réfléchir… Que je puisse me retrouver parce que j’ai l’impression que je suis perdue. Enfin, madame Campbell a le dernier mot, je me retrouve à devoir noter un devoir à faire en plus des autres pour rattraper mon retard sur l’agenda. Alors j’ouvre à la date prévue et note rapidement avant de me redresser, croiser les bras et essayer de regarder la feuille… Elle était au sol, mais elle bouge encore, doucement… Je soupire et regarde à nouveau mon agenda qui tourne les pages tout seul pour se refermer comme un grand. Sauf qu’un moment donné, comme je n’y ai pas touché depuis un bon moment, je remarque quelque chose d’assez inhabituel. Une double page noircie. J’y mets la main dessus et lis ce qui est écrit.

Ce sont les mots d’Andrés, je souris un peu, me rappelant de la première fois que j’ai lu cela. J’ai décidé de garder très précieusement ces mots, moi qui ne suis pas friande de base des mots des gens sur mon agenda, mais lui, c’est une exception. Ses mots sont peut-être pleines de pessimismes, mais il a raison sur une chose… Je devrais envoyer un message tient, pour lui dire comment ça se passe le retour à l’école. Il est prévenu que ça n’allait pas être la joie, sauf que là… Ce n’est pas l’absence de la joie. C’est l’absence tout court de toute chose. J’ai la sensation que quelque chose cloche avec moi. Enfin, je compose le message sous la table: « Andrés ? Tu sais que je ne dis pas toujours aux gens qu’ils ont raison, mais… Tu as raison sur le fait que la vie est longue pour les connards, mais courte pour les gens biens. » Je soupire et ne réfléchis pas à d’autres choses, je ne sais pas ce que je pourrai écrire en plus. Ma tête a du mal à réfléchir en ce moment. « Je suis en cours, ça ne se passe pas si bien que ça. Tout le monde essaye d’agir comme si tout est normal, mais je reste quand même la fille qui a frappé un professeur et Ivan, qui n’a jamais voulu dire pardon et qui a été forcée par sa mère à faire les excuses quand même. Je n’ai jamais compris l’intérêt de faire les excuses quand on n’est pas forcément sincère dedans ou qu’on ne les pense pas.» Ça sonne. J’appuie par réflexe sur envoyer. Je range tous mes affaires dans mon sac et évite de devoir parler avec Madame Campbell encore, je n’ai pas envie de louper mon déjeuner comme l’autre fois.

J’ai à peine mangé… En vrai, je ne pense pas que j’arriverai à manger tout court avant le sport. Surtout que je sais que le professeur va vouloir nous faire courir tout le stade jusqu’à la fin de l’heure, mais je peux me débrouiller pour dire que je ne suis pas en forme et pour une fois, ce n’est pas vraiment un mensonge. J’ai à peine écouté quelques potes et le temps passe vraiment vite quand on ne fait rien en vrai. C’est à peine que je suis arrivée dans le stade avec ma classe que j’entends de la musique. Sans dire un mot, je souris un peu et je crois que c’est même mon premier sourire de la journée. Je ne dis rien, je fais demi-tour sous les regards surpris avant que certains comprennent qu’il s’agissait du surdoué au piano qui était venu la rendre visite. Je m’en fichais de rater le sport, il n’y a pas grand chose à rattraper de toute manière…! Je le retrouve assez rapidement, parce que cette fois-ci je n’ai pas trainé et je n’ai pas pu m’empêcher de sourire au sourire d’Andy avant d’être surprise de devoir se tirer de là, mais je ne dis rien et ne râle pas. Au contraire, je suis plutôt contente de partir de là, peu importe les raisons je n’en ai pas qui justifierait l’absence mais je ne suis plus plus trop à ça près. Je serre sa main alors que nous sortions du lycée jusqu’à qu’on retrouve le vélo et je perds sa main. Andrés fut le premier à prendre la parole, je ne dis pas un mot assez surprise de sa question et je secoue la tête. Non je n’y suis jamais allée. Je souris un peu et ce fut deux minutes plus tard que je finis par parler. « Je n’ai jamais été en Europe en fait… » Il y a bien une première fois à tout, j’hoche la tête ayant l’air plutôt partante. « C’est une très bonne idée. » Mais je n’ai pas mon passeport…! Apparemment il s’en est assuré. Je l’ai regardé avec un air de lui demander s’il n’était pas entré dans mon appartement ? Visiblement oui, il est entré dans mon appartement. « T’as eu de la chance que mon père soit pas là. D’habitude il comate jusqu’à vers le début de l’après-midi. Quoique… Il a dû être là, mais tu sais, il a un sommeil tellement lourd que même un incendie ne le réveillerait pas…» Non, il n’y a pas du tout du vécu dedans.

On a fini par avoir le bus, on est monté tranquillement avec le vélo, il n’y avait pas de foule, alors c’était plutôt facile d’y entrer avec. Je regardais le paysage se défiler, c’était plutôt reposant de pouvoir quitter cette ville et voir un petit peu de campagne. J’allais lui demander pourquoi Paris, mais je connaissais plus ou moins les raisons: je rêvais d’y aller, il voulait perfectionner son français, il le fait pour moi… Quelque part, j’ai la sensation qu’il a tout organisé, et même si rien n’est organisé, je lui fais confiance dans le fond, parce qu’il a toujours su se débrouiller. Tout comme moi. Je pense qu’on saura se débrouiller tous les deux. Le fait que je voyage super léger me fait assez bizarre, mais d’un autre côté… Je ne dis pas non à une séance shopping parisien. Le fait que je n’ai pas pu dire au revoir à Mulder me faisait deux fois plus bizarre, mais je sais et ai la preuve que papa adore Muldy, il saura très bien s’en occuper. On est resté debout durant tout le trajet jusqu’à sortie de la ville. « Tu es déjà allé à Paris ? Toi qui a des moyens pour voyager…! » lui demandai-je alors que nous sortions du bus avec le vélo. Nous avons convenu que c’était lui qui pédalerai, je me tiendrais debout sur les barres. Mes mains étaient sur ses épaules et on retrouvait rapidement l’équilibre pour commencer le chemin. Je souris alors que je sentais le vent sur mon visage et soupire d’aise. Je prends le risque de me baisser un petit peu pour parler à Andy… Enfin, parler, mais c’est surtout pour lui dire un mot près de son oreille. « Merci. »

Si je n’ai pas pu ramasser la feuille, je sais que je commence à me sortir de la cage.

electric bird.



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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Lun 9 Juil - 19:07 )



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Andrés est bien content qu'elle ne se soit pas excusée. Refiler des coups à Ivan ou au professeur n'a pas fait d'eux des gens moins cons, mais ça les a au moins un peu puni de l'être. Même si elle lui sourit, Andrés sent que Brianna est moins pétillante que d'habitude, il est vraiment temps qu'elle parte.

"On t’a fait chier ce matin ? Qui ?" qu’il demande quand ils sortent de l'établissement.

Vu le message qu’elle lui a envoyé, la première question est assez rhétorique. Quant à ceux qui se sont permis de lui faire des réflexions, ou même de la regarder de travers, ils n’allaient pas se contenter d’avoir des vitres cassés. Que Brianna soit dans un état de détresse à cause d’une poignée de bouffons, c’est inadmissible.

