we'll be fine, i guess ☽ pio

 :: cap harbor is my home :: Haywood Hill Residence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
‹ WHAT IS A FAMILY ?
avatar
WHAT IS A FAMILY ?


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 07/10/2017
›› Commérages : 328
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Rachel Awesome Bilson
›› Schizophrénie : aurora callahan (jenna-louise coleman) ✻ Maximilian Adenauer (Mats Hummels) ✻ julian finch (jake mcdorman) ✻ evan pryce (dan stevens) ✻ Javier Rodríguez (Charlie Cox) ✻ Nicholas O'Brian (Dan Jeannotte) ✻ Grace Rhodes (Sophia Bush)

we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Dim 11 Nov - 21:05 )


Pio & Jocelyn

I'm trying to let go of the past should we make this one a double ? You ain't even gotta ask, because it's hard to say no. Yeah it's hard to say no. Are you down? Yea you all the way down, every time. Am I down ? Yea I'm all the way down, we'll be fine.



Le monde de Jocelyn était en train de s’écrouler. Quelques semaines étaient passées depuis qu’elle avait découvert cette masse suspecte dans sa poitrine. Depuis, de nombreux examens avaient été pratiqués. Un scanner, une biopsie et les médecins étaient formels. Elle avait bel et bien un cancer du sein. La nouvelle l’avait sonnée aussi violemment que si on avait tenté de l’assommer avec un objet particulièrement lourd. Elle était jeune, jusqu’à présent en bonne santé, elle ne s’était douté de rien. Elle ne l’avait pas vu venir. Et même si elle était médecin, même si elle essayait de rationaliser, elle en voulait à la terre entière pour ce qui était en train de lui arriver. Elle ne voulait tout simplement pas y croire. Les médecins étaient confiants, une opération, un traitement, elle allait s’en sortir, sans doute, ses chances étaient bonnes. Mais il y avait très peu de chances que la jeune femme tombe malade à cet âge là, pourtant c’était exactement ce qui lui arrivait. Donc, elle n’avait pas non plus très envie de croire à ses chances de guérison. Jocelyn se laissait totalement abattre. Elle avait posé un congé de quelques jours et elle était restée enfermée chez elle, dans son lit, à manger des bonbons et diverses sucreries. Elle avait même bu plus que de raison et avait refusé de répondre au téléphone, même quand c’était Asher qui lui téléphonait. Elle était en colère, contre la vie, contre tout le monde. Ça lui fait mal d’admettre qu’elle aurait aimé être entourée de sa famille, qu’elle aurait aimé avoir une mère aimante pour lui caresser les cheveux, la rassurer, lui dire que tout irait bien. Elle n’avait même pas encore avoué la vérité à Ethan, craignant sa réaction. C’était elle la grande sœur, c’était elle qui devait s’inquiéter. Elle ne voulait pas lui causer de soucis.

Avachie sur ses oreillers, elle regardait le plafond, attendant désespérément que le temps passe. Elle avait un mal de tête épouvantable et oui elle était parfaitement consciente qu’une sucette qu’elle avait commencé hier soir avant de s’endormir était collée dans ses cheveux et qu’elle allait pleurer quand viendrait le moment de l’enlever. Mais elle s’en fichait pas mal. De toute façon, elle n’arrivait pas à trouver une raison valable pour sortir de son lit. La sonnerie de son téléphone la fit grimacer. Elle fronça les sourcils, regarda l’écran de son téléphone et décida de ne pas répondre, puisqu’elle ne connaissait pas ce numéro. On l’appela une seconde fois et elle se contenta d’insulter son interlocuteur inconnu. Lorsque son téléphone sonna pour la troisième fois, toujours le même numéro affiché sur l’écran, elle paniqua. Qui pouvait bien s’acharner à ce point ? Est-ce qu’on avait fini par lancer un avis de recherche pour la retrouver ? « Allô ? », fit-elle d’une voix endormie. Elle se sentait complètement à la ramasse. Elle se sentait faible, nauséeuse aussi. La jeune femme se redressa cependant en entendant la voix de Pio dans le combiné. Visiblement, il avait l’air affolé lui aussi et ça ne lui ressemblait pas. « Oh, oh, du calme, ralentis, je comprend rien du tout », répondit-elle en s’efforçant de se concentrer sur ce qu’il lui racontait. Il répéta, plus calmement. Suffisamment en tout cas pour qu’elle comprenne. Sa mère n’allait visiblement pas bien et il voulait voir un médecin. La jeune femme était bien tentée de le rediriger vers les pompiers, mais elle savait que s’il l’appelait, ce n’était pas pour rien. Il était vraiment inquiet. « Envoie moi l’adresse, j’arrive », conclut-elle en raccrochant. D’un coup, elle était réveillée et elle avait désaoulée.

