you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio

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you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio ✻ ( Sam 1 Sep - 22:31 )


Pio & Jocelyn

No matter what we breed We still are made of greed. This is my kingdom come. When you feel my heat Look into my eyes It’s where my demons hide It’s where my demons hide Don’t get too close It’s dark inside It’s where my demons hide It’s where my demons hide.



Elle se sentait bête de paniquer. Elle était médecin et ce n’était sans doute rien. La jeune femme ne pouvait pourtant s’empêcher de stresser inutilement, alors qu’elle conseillait toujours à ses patients de se détendre et de ne pas paniquer tant qu’il n’y avait aucune raison de le faire. Elle aurait été avisée de suivre ses propres conseils. Mais la jeune femme avait toutes les raisons de paniquer selon elle, puisqu’elle avait des symptômes et que s’il y avait bien une chose qu’on apprenait en médecine, c’était qu’il n’était pas bien avisé d’ignorer les symptômes. Et cette boule qu’elle sentait dans sa poitrine, elle ne l’avait pas imaginé. Ça pouvait sembler un peu étrange, mais une bonne partie des gens travaillant dans un milieu médical avaient tendance à être un peu trop paranoïaque. Pour cette raison, Jocelyn faisait souvent attention à ses ganglions. C’était un truc qu’elle avait prit l’habitude de faire. Et cette fois, elle avait senti cette petite masse sous ses doigts. Elle avait faillit ne pas y faire attention. Et puis, elle avait finit par se laisser envahir par la paranoïa. La seule chance qu’elle avait, c’est qu’elle était médecin et qu’elle avait pu se faire elle-même son ordonnance pour une mammographie. Elle avait appelé l’hôpital et on lui avait d’abord raccroché au nez parce qu’elle téléphonait pendant son jour de congé. Mais elle avait fini par avoir le service de radiologie et elle avait pu prendre rendez-vous. N’empêche que ça lui laissait toute une semaine pour s’inquiéter et pour stresser, peut-être de façon totalement inutile. Elle n’aimait pas s’inquiéter. Depuis qu’elle avait prit la décision de quitter sa famille et Philadelphie, elle mettait un point d’honneur à vivre sa vie de la façon la plus insouciante qui soit. Alors s’inquiéter, ça ne faisait normalement plus vraiment parti de son vocabulaire.

Il était donc important pour elle de se changer les idées. Mais après avoir complètement nettoyé chaque coin et chaque recoin de sa maison, sans oublier l’intérieur des placards et les rebords de toutes les fenêtres, elle en était arrivé à la conclusion que ce n’était pas en faisant le ménage qu’elle allait réussir à se vider l’esprit. Elle avait une furieuse envie de faire de la pâtisserie et elle savait que c’était de loin la pire idée qu’elle puisse avoir. Elle se connaissait, quand elle était angoissée ou stressée, elle était facilement capable de faire de la pâtisserie toute la journée et à se rythme, elle aurait fait suffisamment de cupcakes pour nourrir tous les patients hospitalisés dans l’hôpital. Poussant un soupire d’agacement, elle préféra quitter son domicile pour aller se promener. L’air frais allait lui faire du bien, c’était ce qu’elle se disait. Mais en vérité, ça ne la faisait que réfléchir d’avantage. Elle n’avait pas envie d’être seule et elle avait grand besoin d’avoir du bruit autour d’elle. Elle savait qu’elle aurait pu rendre visite à son frère ou à n’importe quelle personne de son entourage, mais elle savait aussi qu’elle leur aurait suffisamment communiqué son stress pour qu’au final ils comprennent que quelque chose n’allait pas. Or, elle ne voulait inquiéter personne pour l’instant. Il y avait de fortes chances pour qu’elle stress pour rien, pas la peine de stresser les autres encore. Finalement, la jeune femme se dirigea à pieds vers un petit café de la ville. Elle avait toujours un livre dans son sac et elle se disait que boire un café avec un peu de lecture, le tout en étant entourée de beaucoup de bruit, c’était exactement ce qui lui fallait. Alors elle poussa la porte du café et commanda un latte.

