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when things go wrong, don't go with them ☽ declan ✻ ( Lun 5 Nov - 14:27 )


Declan & Javier

life isn't meant to be easy. it's hard to take being on the top - or on the bottom. i guess i'm something of a fatalist. you have to have a sens of history, i think, to survive some of these things ... life is one crisis after another.



Javier Rodriguez aurait dû être ravi. Ce qui lui arrivait, c’était une très bonne nouvelle. Pourtant, comme à son habitude, il était bougon. Enfin, il était même plus bougon qu’à son habitude – oui, c’est possible. Petite explication. Il y avait quelques jours de cela, une galerie d’art de Cap Harbor avait proposé d’exposer ses peintures, pendant une semaine. Forcément, au départ, ça l’avait réjoui. Depuis qu’il était revenu aux États-Unis, l’espagnol n’avait eu que très peu d’occasions d’exposer ses œuvres. Mais le jeune homme s’était ensuite rendu compte que c’était probablement la dernière fois qu’une telle occasion se présentait pour lui et ça avait fini par l’énerver. Sa vue diminuait. Il s’en rendait compte chaque jour un peu plus. Son champ de vision ne cessait de se rétrécir et il prenait conscience que la fin approchait. Bientôt, il n’y verrait plus rien et il ne peindrait plus rien non plus. Cette exposition était sûrement la toute dernière de sa carrière. A vrai dire, le jeune homme prenait tellement conscience de sa situation qu’il avait décidé de parler enfin à sa famille. Quand il avait fait son annonce, sa mère avait pleuré. Elle avait beaucoup pleuré. Et c’était précisément pour cette raison qu’il n’avait rien dit auparavant. Il ne voulait pas la voir pleurer. Ça lui faisait trop de mal de savoir qu’elle était triste. Elle avait tout donné pour sa famille et il ne voulait surtout pas être une source d’inquiétude. Malgré lui, c’était exactement ce qu’il devenait et il savait qu’il allait avoir toute sa famille sur le dos sans discontinuer, maintenant. Finalement, c’était beaucoup plus simple quand la seule personne qui était au courant de son problème était Helena. Même si elle était inquiète, elle n’était pas du genre à le montrer et lui, ça l’arrangeait plutôt pas mal.

Malgré son mécontentement qui, somme toute, n’était pas si inabituel quand on connaissait le monsieur, Javier tentait de sourire et de se montrer poli. Certaines personnes venaient le voir pour féliciter l’artiste ou pour lui poser des questions sur ses sources d’inspirations. Il ne voulait pas se comporter comme le roi des cons pour une fois, notamment parce qu’il voulait garder un bon souvenir de tout ça. C’était bête, parce que connaissant l’oiseau, on aurait pu croire et penser qu’il allait exprès tout faire capoter pour ne pas avoir de regrets. Mais pour une fois, il n’était pas décidé à faire n’importe quoi. Pour une fois, il se comportait bien, il se montrait charmant, souriant et poli. Il répondait aux questions, déambulait parmi les invités, une flûte de champagne à la main. Peut-être que le fait qu’il n’en soit pas à sa première ce soir aidait à ce qu’il se comporte de façon charmante d’ailleurs. Mais tandis qu’il marchait parmi les invités, le jeune homme ne tarda pas à se heurter à quelque chose. Après une rapide inspection des alentours, il se rendit compte que ce quelque chose était en réalité quelqu’un. C’était une bonne façon de faire sensation cela dit. Javier ne faisait de toute façon jamais rien comme les autres. « Putain, fait chier », pesta-t-il, dans son langage fleuri qui était bien plus habituel que ne l’était la politesse dont il avait fait preuve toute la soirée. Chassez le naturel, il revient au galop, comme on dit. « Je suis désolé, je ne vous avais pas vu », s’excusa-t-il. Et c’était une phrase qui prenait tout son sens quand on connaissait sa condition. Le jeune homme qu’il avait bousculé se trouvait tout simplement en dehors de son champ de vision. « J’espère que je ne vous ai pas fait mal », s’enquit-il, juste parce que c’était ce qui se faisait dans ces cas et pas réellement parce que ça l’intéressait. Le fait que Javier était un connard narcissique n’était pas nouveau non plus. « Je m’appelle Javier. C’est moi qui ai … enfin qui ai peint ces trucs là », fit-il en désignant d’un geste l’un des murs où une toile était accrochée. Il n’était pas non plus très doué pour se vendre. Et d’ailleurs à cet instant le jeune se dit vaguement qu’une fois encore il avait probablement perdu une occasion de se la fermer.



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