Tout juste le temps d’une douche rapide et la jeune femme avait prit la route vers l’adresse que Pio avait envoyé sur son téléphone. Elle avait faillit s’arracher une grosse mèche de cheveux en enlevant sa sucette, mais c’était bien le dernier de ses soucis. Être en froid avec un Esposito c’était une chose, mais le laisser tomber quand il avait besoin d’elle, s’en était une autre. La brune grilla un feu rouge et ne respecta pas exactement les limitations de vitesse pour arriver à l’adresse du jeune homme. Lorsqu’elle gara sa voiture devant l’adresse indiquée par son GPS, elle sortit sa mallette de son coffre et fut accueillit par Pio, qui visiblement l’attendait avec impatience. « Salut. J’ai fais aussi vite que j’ai pu », déclara-t-elle d’emblée. C’était un euphémisme. Ses cheveux partaient dans tous les sens, elle n’était pas maquillée et la seule chose qu’elle avait trouvé à se mettre, c’était un pantalon de jogging. Mais ce n’était pas le plus important. Dans l’immédiat, la seule chose qui comptait à ses yeux, c’était de savoir ce qu’elle pouvait faire pour venir en aide au jeune homme. « Dis moi ce qu’il se passe exactement », ajouta-t-elle en entrant dans la maison sans y avoir été invitée. Elle ne savait pas exactement quels étaient les symptômes de sa mère, mais ce qui était certain, c’est que si c’était cardiaque, il valait mieux le prendre en charge rapidement. Elle se planta face à Pio, prête à l’écouter. Mais le jeune homme avait l’air inquiet. Ce qui en soit était normal. Elle avait l’habitude gérer les familles inquiètes. Ça faisait très largement partie de son travail. « Tout va bien se passer d’accord ? Je vais bien m’occuper d’elle », fit-elle en posant sa main sur son bras, dans un geste qu’elle voulait réconfortant.   



WORLD WITHOUT YOU
Do you know what it feels like to fall in your arms? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far don't forget who it is that you are.


Dernière édition par Jocelyn Ahern-Fields le Dim 25 Nov - 21:06, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
π0_s0_D4rk
avatar
π0_s0_D4rk


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/11/2017
›› Commérages : 180
›› Pseudo : Flo Sauvage
›› Célébrité : Wilson Bethel
›› Schizophrénie : Paul McMahon (Robbie Amell) ✦ Sarah Mille (Meghann Fahy) ✦ Helena Lewandowski (Elodie Yung) ✦ Martin Palmer (Ben Barnes) ✦ Emmy Nelson-Riley (Leighton Meester) ✦ Oscar Pierce (Matt McGorry) ✦ Declan Pryce (Ansel Elgort)

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Dim 18 Nov - 10:16 )












Depuis que j'étais de retour à Cap Harbor, je ne pouvais pas échapper aux repas du dimanche et de toute façon, même si je le voulais, je ne le ferais pas. J'aimais beaucoup trop la cuisine de ma mère pour pouvoir m'en passer. C'était sûrement dans ces moments là que je me sentais le plus heureux. Entouré de mes frères et de mon père à écouter ma mère nous raconter la même chose pour la centième fois. On connaissait les potins d'Italie par coeur, mais à chaque fois on faisait semblant de s'y intéresser et de les entendre pour la première fois. Malheureusement les choses finissaient toujours par dévier sur le fait que maman n'était toujours pas grand-mère. Je ne me sentais pas personnellement visé, parce que j'étais célibataire et donc cette conversation avait autant d'effet sur moi qu'un épisode des feux de l'amour. Par contre je plaignais ce pauvre Giovanni qui lui était mariée depuis pas mal d'année et qui n'avait toujours pas fait le bonheur de maman. « Tu te rends compte que toutes mes sœurs sont déjà grand-mère, que du côté de ton père aussi ils ont tous des enfants. » J'avais très envie de rire, mais je me retenais et surtout le regard noir Giovanni m'en dissuader, je savais qu'il voulait qu'on lui vienne en aide, mais c'était tout simplement impossible. Même notre père, restait là sans rien dire. « Maman tu as besoin d'aide en cuisine ? » C'était tout ce que je pouvais faire pour changer de sujet, il ne fallait pas m'en demander plus. « Non toi tu restes où tu es, sinon tu vas encore avoir envie de partir loin de Cap Harbor » Ce petit tacle était particulièrement bien placé qui faisait particulièrement bien rire mes frères.

Après avoir râler encore pendant 5 minutes, elle avait fini par se retirer en cuisine tout en bougonnant qu'elle n'était vraiment pas aidé dans cette famille et qu'elle ferait mieux de retourner en Italie. Tous les dimanches c'était la même chose et c'était tout ce que je demandais. Un semblant de normalité. Malheureusement cette normalité prenait fin au moment où en entendait une multitude de bruit dans la cuisine et on s'était tous précipité dans la cuisine pour voir que maman était tombé à terre, qu'elle avait une main sur le coeur. Elle était blanche, transpirante et tout ce ne me disait rien de bon. « Maman tu vas bien ? » Giovanni était à ses côtés et j'avais déjà le téléphone à la main prêt à appeler les urgences. « Oui, juste une maladresse de ma part, mon bras gauche me fait mal, mais ça va » Okay, non cela n'allait pas du tout. Si les urgences semblaient être le choix le plus logique à faire, ce n'était pas celui que j'avais choisi. Le nom de Jocelyn s'était imposé à moi. On s'était dit beaucoup de choses la dernière fois et on avait été très clair, mais j'espérais qu'elle me viendrait en aide. Quand enfin j'entendais sa voix au bout du téléphone, je parlais le plus vite possible, comme si le temps m'était compté. Et il l'était sûrement. La vitesse à laquelle j'avais parlé ne lui permettait pas de comprendre et j'essayais de reprendre avec un peu plus de calme, et je me sentais soulagé de l'entendre dire qu'elle arrivait. « Jocelyn arrive pour voir ce qui arrive à maman » Ce qui ne semblait pas plaire à Simone. [b] « Mais t'es con ou quoi, c'est les urgences que tu devais appeler, pas une meuf avec qui tu veux coucher » [/color] Alors déjà il allait se calmer et changer de ton avec moi, je savais très bien ce que je faisais. « Déjà je t'emmerde Si'. Et Jocelyn travaille à l'hôpital, alors maman sera entre des bonnes mains » Et avant de dire des choses que je pourrais regretter, je préférais attendre dehors que Jocelyn arrive.

