Take a bite of my heart tonight (Paul)

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Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Dim 7 Oct - 19:40 )


Take a bite of my heart tonight
Devoir laisser son fils à Peter, c’est encore difficile pour Joan. Comme n’importe quelle autre maman, elle ressent un pincement au cœur à chaque fois qu’elle doit passer une soirée sans son bébé. Elle fait confiance à Peter, pourtant. Le jeune homme l’a surprise à bien des égards, notamment en étant incroyablement présent pour William. Régulièrement, il demande à passer du temps avec le petit garçon, et à chaque fois que Joan les voit tous les deux, elle ne peut pas s’empêcher de sourire. Aussi petit soit-il, Will reconnaît très bien le visage de son père. Et Joan, elle a le cœur gonflé de bonheur lorsqu’elle entend son fils gazouiller pour manifester toute la joie qu’il peut ressentir à l’idée d’être avec son papa. Tout comme ça l’émeut de voir que Peter prend son rôle de père au sérieux. Étant donné tous ces points positifs, ça ne devrait pas l’inquiéter le moins du monde de confier la garde de William à son ex petit-ami. En théorie, du moins. En pratique, c’est autre chose. Joan ne se l’explique pas, elle ne supporte pas d’être loin de William. Il lui paraît si petit et si fragile qu’elle ressent le besoin de garder un œil sur lui en permanence. Au final, c’est son instinct maternel qui lui rend la vie dure. Elle ne sait pas comment gérer ses émotions lorsque le moment vient de laisser Peter et William tranquille. Si elle était toujours avec le père de son enfant, la situation serait différente et probablement moins compliquée. Même si elle ne regrette en rien cette rupture avec Peter, même si elle reste intimement convaincue qu’ils sont mieux ainsi, ça ne l’empêche pas d’être affectée négativement. À chaque fois que son bébé est avec son père, que ce soit pour une heure ou une journée, le moral de Joan tombe dans ses chaussettes.

Contre sa volonté, elle finit par quitter la maison de Peter, non sans avoir déposé une multitude de baisers sur le front de son fils. Elle retient ses larmes, tout en courant jusqu’à sa voiture pour éviter d’être totalement trempée à cause de la pluie. Elle tente de relativiser en pensant à la soirée qu’elle s’apprête à passer en compagnie de Paul. Pour une fois, elle ne se morfondra pas sur son canapé. Elle se dit que ça peut leur faire beaucoup de bien d’être juste tous les deux, sans avoir à se préoccuper de William. Bien que dans le fond, Joan soit incapable de rester deux minutes sans penser à son fils au moins une centaine de fois. La jeune femme s’impatiente néanmoins de retrouver son petit-ami. Elle se gare devant l’immense maison de l’ancien basketteur et entre sans prendre la peine de sonner. Il pleut, elle n’a pas le temps d’attendre sur le pas de la porte. De toute façon, Paul est maintenant habitué à ses entrées par surprise. Elle retrouve le brun dans la cuisine, qu’elle encercle de ses bras pour un câlin réconfortant. « C’est à cause de toi qu’il pleut. » Qu’elle dit en marmonnant. « Tu cuisines. » Ça la fait sourire malgré tout, de voir le jeune homme derrière les fourneaux. Elle se hisse sur la pointe des pieds pour déposer un long baiser sur les lèvres de Paul, après quoi elle se débarrasse de sa veste. « Tu as besoin d’aide ? » Elle est prête, Joan. Étonnamment, son petit-ami tient à préparer le dîner tout seul. Elle lève les deux mains en l’air en signe de capitulation. « D’accord. Dans ce cas, je t’emprunte ta douche. » Parce qu’elle a horriblement froid. L’été se termine un peu trop tôt à son goût.