En lui posant sa question sur Paris, Andrés lui fait au passage part de leur destination.

"Je n’ai jamais été en Europe en fait…C'est une très bonne idée"

Le garçon sourit de satisfaction. Peut-être qu'ils feront un peu plus que seulement Paris alors. Un peu de Province, et d'Italie. Il ne sait pas encore. Le compte en banque de son père est si vaste qu'on se perd facilement quand il s'agit d'orienter les dépenses. Brianna veut lui rappeler qu'elle n'a pas de passeport ; Andrés le sort de sa poche arrière de pantalon avec un petit sourire en coin. Le regard de Bri est interrogateur au départ, mais il n'a besoin de donner aucune explication, elle comprend d'elle-même devant son air futé.

"T’as eu de la chance que mon père soit pas là. D’habitude il comate jusqu’à vers le début de l’après-midi. Quoique… Il a dû être là, mais tu sais, il a un sommeil tellement lourd que même un incendie ne le réveillerait pas…" "Il était bien là. Je l'ai entendu sortir de sa chambre à un moment, mais comme il est aussi alerte qu'une otarie dans le Sahara, il n'a rien cramé" ironise Andy avec un haussement d'épaule.

Il faut dire que le Holloway n'a pas remarqué une intrusion alors que le garçon était à quelques mètres. Andrés est très doué, toutefois, il préfère mettre ses succès sur le compte de la bêtise des autres plutôt que sur ses propres talents. C'est plus une forme de mesquinerie que de réelle humilité.

"Tu es déjà allé à Paris ? Toi qui a des moyens pour voyager…!" demande Bria quand ils sortent du bus.

Andrés pose son vélo et secoue négativement la tête avant de l'enfourcher.

"Je suis allé en Europe : Angleterre, Écosse, Allemagne, Autriche... j'adore Vienne. J'aurais pu t'y emmener, mais c'est moins drôle si on ne découvre pas un truc ensemble."

C'était des séjours avec la famille Wilde. Quant à son philanthrope de père, Andrés l'a plutôt accompagné dans des endroits défavorisés. Paris doit avoir son lot de défavorisés aussi ceci dit. Dans les journaux et sites satiriques, Andrés a lu des chiffres assez inquiétants concernant le nombre de personnes sans abris là-bas, des chiffres presque dix fois supérieurs à ce qu'a annoncé le premier ministre de France. C'est dramatique de se planter à ce point quand on est premier ministre, soit il porte des œillères, soit il a dû foutre les vitres teintées de sa berline à l'envers. Quoiqu'il en soit, vu la réputation de Paris, ça doit quand même être une belle ville. Encore faut-il connaître les bons endroits où aller.

Andrés a bien fait de choisir de terminer le trajet à vélo, ça fait du bien ce plein air.

"Merci"

L'ado a un petit frisson de surprise à ce murmure proche de l'oreille. Il tourne la tête vers son amie et lui jette un coup d’œil timide par-dessus son épaule. Andrés est habile, alors il peut se permettre de détacher un peu son attention de la route. Il est tout le contraire d'Owen, Seth, ou Lucas. Cette brochette de boulets se prendrait un trottoir.

"De quoi ? Je suis ton meilleur ami, non ? Ça sert à ça"

Il ne tarde pas à passer les barrières du parking. Andrés ne connait pas l'entrée pour piéton, alors il prend celle des voitures et ça convient très bien. Arrivé au Terminal, notamment aux enregistrements de bagages, il lève les yeux au ciel devant les frais de port supplémentaires et faramineux qu’impliquent le transport de son vélo. Andrés a les moyen, il refuse par principe de les utiliser : autant en acheter un autre sur place, ça revient moins cher au final. L’adolescent laisse le sien en plein milieu pour embêter un maximum de monde. Après ce petit accrochage, les enfants passent rapidement les douanes grâce à la légèreté de leur bagage, et le fait que Andy a déjà leur billet. Tout va très vite dans un aéroport, ici, ou n'importe quel pays, quand on a un passeport américain. Avant de rejoindre directement leur porte d’aéroport, les ado arpentent les boutiques. Andy feuillète les guides sur Paris, puis sur la France, afin de voir ce qu’ils peuvent visiter d’autres comme région. Le garçon n’est pas très calé sur le sujet. Il ne connaît que certaines grandes villes, ainsi que la région de Normandie car c’est là qu’a eu lieu le débarquement, un pan de l’histoire dont l’Amérique aime bien se vanter même si elle n'a rien libéré du tout en soi, étant arrivée bien tard. Après avoir évalué le meilleur angle pour échapper à la vigilance de la caméra, le garçon vole aussi quelques sucreries notamment ses préférés comme les Chupa chups ou les M&M’s. Même Bri ne voit que du feu, d’ailleurs, il compte acheter ce que sa copine souhaite. Ça fait moins suspect.

"J'ai la carte de mon père alors fais-toi plaisir. Même en rachetant l’aéroport, il ne verrait pas la différence sur son compte en banque", qu'il ajoute pour la rassurer.

Hawkeye n’est pas ravi d’être serré avec de la nourriture. Une fois qu'ils sortent, même s’il est désactivé, le drone lance un bip mécontent avant que son maître ne referme le sac.

"Désolé vieux"

Le drone peut se rassurer, toute cette bouffe ne fera pas long feu avec les deux gloutons. Comme il n’a rien mangé de la journée et qu’ils ont encore un peu de temps, Andrés propose à Brianna de s’arrêter à un point de restauration où ils peuvent manger.

"9h de voyage" râle Andrés en regardant les billets. "Pour Mumbai, il faut 13h. C’est le dernier voyage que j’ai fait avec mon père. Il a été malade tout le trajet et malgré ça, il consacre encore son talent à un Terminator dans notre sous-sol plutôt qu'à des machines de téléportation ou des SR-71 Blackbird pour voyageurs. Tu parles d'un génie."

Seth possède un jet privé mais il a promis à Farell de ne s’en servir qu’une seule fois par an grand maximum, pour des raison de gaspillages. C’est vrai que ça fait beaucoup de carburant pour une seule tête, un jet. Seth a plutôt intérêt à se tenir à cette promesse pour le bien de sa santé. Après leur repas, les enfants embarquent. Dès qu’il arrive dans l’avion, Andrés s’attèle à faire les poches des hôtesses et stewards. C’est d’autant plus facile qu’ils sont en première classe et qu’avant le voyage, il y en a donc toujours plusieurs pour s’approcher et s’assurer que tout va bien Le garçon est d'ailleurs côté couloir. Il réussit finalement à obtenir ce qu’il souhaite: les clés des placards de bouffe. Andrés a pris eu le temps d'analyser les serrures en arrivant, il sait à peu près celles qui correspondent. Il rend discrètement les autres clés d'une taille trop importante pour y convenir : un trop gros trou dans la trésorerie des poches du personnel attirerait l'attention, ce n'est pas ce qu'il veut. Les deux amis n’ont pas le droit au champagne comme ils sont mineurs en plus, Andrés compte remédier à ce problème en allant en chiper discrètement pendant le voyage.