Je faisais les cents pas devant la maison et en la voyant enfin arriver, je me sentais plus que soulagé. « Salut. J’ai fais aussi vite que j’ai pu » Et je ne la remercierais sûrement jamais assez pour cela. « Merci d'être venue, j'ai fait ton numéro par automatisme » Malgré nos différents, je savais que je pouvais compter sur elle. « Dis moi ce qu’il se passe exactement » Je ne savais pas trop, je me sentais perdu avec tout ce qui était en train de se passer. « On était dans la salle à manger et on a entendu du bruit dans la cuisine. Maman était à terre, elle se plaignait d'avoir mal au coeur et mal au bras gauche aussi. Elle est blanche, mais elle assure que tout va bien. Mais je sais que c'est pas le cas » Et à l'heure actuelle, je n'avais pas envie de penser au pire, même si l'idée essayait de se faire grande dans mon esprit. « Tout va bien se passer d’accord ? Je vais bien m’occuper d’elle » Je posais ma main sur la sienne. Je lui faisais confiance, mais cela faisait du bien à entendre. « D'accord ! » Je voulais y croire en tout cas. « Je sais qu'on a nos différents, Jocelyn, mais je te remercie vraiment d'être venue aujourd'hui » C'était important qu'elle le sache avant qu'elle ne s'occupe de ma mère. « Maman, Jocelyn va s'occuper de toi, alors s'il te plaît laisse toi faire. » Elle avait l'air tellement mal en point qu'elle n'arrivait même pas à s'opposer à quoi que ce soit. « T'as pas intérêt à nous abandonner » Sinon je ne lui pardonnerais jamais.




lumos maxima


† Quand le dimanche sera passé, ça fera mal, ça s'ra brutal.
Revenir en haut Aller en bas
‹ WHAT IS A FAMILY ?
avatar
WHAT IS A FAMILY ?


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 07/10/2017
›› Commérages : 328
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Rachel Awesome Bilson
›› Schizophrénie : aurora callahan (jenna-louise coleman) ✻ Maximilian Adenauer (Mats Hummels) ✻ julian finch (jake mcdorman) ✻ evan pryce (dan stevens) ✻ Javier Rodríguez (Charlie Cox) ✻ Nicholas O'Brian (Dan Jeannotte) ✻ Grace Rhodes (Sophia Bush)

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Dim 25 Nov - 20:47 )


Pio & Jocelyn

I'm trying to let go of the past should we make this one a double ? You ain't even gotta ask, because it's hard to say no. Yeah it's hard to say no. Are you down? Yea you all the way down, every time. Am I down ? Yea I'm all the way down, we'll be fine.



L’angoisse était un sentiment qui lui était familier ces derniers temps. La jeune femme savait que ce n’était pas rationnel. En tant que médecin, la jeune femme s’efforçait de toujours se mettre à la place de ses patients. Maintenant qu’elle était la patiente, les choses étaient un peu différentes. Alors oui, la brune était bien placée pour savoir ce que c’était que d’être angoissé. C’était sans doute pour cette raison qu’elle n’avait pas hésité une seule seconde quand Pio l’avait appelé. Même si c’était très tentant de lui conseiller de simplement se rendre à l’hôpital, pendant qu’elle resterait encore dans son lit pour une heure – ou trois jours – elle entendait bien à sa voix qu’il n’était pas bien et qu’il était inquiet. Elle n’avait pas forcément envie de jouer les chevaliers servants. Mais il ne l’aurait pas appelé si ce n’était pas réellement important. Alors elle avait foncé vers chez lui, tête baissée. Elle n’avait jamais été très proche de sa famille et les familles soudées c’était presque un mystère aux yeux de la jeune femme. Alors quand elle voyait une famille soudée, elle était un peu jalouse. Les Esposito étaient probablement la famille la plus soudée qu’elle connaissait. Même quand elle vivait encore à Philadelphie, elle entendait souvent parler des parents de Pio. Évidemment à l’époque elle ne s’était pas suffisamment intéressée à ses histoires pour savoir qu’ils vivaient tous à Cap Harbor. Et même si pour la brune, c’était toujours difficile de se dire que Pio était de retour dans sa vie et qu’ils vivaient désormais dans la même ville, elle ne pouvait pas le laisser tomber. Ne serait-ce qu’en souvenir de leur amitié passée. Il avait compté un jour pour elle, il avait été important dans sa vie. Elle ne pouvait pas faire comme si tout cela n’avait jamais existé.