Et tandis que la serveuse le lui préparait, elle patienta. Elle fit un pas en avant et trébucha lorsqu’elle sentit son talon se casser. Décidément, ce n’était pas sa journée. Elle ne savait pas qui elle avait offensé, si c’était les dieux du karma ou quelque chose comme ça, mais dans tous les cas, elle commençait à en avoir ras-le-bol de cette journée et elle envisageait très sérieusement de retourner se coucher. Mais pour l’heure, elle se contenta d’agiter les bras pour ne pas tomber et se rattrapa à la première chose qui lui tombait sous la main. « Putain de ... », commença-t-elle à jurer, en regardant à quoi – ou plutôt à qui – elle s’était rattrapé. Non. Non non non. Elle avait soudain l’impression d’avoir participé au Ice bucket challenge et que quelqu’un venait par conséquent de lui balancer un seau d’eau glacé sur la tête. Non. Ce n’était pas possible. De toutes les personnes sur terre à qui elle aurait pu se rattraper, ça ne pouvait pas être lui. « Pio ? », demanda-t-elle bêtement. Alors certes elle ne l’avait pas vu depuis longtemps mais elle était quand même parfaitement capable de le reconnaître. Mais ce qu’il faisait ici, en revanche, ça lui échappait complètement. « Non. Non non non. Tu ne peux pas être ici », fit-elle en secouant la tête. Est-ce que si lui était ici, ses parents étaient ici aussi ? Bon d’accord, elle ne s’était pas exactement cachée ici non plus, mais elle n’avait pas envie de les voir. La dernière fois qu’elle avait eu sa mère au téléphone, elle lui avait suggéré d’aller voir un prêtre pour qu’il la lave de tous ses péchés. Puis elle avait ajouté que toute l’eau bénite du monde ne suffirait sans doute pas, mais que c’était toujours bien d’essayer. « Et puis déjà qu’est-ce que tu fais ici toi ? », demanda-t-elle, d’un ton un peu trop agressif. Normalement, Pio n’était pas un ennemi. Mais là tout de suite, elle n’était pas certaine de savoir ce qu’il était.    



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Re: you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio ✻ ( Mar 4 Sep - 21:08 )












Deux semaines que j'étais deux retours à Cap Harbor et deux semaines que j'avais l'impression que je mangeais comme 4. J'étais sûr que j'avais pris au moins 10 kilos depuis mon retour, mais pour lutter face à la folie de ma mère c'était impossible. Elle était tellement heureuse de me voir revenir à la maison, encore plus quand je lui avais dit que j'avais trouvé un appart et que je ne comptais pas repartir. Techniquement je ne mentais pas. Je ne lui disais juste pas pourquoi j'étais réellement de retour. Je préférais lui laisser croire que c'était uniquement pour la famille, elle n'avait pas besoin de savoir que j'étais là pour le boulot. La seule chose dont elle n'était pas très ravie c'était de savoir que je travaillais au cimetière. Pour elle je valais bien mieux que ça, c'était limite si elle n'avait pas engueuler Giovanni et Simone pour ne m'avoir pas proposé un job. J'avais beau lui faire comprendre qu'ils ne pouvaient pas faire ce qu'ils voulaient et que j'appréciais beaucoup ce job, elle ne voulait rien entendre. Pour elle c'était une très mauvaise idée pour la simple et bonne raison que cela pouvait me ramener aux souvenirs de Jessica.
Elle n'avait pas tort sur ce point, l'une des premières choses que j'avais fait en revenant à Cap Harbor, avait été de me rendre sur la tombe de Jessica. Il n'y avait plus de tristesse en moi, ni même de la colère. Juste de la nostalgie. Ma mère s'inquiétait pour moi, mais elle n'avait aucune raison de s'en faire. J'avais tourné la page Jessica depuis un moment maintenant et ce n'était pas en revenant ici que tout allait remonter.  

