Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell]

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Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Mar 2 Oct - 20:39 )


Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir.


Lorsque ma petite note touche le sol de la cuisine soit à cause du vent, soit parce que Farell l'a réduite en miette, je suis déjà à plusieurs kilomètres d'ici, dans les collines de ce village que j'apprécie déjà bien plus que de raison. Je ne sais pas comment expliquer à quel point je me sens bien dans cet endroit paradisiaque, loin de la civilisation telle que je l'ai toujours connu, loin de tout et de tous mis à part de mon nouvel ami. Draven. Je continue à être éberluée devant tant de beautés, tant de naturel et tant de solidarités. Je ne dis pas que dans ma famille, nous ne le sommes pas, bien au contraire mais la forme de respect est, avec eux, bien différente. Il ne vaut mieux pas faire de faux pas et j'en sais quelque chose. Les faux pas, c'est pourtant ce que je fais le mieux. Soit parce que je suis maladroite, soit parce que je cherche à tester jusqu'à quel point Farell sera capable de le supporter. C'est sans doute dans cette optique que j'ai fièrement désobéi à l'ordre de Farell. Ou plutôt, l'interdiction de rejoindre Draven pour continuer à écrire mon livre. J'avais bien d'autres arguments à en tête à ce  moment là. Comme celui d'être une femme forte et indépendante. Celui de ne pas être soumise, d'être une working girl accomplie. J'ai même réussi à me convaincre dans un moment de folie intense que finalement, ça ne dérangerait peut-être pas Farell tant que ça. Après tout, j'avais déjà fait pire. J'avais parlé de ses démarches malhonnêtes et illégales à Laurel. Ca, ça ne pouvait pas être mis au même niveau.

Au matin, en quittant Draven et la communauté, je suis plus que ravie de cette décision mais sur le chemin du retour, c'est une autre réalité qui me frappe lentement au visage. J'ai disparu toute une nuit et même si je l'ai prévenu, Farell va me tuer. Littéralement. Même s'il n'aurait pas raison, en le faisant, il risque tout de même de mettre une menace à exécution, je ne sais juste pas laquelle. A aucun moment, il n'a osé en proférer à ce sujet, sûrement certain que je n'oserais pas franchir cette limite après qu'il ait refusé que je le fasse. Et pourtant, je l'ai fait.  L'idée ne me paraît plus aussi brillante à présent que je m'apprête à passer la porte. Au contraire, ça semble même être une idiotie de plus, une manière d'énerver Farell ou de me venger pour ses mensonges et son attitude dans le passé. Serais-je capable de m'arrêter un jour? Je glisse la tête dans la grande salle. Celle où a eu lieu l'ancienne dispute, l'ancien carnage mais aussi un bon nombre de réconciliation et je me demande simplement s'il est réveillé tout en tentant d'oublier le stress qui me gagne, soudainement. Un café, j'ai plutôt intérêt à m'en faire un au plus vite si je veux tenir la distance de la future conversation. Corsée, tout comme le café. Une fois qu'il apparaît, je me retourne vers lui en tentant un sourire. Je n'ai pas la naïveté de croire que ça le calmera d'une manière ou d'une autre mais je décide de faire comme si tout semblait normal.

"Bonjour, tu as bien dormi?" J'hésite un moment avant de demander également et beaucoup plus doucement. "Tu as trouvé ma note?" Celle qui lui précisait exactement le lieu et la personne avec qui j'étais. Au moins, il ne pourra pas me traiter de menteuse.

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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Mer 10 Oct - 23:57 )




Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir

Farell & Leïla

Farell avait dû relire le mot plusieurs fois pour être certain de ne pas rêver, avant de le froisser dans sa main et le jeter au sol. Il avait défendu à Leïla d’aller vadrouiller avec l’amérindien, le sujet avait été clos. Il découvrait aujourd’hui que non seulement elle avait refusé d’écouter, mais qu’elle avait également commis son méfait à une heure trop matinale pour qu’il l’en empêche, laissant une note derrière pour se donner bonne conscience — et une excuse quand elle aurait affaire à son mari. Leïla ne devait toutefois pas avoir la stupidité de croire que ça la sauverait ne serait-ce qu’un peu. Cette note ressemblait davantage à de la provocation qu’à une réelle attention de sa part. Et avec une femme pareille, on comprenait mieux pourquoi l’uxoricide avait été inventé. La colère dans le ventre, Farell partit bosser et resta dans son lieu de travail tardivement, afin de ressentir le moins possible la frustration de ne pas avoir Leïla sous la main pour la démolir. Cependant, passé un certain horaire, il ne pouvait plus se taire et l’appela afin de l’obliger à rentrer. Elle était cinglée de croire qu’il accepterait qu’elle passe la nuit avec un autre, détail accablant qui était bien pire que tout le reste. Farell n’avait même pas accepté qu’elle passe la journée ! Comment pouvait-elle lui faire un coup pareil, alors qu’elle l’avait défoncé pour de simples croquis d’une femme à qui il adressait tout juste occasionnellement la parole ? Farell devrait laisser une note disant qu’il allait passer la journée et la nuit chez elle aussi, un jour, juste pour voir si elle prenait cela aussi bien que lui. La tentative d’appel fut un échec, faute de réseau. C’est sans doute pour ça qu’elle n’avait pas envoyé de messages pour lui signaler au moins de temps à autres ce qu’elle faisait, une coutume de Leïla, contrairement à lui-même qui pouvait faire un silence radio toute la journée en partant du principe que, de toute façon, elle savait qu’il bosse et ça suffisait. L’absence de signal l’emplit davantage de colère, car il était désormais également inquiet pour cette saleté de femme. Sur les coups de vingt-deux heures, il rendit visite à Marlon afin que celui-ci apaise au moins un peu ses envies de meurtre. Parce que si ça ne tenait qu’à Farell, l’extinction des derniers amérindiens pourraient passer aux infos d’ici quelques jours. Il fallait être malade pour se permettre de passer la nuit en compagnie d’un inconnu, tout en étant mariée avec quelqu’un ayant les nerfs et les mœurs de Farell. Ne travaillant hélas pas le dimanche, soit le lendemain, l’homme avait tout de même prévu de faire du sport dans l’optique d’évacuer la rage. Il avait réussi à obtenir un créneau avec cet overbooké de Lucas afin de lui refaire le portrait, à défaut de pouvoir refaire celui de Leïla sans doute. Vêtu d’un t-shirt blanc et de son pantalon de pyjama, il sirotait de bon matin son café dans son thermos, installé sur son lit. Soudain, Wilde releva la tête en entendant la porte d’entrée s’ouvrir. Son regard acier se refroidit aussitôt. La mâchoire contractée de colère, Farell se leva silencieusement du lit et descendit les escaliers. Il trouva sa femme dans la cuisine, à se préparer un café aussi. « Bonjour ». Et à agir comme si de rien n’était. Elle souriait. Il n’y eut aucune réponse, si ce n’est un regard froid transperçant le sien. « Tu as reçu ma note ? » C’était d’un culot particulièrement sensationnel ça, on aurait dit qu’elle cherchait à mourir. Ceci dit, rien de ce qu’elle aurait pu dire à cet instant n’aurait su apaiser la colère de Farell, alors elle faisait sans doute bien de ne pas se fatiguer.