A peine avait-elle garé sa voiture devant la maison, à l’adresse qu’il lui avait indiqué, qu’il était venu à sa rencontre. Jocelyn ne put s’empêcher de se dire que si ça avait dû arriver à sa mère, elle ne se serait pas inquiétée. Elle n’aurait même probablement jamais été au courant, d’ailleurs. Chassant cette pensée, elle s’avança vers lui et balaya ses remerciements d’un geste de la main. « Tu n’as pas besoin de me remercier, c’est normal », fit-elle avec un demi-sourire. Malgré tous les non-dits et les ressentiments entre eux, la jeune femme serait toujours incapable de lui tourner le dos. D’une certaine façon, ça l’effrayait un peu, de voir qu’elle se sentait toujours liée à lui. Mais on ne pouvait pas tirer un trait facilement sur une si vieille histoire qu’était la leur. « Je vois. Je vais l’examiner et voir ce qu’il se passe exactement », répondit-elle, se voulant rassurante. A vrai dire, elle comprenait pourquoi Pio était inquiet. La population était souvent mal informée sur la crise cardiaque et les symptômes de sa mère étaient ceux d’une crise cardiaque chez un homme. Les symptômes d’une crise cardiaque chez une femme étaient souvent méconnus. Elle ne pouvait pas lui en vouloir et elle espérait pouvoir le rassurer rapidement. Elle s’apprêtait à aller consulter sa maman, d’ailleurs, mais sa remarque l’interpella. « Nos différents ne m’empêcheront jamais d’être présente pour toi », répondit-elle. Surtout pas quand la situation était aussi importante. La jeune femme accompagna Pio jusqu’à sa mère. Il se montrait rassurant avec elle. Enfin, d’une certaine façon. C’était mignon, mais il n’allait pas rester ici longtemps. « Tu peux nous attendre dehors, s’il te plaît ? », demanda-t-elle. Même si en vérité, ce n’était pas une question, mais plutôt une obligation. Hors de question qu’elle consulte avec un fils inquiet à ses côtés.

La jeune femme passa le quart d’heure qui suivit à examiner maman Esposito. Et elle comprit bien vite que cette femme était adorable et charmante. Et que comme beaucoup de mamans poules, elle en faisait beaucoup trop. Ce n’était pas son cœur qui n’allait pas bien. C’était plutôt que pour protéger ses enfants, elle gardait le silence sur certaines choses. Jocelyn l’aimait beaucoup déjà, même en si peu de temps. Elle aurait d’ailleurs encore bavardé un moment avec elle, si elle n’avait pas conscience qu’il y avait plusieurs personnes inquiètes qui attendaient son diagnostique. La jeune femme ressortit donc de la pièce et s’avança vers Pio. « Elle va bien, son cœur n’a rien », commença-t-elle. Parce que c’était sans doute ce qui l’inquiétait le plus. Mais Jocelyn était une spécialiste des cœurs et elle était catégorique. Sa douleur n’était pas cardiaque. Et d’ailleurs, son examen le prouvait. « Ta maman en fait juste beaucoup trop. Elle a fait une petite chute sur le côté gauche hier et elle n’a rien voulu dire pour ne pas vous inquiéter. Ce n’est peut-être qu’une contusion douloureuse, mais pour éliminer le risque de fracture, je lui ai quand même prescrit des radios qu’elle devra faire demain, si tu veux bien l’emmener pour t’assurer qu’elle ira bien les faire », expliqua-t-elle en lui tendant l’ordonnance qu’elle venait de faire. On ne savait jamais. Elle préférait être certaine que rien n’était cassé et seule une radio pourrait éliminer ce risque. « Je lui ai aussi prescrit une prise de sang. Elle m’a l’air fatigué, je voudrais être certaine que rien ne cloche au niveau sanguin », poursuivit-elle, en s’efforçant d’être claire et concise. Finalement, plus de peur que de mal. Mais les préparations de noël allaient devoir attendre pour Madame Esposito. « Je repasserais demain m’assurer qu’elle va bien. Mais il n’y a pas de quoi s’alarmer », conclut-elle avec un sourire.  