Travailler au cimetière n'était pas la chose la plus compliquée au monde. Disons que cela me changeait beaucoup de ce que je faisais habituellement pour Monsieur Ahern-Fields. C'était lui qui m'avait envoyé ici et je comptais bien mener ma mission à bien. Espionner Jocelyn n'était pas une chose qui me plaisait beaucoup. Elle avait toujours eu confiance en moi et il y avait toujours une partie de moi qui n'avait pas envie de s'en mêler. Partir avait sûrement été la meilleure décision de sa vie. La seule chose que je ne lui pardonnais pas c'était d'être partie sans même me dire au revoir. Pas un message, pas un mot, rien du tout. Le silence radio et quand j'avais essayé de la contacter – à de nombreuses reprises – elle n'avait jamais daigné me répondre. Le message avait été très clair et c'était sûrement ce ressentiment qui me poussait à faire tout ça.
Pour l'instant je n'avais pas encore repérer grand-chose. Juste l'endroit où elle habitait et là où elle travaillait. De ce que j'avais compris elle avait un copain, mais je n'avais pas encore enquêtait sur lui. Je n'avais même pas encore parlé avec Jocelyn, mais à un moment donné j'allais devoir le faire. Il fallait juste que je trouve le moment parfait. En tout cas mes journées au cimetière était principalement passé à réfléchir à ce plan parfait. Pour l'instant rien de génial en était ressorti, mais par contre le cimetière était nickel, plus une herbe ne dépassait et j'essayais de réarranger les bouquets quand c'était possible. Tant que personne ne venait me parler, tout était parfait.

Depuis que j'avais commencé à travailler au cimetière, j'avais pris une habitude assez particulière, quand j'avais fini mon premier réflexe était d'aller me chercher un café au Nora's café. Venant d'un amateur de café comme moi cela pouvait être assez perturbant et pourtant je devais avouer qu'ils faisaient des choses pas trop mal. En tout cas, rien qui soit dégueulasse, évidemment en comparaison le mieux avait un petit goût de paradis dans la bouche. Patiemment j'attendais mon tour, sans vraiment fait attention à ce qu'il se passait autour de moi, j'étais même sur le point de sortir mon téléphoner pour vérifier mes mails. J'attendais notamment un mail de Monsieur Ahern-Fields, mais avant que je n'ai pu faire tout cela, la personne devant moi avait eu un accident de maladresse et forcément la chose la plus logique était de s'accrocher à moi pour ne pas tomber. En tant normal, j'aurai sûrement râler, fait comprendre que je n'étais pas ravi d'être pris pour un poteau, sauf que la personne en question se trouvait être Jocelyn. « Pio ? » Je ne trouvais rien à répondre parce que j'étais sûrement aussi surpris qu'elle. J'avais passé la journée a essayé de trouver un moyen d'entrer en contact avec elle et finalement le karma le faisait à ma place. « Non. Non non non. Tu ne peux pas être ici » Non, elle avait raison c'était mon double maléfique qui se trouvait sur place. « Jusqu'à preuve du contraire ta main n'a pas traversé mon corps donc je ne suis pas un fantôme » Si elle voulait être sûre elle pouvait tracer un cercle de sel autour de moi, mais cela ne changerait rien. « Et puis déjà qu’est-ce que tu fais ici toi ? » Je la regardais en fronçant les sourcils. Mentir à Jocelyn n'était pas une chose que j'avais souvent pratiquer, mais cela m'était arrivé et aujourd'hui était sûrement l'un des mensonges les plus importants que j'allais devoir sortir pour lui faire croire que j'étais là par le plus grand des hasards. « C'est à toi que je devrais poser la question. Après que tu sois parti, j'ai essayé de te joindre sans succès, au bout d'un moment j'ai lâché l'affaire. Je pensais même que t'étais parti en mission humanitaire » Ce qui aurait vraiment pu être le cas connaissant le caractère de Jocelyn. « Mais si tu veux tout savoir, je suis ici parce que mes parents et mes frères habitent ici. Moi même je suis originaire de Cap Harbor » D'accord j'étais né en Italie, mais j'y avais à peine passé les 2 premières années de ma vie, donc ça ne comptais pas réellement. « Je suis quand même content de voir que tu à l'air en pleine forme » On allait devoir passer par l'une de ces conversations bizarres à prendre des nouvelles l'un de l'autre. Ce n'était pas grave, j'étais préparé à ça. « Alors qu'est ce que tu deviens depuis le temps ? » Question tout sauf anodine quand on savait que je travaillais encore pour son père.