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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Lun 3 Sep - 19:55 )

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Brianna & Andrés
« Je pourrai essayer de casser leurs vitre en m’entrainant au golf ? J’aime bien ce sport. Ou sinon, au moins crever les roues du vélo d’une fille qui était censée être mon amie. » fis-je en réponse à Andrés qui me demande qui est ce qui m’a fait chier ce matin. J’aime comment il m’a posé la question, mais quelque part, j’ai cette sensation qu’il ne va pas que se contenter de lancer des balles à leurs vitres. J’hausse les épaules et finis tout de même par répondre à la question. « Les camarades de classe pour commencer, je voulais faire comme si tout était normal, mais elles ne voulaient pas que je m’assieds à côté, car je suis une voleuse de coeur, d’une fille qui frappe les garçons, une petite manipulatrice et qu’en sais-je. Au moins ça, j’ai su me défendre et répondre à ces insultes. Les murmures étaient les plus durs à encaisser parce que cela venait des gens que je ne pouvais pas identifier, ils n’avaient pas eu les couilles/ovaires de me le dire en face. Les rumeurs sur mon compte ont circulé et j’ai eu des mots sur mon casier… Difficile d’en parler aux professeurs quand on sait que j’en ai frappé un et que je refuse de m’excuser. » Et ce qui était dur, c’est de voir des amis, des simples amis du lycée me tourner le dos. Je me disais que c’était les premiers jours comme ça, mais c’est devenu très difficile et franchement, ne pas aller au lycée, c’était mieux et plus facile comme option pour moi. Une élève qui frappe un professeur, ça n’arrive quasiment jamais et normalement je n’étais pas censée retourner dans ce lycée, mais faut croire que ma mère y est pour quelque chose… Je ne sais pas si je dois la remercier ou la détester en fait.

En vrai, je ne sais pas si je dois aimer beaucoup de gens. Je ne crois pas. Ce n’est pas obligé d’ailleurs. Moins j’aime les gens, mieux je saurai choisir les amis qui me feront pas un coup de poignard dans le dos.

Andrés a très bien compris que je ne voudrais plus mettre un pied dans le lycée et tout ce que je voudrais, c’est partir loin de là. Il m’a proposé l’Europe, c’est un pays que je n’ai jamais mis le pied d’ailleurs, parce que c’est trop loin pour un week-end par exemple. J’ai toujours rêvé d’y aller, surtout Paris qui est l’une des plus belles villes du monde. Encore fallait-il un passeport, mais Andy s’en est assuré et ça me fait toujours sourire ou rire qu’il ait un petit coup d’avance ou qu’il y ait pensé avant moi. Je ricane un peu à la remarque qu’il fait sur mon père. Ce n’est pas gentil, mais en vrai, il a raison. C’est papa quand il n’est pas réveillé. « Oh si tu savais… J’avais fait tout un boucan un matin et il n’avait pas capté que j’étais là durant tout ce temps-là, il prenait son petit-déjeuner tranquillement, retournait se coucher… Il croyait que j’étais chez ma mère durant toute la matinée. Alors, il peut voir des gens, mais ne pas capter qui est là. » fis-je avec un léger sourire avant de faire un léger geste au menton pour ajouter un truc un peu plus sérieusement. « Après, tu as tellement pris l’habitude de t’introduire chez les gens que tu sais comment ne pas te faire repérer. » Et oui. C’est tout à fait vrai ça. Je me rappelle de la fois où j’étais plutôt tranquille chez ma mère à essayer de jouer du piano pour les embêter, j’étais pourtant très attentive d’un autre côté, parce que j’avais gardé l’oreille affutée pour écouter ma mère, mais non. Je n’ai qu’entendu des pas très léger d’Andy qui a voulu me faire peur (et c’était réussi).

Écosse… Aaaw le chanceux. Autriche, purée, la chaaance. Je suis un peu jalouse là. Enfin, ça n’a duré que quelques secondes parce que je me dis qu’il m’y emmènera et ça me fait sourire le fait qu’il avait songé de m’emmener à Vienne. Sauf que visiter un endroit qu’il connait, c’est pas drôle, c’est comme revoir un épisode d’une série avec ton ami pour ne pas dire que tu as tout regardé avant lui. C’est un peu chiant quand même de revoir certaines choses, même si je me dis que visiter un pays, une ville est une chose différente que regarder un film ou une série. Si ça se trouve, Andy ne se lasserait pas de revoir Vienne. À voir sur la liste, mais la France me parait parfaite parce que… « En plus Paris, c’est comme ça que tu vas découvrir davantage la langue Française. » fis-je avec un petit sourire alors que je viens tout juste de m’exprimer en Français. J’ai toujours adoré cette langue en fait.

Tout comme j’aime beaucoup le vélo en plein air. Je laissais Andrés pédaler en premier, alors que je le remerciais pour ce qu’il me fait, pour me permettre de m’échapper ici et de me sentir un peu plus libre. Je me sentais déjà mieux en sa présence, mais alors, partir avec lui à l’autre bout du monde, je me sens encore mieux ! Je souris quand il me regarde, un peu timide sur le coup après que je lui ai dit merci. Il ne doit pas en avoir l’habitude et en même temps, je ne dis pas toujours merci. « Oui. Tu as raison. Mais ça ne m’empêche pas de dire merci quand même. » fis-je tout de même souriante avant qu’on ne continue à pédaler, même si j’ai pu prendre le guidon au milieu jusqu’à la presque fin où j’ai laissé Andrés pédaler, j’en avais déjà mal aux pieds.

Par contre à l’aéroport ils abusent clairement déjà pour les frais, tout est cher ici et au final Andy a préféré abandonner son vélo. Je l’ai regardé pour voir si ça allait de laisser ça là, à moins que ce soit sa signature pour dire à son père que nous sommes passés par là, ça m’étonnerait… Il l’a juste mis là pour faire chier les gens et dans le pire des cas, colis suspect… On sera déjà loin de là j’espère, même si franchement, faut être un peu con pour considérer un vélo comme étant un colis suspect… On passe les douanes, je regarde mon sac par la même occasion et je n’ai juste que mon cahier, j’avais bien fait d’avoir eu la flemme d’emporter mes manuels scolaires… Et d’un autre côté, penser naïvement qu’une amie mettrait un manuel pour deux. Je soupire et prends mon cahier pour le jeter à la poubelle. Fini les cours.