WORLD WITHOUT YOU
Do you know what it feels like to fall in your arms? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far don't forget who it is that you are.
Revenir en haut Aller en bas
π0_s0_D4rk
avatar
π0_s0_D4rk


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/11/2017
›› Commérages : 180
›› Pseudo : Flo Sauvage
›› Célébrité : Wilson Bethel
›› Schizophrénie : Paul McMahon (Robbie Amell) ✦ Sarah Mille (Meghann Fahy) ✦ Helena Lewandowski (Elodie Yung) ✦ Martin Palmer (Ben Barnes) ✦ Emmy Nelson-Riley (Leighton Meester) ✦ Oscar Pierce (Matt McGorry) ✦ Declan Pryce (Ansel Elgort)

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Sam 8 Déc - 11:07 )












Voir notre mère dans cet état nous mettait tous les nerfs à rude épreuves et c’était donc facile de s’embrouiller ou de hausser le ton, surtout quand Simone me reprochait d’avoir téléphoné à Jocelyn plutôt qu’aux urgences. Pour moi cela ne faisait aucune différence et donc oui je n’hésitais pas à insulter mon frère qui me le rendait bien. Si notre mère avait eu assez de force, elle se serait sûrement levé tout de suite pour nous attraper tous les deux par l’oreille et nous taper derrière la tête. Cela nous aurait fait rire et on serait rapidement passé à autre chose. Aujourd’hui c’était plus compliqué parce qu’on s’inquiétait beaucoup trop pour maman, et plutôt que de dire des choses que je pouvais regretter, je préférais attendre dehors que Jocelyn arrive. Je n’étais pas un grand prieur, je ne savais même pas si je croyais vraiment en Dieu et pourtant je me surprenais à prier silencieusement. C’était la chose facile à faire et en même temps cela ne me permettait de ne pas complètement péter les plombs et je ne pensais pas qu’un jour je me sentirais aussi soulagé de voir Jocelyn arriver. C’était même sûrement que j’aurai du mal à exprimer et je ne savais comment je pouvais la remercier de sa présence.
Rapidement et à sa demande, je lui expliquais tout ce qui n’allait pas avec ma mère, les douleurs, les symptômes et j’espérais que rien n’était trop grave. color=crimson]« Je vois. Je vais l’examiner et voir ce qu’il se passe exactement »[/color] Encore une fois je priais. J’espérais que cela n’allait pas devenir une habitude quand même. « D’accord, on va faire ça ouais » Pourtant avant qu’elle n’aille vraiment auprès de ma mère, j’avais quelque chose à lui dire. Je voulais lui dire que malgré nos différents, malgré ce qu’on s’était dit la dernière fois, j’étais content qu’elle soit venu aussi vite. Tout le monde n’aurait pas fait la même chose. « Nos différents ne m’empêcheront jamais d’être présente pour toi » J’étais content de le savoir et dans mon silence elle se doutait que ça serait la même chose pour moi. Je la laissais entrer dans la cuisine qui me semblait d’un coup beaucoup trop petite et je suppliais ma mère de ne pas nous abandonner. Elle n’avait pas le droit de faire ça de tout façon. « Tu peux nous attendre dehors, s’il te plaît ? » J’aurai préféré rester, mais je n’allais pas me battre maintenant et docilement les hommes Esposito quittaient la cuisine.

Cette attente était horrible, personne ne parlait, tout le monde attendait avec beaucoup d’appréhension ce que Jocelyn allait pouvoir nous dire. Je faisais les cent pas, puis je finissais par m’asseoir pour finalement me remettre à faire les cent pas parce que je n’arrivais pas à tenir en place, alors que mon père était complètement stoïque, je n’osais imaginer ce qui était en train de se passer dans sa tête.
Quand enfin Jocelyn ouvrait la porte, je cherchais le moindre signe sur son visage, elle n’avait pas l’air inquiète, mais pas sereine non plus. Est ce qu’on devait s’attendre au pire ? color=crimson]« Elle va bien, son cœur n’a rien »[/color] Je ne pouvais retenir plus longtemps ce ouf de soulagement. « Dieu Merci » Est ce que j’étais vraiment en train de me trouver une nouvelle passion ? N’allons pas exagérer quand même. « Mais si c’est pas le coeur, qu’est ce qui lui arrive ? » Il devait forcément y avoir quelque chose qui clochait. Ma mère n’était pas maladroite au point de tomber comme cela sans raison. Peut-être qu’elle avait glissé sur de la farine. « Ta maman en fait juste beaucoup trop. Elle a fait une petite chute sur le côté gauche hier et elle n’a rien voulu dire pour ne pas vous inquiéter. Ce n’est peut-être qu’une contusion douloureuse, mais pour éliminer le risque de fracture, je lui ai quand même prescrit des radios qu’elle devra faire demain, si tu veux bien l’emmener pour t’assurer qu’elle ira bien les faire » J’avais envie de faire les gros yeux à ma mère, elle était vraiment incorrigible. Comme si le fait de ne rien allait rendre les choses plus facile. Tsss ce n’était pas une Esposito pour rien au final. Je l’entendais déjà râler qu’elle ne voulait pas faire sa prise de sang mais je ne lui laisserait pas le choix. « Pas de soucis, demain elle ira faire ses radios. On s’y mettra à deux avec mon père si y faut, mais on lui laissera pas le choix » Et si vraiment elle ne voulait pas, je la menacerais de ne jamais faire d’enfants. Oui, j’étais comme ça. « Je lui ai aussi prescrit une prise de sang. Elle m’a l’air fatigué, je voudrais être certaine que rien ne cloche au niveau sanguin » Ca par contre c’était beaucoup moins rassurant. Je savais que faire des examens sanguins c’était un peu la routine, mais quand même cela ne me plaisait pas trop. « Tu crois qu’il peut y avoir quelque chose ? Tu penses à quoi ? » J’étais prêt à entendre tout et n’importe quoi, mais en fait non j’étais pas prêt. Il y avait certaine choses à entendre qui était compliqué, mais Jocelyn semblait quand même sereine alors je savais pas. color=crimson]« Je repasserais demain m’assurer qu’elle va bien. Mais il n’y a pas de quoi s’alarmer »[/color] Okay, pas de quoi s’inquiéter. C’était bien. C’était même très bien. « Je sais pas comment te remercier Jocelyn » Elle n’imaginait pas à quel point ce qu’elle venait de faire était important à mes yeux. « Tu veux rester manger avec nous ? Simone cuisine presque aussi bien que maman » Puis il y en avait toujours pour un régiment, alors ce n’était pas une assiette de plus qui allait faire la différence. « Ou tu veux qu’on aille marcher ? » Aujourd’hui, j’étais prêt à me plier en quatre pour elle, alors qu’elle en profite parce que ça n’allait pas être tout le temps le cas. « Sauf si tu dois rentrer, j’ai peut-être empiéter sur tes projets avec ton copain » C’était une chose à laquelle je pensais que maintenant, elle avait sûrement d’autre choses à faire.




