[Wallace] Le calme est propice aux grands changements.[Mack]

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[Wallace] Le calme est propice aux grands changements.[Mack] ✻ ( Mar 26 Juin - 13:57 )




Père + Fille  
« Le calme est propice aux grands changements. »
Mon regard se pose sur toi un instant avant de se recentrer sur la route. Forgotten Years de Midnight Oil à plein volume, j'accélère un peu plus alors qu'on arrive sur une portion de route où cinq ou six gros dos d'ânes se succèdent. Petite, tu adorais quand je faisais ça parce que ça te provoquais des chatouilles incontrôlables. Le soleil est bien haut dans le ciel, pas un nuage, un temps idéal en ce doux printemps. Une météo qui m'a incité à t'embarquer à la maison de l'étang, mais pas que. Concernant la maison, récemment, un de mes oncles m'a fait don de sa maison secondaire qui se trouve sur une propriété en pleine campagne, entourée de nombreux hectares de forêt.  La propriété comprend un étang privé. C'est là-bas que la famille se rendait régulièrement l’Été venu pour passer des week-end en famille. J'ai toujours adoré cet endroit.
Et j'ai toujours dit que s'il la mettait en vente, je tenais à la lui racheter. Aussi, mon oncle ayant ainsi préféré que la maison reste dans la famille plutôt que la vendre à un inconnu, il m'en a carrément fait don. La propriété se trouve à un peu moins d'une heure de Cap Harbor, à Wallace dans le même État.  Et ce week-end, c'est avec toi que je compte y passer quelques jours entre père et fille. Pour profiter du beau temps mais aussi pour aborder quelque chose de plus délicat qui me ronge depuis que le doute s'est immiscé dans ma vie.
J'ai appris il y a quelques temps par mon ex-femme qu'il y avait un doute quant à ma paternité. Elle n'a jamais osé aborder la question, elle ne voulait pas envisager la possibilité que je ne sois pas le père. Entre elle et moi ça a été tellement vite, lorsque je l'ai rencontré la toute première fois et qu'on a ainsi commencé à se fréquenter, elle était encore avec ce type. Certes, à partir du moment où nous avons été ensemble, elle a rompu avec ce dernier. Ouais tout a été si vite ... tout comme le fait de tomber enceinte plus tard. Il suffit d'une fois, pas vrai ... ? Et aujourd'hui, la situation n'en est que plus ternie.
Au premiers jours des doutes qu'a mis mon ex en avant, il y avait encore un espoir. J'ai tardé à me plier à ce fameux test pour vérifier la paternité. Ça a été difficile, non ... il n'y a même pas de mot pour décrire ce que j’ai ressenti de devoir affronter cette épreuve. Le mince espoir qui me tenait encore s'est cependant aujourd'hui définitivement envolé. Mais dans mon cœur, tu restes ma fille. Lien du sang ou non, tu es tout ce qui compte le plus au monde pour moi. Malgré ça, rien ne présage ce que sera ta réaction lorsque je te l'apprendrais.

C'est aussi ce qui m'a poussé à venir ici. Se couper du monde, de la ville, avoir un week-end bien à nous au calme pour pouvoir aborder le sujet avec douceur. Tu n'es au courant de rien, même pas des doutes qui ont plané avant ça. Ceux-là même qui me rongent depuis fin mars. Il m'a fallu plus d'un mois pour affronter ce que je ne pouvais éviter ... . Et aujourd'hui, une nouvelle épreuve plus difficile encore se profile. La douleur est en redoublée, pourtant je fais tout pour ne rien laisser paraitre. Pour te préserver, comme j'ai voulu te préserver en évitant de te perturber sur la question avant d'être sûr. Il aurait été cruel de te parler de ce doute si au final, j'avais bien été ton père. Ça n'aurait fait que te torturer inutilement.

Je m'échappe de ces pensées alors que nous traversons Wallace, remontant sur les hauteurs pour bientôt nous retrouver à nouveau sur une route entourée de vastes étendues de nature sans plus rien autour. Le bandeau de bitume se déroule devant nous, encadrés de prés verdoyants. Vitres baissées, nous pouvons entendre le chant de la nature, les oiseaux chantent, le soleil tape déjà sévèrement en ce début de matinée. One country, mon morceau préféré du même groupe, qui monte en puissance sur la fin est poussé à plein volume alors que je me mets à chanter le refrain.

