The sky can’t even choose to be white or gray. (Seb)

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The sky can’t even choose to be white or gray. (Seb) ✻ ( Mar 11 Sep - 16:04 )


The sky can’t even choose to be white or gray.
Depuis son accouchement, Joan n’a jamais eu à se plaindre de son fils. Elle s’était pourtant préparée à se sentir dépassée en permanence, à devoir user de stratagèmes en tout genre pour calmer les pleurs du petit garçon. Parce qu’on l’avait prévenue, on lui avait dit qu’être maman n’allait pas être de tout repos. Surtout lorsqu’il n’y a aucun papa dans les parages pour apporter son soutien. Certaines femmes lui ont d’ailleurs souhaité bon courage, laissant sous-entendre que la naissance du petit allait transformer sa vie en un véritable cauchemar. Mais elles avaient tort. William s’avère être le bébé le plus adorable qui soit et il ne lui a jamais mené la vie dure. Sans parler d’être complètement silencieux, il est bien loin de passer ses journées à pleurer sans raison. Et la nuit, il laisse gentiment sa maman dormir. Par moment, Joan a le sentiment que son rôle de maman est bien trop simple. Elle ne peut pas s’empêcher de comparer ce qu’elle vit à ce qu’on lui a dit qu’elle vivrait, et aussi idiot que ça puisse paraître, ça l’inquiète. Ça lui donne l’impression de ne pas faire les choses correctement, d’être totalement à côté de la plaque. Sa propre mère l’a rapidement rassurée, en lui expliquant que chaque expérience est unique. Toutes les mamans sont différentes, et tous les bébés ne sont pas des machines pleureuses. Au lieu de s’inquiéter inutilement, elle lui a plutôt conseillé d’en profiter. Même si William se montre particulièrement facile à vivre, ça ne veut pas dire que tous les enfants de Joan le seront. Il ne s’agit que de son premier enfant, après tout. Joan espère en avoir au moins deux autres, alors elle peut difficilement espérer vivre la même chose avec eux. Si chaque expérience est unique, chaque enfant l’est aussi.

Si le fait que William ne pleure qu’en cas de force majeur soit un gros avantage pour Joan, elle est obligée d’admettre que ça lui pose aussi un problème. Dès qu’elle entend son fils pleurer, elle panique. En l’occurrence, ce soir, elle est au bord de la crise de panique. Elle commençait tout juste à s’endormir lorsque le petit s’est réveillé en hurlant. Elle a bondi hors de son lit et s’est dirigé presque en courant vers la chambre de son fils. Elle a d’abord cru que William avait fait un mauvais rêve. Donc elle l’a pris dans ses bras, l’a serré contre elle, et a tenté de le calmer avec sa voix. Au bout de quinze minutes, les pleurs du bébé ont perdu en intensité. Joan l’a à peine reposé dans son lit qu’il s’est remis à pleurer, encore plus fort. Ça fait maintenant une heure que la jeune femme essaye de rassurer son fils, sans y parvenir. Jamais auparavant il ne lui avait fait un coup pareil. Pour qu’il pleure ainsi, c’est qu’il y a forcément quelque chose de grave. Il est tard, et Joan ne sait pas quoi faire. Elle en arrive à un point où elle pourrait se mettre à pleurer, elle aussi. Elle compose le numéro de sa mère, puis celui de Paul, et celui de Peter : aucun des trois ne répond. Ça ne fait qu’accentuer sa panique. Même si elle ne peut pas vraiment leur en vouloir de ne pas décrocher leur téléphone à une heure aussi tardive, elle leur en veut un peu. Elle a besoin d’aide. Elle a vraiment besoin d’aide. Elle sent qu’à elle toute seule, elle ne peut pas gérer la situation. La brunette hésite un instant sur le numéro d’Evan, et choisit plutôt d’appeler Seb. Son frère aîné doit certainement travailler. Il est déjà bien assez gentil de laisser Joan et son fils habiter sous son toit, elle n’a pas envie d’abuser davantage de lui. Alors elle compose le numéro de son plus jeune frère, qui ne tarde pas à prendre l’appel. Le soulagement est immense, pour Joan. Après s'être excusé auprès de son frère, elle explique que William pleure sans interruption depuis un peu plus d'une heure. Elle n'a pas besoin de dire qu'elle est apeurée, puisque ça s'entend au son de sa voix. La jeune femme n’a pas besoin d’en dire plus : son petit frère arrive.

Elle emmène William jusque dans le salon, où elle s’installe sur le canapé. Malgré ses tentatives d’apaisement et bercements, le petit garçon refuse de sécher ses larmes. Il y a certains moments où ses pleurs se calment, mais ils ne tardent jamais à repartir. « Ça serait plus simple si tu pouvais parler. » Elle le soupçonne d’avoir mal quelque part. Au ventre ? À la tête ? Elle n’en sait rien. Elle ne sait pas si Sebastian pourra l’aider, d’ailleurs. Le pauvre ne doit pas s’y connaître en bébé. En revanche, sa présence risque de faire beaucoup de bien à Joan, qui devrait se sentir un peu moins seule.
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    poor (adjective) when you have too much month at the end of your money.
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