lumos maxima


† Quand le dimanche sera passé, ça fera mal, ça s'ra brutal.
Revenir en haut Aller en bas
‹ WHAT IS A FAMILY ?
avatar
WHAT IS A FAMILY ?


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 07/10/2017
›› Commérages : 328
›› Pseudo : silver ✻ cindy
›› Célébrité : Rachel Awesome Bilson
›› Schizophrénie : aurora callahan (jenna-louise coleman) ✻ Maximilian Adenauer (Mats Hummels) ✻ julian finch (jake mcdorman) ✻ evan pryce (dan stevens) ✻ Javier Rodríguez (Charlie Cox) ✻ Nicholas O'Brian (Dan Jeannotte) ✻ Grace Rhodes (Sophia Bush)

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Dim 16 Déc - 16:40 )


Pio & Jocelyn

I'm trying to let go of the past should we make this one a double ? You ain't even gotta ask, because it's hard to say no. Yeah it's hard to say no. Are you down? Yea you all the way down, every time. Am I down ? Yea I'm all the way down, we'll be fine.



Jocelyn devait bien avouer qu’elle était touchée par cette démonstration d’amour dans cette famille. Elle l’avait senti à l’instant où elle avait passé le pas de la porte. Ils étaient une famille soudée, ils étaient tous là, à s’inquiéter pour leur mère. Jocelyn ça la touchait. Elle, elle n’avait pas réellement de famille. Elle venait d’apprendre qu’elle avait un cancer et pourtant, elle était seule pour surmonter cette épreuve. Pas de maman pour lui caresser les cheveux ou de papa pour lui tenir la main. Mais elle ne voulait pas se plaindre, Jocelyn. Elle venait de passer les derniers jours dans son lit à pleurnicher, à faire la morte et à manger assez de cochonneries pour finir diabétique. Elle s’était assez lamentée. Elle était là aujourd’hui pour faire quelque chose de bien, pour venir en aide à un homme qui un jour avait été son ami. Elle savait qu’elle avait toujours été plus ou moins injuste avec Pio. A l’époque, elle ne lui avait pas donné sa chance, simplement parce qu’il était l’employé de son père. Ensuite, elle avait prit la fuite et elle avait refusé de lui donner des nouvelles, parce qu’elle avait peur qu’il ne révèle son nouveau domicile à ses parents et que ces derniers ne tentent de la convaincre de rentrer en Pennsylvanie. Maintenant, il était de retour dans sa vie, par le plus grand des hasards. Mais la brune n’avait pas voulu renouer avec lui. Elle n’arrivait plus à faire confiance à personne, elle se rendait compte que peut-être, elle était un peu trop aigrie. Pio n’avait jamais rien fait qui pouvait justifier le fait qu’elle ne lui fasse pas confiance. Le moins qu’elle puisse faire pour lui, c’était d’examiner sa mère et s’assurer qu’elle allait bien. Après tout, elle n’était peut-être pas une très bonne amie, mais elle était un très bon médecin.