Sous la douche, Joan se laisse envahir par une multitude de pensées négatives. L’absence de son fils, sa séparation avec Peter, sa situation financière critique, son manque de revenu, son invasion chez Evan… Il n’y a rien qui va. Elle ne sait pas si c’est le fait de passer une soirée sans William qui la fragilise, ou si sa joie de vivre était déjà abîmée depuis plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Toujours est-il que ça ne va pas, et ça se voit sur son visage. Lorsqu’elle observe son reflet dans le miroir de la salle de bain, elle essaye durement de reprendre contenance. Elle ne veut pas inquiéter Paul, elle ne veut pas non plus gâcher leur soirée. Alors elle colle un grand sourire sur son visage et ravale ses larmes une nouvelle fois. Elle pense à tout ce que Paul lui apporte, à tout ce qu’elle peut ressentir lorsqu’elle est avec lui, et sort finalement de la salle de bain en pyjama. Joan regagne la cuisine, où le jeune homme semble toujours concentré. « T’es sûr que tu n’as pas besoin d’aide ? J’aime pas te regarder faire. » Dit-elle en se collant à lui. Joan le pot de colle, bonjour.
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Re: Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Lun 8 Oct - 21:22 )












Aujourd'hui je me sentais incroyablement frustré. Sous prétexte que l’eau avait fait des dégâts dans la salle de basket on m’y avait refusé l’accès. Et comme il pleuvait des cordes aujourd'hui je ne pouvais même pas prétendre faire un joli entraînement dehors. Qu’on se le dise mes joueurs étaient les plus heureux, ils avaient un moment de répit. Seulement j’estimais que ce n’étais pas comme celà que j’allais gagner le championnat cette année. Alors d’accord ce n’était de la faute de personne, mais j’étais triste et j’allais même bouder en salle des profs avec Calie et Riley. Je racontais les derniers potins que j’avais entendu, et pourtant je me faisais presque jeter dehors par les filles, outrée que je sois encore au lycée alors que rien ne me retenais ici. “Mais qu’est ce que je vais faire tout seul chez moi ?” Toutes mes tactiques étaient au point, j’avais pas de lessive a faire et non vraiment je me sentais fort dépourvu et effectivement la bise était déjà venu vu le temps qu’on avait en ce moment. “Fait la sieste, regarde une série ou prépare le repas pour ta copine. C’est pas les choix qui manquent” Riley approuvait fortement les idées de notre prof d’allemand et je devais avouer que préparer un bon repas pour Joan ça me séduisait. Surtout que connaissant mes compétences en cuisine elle ne pourrait pas s’y attendre et la surprise serait totale. “Vous êtes géniale, mais si demain j’arrive sans sourcils ça sera de votre faute” . Je saluais rapidement les filles avant de récupérer mes affaires.

Le plus dur maintenant était de savoir ce que j’allais bien pouvoir préparer et pour ça j’avais besoin de l’aide de ma mère. Elle voulait déjà venir chez moi pour tout faire à ma place et j’ai du lutté pour obtenir d’elle des conseils uniquement par téléphone. J’étais un homme maintenant et je devais apprendre à faire la cuisine sans compter sur les plats que ma mère venait régulièrement cacher dans mon congélateur. On était quand même d’accord qu’il fallait que je fasse une recette rapide et pour elle le lieu était encore que je fasse du poulet et que je l’assaisonne avec plein de petites herbes sympathiques. Elle me balançait même une recette qu’elle avait trouvé sur Internet pour que ce soit plus simple pour moi. Ma mère était une sainte. Je regardais rapidement la recette en question et me faisais une liste mentale de tout ce que j’avais besoin d’acheter. J’aurai voulu me lancer dans une recette beaucoup plus élaboré, mais vu mes talents c’était sûrement mieux que je commence doucement. Un jour je prendrais des vrais cours de cuisine et j’allais devenir un vrai pro. En attendant j’y allait étape par étape.