Je regarde les magazines qui sont proposées, puis les bouquins en Français que je prends sans réfléchir. On va avoir du temps dans l’avion, bien que je sais qu’on sera pas mal diverti, en plus je lis un peu trop rapidement, alors bon, en trois magazines, j’aurai mis trente minutes à peu près un peu plus si le contenu est vraiment intéressant. Les livres sont plutôt intéressant, surtout quand je cherche des informations sur la France, mais je pense qu’avec le peu de connaissances culturelles, ça devrait faire l’affaire et il y a de quoi acheter à Paris je pense. Enfin, je pense pas, je le sais, c’est même logique. Je fais une petite moue de réflexion avant d’être rejoint par Andy. « Ça marche. J’ai déjà les six magazines là. Ne me juge pas sur mes choix. » C’est surtout pour mieux critiquer sur les looks, mais aussi pour m’y inspirer, ça peut aider des fois. Je prends les lunettes de soleil, des bonbons comme les M&M’s, mais apparemment ce n’était pas nécessaire. Enfin voilà, j’avais fait beaucoup de choix, j’ai même pris un foulard, parce qu’on ne sait jamais. Du coup, nous sommes sortis avec nos sacs, surtout celui d’Andrés pleins à craquer. Je fronce les sourcils quand j’entends un bip. « Oh tu as apporté ton drône ? » Je pense à Bagheera mais il est quand même un peu trop gros pour le sac. Assez curieuse, j’approche mon visage pour voir le contenu du sac et fais une moue de surprise. « Oh ! Un autre ! Il a l’air sympa, bien que pas content…! » Une pause et je regarde Andrés avec un léger sourire. « Il va pas râler pour longtemps, on va tout manger un moment donné. » Et en parlant de manger, mon ventre gargouille et je regarde Andrés avec une drôle d’expression à la fois décontenancée et exaspérée. On a fini par aller au restaurant et j’ai fini par prendre deux plats au lieu d’un plat et d’un dessert. Je n’aimais pas les desserts qu’ils proposaient et ça a bien surpris le serveur, mais je m’en fiche plutôt. « Mh ? NEUF ?! » Je fais un geste silencieux de la main pour récupérer les billets et les regarde tout en mangeant les pâtes à la bolo qui sont super bon, assez cliché, mais bon quoi. Très bon…! « Ceci dit, ton père, il m’a fait rencontrer Lucy quand j’étais venu chez toi. Mais tu n’étais pas là à ce moment-là, on était que deux en fait. On a bien discuté tous les deux, je l’aime bien ! J’aime aussi Lucy, elle est sympathique et son travail est super impressionnant, mais je vois ça d’un oeil plutôt pessimiste. » Je fais une moue assez concernée, parce que oui… Lucy est cool, mais quand elle en aura trop appris, quand elle aura un savoir qui dépassera celui de Seth, que va-t-il se passer ? Je veux bien comprendre qu’il a développé une grande sécurité grâce à son frère Owen, mais je me dis qu’il a développé une sécurité pour le secourir, pas pour détruire quelqu’un ou un robot…?

Après avoir discuté tranquillement, mangé comme des ogres (j’ai encore faim, mais je pense que c’est plutôt de la gourmandise qu’autre chose), nous allions embarquer avec nos sacs à dos qui étaient considérés comme des bagages à main. Le luxe quand même, on n’a pas à faire enregistrer nos bagages et ça me fait tout bizarre de voyager très léger à l’étranger. Andy doit avoir l’habitude, mais alors là moi… Je voyage toujours avec au moins une valise quand même il faut savoir, une valise en moins et là j’ai qu’un sac. Je retrouve nos sièges et c’est même la première fois que je suis dans la première classe. « Mais c’est dingue. Comment c’est spacieux! » fis-je assez surprise et toute contente de pouvoir balancer mes jambes sans cogner dans le dos de la personne qui est devant. Je regarde le hublot, je l’ouvre et suis contente de ne pas voir l’aile. C’est super comme emplacement et je souris à Andrés avant de penser au téléphone quand l’hôtesse nous le signale. Je soupire et le prends pour enlever ma carte SIM que je mets dans la petite poche du sac. Je n’ai pas l’intention de contacter mon père ou ma mère. Ils ne remarqueront pas mon absence jusqu’à ce que l’un des deux aillent se voir et se demandent où je suis. Pareil du côté d’Andrés j’imagine. D’ailleurs, qu’est-ce qu’il fait encore comme sale coup lui ? Je plisse les yeux, en train de suivre son regard. Le placard à nourriture ? Je le regarde et esquisse un léger sourire. « On n’a jamais assez à manger dans le sac ? » fis-je ne réalisant pas ce qu’il y a dans le placard, il y a bien plus que des cochonneries que nous avons acheté. Le décollage étant fait, on s’occupait et je lui montrais des fois des images de magazines de mode pour avoir son avis. À chaque fois, il démontait les mannequins, les tenues et tout ce qu’il réussit, c’est de me dissuader de m’habiller ainsi. Je soupire un peu et finis par laisser tomber avant de prendre un bouquin. « Tu sais ce qu’on pourrait faire ? On pourrait faire Paris, Bordeaux, Toulouse, Lyon… Peut-être les montagnes, Marseille. Ma mère m’a dit que c’est magnifique là-bas et l’eau est tellement bleue. Plus bleue qu’au nord de la France. Pour savoir faire la différence, il faut aller en Bretagne. » Je me pince un peu les lèvres avant de soupirer et m’affaler sur le fauteuil. « Tellement de choiiix… Au pire, on va sur Paris, on verra ce qu’on a envie. S’il y a aucune limite sur cette carte bancaire, on pourrait faire ce qu’on veut vraiment. »

Quelques longues minutes, qui doivent être des heures passent. Je vois Andrés bouger pour aller je ne sais pas où avant de comprendre qu’il comptait justement atteindre ce fameux placard à nourriture. Je me hisse sur le siège côté couloir et observe Andrés faire son art du maître. Je me retourne un peu et vois avec effroi une hôtesse se diriger vers ce placard. Je me racle la gorge et interpelle l’hôtesse pour l’arrêter sur le chemin. « Erm. Excusez-moi madame. Je voulais savoir si vous savez parler Français ? » C’était le premier truc qui m’est venu en tête… Elle acquiesce. PARFAIT ! Alors je m’exprime dans cette langue. « Je voulais savoir combien d’heure de décalage on va avoir, parce que je ne comprends pas très bien sur le billet, ça dit qu’on arrive à 6h ? C’est 6h heure Américaine ou Française ? » L’hôtesse n’a pas très bien compris ce que je lui ai dit, j’ai fait un peu exprès de massacrer l’accent français pour faire québécoise. Andrés a fini. « Ce n’est pas grave, ne vous inquiétez pas. Je saurai à l’arrivée. Merci quand même. » fis-je en tentant de la rassurer. Elle finit par prendre la direction opposée et Andrés arrive juste au moment où je me décale vers le côté fenêtre. « Mais tu es allé cherch… OH ! » murmurai-je avant de réaliser qu’il avait pris du champagne. Je retiens mon rire face à la situation.
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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Dim 23 Sep - 20:56 )



And everything was made for you and me.

So let’s take a ride and see what’s mine



Bria veut apparemment se venger elle-même en cassant des vitres. Andrés répond que c’est d’accord mais il trouve en réalité le châtiment bien léger. Il a d’autres plans en tête en plus de celui-ci. La brune précise sa cible en parlant de ceux qui lui ont causé du tort; on en est à peu près à cinquante contre un au total. Et après on s’étonne qu’Andrés déteste les gosses de son âge. Lui il a connu la discrimination bien avant Brianna, même si ce n’est pas ça qui lui a appris le cynisme.