Il répondit cette fois, mais par le geste : Farell envoya brusquement son thermos en métal vers elle. L’objet s’écrasa contre le meuble derrière, passant proche de son oreille. L’homme était incapable de dire lui-même s’il n’avait pas touché sa tête en raison de quelconque résidu d’égard pour elle bien enfoui…. Ou s’il avait tout simplement mal visé. La belle n’eut pas une seconde de répit, puisqu’il s’approchait pour saisir fortement son bras et la secouer sèchement. « Je t’avais défendu de t’y rendre, et toi tu y passes la nuit ! Avec un étranger, et sans aucune personne de confiance pour t’accompagner ! » Il parlait évidemment de personne à qui lui faisait confiance, pas elle et sa naïveté. Leïla cumulait trop de conneries d’un seul jet. Pourquoi revenait-elle chez eux seule, sans Lucas, Owen ou Seth pour l’accompagner ? Ou pourquoi ne logeait-elle pas chez un de ces trois-là ? N’était-ce pas une énième provocation de débarquer comme si de rien n’était, sans crainte, après les fautes commises ? La patience de Farell avec elle avait été épuisée il y a bien quelques temps déjà. Leïla n’avait pas laissé la jauge se remplir à nouveau avant de royalement merder. Tenant toujours son bras d’une main, Farell saisit les cheveux à la base de la nuque, comme un animal, et tira sèchement vers l'arrière, l’obligeant à lever la tête vers lui. « Qu’est-ce que tu cherches ? Tu veux me pousser à bout pour que ce soit moi qui demande le divorce ? C’était censé être derrière nous ! »


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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Jeu 11 Oct - 20:14 )


Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir.

Je tente désespérément d'éviter l'objet que je vois rapidement s'envoler dans ma direction. Bien plus choquée par le geste qu'effrayée, en premier lieu. Je lui lance un regard effaré et je lâche dans un souffle. "Mais tu es un grand malade!" Et je le pense sincèrement. Il aurait pu me blesser sérieusement mais le pire dans tout ça, c'est que je ne remarque pas une seule petite once de regret ou d'inquiétude à ce sujet. Farell semble si énervé que je me mets tout à coup à craindre qu'en fait, il me visait réellement et que si je n'avais pas eu un semblant d'instinct de survie en essayant d'éviter l'objet, je l'aurais sûrement pris en plein visage. Tout du moins, je pense que c'est le pire jusqu'à ce qu'il s'approche pour attraper mon bras et me secouer comme un prunier. Bien malgré moi, les mauvais souvenirs de notre énorme altercation dans mon ancienne et courte demeure me reviennent alors rapidement à l'esprit et l'instinct de survie laisse place à une colère sourde qui est exaspérée par la remarque de Farell. Je ne peux alors que saluer son autorité maladive comme il se doit.

"J'étais DEJA avec une personne de confiance. Tu n'as pas à m'interdire quoi que ce soit Farell, il serait peut-être temps que tu l'imprimes pour arrêter de te torturer et lâche moi maintenant! Tu me fais mal!"

J'ai pourtant conscience que cette demande pourrait être acceptée uniquement si Farell prenait réellement la peine de considérer ce que je pense, veux ou exige mais il faudrait être la dernière des idiotes pour y croire réellement. Qui ne tente rien n'a rien cela dit. Lorsque je sens sa main saisir mes cheveux, je ne peux que me rendre à l'évidence, en plus de ne pas m'écouter, Farell a clairement envie de me le faire payer. Pire encore, il semble perdre un peu de son sang-froid et je suis bien placée pour savoir que ce n'est pas bon signe. Hélas, je ne me démonte pas pour autant, ni même ne me calme à sa menace de divorce, bien au contraire. Et malheureusement, contrairement à lui, quand je suis en colère, je ne sais pas paraître calme et d'autant plus dangereuse. Je suis juste une boule de nerfs passionnée qui démarre au quart de tour. Entière, tout en le regardant droit dans les yeux parce que, de toute façon, je ne peux pas faire autrement. Ma voix monte alors d'un octave au cours de la discussion, qui, soyons sincères, n'en est déjà plus une.