En rentrant à la maison je m’attaquais toute de suite à la réalisation de la recette parce que si c’était indiquait 20 minutes de préparation je savais que j’aurai besoin de beaucoup plus. En tout cas je faisais cela avec beaucoup de minutie, relisant plusieurs fois la même ligne pour être sûr de ne pas faire de bêtises. J’allais m’attaquer à l’étape la plus importante, la découpe du poulet, quand Joan faisait son entrée chez moi et j’étais plus qu’heureux de l’accueillir dans les bras. « C’est à cause de toi qu’il pleut. » Depuis quand j’étais devenu le dieu de la pluie ? « Tu cuisines. » Je ne pouvais pas vraiment lui donner tort sur ce point. [Colo=steelblue] “Je suis un homme plein de surprise” [/color] J’espérais surtout sur cela allait comestible. « Tu as besoin d’aide ? » Je secouais négativement la tête. Joan serait capable de rajouter du pesto partout juste pour le plaisir de vivre. “Non ce soir c’est moi qui fait tout” Et elle avait pas le droit de râler. « D’accord. Dans ce cas, je t’emprunte ta douche. » Avant qu’elle ne parte de la cuisine, je l’attrapais par la main pour lui voler un baiser. Voilà maintenant j’étais un homme heureux et je pouvais la laisser filer.

Le temps que Joan puisse prendre sa douche, j’avais réussi à couper le poulet tout bien comme il fallait et le mettre à cuire dans ce qui allait être la sauce normalement. Il y avait plein d’épices et aussi étonnant que cela puisse paraître, ça sentait bon. J’étais tellement concentré que je n’avais pas entendu la jolie brune arriver, jusqu'à je sente son corps contre le mien et naturellement je passais un bras autour d’elle. « T’es sûr que tu n’as pas besoin d’aide ? J’aime pas te regarder faire. » J’étais même certain. “Si tu veux tu peux nous servir un verre de vin en attendant que ça finisse de cuire” Je n’étais peut être pas un pro, mais je savais que si le poulet était encore rosée alors c’était pas assez cuit. “T’as passé une bonne journée ? T’as l’air fatiguée” En même temps avoir un enfant ce n’était pas de tout repos et même si William était adorable, je voulais bien croire que ce n’était pas tout les jours facile. Je regardais Joan à la recherche d’un indice et je passais finalement un doigt entre ses doigts pour effacer cette petite ride qui apparaissait quand elle pensait a trop de choses en même temps. “Raconte moi donc ce qui te tracasse” Peut être que son problème avait une solution facile, ou alors





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Re: Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Dim 14 Oct - 0:36 )


Take a bite of my heart tonight
Joan retrouve son petit-ami dans la cuisine, en pleine préparation du dîner. Bien qu’elle ne doute absolument pas de ses talents, le voir évoluer dans cet univers qu’est celui de la cuisine la surprend. Joan n’ira certainement pas vérifier, mais elle suppose que le frigo du jeune homme est entièrement rempli de bons petits plats préparés par les soins de sa mère. Sauf erreur de sa part, passer des heures derrière les fourneaux à préparer un repas ne fait pas partie de ses passions non plus. Pourtant, ce soir, il change ses habitudes. Même si elle l’accuse d’être à l’origine du temps pluvieux, elle est ravie de le voir cuisiner. C’est vrai qu’il est plein de surprises, cet homme. Ça la trouble un peu, d’ailleurs. Parce qu’avant d’être son petit-ami, il est son meilleur ami. Ils se connaissent depuis des années et se voient quasiment tous les jours. Elle connait tout de lui et il connait tout d’elle. En ce sens, elle pensait bêtement que plus rien ne pouvait la surprendre au sujet de Paul. Force est de constater qu’elle s’était trompée. Il y a encore beaucoup de choses qu’elle ignore au sujet du brun, il lui reste beaucoup à découvrir. Sans doute qu’à l’inverse, Joan peut encore l’étonner à quelques détours. Peut-être pas ce soir, cela dit. La fatigue et le mauvais temps, ce n’est pas un combo gagnant pour les bonnes surprises. Gentiment, Joan propose son aide et gentiment, Paul refuse. Adorable comme elle est, la jeune femme pourrait insister davantage. Sauf qu’elle apprécie l’idée d’être choyée et de toute façon, elle ressent le besoin d’être seule un instant. Donc elle décide d’en profiter pour prendre une douche, essayant d'utiliser ce temps pour évacuer toutes les pensées négatives qui l’oppressent. Ça ne fonctionne que quelques secondes, à peine.