“Voilà ce que j’appelle des enculés de porcelaine” Il marque une pause, et ajoute pour préciser la définition : “C’est de beaux enculés, mais ça se casse facilement. Ça sera pas bien difficile de leur renvoyer l’ascenseur.”

Ils sont aussi d’accord sur le fait que le choix de destination est une bonne idée. Bri surenchérit.

“En plus Paris, c’est comme ça que tu vas découvrir davantage la langue Française” “Et toi tu pourras te la raconter" qu’il rétorque avec un petit sourire narquois.

Brianna est bien meilleure que lui dans le domaine des langues. Andrés préfère la tourner en dérision que la complimenter directement, car on ne se refait pas. Une fois à l’aéroport, les gamins dévalisent les boutiques et même si Bri demande à ce qu’il ne la juge pas, Andrés hausse un peu les sourcils en voyant un magazine people se glisser dans ses achats. Il se dit que sa copine est sans doute intéressé par la rubrique de mode. Andrés n’a rien contre la mode, il aime bien les beaux vêtements. Il aime bien ce qui est beau de manière général. C’est peut-être de là qu’a commencé sa bonne entente avec Brianna, elle est jolie. Le ventre de cette dalleuse se met à gargouiller bruyamment, on dirait un cri de Nazgul. Le brun l’invite à manger avant le voyage, comme ils ont un peu de temps. La mauvaise nouvelle du temps de trajet ne lui coupe pas l’appétit à Bri. Andrés a pris un repas copieux lui aussi, mais moins qu’elle. Il se demande parfois pourquoi elle a pas le même nombre de kilos au compteur qu’Oprah Winfrey.

“Ceci dit, ton père, il m’a fait rencontrer Lucy quand j’étais venu chez toi. Mais tu n’étais pas là à ce moment-là, on était que deux en fait. On a bien discuté tous les deux, je l’aime bien ! J’aime aussi Lucy, elle est sympathique et son travail est super impressionnant, mais je vois ça d’un oeil plutôt pessimiste” “Pessimiste.... pff. J’suis sûr que c’est lui qui t’as sorti ça. La machine représente un danger réel, quelle qu’elle soit. Pas plus tard qu’hier, le gamin d’un de nos voisins s’est coupé la phalange de l’index et du majeur en récupérant un truc coincé dans son mixeur. Alors certes il est con comme une Paris Hilton sous coke, mais c’est le cas de beaucoup de monde” qu’il ajoute d’un ton traînant. Lucy, elle est exactement comme ce mixeur qui joue à couper des fruits et légumes et qui te la met à l'envers un jour ou l'autre. Sauf qu'elle, c'est pire parce qu'elle est dotée d'intelligence.

Dans l’avion, il est annoncé huit heures de vol, c’est moins que ce qu’il pensait, mais ça reste bien long. Il a envie de chiper des trucs. En fait, ce n’est pas par faim, c’est parce qu’il en a besoin. Le garçon est kleptomane, c'est donc plus fort que lui de le vouloir.

“On n’a jamais assez à manger dans le sac ?”

Andrés lui adresse un petit sourire complice. Elle a lu dans sa tête et l’approuve. Alors qu’il essaie de faire les poches des stewards et hôtesses qui passent par là, Brianna lui montre des photos de mode que l’ado évalue avec sarcasme, ne cédant que quelques rares compliments quand il juge quelque chose de beau. Si c’est bien, il le veut pour Bri bien sûr. Cependant, elle a des goûts un peu trop excentriques, la brune. Attendant que le voyage soit bien avancé que les hôtesses ne soient pas du côté de la caverne d’Ali Baba, Andrés s’y faufile discrètement. Son amie veille au grain et le couvre quand la situation devient critique. Il l’entend et lève le pouce pendant son larcin. Il n’est pas sûr qu’elle voie comme elle parle à l'hôtesse. Dans son sac (un peu vidé car ils ont entamé la bouffe), Andrés glisse la bouteille, un tire-bouchon et deux flûtes avant de revenir avec un petit sourire malin. Après être retourné à sa place, il sort le champagne, la cale sous son coude et l’ouvre. Bri tient les coupes quand lui verse la boisson.

“A la liberté” dit-il pour trinquer “Elle a essayé de te filer entre les doigts la catin, je te la rends”

Il croise le regard d’un de leur voisin, sur l’allée centrale, qui les observe avec stupeur. Andrés lui fait un haussement de sourcils provocant avant de se désintéresser de lui. Ils avaient eu du champomy avec Bri pour son anniversaire, c’est de bonne guerre de se rattraper. Il cache ensuite le tout sous son siège. Pendant le voyage, Andrés regarde un documentaire sur James Dean depuis son écran en jetant parfois des coups d’œil curieux vers celui de la brune. Ils se dorment ensuite dessus à tour de rôle, puis arrivent à Charles de Gaulle. Andrés est blême de fatigue. Il devrait faire nuit, mais c’est le matin en France. Dans le taxi, le garçon demande de se rendre au premier arrondissement et cherche des hôtels avec son portable sur le chemin. Il précisera l’adresse au chauffeur un peu plus tard. Dès qu’il trouve un bel hôtel, il vérifie s’il reste des chambres disponibles… un tas, apparemment. Non seulement parce que c’est hyper cher, mais en plus parce que ce n’est pas une période de l’année où on voyage. Andrés commente avec Bri les suites, et celles qu’ils préfèrent. Le conducteur ne mouche pas. Soit il ne pète pas un mot d’anglais, soit il pense que les deux gamins jouent aux Sims quand ils parlent d’hôtel luxueux. Arrivé à la place Vendôme, Andrés étouffe un bâillement dans sa main. Les mineurs n’ont pas le droit de dormir seuls à l’hôtel mais les deux chenapans trouvent la parade en parlant gentiment à un riche couple d’un certain âge, qui viennent d’aller acheter des croissants. Les ados font comme s’ils les connaissaient. Andy fait un effort avec le français mais Bri reste bien meilleure.

Ils prennent l'ascenseur ensemble et les enfants s’arrêtent à un étage plus haut qu’eux. A cette heure, la plupart des clients dorment encore. Andrés utilise Hawkeye pour déverrouiller la serrure électronique des portes et les entrouvre discrètement, sans gêne, jusqu’à trouver une suite vide et impeccable. Il se jette alors à plat ventre sur le lit double.

“Il est super tôt, c’est l’heure des vieux. Ce serait bien qu’on dorme au moins jusqu’à midi… Ça te va ici ? On a encore l’embarras du choix sinon.”