"Derrière nous? Derrière NOUS?!? Ça t'arrangerais bien qu'on puisse mettre un voile sur toutes les conneries et tous les mensonges que tu as enchaîné ces derniers temps, pas vrai? Mais ne compte pas sur moi pour acquiescer! Ce n'est pas derrière nous Farell, on est plutôt en plein dedans. Je ne suis pas ta fille, ta voiture ou ton chien. Je te préviens, lâche moi, je ne me laisserais plus faire et cette fois tu le regretteras!"

Presque autant que moi parce que je sais pertinemment que je ne peux pas lui faire de mal sans m'en faire au centuple et sans le regretter des mois durant. Je le fixe en plissant un peu les yeux cette fois, toujours un brin hystérique, je l'avoue.

"C'est donc là toute la preuve de ton amour Farell? C'est exactement comme ça que tu nous vois? Moi, obéissante et fidèle avec l'obligation de SUBIR ton courroux si j'ose m'opposer à toi d'une quelconque manière?" Je glisse ma main sur son bras pour tenter de l'éloigner du mien en rajoutant un peu amer. "Tu veux demander le divorce? Grand bien te fasse! Les papiers sont déjà rédigés, je t'ai mâché tout le boulot. Tu n'as qu'à les exiger comme tu sais si bien le faire pour avoir le plaisir de les signer et de  te débarrasser de moi une bonne fois pour toutes!" Et de lui, pour elle. A savoir, la briser en milles morceaux mais son ego est bien trop grand pour qu'elle ose ne serait-ce qu'en parler, y penser ou même l'envisager.

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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Mar 16 Oct - 21:49 )




Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir

Farell & Leïla

Si elle lui sortait l’excuse de leurs antécédents pour justifier ses comportements les plus inacceptables, ils allaient droit vers la chute et même sa volonté de fer ne pourrait plus la retenir. « C’est une vengeance ? Tu n’es pas foutue d’aller de l’avant alors tu creuses le fossé ? » Elle comptait creuser la provocation en tout cas. Leïla savait qu’il ne menait pas ses activités illégales pour son profit personnel, elle savait qu’il ne l’avait pas trompée, or elle parlait de ses « conneries » comme s’il avait ruiné leur vie de famille en faisant de la taule quand Nancy était encore en bas âge. Farell lâcha ses cheveux et repoussa violemment son épaule du plat de la main. Il avait tout d’un coup bien moins d’égard pour elle. Elle parlait d’une obéissance à sens unique, mais quand elle lui avait pété une durite pour ses dessins d'une blonde, il avait bien cessé d’en faire en reconnaissant que ça pouvait la blesser. « C'est donc là toute la preuve de ton amour Farell? C'est exactement comme ça que tu nous vois? Moi, obéissante et fidèle avec l'obligation de SUBIR ton courroux si j'ose m'opposer à toi d'une quelconque manière? » « Ça n’a rien à voir » « Tu veux demander le divorce? Grand bien te fasse! Les papiers sont déjà rédigés, je t'ai mâché tout le boulot. Tu n'as qu'à les exiger comme tu sais si bien le faire pour avoir le plaisir de les signer et de  te débarrasser de moi une bonne fois pour toutes! » « C’est donc vraiment ce que tu attends. Je ne vois pas d’autre explication. Si j’avais passé la nuit dehors en compagnie d’une autre, tu vas me faire croire que tu l’aurais bien pris ?! » Il frappa de nouveau l'épaule de sa femme. Pourtant, il devrait savoir que la secouer comme un prunier n’enclenchait pas le discernement dans son cerveau. « Tu pensais que je te trompais parce que tu en avais vu une sur du papier ! » rappela t-il en élevant le ton et en poussant cette fois son front de l’index comme un appel à sa mémoire de moineau. Avait-elle conscience de combien elle était haut placée dans l’échelle de gravité, au moins à ce niveau ? Improbable venant de cette tête de mule. Une moue dégoutée et méprisante flottant sur ses lèvres, il se tut un instant, avant de reprendre aussi calmement que froidement : « Tu n’en as rien à foutre. Tu trouves ça tolérable de dormir ailleurs avec un autre homme sous prétexte que tes intentions sont droites.  Et tu parles d’une droiture ! Tu n’es qu’une égoïste qui m’humilie pour le bien de ton travail. Elle est là, la différence entre nous. Il n’y en a que pour ta gueule dans toutes les décisions que tu prend, et il n’y en a que pour tes foutus livres. C’est aussi pour ça que tu n’as jamais été une bonne mère pour Nancy. »

Et dire que c’était cette même personne odieuse qui avait fait des grands sourires à tout le monde et s’était comportée comme la femme aimante et exemplaire qu’elle n’était pas, lors de l’anniversaire d’Andrés. Le garçon semblait avoir vu au-delà des apparences et était resté froid devant elle. Il n’était pas forcément plus rancunier que Farell, mais le sale gosse avait un sixième sens. Il devait avoir senti que son oncle n’était pas au bout de ses peines. Nul doute que Leïla avait très bien joué son rôle... Sur une dizaine de personnes, elle avait quasiment dupé tout le monde, y compris lui-même, presque. Farell saisit la mâchoire de Leïla, tel un rapace plantant ses serres sur sa proie. Le visage proche du sien, il la toisa de haut d’un regard glacial. « Je suppose que je peux au moins te remercier de ne pas avoir montré ton vrai visage à ma famille. Quelle merveilleuse hypocrite tu fais » ajouta t-il avec un petit rictus sarcastique. Farell avait beaucoup de défaut, mais rester égal à lui-même en toute circonstances était une qualité aussi solide que sa loyauté. Tout le monde prenait cher avec lui, il ne portait jamais de masque. Ceci dit, comment rester loyal à une femme qui le méprisait ? L’homme repoussa négligemment son visage et tourna les talons pour s’éloigner de son idiote d’épouse, avant de commettre quelque chose qu’il risquait de vraiment regretter cette fois.