Joan, c’est un véritable rayon de soleil. Un petit bout de femme jovial, qui n’insuffle que joie et prospérité. On n’a pas l’habitude de la voir triste, et surtout pas abattue par la vie. Généralement, elle s’efforce de chasser son pessimisme dès lors qu’il pointe le bout de son nez. Alors quand ça ne va vraiment pas, on le remarque rapidement. Quand bien même elle voudrait profiter de sa soirée avec Paul au maximum, elle sait d’emblée que ses plans risquent d’être compromis. Ce soir, elle se sent submergée par une flambée d’émotions négatives et elle ne sait pas vraiment pourquoi. Du moins, elle sait ce qui la chagrine, mais elle ne sait pas pourquoi tout son mal-être remonte à la surface ce soir, alors que tous les éléments sont réunis pour qu’elle puisse passer un bon moment. Le fait de devoir passer la soirée loin de son fils a certainement toute son importance, on ne va pas se mentir. Même si elle voudrait aller bien, elle n’y arrive pas. Ça ne va pas, et ça se voit dans son regard, ça se sent dans sa voix, ça se remarque dans son attitude. Il y a quelque chose qui l’étouffe, quelque chose de lourd et de démoralisant. Comme un véritable poids physique qui lui tombe sur le corps. Elle cherche du réconfort auprès de Paul, se collant à lui comme un koala à son arbre. Joan propose une nouvelle fois son aide, et l’ancien joueur de basket lui confie l’importante mission de servir deux verres de vin. La brunette s’en charge aussitôt, après avoir déposé un bref baiser sur la joue de son petit-ami. Pendant qu’elle débouche la bouteille de vin, il la questionne sur sa journée, soulignant ses traits fatigués. Cette simple question lui donne les larmes aux yeux. Joan, elle ne fait rien de ses journées. Elle consacre tout son temps à William, consciente de la chance qu’elle a de pouvoir passer autant de temps avec son fils. Le souci, c’est que son affaire marche au ralenti. Et elle aimerait pouvoir travailler normalement, comme tout le monde autour d’elle. Oui, elle est fatiguée. Mais pas physiquement. Cette fatigue qu’elle ressent, elle est avant tout morale.

Dans un premier temps, Joan affiche un sourire et hausse les épaules, l’air de dire oui je suis fatiguée, mais j’ai passé une bonne journée. Puis finalement, Paul a raison d’elle. Un simple geste suffit à faire céder toutes ses barrières. Joan abandonne les verres et la bouteille de vin, pour aller se réfugier dans les bras de Paul. Elle s’accroche littéralement à lui, empoignant son T-shirt avec toute la maigre force dont elle est capable. La tête posée contre le torse du jeune homme, elle éclate en sanglots. C’est à la fois violent et incontrôlable. Elle sait que Paul va s’inquiéter, et étant donné son état actuel, il y a de quoi. Pourtant, elle s’en veut parce qu’elle pleure comme si quelqu’un était mort dans sa famille alors que ce n’est pas du tout le cas. Les larmes coulent sur ses joues durant plusieurs minutes. Ça lui fait un bien fou, de laisser tout ça sortir une bonne fois pour toutes. Lorsqu’elle s’en sent enfin capable, Joan brise le silence. « Pardon… Je crois que j’ai ruiné ton T-shirt. » Elle se recule un peu, relâchant son emprise, et s’essuie les yeux. Joan parvient à sourire au travers de ses larmes, essayant de rassurer Paul. Elle tremble tellement elle est fragile. Si ça tenait qu’à elle, elle se blottirait de nouveau dans les bras du jeune homme pour pleurer encore un peu. « Le poult ! » Dit-elle subitement, alertée par l’odeur de viande brûlée. La jeune femme s’éloigne de Paul et sauve la cuisson des morceaux de poulet comme elle le peut. Et évidemment, elle se confond en excuses.
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Re: Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Mar 16 Oct - 21:24 )