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Re: you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio ✻ ( Lun 10 Sep - 17:58 )


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Jocelyn ne gardait pas beaucoup de beaux souvenirs de sa vie à Philadelphie. Mais elle se souvenait bien de Pio Esposito. Quand elle l’avait vu débarquer chez elle un matin, elle s’était demandé ce qu’il fichait là. Et comme n’importe quelle gosse de riche qui se respecte, elle avait eu très envie de lui demander d’aller lui faire à manger ou de faire quoi que ce soit qui pourrait lui être utile. Mais très vite la jeune femme s’était rendue compte qu’elle avait trouvé en lui un allier. Il n’était pas comme la plupart des collaborateurs de son père. Il n’était pas tous les matins à la maison en costard cravate et il n’était pas désagréable et prétentieux au possible. Donc, il avait assez logiquement finit par devenir son ami. Et ils étaient même plus que des amis. Enfin, en quelque sorte. Pendant toutes ces années, ils avaient passé leur temps à se tourner autour, à se draguer sans jamais franchir la moindre étape, pas même celle du baiser. La jeune femme mettait un point d’honneur à ne surtout pas devenir intime avec un employé de son père d’une part et d’autre part, elle était certaine que cela n’aurait jamais plu à ses parents. Ils voulaient qu’elle épouse un garçon de bonne famille. D’ailleurs, qu’elle épouse un homme, tout court. Mais, malgré ces petits flirts plus ou moins innocents, ils avaient été amis. Jocelyn savait qu’elle pouvait compter sur lui, elle savait qu’elle pouvait lui faire confiance. Même si elle le prenait pour l’homme de main de son père, elle était certaine qu’il ne la trahirait pas et qu’il serait toujours là pour la protéger. S’il y avait bien une chose positive qu’elle avait tiré de sa vie à Philadelphie, c’était sa rencontre avec l’italien et ça, elle ne pouvait pas le nier, même avec toute la mauvaise foi dont elle était parfois capable de faire preuve.

Mais, du jour au lendemain, la jeune femme avait décidé de claquer la porte de chez elle et de partir de Philadelphie. Elle avait fait une croix sur sa famille si snob et si prétentieuse, sur ses parents qui voulaient absolument tout contrôler de sa vie. Elle avait décidé de vivre, tout simplement. Ce jour là, elle n’avait pas simplement abandonné son mari et son frère, elle avait aussi abandonné son ami. Elle n’en voulait pas à Pio, ce n’était pas ça, elle voulait simplement se défaire de son ancienne vie. Elle voulait simplement oublier. Et pour la jeune femme, Pio était indissociable de son ancienne vie. Elle avait peur de garder contact avec lui. Elle se disait que si elle continuait à lui écrire, elle allait finir par voir débarquer ses parents chez elle parce qu’il leur aurait donné de ses nouvelles. Oui, elle lui faisait confiance, mais elle savait également qu’il était très fidèle à ses employeurs et elle ne voulait prendre aucun risque. D’où sa surprise de le voir ici, à Cap Harbor. La jeune femme était sous le choc. Visiblement, quand une complication surgissait dans sa vie, elle ne surgissait jamais seule, elle emportait toujours du monde avec elle. Elle voulait juste prendre un café pour se changer les idées et voilà qu’elle tombait nez à nez avec son passé. Et ce passé, elle s’en serait bien passé justement. Encore un jeu de mot nul, c’est la journée. Mais le choc passé, l’agacement s’empara assez rapidement de la brune. « Très drôle, tu as mangé un clown au déjeuner ? », demanda-t-elle, en levant les yeux au ciel. En tout cas, une chose était certaine, c’est que s’il se trouvait drôle, elle, elle ne le trouvait pas drôle du tout, le saligaud. « Tu es quoi, une sorte de fantôme venu du passé pour me hanter ? », ajouta-t-elle, passablement irrité.