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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Mer 17 Oct - 4:36 )


Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir.

Une vengeance? Je n'y suis effectivement pas allée dans cette optique. Il se pourrait pourtant peut-être que ça passe exactement pour ce que ça semble être. Impossible de faire passer une pierre  pour un poisson rouge, surtout avec Farell. Il n'est pas aussi stupide. Or, après son interdiction, je pourrais bien dire ce que je veux, même la vérité, il y a peu de chance qu'elle passe immédiatement. Je pourrais me calmer, avouer que ce n'en est pas une même si à mes yeux, rien n'est réglé comme il le pense. Je le pourrais. "C'est vraiment triste que tu ne puisses te rendre compte qu'aujourd'hui que tu es marié avec une idiote qui ne fait que du sur place, non?" Et quand enfin, je réussis à mettre le doigt sur la véritable source du problème. Son orgueil blessé et le manque de confiance flagrant qu'il a envers moi. Le même que j'ai eu envers lui, d'ailleurs, j'ai droit à un simple. "Ça n'a rien à voir." Ayant commencé dans le sarcasme et peu disposée à lâcher du leste, je demande, toujours pleine d'ironie. "Ah vraiment?" Je flanche légèrement quand il affirme ne trouver aucune autre explication à mon attitude que mon désir de divorcer. J'ai bien envie de lui rappeler que lorsqu'il m'a laissé le choix entre les lui donner ses fichus papiers et les garder, c'est bien moi qui aie pris la décision de ne pas les poser sur son bureau. Malgré TOUT. A cause de mon amour pour lui, il m'est bien trop facile de me ramollir. Comme à chaque fois, je me promets de ne pas le faire, de ne plus le faire. Je n'arrive plus à compter le nombre d'inepties qui sortent de sa bouche passée l'histoire du divorce. Il y en a tellement que je me demande si je fais bien de continuer cette discussion. Farell semble avoir perdu tout bon sens à mon sujet uniquement et c'est mauvais. Mauvais pour moi. Je monte pourtant dans les aïgues, n'écoutant pas l'alarme qu'il met pourtant bien en face de moi en me poussant. "Egoiste?!? Que pour ma gueule?!? Une MAUVAISE MERE?!?" Je répète comme si cela pourrait lui permettre d'entendre combien c'est cruel mais surtout faux. Mais pire que tout. "Je t'HUMILIE? MOI?" Venant d'un mec qui m'a tiré par les cheveux sur plusieurs mètres, c'est gonflé. J'ai même presque envie de rire tellement c'en est triste. Presque.

Et enfin, trop énervée pour en rester à des simples répétitions, je contre-attaque. "Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un père incapable de donner plus que le quart de son affection!" Bien que cette leçon soit remplie de rancœur, c'est pourtant ce que ça semblait être. En plus d'un jugement faussé. A présent, l'égoïsme, puisqu'on en parle. "Dis moi Farell, c'est en pensant à ta fille et à moi que tu t'es décidé à me mentir la totalité de notre vie maritale?!? Tout en me sortant, bien-sûr avec la nonchalance qui te caractérise par la suite que... J'aurais dû m'en rendre compte à un moment. De quoi on parle? D'un foutu jeu télévisé?" Le seul qui me vient là, tout de suite, c'est "Question pour un Champion" alors je le retiens immédiatement. Finalement, je n'ai peut-être pas beaucoup plus de bon sens que lui. A corps perdu, je me lance dans un plaidoyer qui ne sent pas bon d'avance. "Tu savais qui j'étais quand tu m'as épousé. J'aime mon boulot bon sang Farell. Arrête de faire comme si tu tombais de haut en le découvrant et je n'ai pas dormi AVEC lui. Je suis simplement restée camper dans son village." D'abord parce que je voulais entendre les histoires au coin du feu et ensuite parce qu'il était bien trop tard pour que je n'ai envie de faire toute cette route seule ensuite. Ses arguments qui ne vaudront pas un sou pour Farell, je me les garde. Ce n'est cependant tout de même pas comme si on avait partagé une tente et en effet, cette droiture fait toute la différence pour moi. "Tu veux vraiment parler de différence entre toi et moi? Je pensais que tu me trompais parce que tu n'étais jamais là! Nuance. Le papier n'a fait qu'exacerber cette idée mais moi je suis là. Malgré tout tes mensonges, malgré ton attitude, malgré les bleus, malgré le manque d'excuses à mon égard, je suis là!" Et il ne fait que confirmer mon idée en me tournant le dos à nouveau. Bien évidemment, je suis trop en colère pour comprendre qu'en vérité, se faisant, il tente de sauver ma misérable vie. Les dernières paroles m'ont achevé. Le bougre, il sait frapper exactement là où ça fait mal surtout quand il s'agit de moi. Puisqu'on a commencé ainsi, c'est ainsi qu'on finira. Je me rends à peine compte que c'est moi qui aie lancé la tasse vide qui s'écrase à côté de Farell. Elle ne frôle rien cette pauvre tasse. Je ne sais pas viser, du tout. Elle éclate pourtant et je n'ai pas le temps de me demander si un morceau a fini par voler de son côté quand je me mets à hurler. "Je t'interdis de me traiter d'hypocrite envers ta famille simplement parce que, comme tu me l'as demandé, je n'ai plus étalé nos problèmes au grand jour! Je les aime plus que tout et tu le sais! C'est dégueulasse et bas ce que tu fais! S'il y a bien une chose qui pourrait rester de ce mariage maudit pauvre Wilde de pacotille, c'est bien mon amour pour ta famille!" Je suis bien trop en colère pour cesser, à mon tour, de raconter des bêtises. Alors je termine en le regardant droit dans les yeux. Il veut partir? Soit. "Va au diable!" Ma voix n'a pas baissé d'un octave.