Si depuis longtemps j'étais devenu un adepte du Thermomix – et je pouvais dire merci à Ophelia pour cela – on ne pouvait pas dire que la cuisine était devenu mon domaine pour autant. Et oui, je ne considérait pas le thermomix comme étant de la cuisine. C'était un robot qui faisait tout à ma place, il gérait la cuisson, les pesées et tout ça. La seule chose que je devais gérer c'était la découpe des légumes, et encore même ça, des fois je faisais au petit bonheur la chance. Ce soir, j'avais voulu faire différent, j'avais voulu improviser et surtout je voulais impressionner Joan. Je voulais lui montrer qu'elle pouvait compter sur moi et que même si je n'aimais pas vraiment ses pâtes au pesto, je faisais en sorte que ça ne soit pas toujours elle qui fasse les repas quand on se retrouvait. Surtout que j'avais eu toute l'après midi pour préparer ce repas. Alors oui, Je pouvais l'avouer, plus d'une fois j'ai été tenté de décongeler un plan de ma mère et faire croire que c'était moi qui avait cuisiné. Encore maintenant la tentation était forte. Heureusement j'étais encore capable de réfléchir. En plus de me connaître, Joan connaissait aussi la cuisine de la mère McMahon et je n'aurai pas pu la tromper aussi facilement.
Je voulais tout faire tout seul, mais je n'avais pas hésité à téléphoner à ma mère de nombreuse fois pour être sûr d'être dans la bonne direction. Je lisais tous 50 fois et quand je ne comprenais pas j'appelais à l'aide. Je n'osais imaginer la tête de Mark et Elsa en me voyant actuellement. C'était sûrement une première depuis de nombreuses années. Ce qui me faisait particulièrement rire aussi, c'était les messages de Riley et Calie pour savoir si j'étais toujours vivant, si ma maison n'avait pas brûlé et surtout si je m'en sortais. Plus d'une fois j'avais envie de dire non, mais je faisais l'homme fort. J'aimais beaucoup les potins, mais je ne voulais pas être l'acteur d'une rumeur. Même si j'avais des doutes sur le fait que ça puisse faire parler de savoir que je ne savais pas cuisiner. En tout cas Joan s'en foutait. Puis surtout je pourrais me sentir fier de moi, et j'espérais que Joan le serais aussi. Et en l'entendant faire son entrée chez moi et en sentant ses lèvres contre les miennes j'étais déjà le plus heureux des hommes. J'avais l'impression que plus jamais je ne pourrais me lasser de ces sensations qu'elle faisait naître en moi à chaque fois qu'elle faisait son apparition.