♫ One ocean, one policy, seabed lies
One passion, one movement, one instant
One difference, one lifetime, one understanding
Transgression, redemption, one island
Our place mat, one firmament
One element, one moment, one fusion
Yes and one time ♫


Le morceau se termine pour passer au suivant et alors que nous entamons une portion de route qui sinue en virages à travers la forêt épaisse, nous ne tardons alors plus à arriver. Un chemin discret se trouve bientôt sur notre gauche et je l'empreinte sur environ cinquante mètres, peut-être moins. Je stoppe la voiture sans couper le moteur une fois à hauteur du vieux portail sur la gauche. Une clairière entourée de bois se trouve juste en face. Toute môme, lorsqu'on venait ici passer quelques week-end en famille, tu adorais t'amuser vers la partie en terre avec ses butes avec ton vélo. D'ailleurs il y en a un ici. Une fois, avec mes parents, vous vous êtes hasardé à travers le pré plus loin pour tomber sur un autre petit étang caché au milieu des bois, bien plus petit quant à lui. Cet endroit est vraiment chouette. Nombre d'aventures j'y ai moi-même connu.

Je me penche sur toi pour déposer un baiser sur ta tête alors que je descends bientôt du véhicule pour aller ouvrir le portail. Je décadenasse la chaine et observe le coin. Les hautes herbes ont envahi une partie des lieux au bord de l'étang malgré la dernière fois où je suis venu entretenir le terrain. Au moins, j'aurais un peu d'occupation. Je rejoins la voiture et la rentre sur le terrain, la garant derrière la caravane qui demeure toujours là. Étant mômes, on y dormait quand toute la famille était réunie et qu'il n'y avait pas assez de place pour coucher dans la maison.
La mousse a envahi le bas de la caravane, il faudra que je m'en occupe également. Ça t'amuseras sûrement grandement de me filer un coup de main pour passer le karcher dessus. Le moteur coupé, je descends et prends le temps de me poster un instant au bord de la rive pour admirer le paysage.

- J'imagine que tu vas vouloir que je sorte la barque illico ? te lançais-je en te rappelant près de moi pour t'entourer d'un bras.

Plus jeune, t'adorais aller t'aventurer en barque jusqu'à la petite île plus loin à l'ouest de l'étang. Une île sur laquelle moi-même et mes frangins adorions jouer étant enfants et même adolescents. On avait même essayé de construire une passerelle pour l'atteindre à pied en partant de la rive ouest vu qu'il y a quoi ? Environ à six ou huit mètres depuis la rive en question. On s'amusait à crapahuter dans les bois tout autour de l'étang en jouant à la guerre ou aux aventuriers. J'étais bien souvent fourré dans les arbres là où Tommy se ramassait parfois quelques gamelles juste pour nous amuser. Cet endroit est vraiment cher à mon cœur au vu de tous les merveilleux souvenirs qui y résident. J’ai de fabuleux moments aussi avec toi quand t'étais môme jusqu'à il y a peu encore. Des soirées à observer les étoiles filantes devant le feu, tranquillement installés sur les deux bancs près du bord de l'eau. Et j'espère que ce que j'ai à t'apprendre ne ternira pas ton amour pour cet endroit.


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Re: [Wallace] Le calme est propice aux grands changements.[Mack] ✻ ( Jeu 28 Juin - 15:56 )




Père + Fille  
« Le calme est propice aux grands changements. »
Le soleil du printemps qui tape sur la peau, l'été qui approche à grand pas... J'ai toujours aimé aller en vacances. J'ai eu la chance de naître dans une famille et dans un entourage qui ont toujours eu les moyens de pouvoir m'emmener en vacances, et la plupart du temps dans de jolis endroits. À la plage, à la maison de l'étang, parfois carrément en camping. Parfois, c'était moins bien que d'autres, mais je n'ai jamais eu la moindre raison de me plaindre tellement ces moments passés en famille restent et resteront inoubliables. J'y repense de temps en temps, quand j'ose repenser à la jolie famille qu'on faisait quand mes parents étaient encore ensemble. Les temps ont changés, beaucoup trop à mon goût. J'ai appris à vivre avec, et même si je sais qu'ils se sont toujours aimé, qu'ils ont tout fait pour que tout marche pour le mieux, pour que ma vie ne change pas d'un poil, j'ai fini par abandonner l'idée de les voir se reprendre la main pour échanger l'un de ces baisers d'amour plein de passions que j'avais l'habitude de voir avant, au réveil, et que j'aimais regarder curieusement tout en esquissant une grimace de dégoût. Ouais, ma mère trouvera l'amour, mon père aussi. Ils referont leur vie chacun de leur côté comme ils le font depuis déjà plusieurs années, ils s'épanouiront à leur façon et je ne leur souhaite que du bonheur.

Les derniers jours de cours furent assez... compliqués. Les examens se sont multipliés, les révisions aussi, du coup. Pas un seul jour n'est passé sans que je n'ouvre mes cahiers avant d'aller me coucher, le soir. J'ai beau parfois ne pas donner énormément d'importance à mes études, mes parents m'ont tellement bassiné à ce propos que je sais que je ne dois absolument pas me rater et essayer de décrocher le diplôme avec mention. J'ai prévu de briller cette année, papa est très fier de moi, il me l'a dit.