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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Lun 29 Oct - 1:57 )




Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir

Farell & Leïla


Choquée de ses propos au lieu de s’écraser, Leïla haussa la voix, il rétorqua d’un ton égal : « Ferme-la ! » « Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un père incapable de donner plus que le quart de son affection » « Je vois au moins que t’as suffisamment de bon sens sur ce sujet pour ne pas nier. Sans doute n’y en a t-il pas un pour rattraper l’autre, voilà pourquoi elle s’est barrée » Et on pouvait au moins remercier le ciel que Nance n’ait pas hérité de la stupidité de sa mère.

« Dis moi Farell, c'est en pensant à ta fille et à moi que tu t'es décidé à me mentir la totalité de notre vie maritale?!? Tout en me sortant, bien-sûr avec la nonchalance qui te caractérise par la suite que... J'aurais dû m'en rendre compte à un moment. De quoi on parle? D'un foutu jeu télévisé? » Quel numéro lui faisait-elle ? Leïla lui reprochait d’avoir produit de l’argent sale pour améliorer la vie d’enfant qui n’était pas les leurs ?  Retirons un peu de mauvaise foi et mettons qu’elle lui reprochait plutôt d’avoir consacré beaucoup de temps à ce but plutôt qu’à leur famille. Tout comme on ne se mariait pas sans se faire casser les couilles, on ne faisait pas d’omelette sans casser des œufs. Un jeu télévisé, elle se foutait de la gueule du monde, plus de doute possible. « Tu sais parfaitement pour quoi et pour qui je l’ai fait. Mais je ne suis pas surpris que t’en veuilles à des gosses d’avoir eu l’attention qui t’a manquée. Et pour revenir au sujet dont on s’éloigne, j’emmerde ton boulot d’égocentrique, t’as pas idée de me faire chier pour un salaire misérable et un livre que seul Seth aura la bonté de laisser dans ses chiottes ! » Il ne la supportait plus. En plus de se foutre de lui en ne se contentant pas de passer la journée avec un type qu’il ne connaissait pas, elle avait poussé la connerie en passant la nuit avec. Dans son village. Elle s’était enfoncée avec cet argument. Leïla avait envenimé la situation en l’ouvrant et il était à deux doigts de la dégommer comme il dégommerait Lucas. Avant d’en arriver, là, Farell devait battre en retraite. Alors qu’il lui avait lancé l'insulte bien sentie d’hypocrite, sa maudite épouse osa s’en défendre en prétendant aimer cette famille qui était pire que lui : entre Owen qui faisait signer des décharges de responsabilité en cas de mort de ses cobayes humains, Seth qui créait des robots de destruction de masse qu’il lâchait dans la ville (l’intention n’y était pas, mais c’était quand même arrivé), Malik qui était un taulard, Lucas un délinquant, et on n’allait pas lister les psychopathes composant les Wilde… Qu’elle ose prétendre aimer sincèrement cette famille tout en méprisant la nature même de Farell qui faisait sans aucun doute de lui un Wilde, c’était d’une logique douteuse, d’une imbécillité rare, le tout saupoudré d’une bonne dose d’hypocrisie aussi. A son humble avis. « Les connais-tu vraiment ? S’il t’a fallu vingt ans pour moi… je ne m’attends pas à une meilleure performance pour eux. Ne serais-tu pas aveugle car tu n’aimes que toi-même ? » En se retournant pour partir, une tasse siffla à côté de lui et s’écrasa contre le mur. Tiens, était-elle "malade" aussi, ou est-ce que la vérité faisait si mal ? « Va au diable. » « Je l'ai derrière moi. Je vais ailleurs. »

ll quitta la pièce et monta les escaliers pour aller s’habiller rapidement. Prêt, il redescendit tout enfilant sa veste sur le chemin vers la porte, et ne desserra les dents que pour cracher son fiel. « J’en ai plus qu’assez que tu te comportes comme une femme célibataire. Si je reste là, je vais t’envoyer à l’hôpital » L’esprit de Farell avait souvent fait l’amalgame entre indépendance et célibat. Mais pour dormir dehors en ne laissant qu’une misérable note, alors qu’il lui avait préalablement défendu de simplement fréquenter le Cherokee, ce n’était pas seulement le comportement d’une femme célibataire, mais également d’une célibataire qui n’en avait strictement rien à cirer. Et puisqu’elle n’en avait rien à cirer, elle devrait sans doute n’en n’avoir cure que lui-même ne rentre pas au soir et aille dormir, lui aussi, ailleurs.



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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Mar 30 Oct - 12:00 )


Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir.

Je sais que lorsqu'il en arrive à demander, non exiger le silence c'est qu'il atteint doucement ses limites pourtant je ne sais pas m'arrêter. Je suis bien trop têtue pour cela et c'est sans doute la raison pour laquelle Farell a envie de me tuer. Pourtant, au sujet de Nancy, il n'y a rien que je puisse dire pour répondre à ça. Il a raison. Je ne peux pas nier cette évidence. Elle aurait pu rêver meilleure mère mais elle aurait également pu avoir pire. Bien pire. Elle aurait pu avoir la mienne.