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J'écrivais
DES SILENCES
DES NUITS, JE NOTAIS L'INEXPRIMABLE
JE FIXAIS DES VERTIGES

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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Mar 2 Oct - 14:45 )

And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine
Brianna & Andrés
Pessimiste… Pfff. J’suis sûr que c’est lui qui t’as sorti ça.  Je détourne le regard, penche la tête sur le côte et hausse les sourcils avec l’air de dire qu’en effet, il a raison. C’est bien et bel monsieur Wilde qui me dit ça. « Mais quelle idée de foutre sa main dans un mixeur… Mais je vois ce que tu veux dire. Vraiment. Elle a surtout balancé qu’elle voudrait annihiler la race humaine comme si c’était son but depuis qu’elle a été crée. Monsieur Wilde affirme que ça vient de son humour noir, mais quelque part. Depuis cette rencontre, je n’ai pas arrêté de réfléchir et à me demander si justement, Lucy n’aurait pas montré à ce moment-là son vrai visage en quelques secondes ? Est ce qu’elle sait déjà dire que c’est une blague, mais qu’en vrai, en pensée, elle le pense sincèrement ? Enfin, je fais ma parano mais… Ça m’a fait réfléchir la nuit que je n’en ai pas trop dormi à ce moment-là. » fis-je un peu concernée, bien que j’ai trouvé Seth et Lucy assez sympathiques et que nous nous sommes bien amusé. Je ne sais pas si c’est vraiment le cas pour Lucy, je devrais vraiment me méfier de ce robot en fait. Est-ce que je réagis comme une humaine qui pense à vouloir supprimer cette menace ou à être hautement méfiante parce que je ne comprends pas ce qui se passe ? Vous savez ? Les humains qui détruisent tout ce qu’ils ne comprennent pas et qui refusent de voir le bon côté des choses.

On finit de manger, on file dans l’avion. On s’installe terriblement bien en première classe. On est bien, tout va bien. Je pense que les huit heures, je ne les verrais pas du tout passer. Surtout pas en compagnie d’Andrés. Ceci dit, il prévoit un sale coup et je prends sa place et l’observe en train de dévaliser le placard. J’ai du improviser avec l’hôtesse qui allait justement à ce placard, je l’occupais tellement bien que je n’ai rien vu et il a fallu que je la laisse partir quand j’ai vu Andy y revenir. J’allais lui demander ce qu’il avait trouvé dans ce placard avant de réaliser qu’on avait du champagne. J’avais pouffé de rire et on s’est servi. Cela change carrément du champony qu’on nous sert totalement et qui n’était pas si bon que ça. Enfin je crois ? Je n’ai jamais goûté au champagne et franchement, comme conditions c’est pas mal. Je me vois très bien les années plus tard dire avec nonchalance: j’ai goûté pour la première fois au champagne, dans un avion, en première classe pour Paris. J’avais même pas la majorité pour ça. Enfin bref.

« À la liberté. Qui se fait de plus en plus rare au fur et à mesure qu’on grandit. » fis-je avec un léger sourire triste.

On boit tranquillement le champagne et le voyage se passe sans encombre. Je continuais à lire, je gribouillais un petit carnet avec les expressions françaises pour Andy, je dormais sur son épaule, je jetais des coups d’oeil sur son écran. Notamment sur le documentaire de James Dean, un gars parti bien trop tôt. Enfin bref, on a fait pas mal de choses jusqu’à ce qu’on arrive à Charles de Gaulle et que je me retrouve à sourire comme une grosse idiote à entendre du français et anglais partout, mais surtout du français. Du beau français, le magnifique quoi et je suis toute excitée, mais surtout fatiguée. « Oh mon dieu, ça parle françaaaaais… » marmonnai-je toute contente, sûre qu’Andy m’a entendu. Mais qu’est-ce que je suis très contente. On trouve la sortie et le premier taxi, on y monte et confortablement installé, on cherchait les hôtels. Je lui parlais de la place de Vendôme, il y en avait de pas mal en plus, alors on y regardait et on demandait déjà au conducteur de nous emmener là-bas. Je m’en fichais de ce qu’il pouvait bien penser, on le paye déjà pour nous conduire là-bas, sans plus, il ne va pas nous chaperonner ou nous demander où sont nos parents.

Après une parade de génie, on a pu entrer dans l’hôtel, faire comme si nous étions les petits enfants d’un couple, en discutant en Français. Mais c’était surtout moi qui parlais le plus et je pouvais sentir la fatigue d’Andy. Heureusement qu’on n’a pas beaucoup de bagages aussi, pour ne pas dire: aucun. Donc ça aide vachement à la crédibilité. Enfin bref, on a pu monter sans problèmes dans les étages et pendant qu’Andrés cherchait à ouvrir la porte avec son drône, je surveillais les arrières avant qu’on n’entre. Bon, on a fait mouche: il n’y a personne, pas de bagages et ça sent le produit de ménage. C’est parfait. Je ferme la porte derrière, tandis qu’Andy fait son mort sur le lit. Je fais l’inspection jusqu’à la salle de bain, y avait franchement une superbe baignoire que je meurs envie tout d’un coup d’essayer. Je sors la tête de l’entrebâillement de la porte avec un petit sourire et lève le pouce. « C’est parfait ! Du premier coup, on a trouvé une bonne chambre ! Y a une belle vue en plus. » fis-je en désignant à peine du menton la fenêtre.

Alors, on est resté jusqu’à peu près treize heures. Déjà pour dormir un peu, j’étais réveillée avant lui et j’en avais profité pour prendre une douche alors que j’aurai aimé un bain. Je me dis quand même qu’on a déjà pas mal de jours ici avant de vouloir aller quelque part en France. Quand nous étions sortis, on s’est dirigés vers Rivoli et j’avais besoin de m’acheter de nouveaux vêtements, parce que je ne compte pas avoir la même tenue et surtout de quoi remplir une petite trousse de toilettes. Andy avait ce même besoin et que s’il prétendait le contraire, j’insistais vraiment. On avait fait une séance shopping assez rapide avant de faire une petite pause dans le jardin des tuileries, assis sur une pelouse verte (j’avais insisté là dessus, à l’envie de manger sur une pelouse, avec pour vue la Tour Effeil, le palais du Louvre, le petit arc de triomphe pas loin). Le soleil était là au rendez-vous. C’était parfait de chez parfait. J’étais assise à côté d’Andrés, pour que nous ayons les mêmes points de vue, je pose ma tête sur son épaule. Je souris un peu et parle en français. « C’est beau. Paris n’est pas comme dans mon imagination. C’est mieux que je ne le pensais.» Et encore, je n’ai pas ce premier réflexe de prendre mon téléphone pour faire des photos et la poster sur Instagram. Non, j’observe tout ça avec mes propres yeux et ce, pas seule, avec un très bon ami à moi à mes côtés, pour qui je suis très reconnaissante.
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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Dim 14 Oct - 15:02 )



And everything was made for you and me.

So let’s take a ride and see what’s mine



En parlant de la création la plus dangereuse de Seth, Brianna lui fait des révélations qui font froid dans le dos, notamment sur l’annihilation des humains et le vrai visage de Lucy. Andrés plisse les sourcils d’inquiétude, ressemblant tout d’un coup à un petit chiot effrayé.

"C’est pas drôle Bria..." qu’il dit d’un ton de reproche.

Ce n’est pas sympa de lui dire des choses comme ça après avoir deviné qu’il a peur de l’androïde de Seth. Andrés est habituellement rancunier mais il ne pense pas à se venger plus tard et laisse couler. En plus, il réalise rapidement que sa copine n’essaie pas de se moquer de lui. Elle est d’ailleurs inquiète à ce sujet aussi — moins froussarde que lui cela dit. Quand ils arrivent, Brianna s’extasie sur Paris et le français tandis que le garçon reste encore sceptique et pas tout à fait convaincu de la beauté de tout ça. Il est d’accord pour dire que la langue est belle, mais ça dépend qui la parle. Le langage de certains jeunes est aussi désagréable à entendre qu’une cuvette de chiotte froide. Encore qu’une cuvette de chiotte, tu te venges un peu car tu mets ton derrière dessus. Eux, même pas.