Je savais que refuser son aide allait embêter Joan, mais ce soir je voulais pouvoir être fier de moi en ayant faire la cuisine de A à Z sans l'aide de personne. Par contre je n'étais pas contre un verre de vin, alors si l'envie lui en prenait elle pouvait nous servir à boire. Pourtant en la voyant, j'avais l'impression qu'il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Je connaissais Joan par coeur. Je connaissais toutes les mimiques qui la caractérisait. Quand elle était stressé son visage parlait pour une elle d'une certaine manière, pareil quand elle était triste. Ce soir ce n'était pas vraiment de la tristesse, elle était contrarié par quelque chose. Le pli qui s'était formé entre ses yeux parlé pour elle et dans un geste affectueux, avec ma main j'avais voulu l'effacer. J'étais loin d'imaginer que j'allais déclencher une telle réaction.
A la seconde où j'avais fait ça, Joan avait commencé à pleurer et s'était réfugié dans mes bras. Ce n'était pas uniquement des larmes de fatigue parce que la journée avait été longue, non là j'avais l'impression que c'était beaucoup plus important et je devais avouer que je me sentais impuissant. Essayer de comprendre ou parler maintenant ne servirait à rien, alors je refermais mes bras sur elle et lui caressait le dos dans des gestes que j'espérais apaisant. Je ne savais pas combien de temps cela faisait que Joan était en train de pleurer et cela me briser le coeur de la voir dans cet état, mais je ne brisais pas ce moment. Elle en avait besoin et quand elle se sentirait prête, voire un peu mieux, elle parlerait. En attendant j'étais juste là pour elle. « Pardon… Je crois que j’ai ruiné ton T-shirt. » Honnêtement, mon tee-shirt ce n'était pas ce qu'il y avait de plus important à l'heure actuelle. « C'est pas comment si j'en avais des tonnes dans mes armoires » J'étais même tenter de l'enlever tout de suite pour la laisser admirer mon corps de Dieux grec, mais ce n'était pas vraiment le moment. « Tu te sens un peu mieux ? » J'étais prêt à tout écouter à l'instant même, mais elle fut alerter avant moi par ce qui se passait dans la cuisine.  « Le poulet ! » Maintenant qu'elle le disait, effectivement l'odeur aurait du m'alerter avant, mais non, j'étais beaucoup trop novice pour cela et sans Joan, pas de toute que tout aurait véritablement cramé. « Tu crois que c'est encore mangeable ? » Sinon tant pis, je prendrais cela comme un signe que je ne devais jamais faire de véritable cuisine. « On va décongeler un plat de ma mère et pendant que ça réchauffe tout doucement, tu vas me raconter ce qui va pas. Ça te vas comme plan? » De toute façon, je ne lui laissait pas vraiment le choix. Et je ferais un petit-ami et surtout un ami horrible si je la laissait dans cet état.





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Re: Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Jeu 18 Oct - 18:58 )


Take a bite of my heart tonight
Plus que jamais, Joan a besoin d’être réconfortée. Elle a aussi besoin de lâcher ses larmes, qui menacent de tomber toutes les trente secondes. Elle qui voulait éviter de pleurer devant son petit-ami, c’est raté. Elle ne comprend pas plus que Paul ce qu’il se passe. Il lui suffit d’une remarque anodine et d’un geste tendre pour qu’elle laisse tomber toutes ses barrières. Accrochée à Paul, la jeune femme pleure comme un bébé. Quand bien même elle voudrait s’arrêter, elle n’y arrive pas. Donc elle laisse les larmes dévaler ses joues, rassurée de sentir les bras de Paul autour d’elle. Elle n’oublie pas qu’avant d’être son petit-ami, il est son meilleur ami. Sa présence l’a toujours énormément apaisée. Et puis il trouve toujours les mots pour la faire sourire. Cet homme est parfait, et si elle en avait déjà conscience avant de sortir avec, elle ne peut que s’en rendre compte davantage. Durant plusieurs minutes, elle bloque son cerveau. Elle évacue simplement ce qu’elle se retient d’extérioriser depuis plusieurs jours, sans réellement savoir si ça lui fait du bien ou non. Pour le moment, elle se sent surtout très mal. Lorsqu’elle s’en sent finalement capable, Joan se recule et s’excuse. Elle dit être désolée pour le tee-shirt du jeune homme alors qu’en réalité, elle est principalement désolée d’avoir éclaté en sanglots dans ses bras. Ça ne fait que créer de l’inquiétude inutile et elle déteste ça. Joan sourit un peu à sa remarque. Si elle était en forme, elle plaisanterait certainement sur le fait qu’il possède bien plus de vêtements qu’elle. Le cœur n’y est pas, malheureusement. Gardant une main posée sur le torse du brun, elle essuie ses yeux humides de l’autre. Elle sent les larmes qui coulent encore, mais ça reste léger. La tempête est passée, visiblement. Paul s’inquiète de savoir si elle se sent mieux, et alors qu’elle voudrait répondre, l’odeur du poulet cramé la ramène sur terre.