Si la jeune femme avait voulu laisser son passé à Philadelphie pour se construire une nouvelle vie à Cap Harbor, visiblement le destin et son putain de sens de l’humour de merde en avait décidé autrement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle n’en était pas ravie. Elle aurait aimé effacer ces quelques minutes de son existence pour pouvoir faire demi tour et ne jamais mettre les pieds dans ce café. Et puis, qu’est-ce qu’il faisait là d’abord ? « Bien sûr. Tu vas me faire croire que c’est une pure coïncidence si tu es ici. Tu n’es pas une sorte d’espion ou je ne sais pas quoi pour mon père ? », rétorqua-t-elle, d’un ton ironique. S’il y avait bien une chose à laquelle Jocelyn ne croyait pas, c’était aux coïncidences. C’était trop gros pour être avalé. « Puis ici, c’est un peu comme une mission humanitaire », ajouta-t-elle, d’un ton chargé d’ironie. Les gens de la campagne avaient une façon très particulière de voir la santé. Souvent, ils venaient consulter assez tardivement. Et dans cet hôpital, elle devait faire avec les moyens du bord. Elle n’avait pas tout à disposition comme à Philadelphie. « Tu es originaire de Cap Harbor. Comme c’est pratique », répliqua-t-elle en croisant les bras. Non, elle ne le croyait absolument pas. Bon en même temps, elle ne lui avait jamais demandé d’où il venait, mais quand même. Qu’elle était la probabilité qu’elle ait emménagé dans la soi disant ville de son enfance ? Elle était mince. Mais comme CH c’est Storybrooke, c’est possible. « Hé bien oui, je me porte comme un charme, comme tu peux le voir. Tout me souris, je nage dans le bonheur », répondit-elle avec un sourire faux. Elle ne savait pas pourquoi elle était autant sur la défensive. C’était mesquin comme comportement. Mais elle ne voulait pas se laisser abattre. « Et toi alors ? Je suis plutôt surprise de ne pas te voir accroché aux jupons de mon cher papa », ajouta-t-elle en le fixant du regard. Ça c’était sans doute encore plus mesquin que tout le reste et soudain, elle s’en voulu. « Tu ne travailles plus pour lui ? », demanda-t-elle. Parce que peut-être qu’elle serait disposée à rentrer les griffes, s’il ne travaillait plus pour les Ahern-Fields. 



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Re: you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio ✻ ( Ven 14 Sep - 23:02 )












Croise Jocelyn aussi rapidement après mon arrivée n'était pas vraiment dans mes plans. Dans l'idée j'aurai voulu pouvoir prendre mon temps pour l'observer au maximum. Le peu que j'avais pu découvrir, mais permis de dire qu'elle n'avait pas vraiment changer, elle était toujours la même Jocelyn que j'avais connu. Elle avait quitté Philadelphie et un mari qu'elle n'aimait pas pour venir s'installer à Cap Harbor avec un petit copain, qu'elle semblait vraiment apprécier. Elle était beaucoup plus resplendissante que les dernières semaines avant sa grande décision. Est ce que j'étais jaloux ? Non ce n'était pas vraiment ça, j'étais juste très déçu de voir qu'elle avait réussi à m'éliminer de sa vie aussi facilement alors que je pensais vraiment que nous étions amis. De mon côté il y avait surtout beaucoup de rancoeur et de frustration, alors non je ne me sentais pas vraiment coupable de l'espionner de la sorte, ni de devoir lui mentir. Après tout c'était juste un boulot comme un autre. Un parmi tant d'autre que j'avais pu faire pour son père. Si je connaissais beaucoup de chose de la vie de Jocelyn, l'inverse n'était pas vrai. Pas qu'elle ne s'intéressait pas à ce que je faisais, mais surtout parce qu'elle ne voulait pas se mêler des affaires de son père et personnellement je ne voulais pas l'y mêler non plus. Il n'y avait rien de dangereux, mais des fois je franchissais certaines lignes. Tout simplement.