Les enfants peuvent se remettre de leur voyage dans le lit King Size du plus prestigieux hôtel de Paris. En se réveillant, Andrés étouffe un bâillement dans sa main et reste plus longtemps au lit pour laisser à Bria le soin de se laver la première. Il fait de même ensuite et met un nouveau sous-vêtement qu’il avait prévu dans la pochette de son sac à dos. L'ado a une petite pensée pour Brianna qui a dû être obligée de laver les siens à la main avant de les remettre. De toute façon, les enfants ont prévu une séance de shopping. Dans le hall de l’hôtel, Andrés pousse Bria du coude et fait un signe du menton vers une petite célébrité qui regarde ses mails depuis son portable, assis sur un fauteuil. Monsieur l’initiateur du Brexit.

"David Cameron. Il a foutu l’Angleterre dans la merde et il s’prend des vacances à Paris. Il est à l’aise dans la politique comme dans ses charentaises à deux cent dollars l’enfoiré" qu'il dit discrètement à Bri.

Dès que l’idée du Brexit avait été évoqué, le garçon avait dit à Bria : Tu vas voir, ils vont se casser la gueule. Ça n’a pas manqué ! Le garçon est très calé sur la politique et politique étrangère. Il aime bien connaître les gens qui foutent des douilles au bas peuple. Non pas que ça le touche lui, car les vrais dirigeants de ce monde, c’est le 1% des grosses fortunes dont Seth fait partie. Lui, il est tranquille !

"Avec Valls, ils feraient d'excellents vendeurs de patates avariées au porte à porte", grommelle le garçon.

Les enfants ont le bons réflexe d’aller vers Rivoli. Dans les boutiques, Andrés achète un sac de sport en bandoulière pour pouvoir y mettre ses affaires. Ils n’achètent que ses vêtements du lendemain, ainsi qu’un pyjama pour la nuit. Il y pense parce qu’il n’a pas très bien dormi avec son jean de skater. Les enfants achètent aussi des produits d’entretien avant de partir en balades avec leur sac. Ils prennent ensuite des crêpes à emporter comme de vrais touristes et les mangent sur la pelouse avec une vue imprenable sur le Louvre, la tour Eiffel et même l’Arc de triomphe beaucoup plus loin. C'est une belle idée de Brianna ça.

"C’est beau. Paris n’est pas comme dans mon imagination. C’est mieux que je ne le pensais."

Le garçon n’aura pas d’opinion sur cette ville tant qu’il n’aura pas vu le métro. En plus, ils sont dans le meilleur quartier, or on ne peut pas juger Paris qu’à son meilleur quartier. C’est comme juger New York en ne regardant que l’upper East Side de Manhattan. Si tu regardes le reste de Manhattan, t’es tout de suite moins fier d’être américain. Surtout ce foutoir de Times Square. Toutefois, Andrés garde sa bile et ne dit rien. Il est content que Bri apprécie le voyage et qu’elle oublie un peu les soucis qu'elle a laissé à Cap Harbor.

Toujours comme des touristes, ils montent au premier étage de la Tour Eiffel. Andrés n’a ensuite pas honte d’aller dans les toilettes des femmes quand ils en croisent pour se brosser les dents avec Brianna. Chose qui ne peut évidemment pas se passer sans que le garçon refile un coup de brosse plein de produit sur la joue de sa copine, avant que ça ne termine en bataille d’eau et de dentifrice. Après s'être rincés avec plus de calme, ils se dirigent tout propres vers les escaliers pour monter encore au-dessus. Toutefois, le garçon ne peut pas s’empêcher de laisser ses sacs par terre et passer par-dessus la barrière. Il se suspend aux bars de ferrailles de la tour Eiffel.

"Y a un film français où un indien monte presque jusqu’au sommet ! … C’est impossible sans gant" commente le garçon dont les paumes sont plus malmenées que dans ses escalades normales.

L’enfant se fait houspiller par un homme de la sécurité et il bondit de nouveau sur la plateforme pour ramasser ses sacs.

"Vite, s’il nous chope, on va finir au poste de police !"

Les garnements ne peuvent pas prendre les ascenseurs, faute de temps. Ils son obligées de dévaler les escaliers dans le sens inverse et de se mêler à la foule en sortant. Quand ils ont semé les problème, essoufflés, Andrés fait une petite bouille navrée à Brianna qu’il a obligé à cavaler une longue distance. C'est plus fort que lui, il ne peut pas s’empêcher de faire des bêtises.

"Désolé…"



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Re: [BRIA] And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine ✻ ( Mar 30 Oct - 16:38 )

And everything was made for you and me. So let's take a ride and see what's mine
Brianna & Andrés
Je n’en croyais pas de mes propres yeux, je suis vraiment à Paris et bien avant de faire du shopping à Rivoli, on a vu Cameron. Je ne m’y attendais mais alors là pas du tout. Je ne suis pas si calée dans la politique étrangère, pas plus qu’Andrés l’est. Je sais déjà la base au moins, comme ce Cameron qui aurait initié le Brexit et foutre la grosse merde déjà dans le Royaume-Uni, que ça risque de créer des discordances surtout niveau de l’Écosse qui dont la majorité de la population était contre. Mais depuis que Cameron était sorti de là et que Theressa May a plus ou moins repris les rênes, ça ne s’est pas arrangé en Angleterre. Je savais seulement la grosse globalité de ce qui se passait là-bas. Surtout que j’ai une amie qui vit à Cambridge, elle m’en parle de temps à autre. Après ce Cameron qui reste pépère sur le fauteuil, on n’avait pas aperçu une autre célébrité dans la rue Rivoli qui était pourtant réputée pour y camoufler quelques unes surtout durant la Fashion Week. Mais ce qui était cool, c’est de regarder Paris, déjà trouver que les plus grands quartiers, les plus grandes places sont vraiment magnifiques. Les imaginer c’est une chose, les voir c’est une autre. Je suis très contente de voir tout cela et je fronce un peu les sourcils, gardant mon sourire quand je regarde Andrés ne rien dire. Je sais qu’il fait ça pour ne pas me contrarier, mais j’ai la sensation qu’il ne partage pas mon avis. Ce qui est un peu normal. On n’a pas encore vu toute la ville et donc, c’est un peu tôt et précipité comme avis. Ça ne m’a pas empêché d’en faire un quand même dans le sens où je me sens bien ainsi. Je trouve le jardin des Tuileries assez beau, la place de la Concorde aussi.