Je ne suis pas au bout de mes peines quand Farell contre-attaque. Je sais que j'ai encore manqué une occasion de me taire quand je prends en pleine face la réalité. La politesse et la nonchalance de Farell face à mon livre semblent avoir disparu en une fraction de seconde. Voilà toute l'estime qu'il a pour mon travail. Tant mieux, j'en ai autant à l'égard du sien. "Tu essaies de me faire passer pour une égoïste? J'ai adoré voir ce que tu avais accompli dans cet orphelinat et tu le sais, tu l'as vu. Les moments passés avec les enfants et Lu' étaient précieux." Et je sais qu'il le sait parce que même s'il est en colère, il me connaît un peu mieux que ça. Enfin, je l'espère. "Encore une fois tu mélanges tout. Je t'en veux de m'avoir exclu et plus que tout, je t'en veux d'avoir menti!" Il faut que j'applaudisse  alors et je me mets à le faire, telle une idiote même si je suis déçue parce que je suis heureuse que, dans sa colère, il soit enfin capable de s'exprimer. Il est souvent si difficile de savoir réellement ce qu'il pense. Les chiottes de Seth. "Venant d'un fan d'Al Pacino, la critique est vaine!" Je ne m'attends pas à toucher ce public-là et encore moins à l'intéresser de près ou de loin. Public mis à part, le soutien de mon mari, ça par contre, aurait été une bénédiction extraordinaire. Un luxe sur lequel je peux clairement faire une croix. "Heureuse de savoir enfin ce que tu penses de mon travail Farell. Est-ce parce qu'il ne rapporte pas assez pour trouver grâce à tes yeux? Ou parce qu'il ne s'apparente pas à une forme d'illégalité? Pas assez de suspens ou de danger? Vraiment, excuse moi de n'aider QUE de pauvres écrivains à publier leur livre ou à réaliser leur rêve. Etant donné qu'il n'y a rien de philanthrope là-dedans, c'est forcément de la merde alors que toi, tu es le "Robin des Bois" des temps moderne. Qui peut rivaliser?" Je ne précise même pas que dans l'édition aussi, il arrive que le quart des recettes soit distribué à des associations parce que j'ai l'intime conviction que ce serait encore donner le bâton pour se faire battre. Ni même que, plus d'une fois, j'aurais été plus que ravie de l'aider à s'occuper des enfants de l'orphelinat ou de l’orphelinat lui-même si seulement j'en avais eu connaissance. Farell ne bronche pas en voyant la tasse passer, ni même ne cille. Je ne devrais pas m'en étonner et pourtant.

La vérité est assez difficile à entendre, plus encore à avaler. Il a raison. Exactement comme Andy, la dernière fois. J'en découvre tous les jours un peu plus et ce n'est jamais rien de positif. Je recule d'un pas. Il n'a pas besoin de lancer des tasses ou de frapper Farell. Je baisse les yeux et je réponds "Non." A la première question. Je ne prends pas la peine de m'énerver à la deuxième. Ca m'a pris vingt ans pour voir la vérité en face mais ça ne m'empêche malheureusement pas de l'aimer, ce qui, je le sais, me faciliterait pourtant la vie. Pas plus que ça ne m'empêcherait d'aimer le reste de la famille s'ils étaient des meurtriers. Pour le diable, j'ouvre la bouche, incapable de rétorquer quoi que ce soit. Au vu de mon attitude, je ne peux clairement pas clamer que je sois entourée d'ange moi-même. Je prends appui sur le bar en baissant la tête pour tenter de me calmer alors qu'il est enfin sorti de la pièce, laissant l'oxygène se régénérer. Le répit est de courte durée quand je le vois redescendre, prêt, de toute évidence, à sortir. Je plisse les yeux en l'observant se préparer à sa vengeance. J'ai une envie folle de le tuer pour ça et j'entends rapidement qu'il n'en est pas loin non plus. Je pousse un soupir plein de dédain. Finalement, c'est bien mieux ainsi. "Une femme célibataire ne serait pas rentrée." Je lâche assez fort pour qu'il entende avant de murmurer. "Je n'aurais jamais dû rentrer..." Et de souffler quand, enfin, la porte se ferme pour me rendre compte que rien, aucun mot n'est pire que son absence. Sur ses pensées, je finis dans ce grand canapé, emmitouflée dans une couverture rouge en attendant son retour. Au matin, je n'ai d'autres choix que de me rendre à l'évidence. La vengeance de Farell est terrible mais je ne sais malheureusement pas à quel point.