Joan retire la poêle du feu, attristé de constater la couleur noire des morceaux de poulet. Si Paul n’avait pas été occupé à la garder dans ses bras, il aurait pu sauver le poulet. Et oui, Joan est fragile au point de vouloir pleurer à cause d’un repas raté. « C’est de ma faute… » Dit-elle avec une petite moue triste. « Je suis désolée pour ça aussi. » Joan ne serait pas Joan si elle n’excusait pas pour tout et n’importe quoi. La brunette repose la poêle sur le feu désormais éteint et se tourne vers Paul. « Je pense que c’est mangeable oui, mais pour le goût… J’ai un doute. » Joan ne sait pas quoi faire dans cette cuisine. Pour une fois que son petit-ami cuisinait… Et c’était très certainement pour lui faire plaisir. Elle se sent vraiment nulle. Paul ne se laisse pas abattre pour autant. Il ne tarde pas à proposer un plan B, qu’elle accepte volontiers. Finalement, ils ne pourront jamais se passer de la cuisine de belle-maman. « Les légumes sont toujours bons ! Peut-être qu’on peut se contenter de ça, sinon ? » Elle propose ça en grimaçant, véritablement navrée. « Pardon, Paul. » Voilà. Encore une petite excuse pour la route. Le jeune homme l’abandonne deux minutes, le temps d’aller chercher un nouveau plat dans le congélateur. De son côté, elle jette les morceaux de poulet noirs à la poubelle et lave la poêle. Lorsque Paul revient avec un plat de lasagnes, elle décide de conserver les légumes dans une boîte en plastique. Elle ne veut pas jeter toute sa cuisine à la poubelle non plus, et tant que les légumes sont sains et saufs, ça serait idiot de s’en débarrasser. Silencieusement, elle reprend le service du vin et entreprend la préparation d’une sauce à salade.

Le plat de lasagnes étant dans le four, Paul et Joan s’installent dans le salon. Ils sont à peine assis que la jeune femme se blottit dans les bras de son petit-ami, enfouissant son visage dans son cou. Elle le serre de toute ses forces, parce qu’elle a besoin de beaucoup d’affection. « Je suis chiante, je sais. Ça faisait partie du contrat. » Qu’elle lâche pour se défendre. Il voulait qu’elle lui dise ce qu’il ne va pas, et plus elle y réfléchit, moins elle sait par où commencer. Du coup, elle ne fait que se blottir un peu plus contre Paul. « Avant qu’on parle de choses déprimantes, j’ai besoin d’un câlin et d’un bisou. Il pleut, j’ai froid et le poulet est mort. » Joan a de très bons arguments pour mériter son câlin. Elle se redresse un peu pour déposer un baiser sur les lèvres du jeune homme. Elle décide qu’il lui doit un deuxième, puis un troisième bisou. Voire même un quatrième. « Je peux avoir des papouilles ? » Qu’elle demande timidement. Quitte à abuser, autant qu’elle le fasse dans les règles de l’art.
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Re: Take a bite of my heart tonight (Paul) ✻ ( Dim 21 Oct - 10:54 )