Si on a pris le bus pour aller vers la Tour Effeil, on a pu appercevoir le musée d’Orsay que je mettais très rapidement sur la liste. Les peintures doivent être très intéressantes à voir. J’avais l’idée de marcher au bord de la Seine, aller à Cité ou les Marais, c’est très beau là-bas aussi. Aller à Notre-Dame, aller à … En vrai, je veux aller partout dans cette ville et on a largement le temps pour ça. On avait du boulot à faire en tant que touristes. Je n’avais pas hésité à bombarder le pauvre Andrés qui devrait maintenant en avoir marre de moi sur ce qu’on devrait visiter. Je suis un peu trop enthousiasme, je n’y peux rien. Par contre, je commence à trouver les mauvais côtés de la ville. Celui-ci est assez compréhensible au vu des derniers attentats qui ont touché la ville. Le plan vigipirate dont on a été obligé d’ouvrir nos sacs, enlever nos manteaux, se faire fouiller. Ça allait jusque là maintenant pour pouvoir entrer dans l’un des plus grands monuments de la France. En plus qu’est-ce que c’est cher en Euros, je n’arrive pas à imaginer ce que c’est en USD. Mais l’argent n’est pas un souci, quand même…

On est arrivé au premier étage de la Tour, la tentation de regarder par les fenêtres était forte et je voulais y aller. Seulement il fallait aller dans les toilettes pour déjà me brosser les dents, refaire un peu mon maquillage avec tout ce que je viens d’acheter, j’étais plutôt contente. Je me brossais les dents déjà et je lâchais un gros. « MMMMMH ! » bien étouffé montrant à quel point j’étais scandalisée du coup vache qu’Andrés venait me faire. Quoi ? Oui, Andrés est bien et bel dans les toilettes pour femmes. J’aurai fait la même chose si on devait aller dans les toilettes d’hommes. Dans les deux cas, les français n’auraient rien dit. Mais il a profité de mon moment d’inattention pour me mettre un coup de brosse sur ma joue. « Tchu vach choir toi ! » fis-je dans toute ma splendeur avec un sourire amusée. J’avais déjà mis ma brosse à dent dans la bouche mais ça ne m’a pas empêchée de lui envoyer de l’eau avec ma bouteille. Puis de mettre du dentifrice dans la main pour lui en mettre sur la joue. Cette bataille aura duré longtemps sous les regards effarés des autres touristes ou amusés, peu importe, je n’ai pas fait attention. On s’est calmé, j’ai dû refaire un peu mon maquillage et me coiffer à nouveau avec l’eau qui était resté dans les cheveux.

On était sorti des toilettes pour les filles pour aller monter encore plus haut. Je gardais mon sac à dos sur les épaules, rassurant que c’était bon que je pouvais tenir avec le maximum d’affaires que j’avais sur le dos en même temps dans les mains. On aurait dû rentrer à l’hôtel d’abord avant de retourner jouer les touristes. Bon ce n’est pas grave parce qu’une fois arrivés au sommet, ça valait le coup. La vue était impressionnante. J’étais tellement à fond dessus que j’observais et pointais du doigt les lieux pas si intéressants que ça mais que c’était bon à savoir. « Eh Andy. Regarde. Là-bas c’est le seizième arrondissement, aka l’arrondissement de la mort. Il ne s’y passe pas grand chose mais c’est surtout résidentielle et plus pour les gens qui ont carrément les moyens. Surtout les familles… Puis là, c’est la Défense, un peu Boulogne Billancourt je crois. C’est là où y a la majorité des chaînes comme Radio France, TF1 et je ne… Andy ? » fis-je en me retournant, le cherchant un peu partout du regard. « Mais ? Andy? T’es où ? » Je voyais des sacs, donc il n’a pas pu aller loin en vrai. Je fronce les sourcils et me retourne vers le paysage avant que je ne bloque la respiration quand je vois Andy jouer les singes, les pieds dans le vide, suspendu dans l’air. « Oh my… » Qu’il ne lâche pas. Qu’il ne lâche surtout pas… Bon il a l’air de gérer. Andy gère toujours, il fait des folies, mais il ne se fait pas mal. Enfin là, s’il lâche… Mais il ne va pas lâcher hein ? Je peine à saisir ce qu’il me dit, mais surtout je sursaute quand j’entends une voix derrière moi, assez agressive et qui s’adressait à Andrès. Prise de court et sous la panique, je fais un croche-pied au vigile qui passait à côté de moi, qui tombe lamentablement par terre. Je ramasse vite mes sacs et commence à foncer en même temps qu’Andrés qui a enfin remis les pieds au sol (même si ce n’est pas un sol techniquement parlant). On courrait assez vite, on dévalait les escaliers dans le sens inverse, on manquait de peu de se faire attraper par les autres vigiles qui nous attendaient et qui discutaient à travers le talkie-walkie. On n’avait pas le choix de quitter la Tour Eiffel sur ce coup-là et tout ce qu’on pouvait, c’était de se mêler dans la foule à la sortie. Je regardais Andrés toujours surprise sur le coup de l’escalade, il me disait désolé. Je soupire longuement et secoue la tête. « Gosh. Tu as failli me tuer d’une crise cardiaque toi ! » fis-je en posant la main sur mon coeur. « Mon coeur bat la chamade depuis que je t’ai vu suspendu dans les airs. Je suis impressionnée que tu ai réussi à tenir bon, mais qu’est-ce que je n’étais pas bien parce que dans ma tête, c’était: ne lâche pas, ne lâche pas, ne lâche pas. Tout tournait autour de ça. » J’étais tout de même légèrement inquiète qu’on nous contrôle à la sortie d’ailleurs, si on se faisait serrer et qu’on finissait au commissariat, notre voyage serait terminé mais assez rapidement. Je soupire et regarde mes pieds et je me mets à rire un petit peu. « J’ai perdu ma ballerine durant la course. » Mais ce n’est pas grave. Je me grouillais pour sortir une boite du sac et de mettre rapidement les petites bottines de marche. Elles sont plus confortables que les ballerines d’ailleurs. Je n’avais pas remarqué tout de suite qu’on fouillait dans ma poche pour récupérer mon téléphone portable et le temps qu’Andy agisse, c’était déjà trop tard. « HEY ! » fis-je au gars qui s’enfuyait à toute jambes bousculant les gens sur le chemin. Je prenais ma ballerine et mes sacs, je me mettais à courir. J’avais eu à peine le temps de souffler. C’est pour dire que le séjour à Paris c’est assez mouvementé. Je ne sais pas si Andrés me suit mais j’étais focalisée sur le voleur dont je lui lançais la ballerine, mais j’ai mal visé que ça a atterri en pleine figure d’un touriste qui n’a rien demandé. Je n’ai pas eu le temps de m’excuser. On passait la sortie, sans avoir besoin d’être contrôlé et je courais comme je pouvais, mais ce gars avait le diable à ses trousses qu’il courrait tellement vite. Bien trop vite pour moi. « Fais chier ! » grognai-je en levant la main, avant de mettre les mains sur les genoux pour reprendre le souffle. Je regarde derrière moi et vois Andy qui a pu me suivre malgré les portiques et tout ça. « … Pfou… Je n’ai pas réussi… Trop rapide… » fis-je alors que j’essaye de reprendre mon souffle et secoue la tête. « Mon téléphone n’est pas allumé… Ce sera difficile de le tracer… J’ai enlevé la carte SIM qui est dans ma poche… Pfou… Ah. Manquait plus que ça. »
electric bird.



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