Contre toute attente, Maman Esposito allait plutôt bien. Mais c’était une petite cachottière. Pour ne pas inquiéter sa famille, cette femme avait simplement choisi de se taire. Une chute, ce n’était pas dramatique. Mais connaissant Pio et imaginant le reste de sa famille un peu à son effigie, Jocelyn n’avait pas de mal à imaginer qu’ils auraient tous été capables de la traîner aux urgences. Elle avait voulu éviter cela et elle avait gardé le silence sur ses douleurs, jusqu’à aujourd’hui du moins. Jocelyn pouvait maintenant rassurer toute la petite famille, attroupés devant la porte. Ça la faisait sourire. Surtout, elle était contente de pouvoir apporter une bonne nouvelle, parce que cela n’arrivait malheureusement pas si souvent. « Je crois que vous n’aurez pas à la forcer. Elle a l’air d’avoir compris la leçon », fit-elle avec un sourire amusé. Jocelyn lui avait par ailleurs prescrit des antalgiques, parce qu’il était important de lui permettre de soulager sa douleur. Peu importait qu’elle n’ait rien dit avant, le fait était que maintenant, elle devait se reposer et suivre sérieusement les conseils du médecin. Et le médecin c’était Jocelyn et elle était très douée pour faire les gros yeux à ses patients. « Sincèrement, je pense que rien ne cloche. Son cœur va très bien et elle a l’air très en forme pour son âge », le rassura-t-elle. Inutile que Pio ne se mette à paniquer. Sa mère allait très bien et elle avait le cœur d’une guerrière. Il n’avait pas besoin de s’angoisser inutilement, sinon, il allait finir par péter les plombs. « Elle m’a simplement dit être fatiguée. Je voudrais simplement vérifier qu’elle ne souffre d’aucune carence en fer ou en vitamines, qui pourrait expliquer cette fatigue », expliqua-t-elle. Si tout allait bien à la prise de sang, tant mieux. Sinon, quelques compléments alimentaires et du repos et elle se sentirait beaucoup mieux.

Son travail s’arrêtait là. La jeune femme avait soudain conscience de ne pas être à sa place dans cette maison. Elle était venue pour ausculter la mère de Pio et c’était ce qu’elle avait fait. Elle repasserait le lendemain, pour venir vérifier les résultats radiologiques et biologiques, mais plus rien ne la retenait ici. Autrement dit, elle pouvait retourner dans son lit, pleurer et manger des cochonneries. « Tu n’as pas besoin de me remercier Pio, c’est tout à fait naturel », assura-t-elle avec un sourire. Et quand elle voyait le visage rassuré et souriant de papa Esposito, elle était bien contente d’avoir fait ça. Ce n’était pas grand-chose. Quelques minutes de sa vie pour poser un diagnostic simple. Pas de drame, pas de complications. La jeune femme s’apprêtait à partir, quand Pio la noya sous une avalanche de propositions, ne lui laissant même pas le temps de répondre. Ça la fit sourire. Après tout, pourquoi pas. Elle n’avait rien de prévu. Et elle s’était assez morfondue ces derniers temps, ce n’était pas forcément utile de continuer. Surtout, ça ne la mènerait nulle part. « Il doit travailler. En tout cas, je n’ai rien de prévu », répondit-elle en haussant les épaules. A vrai dire, elle l’ignorait un peu ces derniers temps et si ça se trouvait, il n’avait même pas envie de lui parler, tout simplement. « Je crois qu’un bon repas ne me ferait pas de mal », concéda-t-elle. Ça allait beaucoup lui changer des bonbons et des chocolats qu’elle ne cessait d’engloutir. « Mais prendre l’air ne serait pas de refus », ajouta-t-elle précipitamment. Cela faisait des jours qu’elle restait enfermée chez elle. Prendre le soleil et respirer l’air frais, ce ne serait pas de trop. La brune prit d’ailleurs la direction de l’extérieur et en profita pour remettre son sac dans le coffre de sa voiture. Puis, elle commença à marcher, les mains dans les poches, d’abord silencieuse. « Comment tu vas ? », demanda-t-elle finalement. Maintenant que le stress était passé, la question l’intéressait réellement. « Tu t’habitues à ton retour à Cap Harbor ? », ajouta-t-elle. C’était quand même bien loin de l’agitation de Philadelphie.  



WORLD WITHOUT YOU
Do you know what it feels like to fall in your arms? Do you know what it feels like to love you ? I can taste every tear drop you've given me this far don't forget who it is that you are.
Revenir en haut Aller en bas
π0_s0_D4rk
avatar
π0_s0_D4rk


Voir le profil de l'utilisateur

❝ Family don't end with blood ❞
›› Cap Harbor since : 05/11/2017
›› Commérages : 180
›› Pseudo : Flo Sauvage
›› Célébrité : Wilson Bethel
›› Schizophrénie : Paul McMahon (Robbie Amell) ✦ Sarah Mille (Meghann Fahy) ✦ Helena Lewandowski (Elodie Yung) ✦ Martin Palmer (Ben Barnes) ✦ Emmy Nelson-Riley (Leighton Meester) ✦ Oscar Pierce (Matt McGorry) ✦ Declan Pryce (Ansel Elgort)

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( Ven 4 Jan - 22:35 )