Qu'à cela ne tienne, je décide de passer à un café, me motivant à peine pour ressembler à quelque chose afin de me nourrir. Une seule chose me fait envie, le muffin d'un café bien précis. Celui aux cranberrys. Les cheveux négligemment relevés, sans maquillage et avec à peine de quoi ressembler à une femme, je m'y traîne avant de pousser doucement la porte et de perdre un peu plus de couleur. Le sang dans mes veines semble bouillir et il n'y a plus aucune trace de bon sens parce que je LA reconnais. La magnifique blonde face à Farell. Ce cher mari qui a quitté l'appartement en affirmant que j'agissais comme une femme célibataire et qui semblait bien décidé à me le faire payer. Je me décompose, sur place. Tout le monde peut le voir parce que j'ai buggé, bloquant le passage de la porte d'entrée. Je ne sursaute que lorsqu'un homme répète alors pour la troisième fois, en me poussant un peu cette fois. "Vous êtes dans le passage!" Je me retourne et à la seule vue de mon visage, il s'éloigne en s'excusant. C'est sans réfléchir que je choppe alors la tasse de café de Nikki, la compagne de Farell pour en balancer le contenu au visage de mon mari en lui lançant froidement un : "Pauvre type!" La tasse retombe alors sur la coupelle et avec violence devant Nikki alors que je lui précise en lâchant l'argent devant elle. "Pour le café et pour l'homme. Il est tout à vous!" Dis-je presque avec compassion et il n'y a pas grand chose pour un muffin, ce qui laisse supposer la valeur qu'a Farell à mes yeux à ce moment là. Je ne prends même pas la peine d'éterniser ce moment. Cela ne sert à rien sinon à nous mettre tous encore plus dans l'embarras. Aussitôt fait, je m'éloigne pour rentrer, fébrile, énervée et détruite à la maison. Ce qu'il en reste, tout du moins dans mon esprit. Si c'était une vengeance, Farell a su frapper exactement là où il le fallait. J'aurais sans doute préféré l'hôpital à ce niveau. A son retour, c'est la même femme, avec la même couverture et la même sale tête qu'il retrouve alors que je lève les yeux vers lui. Bouffis parce que je n'ai pas réussi à jouer la forte en son absence. Inutile de prétexter une allergie. Je passe les mains sur mon visage, le retenant ainsi en observant Farell avant de parler bien plus doucement que je ne le voudrais ou ne le ressens. J'ai même presque l'air de me parler à moi-même "Je t'ai demandé clairement si tu la connaissais. Je te l'ai demandé et tu as répondu que tu lui avais parlé une seule fois. Tu m'as regardé droit dans les yeux et tu m'as encore menti. C'est pathologique..." Je ramène mes jambes contre ma poitrine tout en regardant en face de moi. "Il faut se rendre à l'évidence. On ne se supporte plus Farell. Arrêtons les frais avant que l'un d'entre nous finisse par tuer l'autre." Il semble assez évident que ce sera sur ma tombe qu'on ira pleurer. Toujours sans le regarder, je rajoute. "Il faut que cela cesse." Certaine que cette fois, entre Nikki et Draven, Farell n'aura aucun intérêt ni envie de m'en empêcher. Parce qu'il y a cette femme dans sa vie et parce que j'ai désobéi.

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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Lun 12 Nov - 14:00 )




Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir

Farell & Leïla


Son intention n’était pas de dénigrer le travail de sa femme, il trouvait que l’édition était un excellent métier pour une passionnée de littérature. Il ne lui aurait d’ailleurs jamais fait le reproche d'écrire son propre livre –Farell lui avait même dit que c’était une bonne idée, quand elle lui avait annoncé cela– si elle ne s’était pas comportée comme une enfant dans sa démarche de rédaction. Certes il venait de clairement remettre en doute ses talents d’écrits pour les imaginer finir dans les toilettes de son frère, mais il fallait vraiment manquer de discernement pour prendre au mot les paroles d’un homme furieux. Toutefois, il ne la contredit pas. Farell se fichait qu’elle prenne cela comme une insulte, car lui faire du mal était le but de toute façon. L’homme n’en trouva hélas aucune satisfaction et préféra se replier avant de se risquer à des méthodes plus virulentes pour évacuer la rage. Il alla directement chez Seth, qui en plus d’habiter à côté, disposait d'une villa trop grande pour lui. D’autant que Farell y avait sa chambre, ce qui était pratique puisqu’il avait des affaires sur place. Il n’aurait pas pu compter sur son aîné pour des fringues, Seth faisant dix bons centimètres de moins. L’accès lui fut déverrouillé grâce à la reconnaissance faciale, il lui sembla cependant qu’il n’y avait personne et que la maison était vide ; l’inventeur avait dû rentrer à New York avec Andrés. À la bonne heure. Farell n’était pas d’humeur à tenir une conversation. Il avait juste envie de cogner, alors quoi de mieux que d’enfiler une de ses tenues de sport et d’aller sonner chez Lucas. Farell eut la chance de tomber sur son neveu vagabond; celui-ci venait de se réveiller. En voyant l’air de son oncle, Lucas voulut refermer la porte avec un faux prétexte, si bien que le plus âgé la bloqua du bras. Son cher neveu n’échapperait pas à son cassage de gueule du week end. Et comme Lu' l’avait très justement flairé, Farell avait l’humeur d’un génocidaire. Il ne lui fit aucun cadeau à la salle. Bien sûr, l’ancien champion encaissa à merveille et n’aurait que quelques bleus et courbatures à déplorer. Pour finir de se calmer, Farel alla travailler à l’orphelinat, histoire que son jour de congé ne soit pas perdu, et ne rentra chez Seth qu’au soir.