Je ne suis pas censée être avec lui, cette semaine. C'est une règle qui m'a été déclarée dès que le système des « gardes » a été posé. Je dois passer une semaine chez papa, une semaine chez maman. Ils peuvent changer ça à leur guise tant que le quota de garde est respecté... ce qui ne fut pas vraiment le cas pendant un long moment, il faut le dire. J'avais l'habitude de passer beaucoup de temps chez maman sur les semaines de papa et inversement. Mais après une grande discussion avec mes parents, j'ai fini par pleinement me consacrer à eux lors de ces semaines, quitte à parfois passer beaucoup de temps seule parce qu'ils étaient trop occupés à travailler.

Cette année, je m'attendais à passer des vacances à la maison. Je ne sais pas vraiment pourquoi, j'ai juste ressenti que l'ambiance à la maison avait changé, que mon père allait sûrement bosser tout l'été, que ma mère aurait d'autres choses à faire que m'emmener hors de Cap Harbor. Il faut dire que depuis la séparation de mes parents, les vacances d'été (hors Cap Harbor ou non) ne sont plus pareilles. C'est moins surprenant, c'est moins excitant, c'est moins amusant. Quand mon père m'a appelé (après avoir passé un coup de fil à ma mère, forcément) pour m'emmener à la vieille maison de l'étang, qu'il a racheté (ou que mon oncle lui a plutôt donné) il y a très peu de temps... Forcément, j'ai sauté de joie. J'ai directement pensé à tous ces délicieux souvenirs passés là-bas, j'ai rempli une valise de fringues et d'affaires sans réellement savoir combien de temps l'on partirait. J'ai passé un petit moment avec ma mère, je lui ai envoyé plein d'amour avant d'embarquer en voiture avec mon père, direction Wallace. Il n'y a pas eu beaucoup de route, juste une heure. Une heure qui est passée à vitesse grand V entre chants et petits sourires entre père et fille. S'il y a bien une chose qu'on partage tous les deux, c'est nos goûts pour la chanson... Il m'a fait connaître des classiques, je lui en ai fait découvrir aussi.

On est passés de la ville pleine de pollution, de nuisances sonores à un joli coin de forêt où les seuls sons que nous pouvons entendre sont des chants d'oiseaux, de jolis chants d'oiseaux qui me font toujours le même effet. Nous sommes arrivés. La maison de l'étang, un petit coin tranquille dans lequel j'habiterais si rien ne m'en empêchait. J'aime la tranquilité, la facilité, la nature de cet endroit. Cette maison dans laquelle j'ai juste à venir me réfugier pour débarrasser mon esprit de mes problèmes d'adolescente. Mon père doit sûrement penser la même chose, je ne l'ai jamais questionné sur le sujet.
Papa gare la voiture, je jette déjà un coup d'oeil autour de moi. L'endroit a un peu changé. Il va sûrement falloir désherber, débarrasser la caravane de toute cette mousse verte... mais ça ne me pose pas de problème, je sais directement qu'on le fera tous les deux. J'ai jamais refusé de donner un coup de main à mon père, surtout que je ne suis pas le genre de fille à avoir peur de se salir. Je descends de la voiture à mon tour après avoir détaché ma ceinture. « J'imagine que tu vas vouloir que je sorte la barque illico ? » Mon père me connaît par cœur. Il me connaît trop que parfois, ça peut paraître effrayant. « Tu lis dans mes pensées. » Je te lance un clin d'oeil avec un petit sourire. On est tous les deux postés près du bord de la rive. Ouais, cet endroit m'a définitivement manqué. « Peut-être qu'on pourrait déjà déposer nos affaires à l'intérieur. » Avant de partir, parce qu'on aura sûrement pris un gros coup de fatigue avec le soleil en rentrant. Je m'empresse de prendre les clés du véhicule pour pouvoir le décharger, récupérant un grand sac à dos (croyez-le ou non, ça m'a suffit) ainsi qu'un second sac à dos dans lequel j'ai rangé pas mal de produits, de shampoing, de parfum et de maquillage. Avec l'aide de mon père, on décharge tout à l'intérieur de la maison. Ça n'a pas changé. Il y a pas mal de poussière, ça pue le renfermé... J'ouvre les fenêtres pour permettre à l'endroit de prendre un peu l'air. Je bois quelques gouttes d'eau et j'en propose à mon père.

« T'as les clés pour la barque ? » Je lui demande alors que je suis déjà dehors, en train de m'approcher du local dans lequel est rangée la barque ainsi que tout un tas d'accessoires dont on avait l'habitude de se servir l'été. Des ballons, des bouées, ce genre de trucs. L'après-midi s'annonce merveilleusement bien. On sort la barque tous les deux ainsi que les minis pagaies en bois (qui ont pris un sacré coup de vieux). Je passe un petit coup sur la barque avec une serviette qui trainait par-là pour la nettoyer. Les toiles d'araignées, la poussière, c'est pas le truc le plus agréable... et nous voilà parés pour une jolie balade au-dessus de l'eau.

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[Wallace] Le calme est propice aux grands changements.[Mack]

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