Voir Joan aussi fragile, aussi mal en point m'inquiétait beaucoup trop. Craquer de la sorte ne lui ressemblait pas vraiment. Joan était une personne qui arrivait toujours à voir le bon côté des choses, c'était une personne solaire qui arrivait à sourire à tout moment, essayant de s'accrocher à ce qui allait bien. Aujourd'hui de toute évidence elle n'y arrivait plus et je me sentais un peu coupable de ne pas l'avoir remarqué avant. Elle avait peut-être ruiner mon tee-shirt, mais la machine à laver réussirait à faire face à cela. Surtout que j'avais beaucoup trop de tee-shirt, peut-être que je devrais en utiliser certain comme chiffon. C'était quelque chose à quoi je devrais réfléchir plus tard, pour l'instant je voulais juste savoir si Joan se sentait un peu mieux d'avoir lâcher prise, d'avoir pleurer. Réponse que je n'aurai pas tout de suite, parce que l'odeur du poulet venait de l'alerter et malheureusement on pouvait dire qu'il était foutu. Quand c'est noir, c'est cuit. Et aussi immangeable.  Pauvre petit poulet qui ne pourrait pas remplir sa destinée. Ou alors un signe de l'univers pour me dire d'arrêter tout de suite de faire des plats un peu trop élaboré pour moi. « C’est de ma faute… » Ce n'était la faute de personne. « Je suis désolée pour ça aussi. » Je m'approchais d'elle pour déposer un baiser sur son front. « Cesse de t'excuser, c'est juste du poulet c'est pas grave » Puis si j'avais été plus rapide aussi dans mon exécution de la recette on aurai pu éviter tout ça, mais tant pis. Je me demandais quand même s'il on pouvait récupérer quelque chose. Peut-être que tout n'était pas bon à jeter. « Je pense que c’est mangeable oui, mais pour le goût… J’ai un doute. » Manger quelque chose de carboniser ce n'était pas vraiment l'idéal. On avait plus qu'à dire adieu au poulet et bonjour au plat de ma mère. C'était peut-être même mieux au final. « Les légumes sont toujours bons ! Peut-être qu’on peut se contenter de ça, sinon ? » On pourrait oui, mais décongeler un plat de ma mère me tentait quand même beaucoup plus que des légumes. « Non t'inquiète, je vais fouiller et nous trouver le repas parfait » Avec un peu de chance elle était venu dans la semaine pour remplir mon congélateur. « Pardon, Paul. » Je balayais ses excuses en l'embrassant avant de partir à la chasse au plat. Ma mère en avait mis tellement dans un espace si réduit que je ne savais pas sur quoi me décider. Il y avait beaucoup trop de choix et finalement je finissais par fermer les yeux et prendre le premier qui me tombait sous la main. Le hasard avait décidé que ce soir on mangerait des lasagnes au saumon. Voilà qui me semblait absolument parfait pour un plan B.

Après avoir mis les lasagnes au four, j'entraînais Joan dans le salon. S'il elle avait besoin de parler, autant le faire en étant confortablement installé, et après qu'elle se soit blotti contre moi, je resserrais mon étreinte autour d'elle. Avant qu'on aille dormir je voulais que Joan se sente mieux, je voulais la voir sourire et je mettrais tout en œuvre pour cela. « Je suis chiante, je sais. Ça faisait partie du contrat. » Je rigolais doucement, ce n'était pas vraiment une surprise, j'avais accepté ça depuis qu'on était amis. « Tu es chiante seulement quand tu me forces à manger des pâtes au pesto, sinon le reste du temps ça va » Pas que je n'aimais pas le pesto, mais en fait si je n'aimais pas. Le basilic et moi on arrivait à se supporter à petite dose seulement. « Avant qu’on parle de choses déprimantes, j’ai besoin d’un câlin et d’un bisou. Il pleut, j’ai froid et le poulet est mort. » Tout ce qu'elle voulait, je n'étais pas celui qui allait se plaindre. « Tu crois qu'un seul bisou ça sera suffisant ? » Moi je pensais pas, et de tout évidence Joan non plus. A chacun de ses bisous je souriais un peu plus. Même quand elle était triste, elle était adorable. « Je peux avoir des papouilles ? » Avec tout les arguments qu'elle avait sorti pour un bisou, elle pouvait avoir des papouilles sans problèmes. « Parce que tu as vraiment besoin de demander ? » Tête sur mes genoux, j'attendais qu'elle soit parfaitement installé pour commencer à faire glisser mes doigts dans ses cheveux. « En plus comme je suis un gars hyper coordonné, je peux te fais des papouilles sur la tête et sur le bras en même temps. C'est pas fabuleux ça » Je dirais même que j'étais l'homme parfait, mais après c'était à Joan de juger. « Si tu veux pas en parler tout de suite, je peux te raconter les derniers potins du lycée. » Depuis la rentrée il s'était passé beaucoup trop de choses. J'avais l'impression d'être dans les feux de l'amour, c'était génial. « Ou alors te dire que j'ai eu la visite de Peter au lycée cette semaine » Visite dont je me serais bien passé, mais au final tout s'était bien terminé. On avait parlé comme les deux adultes qu'on était.




lumos maxima


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Take a bite of my heart tonight (Paul)

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