Le lendemain, comme la plupart des matinées, il prit son café au Nora's avec la demoiselle blonde qui avait peuplé pas mal de ses feuilles de dessin, au grand dam de Leïla. Assis à l’intérieur en sa compagnie, en tournant la tête à un moment donné, Farell aperçut son épouse. Il ne se sentait pas vraiment comme quelqu’un pris sur le fait, bien que sa femme sembla vouloir lui faire croire que c’était le cas en lui envoyant le contenu de la tasse de Nikki au visage. Choqué par le geste et par les mots, Nikki se trouva bien gênée en face de Farell. Après un court silence, elle lui tendit sa serviette en demandant timidement « C’est donc elle, votre femme ? »  « Oui, mais ne vous fiez pas à ce que vous venez de voir. Là elle était de bonne humeur » , rétorqua t-il, sarcastique. Après cette incartade, l’homme partit travailler et sonna chez Lucas au soir. Celui-ci étant absent, l’oncle jeta son dévolu sur Malik qui, habitué aux poings de Marlon, encaissa aussi dignement que son cousin. Après une douche chez Seth, Farell enfila des fringues confortables et estima qu’il pouvait rentrer chez lui sans risquer de tuer sa femme par mégarde, le coup d'éclat de celle-ci au matin ne l’ayant point du tout ébranlé. En arrivant, il la trouva affalée sur le canapé, sous une couverture, et avec les yeux rougis. Ne manquait plus que le pot de Häagen-Dazs et elle n’aurait plus rien à envier à Bridget Jones. Farell en roula des yeux, oubliant même le "bonsoir" au passage. « Je t'ai demandé clairement si tu la connaissais. Je te l'ai demandé et tu as répondu que tu lui avais parlé une seule fois. Tu m'as regardé droit dans les yeux et tu m'as encore menti. C'est pathologique... » Farell inspira légèrement, déjà blasé avant même d’avoir commencé à échanger avec elle. « Tout comme ta névrose. Je ne lui avais bien parlé qu’une seule fois quand tu m’as posé la question. Je prends occasionnellement le café avec elle désormais. Je comptais attendre encore quelques mois avant de te laisser une note pour t’en informer » ajouta t-il avec un petit sourire placide. C’était juste histoire de se foutre d’elle. En vérité, Farell n’aurait pris la peine de mentionner Nikki à aucun moment si Leïla ne comptait pas l’interroger. « Il faut se rendre à l'évidence. On ne se supporte plus Farell. Arrêtons les frais avant que l'un d'entre nous finisse par tuer l'autre. Il faut que cela cesse. » Les bras croisés, Farell ne répondit strictement rien. Son regard de couleur froide demeurait insondable. Il était à court d’argument pour défendre leur couple, Leïla avait dépassé les bornes et il se doutait qu’elle l’avait fait exprès. Même si elle prétendait l’aimer encore, il y avait bien une raison à ses nombreuses provocations. Une raison sans doute inconsciente. Par son manque d’éloquence, Farell risquait de mal faire comprendre ses intentions, mais peu importait à ce stade. Les secondes s’égrenèrent avant qu’il ne reprenne la parole calmement, toujours de marbre. « Il est vrai que je ne supporte plus de loger avec une délinquante capricieuse, mais nous ne sommes pas obligés d’en arriver au divorce. Seth est retourné à New York, je vais vivre chez lui quelques temps. » L’homme décroisa les bras et reprit le chemin inverse en se dirigeant vers le hall d’entrée. Toutefois, il s’arrêta sur le seuil. Farell tourna alors légèrement la tête, sans pour autant la regarder. « Si après quelques semaines, tu réalises que ce qui nous lie encore n’est rien de plus qu’un contrat, alors je réfléchirai plus sérieusement à ta demande de séparation. »  


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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( Lun 12 Nov - 15:56 )


Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir.

A son retour, Farell ne semble pas plus touché que cela par la situation. Je lui connais un certain talent à cacher ses sentiments, à toujours paraître de marbre. Malheureusement pour moi, ce soir, je ne sais pas s'il cache quoi que ce soit ou s'il est simplement, réellement fatigué de nous. Puisque j'ai l'impression de l'avoir provoqué et d'avoir, en quelque sorte, été un élément déclencheur de cette situation, je n'ai pas plus envie que cela de lui hurler dessus. Les reproches, eux par contre, fusent. Ces mensonges, encore et toujours. Par omission. Un mot que j'aie à présent, en horreur. Je ne bronche pas quand il me renvoie le coup de la névrose au visage. Je ne peux pas nier que je perds la tête, en partie par sa faute. Seulement en partie. Par contre, je lâche un son plein de sarcasme quand il me parle de la note qu'il avait prévu de me laisser. Farell n'a donc pas plus digéré cette histoire que celle que j'ai vécu le matin-même. "Combien de mois? 100, 200? Dois-je faire une moyenne par rapport au nombre de mois où tu as caché les petits-déjeuners avec ta nouvelle amie et ceux pendant lesquels tu as caché ton activité de faussaire?" Parce que cette dernière, même en la divisant par 10, reste abusée. Son silence face à me demande ne me surprend pas. J'ai bien conscience d'être parvenue à mes fins si tel était le but, de manière détournée, de lui montrer qu'il suffirait que je me rebelle, juste un peu pour que notre couple soit un chaos totale. Cela n'est pas moins blessant pour autant. Moins douloureux. Au contraire, j'ai l'impression qu'un trou béant se forme au fond de ma poitrine. J'ignore grandement le tout, attendant qu'il finisse par acquiescer et je ne me rends compte, que lorsqu'il parle enfin que j'ai retenu ma respiration tout ce temps. J'ouvre grand les yeux, incapable même de me vexer sur la "délinquante capricieuse". "Trop aimable..." Je murmure alors. Trop concentrée sur le fait qu'il ne soit plus capable de supporter vivre avec moi. Je déchante quand il parle même de semaines. Comme quoi, inverser les rôles, c'est terrible. Et exactement comme la première fois, quand il a pris la décision de placer sa fierté en avant, je le fixe, même s'il ne me voit pas. Heureusement pour moi. Le plus froidement possible, je rétorque, brisée mais sans oser l'accepter. "Ne gaspille pas ton temps inutilement. Les papiers seront de retour demain. Passe quand tu veux!" Et je me lève pour claquer la porte derrière lui. Le vide et la souffrance. Est-ce ainsi qu'il s'est senti quand je suis partie. Andrès penserait sans aucun doute que c'est bien fait pour moi. Je me laisse un moment glisser contre la porte. Il va me falloir toucher le fond un petit moment pour trouver la propulsion suffisante pour terminer ce que j'ai commencé. Le coeur battant, je ferme les yeux en attendant que le calme revienne.

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Re: Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell] ✻ ( )

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Je t'aime à en mourir, je te hais à en souffrir. [Farell]

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