De toute ma vie, jamais je n’aurai pensé que je pouvais prier aussi souvent Dieu. Malgré mon prénom qui s’y approché vraiment, je n’étais pas un homme très pieu. J’étais peut-être italien, fils d’une mère croyante comme pas possible, pour moi ce n’était pas le cas. Pourtant depuis qu’elle était tombé, depuis que Jocelyn était auprès d’elle et qu’elle nous avait fermé la porte à ce qu’elles pouvaient se dire, j’avais fais plus de prière que tout au long de ma vie. A la mort de Jessica j’avais cessé ce croire qu’une entité divine veillait sur nous. Si on me retirait ma mère, alors la vie n’aurait tout simplement plus de sens. C’était peut-être aussi pour cela que j’avais préféré faire appel à Jocelyn plutôt qu’à des vulgaires ambulanciers qui auraient pu faire la même chose.
En attendant, faire les cents pas était un exercice très douloureux et j’étais très soulagé de voir Jocelyn sortir de la cuisine. En plus elle semblait plutôt confiance, enfin c’était l’impression que j’avais. Impression qu’elle me confirmait. Maman n’avait rien. Enfin rien était un bien grand mot, elle avait juste voulu cacher beaucoup de choses et ne pas nous inquiéter, ce qui au final avait pour résultat de nous inquiéter encore plus. J’étais rassuré, mais pourtant je m’inquiétais quand même. Si son coeur allait bien, alors il y avait quelque chose d’autre pour que Jocelyn me force à l’amener à l’hôpital demain pour des examens complémentaires. En tout cas elle pouvait compter sur moi, je n’allais laisser aucun répit à ma mère. « Je crois que vous n’aurez pas à la forcer. Elle a l’air d’avoir compris la leçon » Je l’espérais oui, mais en même temps j’avais toujours quelques doutes. « Tu as de l’espoir. Elle reste une Esposito » Pire que ça, avant d’être une Esposito, elle était une Di Lazzio. Ce qui n’était pas forcément mieux et ce qui ne m’empêchait pas de craindre le pire. J’avais besoin d’entendre dire que tout allait bien. Si Jocelyn ne le disait pas, alors je ne serais jamais convaincu. « Sincèrement, je pense que rien ne cloche. Son cœur va très bien et elle a l’air très en forme pour son âge » Je fronçais les sourcils à la recherche du moindre mensonge chez Jocelyn, mais je ne décelais rien chez elle. J’avais confiance en son jugement, mieux j’avais confiance en elle. « Tu m’en vois rassuré » Bien que même s’il ne parlait pas, c’était surtout mon père qui soufflait le plus. Mais peut-être que maman avait fait plus de confidences à Jocelyn. « Elle m’a simplement dit être fatiguée. Je voudrais simplement vérifier qu’elle ne souffre d’aucune carence en fer ou en vitamines, qui pourrait expliquer cette fatigue » En soit c’était plutôt normal, enfin j’avais envie de dire que n’importe quel médecin ferait la même chose.

Maintenant que Jocelyn avait donné toutes ses instructions pour maman plus rien de la retenait avec nous, avec moi et pourtant je n’avais pas envie de la voir partir. Déjà parce que je me sentais redevable envers elle et surtout parce que j’avais aussi envie de profiter de sa compagnie, de profiter du fait que peut-être aujourd’hui on pourrait parler sans se voler dans les plumes. Je lui proposais plein de choses, avant de me rétracter parce que peut-être elle avait quelque chose de prévu avec son petit copain. « Il doit travailler. En tout cas, je n’ai rien de prévu » C’était une chance pour moi. Même si je n’étais pas jaloux de son copain, j’étais content de voir qu’elle pouvait se passer de lui le temps d’une soirée, c’était même naturellement que je lui proposais de rester manger avec nous. Si je ne l’avais pas fait de moi-même, ma mère l’aurai sûrement fait. « Je crois qu’un bon repas ne me ferait pas de mal » Je souriais à cette révélation. « Méfie toi, si je dis ça à ma mère, tu seras invité tous les dimanches » Voire même beaucoup plus souvent. Même si son emploi du temps ne lui permettrais peut-être pas forcément.
Même si j’étais moi aussi très alléché à l’idée de prendre un délicieux repas, il fallait encore que tout cela soit terminé. Avec les mésaventures de notre mère, Simone avait décidé de prendre le relais ce qui nous laissé le temps d’une petite balade si Jocelyn le voulait. « Mais prendre l’air ne serait pas de refus » Je faisais un rapide signe de tête à l’attention de Giovanni avant de partie en compagnie de Jocelyn. Les mains dans les poches on marchait en silence. Ce n’était pas bizarre, ce n’était pas malaisant non plus, on était juste perdu dans nos pensées. « Comment tu vas ? » La journée n’avait pas été parfaite, mais Jocelyn avait su me rassurer. « Tu t’habitues à ton retour à Cap Harbor ? » C’était sûrement la question la plus difficile qu’elle pouvait me poser. « Oui et non. » J’avais conscience qu’il fallait que je développe cette réponse. « Retrouver ma famille est l’une des choses les plus merveilleuses, mais Cap Harbor ce n’est pas que des bons souvenirs » Parce qu’il y avait aussi Jessica et que son fantôme ne cesserait de me hanter. « Et toi comment tu vas ? Tu as l’air fatiguée » Elle devait sûrement trop travailler, en même temps je n'enviais pas vraiment son travail à l'hôpital et en plus je l'obligeais à faire des heures supplémentaires. "Tu devrais penser à prendre des vacances" Et dormir pendant au moins 72 heures




lumos maxima


† Quand le dimanche sera passé, ça fera mal, ça s'ra brutal.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé



❝ Family don't end with blood ❞

Re: we'll be fine, i guess ☽ pio ✻ ( )

Revenir en haut Aller en bas

we'll be fine, i guess ☽ pio

SCREW DESTINY :: cap harbor is my home :: Haywood Hill Residence
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
( )



Outils de modération