Du temps de Philadelphie, j'aurai certainement fait une petite blague graveleuse au fait que Jocelyn s'accroche à moi de la sorte, mais l'heure n'était plus à la rigolade. Au contraire je la sentais presque en colère. Elle n'inversait pas un peu les rôles ? C'était moi qu'elle avait laissé tombé du jour au lendemain, pas l'inverse. Mais elle pouvait se rassurer, je n'étais pas un fantôme,  ni même un démon. « Très drôle, tu as mangé un clown au déjeuner ? » Non parce que c'était du cannibalisme et le cannibalisme était très mal vu par la société. « Non juste un café et du pain. Mon humour est tout ce qu'il y a de plus naturel » Même si il était souvent incompris. « Tu es quoi, une sorte de fantôme venu du passé pour me hanter ? » C'était l'hôpital qui se foutait de la charité ? « C'est toi qui a disparu du jour au lendemain, donc techniquement le fantôme c'est toi » N'allons pas intervertir les rôles mademoiselle.
Si les choses aurait pu se passer de manière cordiale, c'était sans compter l'agressivité légendaire de Jocelyn. En même temps je pouvais la comprendre quand on savait que je bossais pour son père, mais non j'étais juste là pour me rapprocher de ma famille. « Bien sûr. Tu vas me faire croire que c’est une pure coïncidence si tu es ici. Tu n’es pas une sorte d’espion ou je ne sais pas quoi pour mon père ? » Je ricanais un petit peu en entendant ses paroles. Elle n'avait vraiment pas changer. « Sinon ça va, tu soignes bien ta paranoïa ? » Je savais que son père n'était pas un modèle d'amour et de tendresse mais ce n'était pas non plus un monstre, il avait juste des principes. Des principes différents de ceux de Jocelyn. J'étais même étonné de la trouvé ici plutôt qu'en mission humanitaire. « Puis ici, c’est un peu comme une mission humanitaire » Elle n'avait pas totalement tort. Peut-être même qu'un jour elle s'occuperait de la famille Esposito et là elle pourrait s'arracher les cheveux. « Tu es originaire de Cap Harbor. Comme c’est pratique » Elle allait vraiment devoir arrêter avec ses théories du complot. « Oui c'est très pratique. Mes parents tiennent une épicerie, Giovanni est avocat et Simone est barman et pompier. Tu veux peut-être une adresse ou des numéros de téléphone pour vérifier ? » J'étais même prêt à sortir mon téléphone sur le champs pour lui donner toutes les informations qu'elle voulait.

Malgré tout, je ne pouvais pas nier qu'elle semblait en bien meilleure forme depuis son départ. « Hé bien oui, je me porte comme un charme, comme tu peux le voir. Tout me souris, je nage dans le bonheur » J'en étais ravi pour elle. « Ah oui donc ça explique le sourire qui ne quitte pas ton visage et ton ton si enjoué quand le dis » Je prenais un risque à jouer la carte du sarcasme avec Jocelyn, mais c'était beaucoup trop tentant. « Et toi alors ? Je suis plutôt surprise de ne pas te voir accroché aux jupons de mon cher papa » Cette réfléxion était petite, même venant de Jocelyn. « Tu peux dire ce que tu veux, mais c'est grâce à lui que j'ai eu mon premier job » Et qu’accessoirement on s'était connu. Surprise, c'était même grâce à lui qu'elle pouvait déambulait sur cette terre. « Tu ne travailles plus pour lui ? » Je n'allais certainement pas lui dire que oui. « Tu n'es pas la seule à prendre des décisions radicales. » Jusqu'à preuve du contraire ce n'était pas une exclusivité de Jocelyn Ahern-Fields, donc elle n'avait pas intérêt à me le reprocher. « Il y a certaine choses qui n'étaient plus possible et donc voilà » Je n'allais pas non plus entrer dans les détails sinon après j'allais me plaindre. « J'ai fais plaisir à mes parents en revenant ici et maintenant je travaille au cimetière » Ce n'était pas la chose la plus palpitante du monde, mais pour une couverture c'était suffisant. « Si tu comptais faire des rites sataniques en plein milieu de la nuit, tu peux oublier » Même si je ne pensais pas me tromper en disant que ce n'était pas son truc.





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Re: you only miss the sun when it starts to snow ☽ pio ✻ ( )

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